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jeudi 28 mars 2013

Mission impossible (6)

Mission impossible (6)

Jérémie doit donc s’armer de courage pour affronter, près de la porte du temple (cf. Jérémie 7, 2), le roi, les prêtres et le peuple lui-même. Il ne va pas les flatter ni prophétiser dans le sens du poil, conformément à ce qu’ils attendent, mais annoncer malheur sur malheur, des châtiments l’un après l’autre, s’ils refusent de revenir au Seigneur. Jérémie qui, au moment où il reçut sa vocation, se sentait déjà écrasé par la tâche, car, reconnaissait-il, « je ne sais pas parler, car je suis un enfant » (Jérémie 1, 6) – tout comme Moïse n’était que trop conscient du handicap que constituait son bégayement –, doit prêcher inlassablement des événements particulièrement désagréables et douloureux. Mais, « vers ceux à qui je t’enverrai tu iras, et tout ce que je t’ordonnerai, tu le diras » (Jérémie 1, 7). (lire la suite) C’est ce que Dieu attend de l’instrument qu’il a choisi, aussi inepte puisse-t-il être et se sentir. C’est ce que celui-ci doit faire, en se laissant aider par la grâce. Et ce, indépendamment du manque de reconnaissance sociale et du fait d’apparaître toujours comme l’empêcheur de tourner en rond. Et ce qui devait arriver arriva, conformément à la Parole de Dieu : « Le roi Sédécias […] – Nabuchodonosor l’avait établi roi sur le pays de Judas – […] n’écouta point, ni lui, ni ses serviteurs, ni le peuple du pays, les paroles que le Seigneur avait prononcées par Jérémie, le prophète » (Jérémie 37, 1-2). Quant à Jérémie, il se retrouva en prison (cf. Jérémie 37, 11-15). La vie du prophète devait connaître bien d’autres péripéties. Il n’évitera pas un moment de découragement et la tentation de fuir le monde idolâtre et irrespectueux des commandements de Dieu. Mais le Seigneur l’assistera toujours. Et lui, infatigable ouvrier de la vigne, il continuera d’assumer sa mission impossible. Jérémie terminera sa vie en Égypte, pays avec lequel le roi a conclu une alliance, en contradiction avec les oracles du Dieu des armées, et où il a emmené avec lui Jérémie contre son gré. Le jour arrivera, mais qui se fera attendre longtemps encore, où le Saint de Dieu viendra habiter parmi son peuple. La venue du Messie est rendue possible par des hommes comme Moïse et Jérémie qui ont fait confiance à la Parole de Dieu envers et contre tout et qui n’ont pas cherché le succès humain, mais uniquement à plaire à Dieu. Ce sont pour nous des exemples qui doivent nous guider dans la tâche de la nouvelle évangélisation pour laquelle le Seigneur continue de nous envoyer « comme des brebis au milieu des loups » (Matthieu 10, 15). Qu’importe ! Ils peuvent bien hurler et hurler à mort. Nous avons choisi la meilleure part, et elle ne nous sera pas enlevée (cf. Luc 10, 42). (fin)

mercredi 27 mars 2013

Mission impossible (5)

Mission impossible (5)

La fidélité de Moïse et les humiliations subies de la part du pharaon finissent par être récompensées, comme Dieu le lui a annoncé : « Tu verras bientôt ce que je ferai à Pharaon [moi, et non toi, qui n’es que mon haut-parleur] : forcé par une main puissante, il les laissera aller [les fils d’Israël] ; forcé par une main puissante, il les chassera de son pays » (Exode 6, 1). Et s’il se repens par la suite : « Qu’avons-nous fait de laisser aller Israël qui ne nous servira plus ? » (Exode14, 5), c’est trop tard. Il a beau prendre la tête de ses chars et de ses cavaliers, c’est inutile. Ils seront engloutis dans les eaux de la mer Rouge, « et il n’en resta pas un seul » (Exode 14, 29). L’heure n’est pas éloignée où Moïse et tout le peuple pourront chanter à pleins poumons à la louange du Tout-Puissant : « Il a jeté à l’eau cheval et cavalier » (Exode 15, 1). Ce jour-là, « Israël vit sur le rivage de la mer les Égyptiens morts » (Exode 14, 30). (lire la suite) Avec le prophète Jérémie, nous avons un autre exemple de mission impossible. Le Seigneur attire son attention sur la situation de son peuple : « As-tu vu ce qu’a fait Israël la schismatique ? Elle est allée sur toute montagne élevée et sous tout arbre vert – sous-entendu, elle a sacrifié à des divinités étrangères, ce que je lui avais formellement interdit parce que « c'est moi, moi qui suis Dieu, et qu'il n'y a point de Dieu à côté de moi » (Deutéronome 32, 39) –, et elle s’y est prostituée » (Jérémie 3, 6). Dieu charge alors Jérémie d’un message de conversion, une conversion que la bonté de Dieu devrait faciliter grandement : « Reviens, schismatique Israël. Je ne vous ferai pas un mauvais visage, car je suis bienveillant – oracle du Seigneur – et je ne conserve pas [ma colère] à jamais » (Jérémie 3, 12). Le Seigneur, qui attend ce retour avec impatience, ajoute : « Si tu te convertis, Israël –oracle du Seigneur –, c’est à moi que tu te convertiras. Et si tu rejettes loin de moi tes abominations, tu ne seras plus errant »(Jérémie 4, 1). Mais Jérémie doit annoncer le châtiment divin, multiple à vrai dire, qui doit s’abattre sur Israël s’il refuse obstinément de se convertir. Il doit rappeler le commandement unique : « C’est uniquement ce commandement que je leur ai prescrit : Écoutez ma voix et je deviendrai votre Dieu, et vous, vous deviendrez mon peuple ; vous suivrez toutes les voies que je vous prescrirai, afin que vous soyez heureux » (Jérémie 7, 23). Seulement le Tout-Puissant ne se fait guère d’illusion sur ce qui l’attend. Il envoie Jérémie s’adresser en son nom au peuple, qui reconnaît bien en lui un prophète du Très-Haut. Masi voilà que Dieu le prévient : « Tu leur diras tout cela, ils ne t’écouteront pas ; tu les appelleras, ils ne te répondront pas » (Jérémie 7, 27). Là encore, ce n’est guère encourageant, comme dans le cas de Moïse envoyé auprès du pharaon, avec la circonstance aggravante qu’ici une issue positive n’est même pas annoncée, contrairement à ce qui était envisageable en fin de compte pour Moïse… (à suivre…)

mardi 26 mars 2013

Mission impossible (4)

Mission impossible (4)

Les pharaons du monde contemporain, ceux qui régentent nos peuples aujourd’hui, ne nous intimident pas et ne nous font pas peur. Ils sont la cause de nouveaux massacres d’innocents, comme en Égypte, lorsque l’ange exterminateur frappa « les premiers-nés dans le pays d’Égypte ; le premier-né de Pharaon, qui devait s’asseoir sur son trône, aussi bien que le premier-né du captif dans sa prison, et tous les premiers-nés du bétail » (Exode 12, 29) ; ou comme lorsqu’Hérode le sanguinaire « envoya tuer, dans Bethléem et tout son territoire, tous les enfants de moins de deux ans » (Matthieu 2, 16), afin de s’assurer que le roi que venait de naître, comme les Rois Mages le lui avaient annoncé (cf. Matthieu 2, 2), était bien éliminé. Tôt ou tard, de nouvelles « plaies d’Égypte » s’abattront sur eux. Prions pour qu’ils aient le temps et la force de se convertir au moins lorsqu’ils comparaîtront devant le vrai et l’unique Souverain du ciel et de la terre. (lire la suite) En attendant, pleins d’arrogance, ils disent comme pharaon : « Qui est le Seigneur pour que j’obéisse à sa voix, en laissant aller Israël ? » Je vous réponds : Il est le créateur du ciel et de la terre, de l’univers visible et invisible » (Credo de Nicée-Constantinople). Mais cela ne leur suffit pas. « Je en connais pas le Seigneur et je ne laissera donc pas aller Israël » (Exode 5, 2). « Il ne vous suffit [donc] pas de fatiguer les hommes, que nous fatiguiez aussi mon Dieu ? » (Isaïe 7, 13). Dieu qui « est riche en miséricorde » (Éphésiens 2, 4). « Celui qui trône dans les cieux se rit, le Seigneur se moque d’eux » (Psaume 2, 4). Écouteront-ils le prophète les presser de rendre hommage à Dieu en tremblant, « de peur qu’il ne s’irrite contre vous et que vous ne périssiez hors de la voie, car sa colère s’enflamme vite » (Psaume 2, 12). Or donc, « qu’une armée vienne camper contre moi, mon cœur ne craindra point ; que contre moi s’engage le combat, alors même j’aurai confiance » (Psaume 27, 3), car « le Seigneur est ma lumière et mon salut, qui craindrais-je ? » (Psaume 27, 1). C’est un langage que les mondains ne comprennent pas, car ils vivent dans la peur permanente d’être déboulonnés par quelqu’un de plus fort qu’eux, par un concurrent, comme Hérode tremble à la simple annonce qu’un nouveau-né puisse lui disputer un jour le trône… (à suivre…)

lundi 25 mars 2013

Mission impossible (3)

Mission impossible (3)

Le Seigneur nous enseigne par là qu’il est raisonnable contre toute apparence de lui faire confiance envers et contre tout. Mais aussi qu’être à son service suppose immanquablement de se laisser clouer avec lui sur la Croix. Car le Serviteur n’est pas au-dessus de son maître (cf. Jean 13, 16). Il lui en a coûté à notre Seigneur de nous racheter. Il est au fond bien normal qu’il nous en coûte aussi à nous de coracheter avec lui. D’autant que nous nous heurtons aux mêmes obstacles que lui, notamment à l’action du diable se servant lui aussi de la médiation d’êtres humains, que nous appelons ses suppôts. Moïse ne réussira donc pas à convaincre pharaon du premier coup, loin de là, et surtout pas par ses propres forces. Il doit en être bien conscient. Nous aussi. Car le principe fondamental « sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5) ne perdra jamais de son actualité. Et ce n’est pas sans conséquences négatives pour les coreligionnaires de Moïse, dont la condition est aggravée après les mesures de rétorsion prises par pharaon : « Ce sont des paresseux. C’est pourquoi ils crient : ‘Allons sacrifier à notre Dieu.’ Qu’on alourdisse le travail de ces gens, qu’ils le fassent et ne prêtent plus attention à ces paroles trompeuses » (Exode 5, 8-9), (lire la suite) celles de Moïse et d’Aaron, au nom du Dieu de leurs pères. Cette situation vaut la peine d’être méditée, pour ne pas nous rebeller quand la tournure des événements est nettement défavorable, et que cela ne s’arrête pas rapidement. Cela aussi fait partie du plan salvifique de Dieu. Dieu est « notre bouclier » (Psaume 59, 12), le rempart de notre vie (cf. Psaume 27, 1), « notre refuge et notre force » (Psaume 46, 2). Il est le « Dieu avec nous » (Matthieu 1, 23). Et « si Dieu est avec nous, qui est contre nous ? » (cf. Romains 8, 31). Il nous envoie « grâce sur grâce » (Jean 1, 16). La tentation ne surpassera jamais nos forces (cf. 1 Corinthiens 10, 13), nous assure-t-il. Alors qu’importe si les hommes s’acharnent à ne pas écouter ce que nous avons à leur dire de la part de Dieu, et même durcissent leurs positions au lieu de se convertir à la Vérité . Nous sommes suréquipés pour notre mission. En outre, nous ne parlons pas de nous-mêmes, mais c’est l’Esprit Saint qui parlera en nous (cf. Matthieu 10, 20). Il n’en reste pas moins que Dieu ne joue pas la carte de la facilité. Jamais. Ou pratiquement jamais. Ce serait sans doute une mauvaise affaire pour nous. Ce n’est pas pour rien qu’il est resté dans l’auguste sacrement de l’Eucharistie. Il nous rappelle ainsi continuellement son Sacrifice. Et ce mémorial est une invitation constante à faire de notre vie aussi un sacrifice uni au sien, qui ne fasse qu’un avec le sien, de sorte que nous ne soyons qu’un avec lui et le Père dans l’Esprit (cf. Jean 17, 22). (à suivre…)

dimanche 24 mars 2013

Mission impossible (2)

Mission impossible (2)

Le Tout-Puissant dit encore à Moïse : « Je suis descendu pour le délivrer de l’Égypte et pour le tirer de ce pays dans une terre excellente et vaste, dans une terre ruisselant de lait et de miel » (Exode 3, 8). C’est une très bonne nouvelle. Seulement voilà. Si Dieu est tout à fait capable de délivrer son peuple par sa force que rien ne vient limiter, il veut compter avec une collaboration humaine. C’est pourquoi il formule un ordre à l’adresse de Moïse : « Maintenant, va : je t’envoie vers Pharaon, pour faire sortir d’Égypte mon peuple, les enfants d’Israël » (Exode 3, 10). L’entreprise n’est pas aisée en soi, même si Moïse a été éloigné du palais (cf. Exode 2, 10). Mais Pharaon avait cherché « à tuer Moïse » (Exode 2, 15) à la suite de l’homicide qu’il a commis. Aussi Moïse essaye-t-il de se défiler en prétextant qu’il n’a pas la parole facile, qu’il bégaye : .html">(lire la suite) « Ah ! Seigneur, je ne suis pas un homme disert, et cela hier comme avant-hier et même encore depuis que tu parles à ton serviteur : car j’ai la bouche et la langue embarrassées » (Exode 4, 10). Dieu veut se servir du truchement de l’homme, mais il ne choisit apparemment pas le plus idoine, le mieux doté pour la fonction qu’il lui confie. Toutefois, il précise : « Qui a donné une bouche à l’homme ? Qui rend muet ou sourd, clairvoyant ou aveugle ? N’est-ce pas moi, le Seigneur ? » (Exode 4, 11). Et, en vue de lui donner de l’assurance, il formule une promesse : « Je serai avec ta bouche et je t’indiquerai ce que tu devras dire » (Exode 4, 12). Tout semble donc pour le mieux. Moïse n’a pas à s’en faire ni à craindre le pharaon. D’autant que Dieu accepte que Moïse s’adjoigne Aaron, nettement plus loquace que lui. Seulement voilà, travailler avec le Seigneur et en son nom n’est pas synonyme de facilité. Certes, ceux qui cherchaient à faire périr Moïse sont morts (cf. Exode 4, 19), mais le Seigneur prédit à Moïse que son entreprise est vouée à l’échec : pharaon « ne laissera pas partir le peuple » (Exode 4, 21). À quoi bon affronter le péril, si l’issue négative est connue d’avance ? Le comble, pour ainsi dire, est que le Béni fait une annonce on ne peut plus déconcertante : « Moi, j’ai endurci son cœur » (Exode 4, 21). C’est comme si Dieu demandait à Moïse et à Aaron d’aller s’adresser de sa part à pharaon et qu’il se rangeait du côté de ce dernier, tout en leur promettant qu’il leur indiquera tout ce qu’ils devront faire (cf. Exode 4, 16). C’est d’une logique déroutante, assez impénétrable, il faut le reconnaître. Mais comme il s’agit de la logique de Dieu, nous devons l’accepter par principe sans barguigner. Parce que Dieu assure quand même que sa Volonté finira par l’emporter. (à suivre…)

mercredi 20 mars 2013

Mission impossible (1)

Mission impossible (1)

Le peuple élu se trouve depuis quatre siècles et trente ans dans le pays d’Égypte (cf. Exode 12, 41-42), dont la plupart ont été vécues dans la condition d’esclavage, après un début brillant et radieux, grâce à la position privilégiée de Joseph comme premier ministre du pharaon. Mais bien vite « il surgit en Égypte un nouveau roi qui ne connaissait pas Joseph » (Exode 1, 8). Quant bien même l’eût-il connu, lui et ses exploits, qu’il ne s’en serait pas moins inquiété de constater que « le peuple des enfants d’Israël est plus nombreux et plus puissant que nous » (Exode 1, 9). Ce qui semblait à ses yeux une menace intérieure contre la stabilité du régime, une sorte de cheval de Troie. Aussi le roi décréta-t-il : « Allons ! Ingénions-nous contre lui, de peur qu’il ne s’accroisse [davantage encore], et que, une guerre survenant, il ne se joigne à nos ennemis pour nous combattre et ne sorte du pays » (Exode 1, 10). Réflexion qui peut paraître quelque peu contradictoire et paradoxale. Les Hébreux sont trop nombreux, certes… mais leur présence est quand même bien utile, puisqu’on les a réduits en esclavage et qu’ils fournissent ainsi une main d’œuvre bon marché et abondante et assurent les tâches serviles que les Égyptiens n’entendent pas réaliser par eux-mêmes. Le problème n’est pas d’aujourd’hui… (lire la suite) Voici quatre siècles que cette situation perdure… les générations se succèdent sans que le moindre espoir de renversement des circonstances apparaisse à l’horizon. Jusqu’au jour où Dieu s’adresse à Moïse dans le désert. Celui-ci s’enfuyait d’Égypte au pays de Midyam, car il avait tué un Égyptien qui opprimait ses frères de race ( cf. Exode 2, 12), fait qui était connu de beaucoup (cf. Exode 2, 14). Or, ayant épousé Sippora, la fille de Rouel, il « faisait paître le troupeau de son beau-père, prêtre de Midyam. Il mena le troupeau au-delà du désert, et il arriva à la montagne de Dieu, à Horeb. L’ange du Seigneur lui apparut dans une flamme de feu, du milieu du buisson » (Exode 3, 1-2). Moïse s’approcha du buisson ardent qui ne se consumait pas. Alors Dieu lui parla en ces termes : « Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » (Exode 3, 6). Puis il ajouta : « J’ai bien vu la détresse de mon peuple qui est en Égypte, et j’ai entendu le cri que lui arrachent ses chefs de corvée, car je connais ses peines » (Exode 3, 7). Nous serions tentés de dire ; « Il était temps ! Près de quatre siècles d’asservissement, ce n’est pas rien ! » Mais Dieu a une notion plus exacte du temps que nous. s’il est a-temporel, c’est qui dirige l’histoire et le cours des événements de telle sorte qu’en dépit de la méchanceté des hommes ses plans éternels de salut finissent par s’accomplir tels qu’il les a dessinés. Mais ses voies ne sont pas les nôtres (cf. Isaïe 55, 8). (à suivre…)

vendredi 15 mars 2013

Biographie sur Jean-Paul II

Biographie sur Jean-Paul II

Mgr Le Tourneau vient de publier une biographie complète du bienheureux pape Jean-Paul II. Elle comprend les chapitres suivants : I - Karol Wojtyla II - Jean-Paul II, successeur de Pierre III - Jean-Paul II, apôtre de la paix IV - Jean-Paul II, pontife universel V - Un pape de son temps Elle est disponible au format électronique aux Editions Blanche de Peuterey, au prix de 4,80 euros.

jeudi 14 mars 2013

Les bienfaits cachés

Les bienfaits cachés


(((Début de la note))). (lire la suite)

Quand, avec saints Josémaria, nous remercions Dieu de tous ses bienfaits, y compris de ceux qui restent cachés à nos yeux, nous incluons dans notre reconnaissance des grâces qui ne produiront leurs effets qu'au bout d'un certain temps.
Nous le voyons avec Simon de Cyrène. Jésus porte sa Croix. Il faut un Amour fou pour arriver à tenir le coup dans l'état où la soldatesque romaine l'a mis. Mais il est sur le point de défaillir. Il tombe, et c'est à grand peine qu'il peut se remettre sur pied et repartir. Aussi le centurion qui commande le détachement décide-t-il de réquisitionner un homme suffisamment fort, non pas tellement pour aider Jésus, mais pour faire en sorte d'en finir au plus vite. L'intention n'est pas des meilleures.
Il regarde la foule, dans laquelle il y a de tout : beaucoup d'excités, beaucoup de femmes qui se lamentent (Luc 23, 27). Il avise « un passant qui revenait des champs, un certain Simon, de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus » (Marc 15, 21). L'histoire a conservé leur nom, à juste titre.
Pour Simon, l'ordre qu'il reçoit d'aider un condamné à mort est non seulement un contre-temps fâcheux mais quelque chose de déshonorant et cause d'impureté légale. Et ce, la veille de la grande fête de la Pâque, qu'il ne pourra pas célébrer dignement. C'est un comble. Mais les Romains n'en ont cure. Il maudit le centurion ainsi que le « malfaiteur » qui lui vaut une telle mésaventure, dont l'opprobre le poursuivra toute sa vie. Du moins le pense-t-il.
À ses yeux, ce qui lui arrive est très contrariant. C'est pourtant une grande grâce qui lui est faite. Il s'en apercevra plus tard. Pour le moment, il est à la peine, et il bertonne, comme on dit en Picardie, il maugrée entre ses dents. Mais c'est un brave homme, au fond. C'est pourquoi la grâce singulière qui lui est faite de prendre sa petite part à la Passion de notre Seigneur va porter ses fruits. La Croix du Christ va lui apporter, à lui et à ses fils, Alexandre et Rufus, la découverte de ce Jésus de Nazareth qui vient d'entrer brutalement dans leur vie. Ils ne se sépareront plus. Ils embrasseront la foi en ce que le « Roi des Juifs », comme le proclame l'écriteau mis par Pilate (Jean 19, 19-20), a enseigné, en sa doctrine. Ils découvriront qu'il est le Messie qu'ils attendent eux aussi. Et que ce Messie est le Fils de Dieu par surcroît ! Ils s'estimeront alors largement récompensés de leurs peines. L'irruption de la Croix, de la vraie Croix, leur a apporté des bienfaits, cachés à première vue : le salut de leur âme et l'amour de Dieu.


mercredi 13 mars 2013

Connaissance des Celtes

Connaissance des Celtes

Pour ceux qui s'intéresse à l'histoire et à la culture celte, je signale l'Association Mémoire vive, dont je reproduis le dépliant.

mardi 12 mars 2013

Voir sur les unions entre personnes homosexuelles la position de l'Eglise.

Prière pour le successeur de Benoît XVI

Prière pour le successeur de Benoît XVI

Pasteur éternel, notre Dieu, Toi qui gouvernes ton Église et la protèges toujours, Donne-lui, nous t’en prions, le Pasteur qu’elle attend : Un homme qui ait l’Esprit de l’Évangile Et nous guide selon ta volonté. Qu’il soit le roc où s’appuiera ton peuple et la source où tes enfants s’imprègneront de l’Évangile. Que notre Église ait la joie d’avoir un Pape selon ton cœur. Toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen. (prière distribuée à l’église Saint-Pothin de Lyon)

lundi 11 mars 2013

Un pape pour quoi faire

Un pape pour quoi faire

Si vous voulez mieux connaître les rôles multiples d'un pape, vous pouvez aller sur mon site, où vous trouverez un texte développé.

dimanche 10 mars 2013

Unions homosexuels

Unions homosexuels

Voir sur les unions entre personnes homosexuelles la position de l'Eglise.

mardi 5 mars 2013

Information aux internautes

Vous avez pu constater mon absence depuis plusieurs mois. J'étais en train de terminer la rédaction et la première relecture d'un manuscrit qui fait pas moins de 1500 pages... Je compte reprendre prochainement mes messages et vous demande donc un peu de patience. Merci d'avance.

lundi 25 février 2013

Merci Benoît XVI

Merci Benoît XVI

Action de grâces et prière pour le Saint-Père Benoît XVI Dieu qui prend soin de ton Église et qui veilles sur elle avec amour, tu as voulu qu’elle ait pour Pasteur ton serviteur le Pape Benoît XVI, Serviteur du mystère de ta miséricorde. Il a conduit l’Eglise au nom du Christ. Pour son ministère de successeur de Pierre, Nous te rendons grâce et le confions à ta divine Providence. Toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen. (prière distribuée à l’église Saint-Pothin de Lyon.

dimanche 3 février 2013

Solidarité et charité

Solidarité et charité

Jésus nous a enseigné la charité, pas la solidarité. Ce n’est pas la même chose. De nos jours, l’accent est beaucoup mis sur la solidarité au détriment de la charité, dont le concept semble passé de mode ou a même pris une connotation péjorative. C’est un aplatissement de l’enseignement du Christ. Le mot solidarité ne se trouve jamais sur ses lèvres. Ce n’est pas que la solidarité ne soit pas digne d’être prise en considération et d’être pratiquée. C’est sans aucun doute une vertu. Mais une vertu humaine. Alors que la charité, elle, est une vertu théologale : elle vient de Dieu et Dieu seul peut la développer en nous. Tandis que la solidarité ne fait que se développer par des actes correspondants. La solidarité a une portée limitée, tandis que la charité est illimitée :
(lire la suite) Dieu est Amour (1 Jean 4, 8), et la capacité à aimer ne peut donc connaître de limite. La charité est beaucoup plus engageant que la solidarité ; elle va beaucoup plus loin, beaucoup plus à fond, elle demande un don de soi complet, total, sans restriction, sans arrière-pensée. Elle demande d’engager tout son être : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toutes tes forces » (Marc 12, 30). « Portez les fardeaux les uns des autres : par là vous accomplirez la loi du Christ » (Galates 6, 2). Voilà ce que le Seigneur nous demande, à tous, et ce pour quoi il nous donne sa grâce. Ce pour quoi il nous a donné l’Eucharistie et les autres sacrements. Avec la charité, nous sommes dans la sphère du surnaturel, pas du purement humain, comme avec la solidarité. Si nous prenons l’habitude de penser du bien de l’autre, nous saurons calmer nos passions, ne pas nous enflammer à la moindre contrariété, ou injustice peut-être, ne pas porter des jugements à l’emporte-pièce, péremptoires, souvent blessants ou méprisants. Nous nous voyons facilement dans le rôle du justicier. Mais Dieu seul est Juge. Nous aurons alors comprendre, excuser, pardonner, nous mettre à la place des autres et nous dire : Si j’avais les mêmes renseignements que lui, si je disposais des mêmes informations, j’aurais agis de même, ou pire… Les autres ont le droit d’avoir mal dormi, d’avoir une rage de dent ou des douleurs à l’estomac, d’être préoccupés par la maladie d’un enfant, ou par le comportement de leur conjoint avec lequel les relations sont peut-être tendues… ou mille autres tracas. N’en ajoutons pas. Soyons des semeurs de paix et de joie.

dimanche 27 janvier 2013

Au chap'let citoyens (5)

Au chap'let citoyens (5)

La capitulation de la ville de La Rochelle, aux mains des protestants, a été attribuée à la force du chapelet. Le 15 août 1628, deux mois avant cet événement, une tertiaire franciscaine, sœur Germaine, dévote de Notre-Dame-de-Grâce-lès-Gignac, annonce la victoire prochaine sur l'hérésie. Louis XIll met son armée sous la protection de la Sainte Vierge. À Paris, à l'instigation de Marie de Médicis, la récitation du Rosaire eut lieu tous les samedis à dater du 20 mai 1627, dans l'église des Frères Prêcheurs du Faubourg Saint-Honoré. La Reine, le duc d'Orléans, les cardinaux de Bérulle, de La Rochefoucauld y assistent. Le Roi fit prêcher et pratiquer la même dévotion dans son armée. En octobre 1627, le roi promet de faire construire une chapelle au titre de Notre-Dame-de-Bon-Secours en cas de victoire sur les assigés soutenus par les Anglais. Le 1er novembre 1628 un vent contraire empêchait la flotte anglaise de venir au secours de la ville, La Rochelle tomba. Après a capitulation, l’armée royale entre dans la ville derrière une procession, au chant des *litanies de la Vierge, derrière une bannière portant en latin ce chant de l'Église : « Réjouissez-vous Marie, Vous seule avez détruit toutes tes hérésies ! » Louis XIII fonde alors l’église Notre-Dame-des-Victoires, à Paris, dont il pose la première pierre le 9 décembre 1629. Il faut lire les relations de cette cérémonie par l'archevêque de Paris qui rappelle que La Rochelle était le « plus solide boulevard de l'hérésie ». Dans ses lettres patentes, le Roi entend marquer à jamais « la piété que nous avons à la Vierge Marie ».

jeudi 24 janvier 2013

Au chap’let citoyens (4)

Au chap’let citoyens (4)

Jean Sobieski (1629-96), roi de Pologne, accourt de Czestochowa pour secourir Vienne, assiégée par les Turcs. Conduisant les troupes avec le duc Charles de Lorraine, ils remportent la bataille de Vienne, en 1683, non sans que les troupes aient invoqué le nom de la Sainte Vierge avant la bataille engagée dans l’octave de la Nativité de Marie. Jean Sobieski offrira à Notre-Dame-de-Czestochowa les trophées pris à l’ennemi. La fête du saint Nom de Marie est instituée en mémoire de cette victoire. Notre-Dame-Auxiliatrice avait été aussi priée intensément. Le pèlerinage dans son sanctuaire de la Mariahilfstrasse, la « rue de Marie-Auxiliatrice », à Vienne, connut un grand essor et les tableaux de cette Vierge furent abondamment reproduits. Pensons à cette efficacité du chapelet pour la période présente.

mardi 22 janvier 2013

Au chap’let citoyens (3)

Au chap’let citoyens (3)

Notre-Dame-de-Czestochowa a défendu la ville de Lwow, en 1675 : un curieux phénomène atmosphérique, consigné par de très nombreux témoins, donna la victoire à Jean Sobieski, venu à la rescousse de la ville assiégée par une armée turque d'une supériorité écrasante. Trois cent mille hommes contre six mille hussards, la partie semblait désespérée. Toute la population de Lwow était prosternée à la cathédrale devant l'image de Notre-Dame Clémente. Dès le début de la bataille, alors que l'aile gauche de l'armée polonaise commençait à fléchir, le ciel se couvrit tout d'un coup d'épais nuages, une terrible tempête couru sus à l'ennemi avec de tels foudres et tonnerres, une si grande abondance de pluie et un vent si violent, qu'affolés, les Turcs tournèrent bride, tandis que les hussards, poussés par l'orage, les talonnaient dans leur débâcle en criant : « Vive Jésus ! Vive Marie ! » C'était la veille de la fête de Notre-Dame-de-Czestochowa, le 25 août. Pensons à cette efficacité du chapelet pour la période présente.

dimanche 20 janvier 2013

Au chap’let citoyens (2)

Au chap’let citoyens (2)

La bataille de Lépante (golfe de Corinthe), le 7 octobre 1571 : les Turcs opposés à la Sainte Ligue composée de l’Espagne (Philippe II), du Saint-Siège (Pie V) et de Venise. La sainte Ligue, par sa victoire sur les Turcs, contraria l’hégémonie ottomane en Méditerranée. La récitation du chapelet permit la victoire et engagea le pape Grégoire XIII à déclarer le jour de la victoire de Lépante, fête du Rosaire. Les Chevaliers Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, dont El Alcazar de San Juan (Ciudad Real, Espagne) était la capitale du priorat de Castille, allaient soigner les blessés en portant un étendard sur lequel était peinte l’image de la Vierge de l’Alcazar de San Juan. Il récitent le chapelet devant elle, demandant protection et aide à la Sainte Vierge. Tous sont sains et saufs de la bataille. La Vierge prend alors le nom de Virgen del Rosario. Sur le tableau de Serpotta le sénat de Venise fait inscrire : « Ce ne sont ni les armes, ni les chefs, ni le courage, qui nous ont donné la victoire, mais la Vierge du Rosaire. » L’après-midi de dimanche 7 octobre, Pie V
demande soudain à son entourage de se taire, puis, après avoir regardé par la fenêtre, s'écrie : « Courez rendre grâce à Dieu dans son église, notre armée remporte la victoire. » C'était bien le jour et l'heure où la croix triomphait dans le golfe de Lépante. Le pape tint à en immortaliser le souvenir par une commémoration annuelle de Sainte-Marie-de-la-Victoire. Son successeur Grégoire XIII changea ce titre en celui de Notre-Dame-du-Rosaire, autorisant à célébrer cette fête nouvelle dans les églises qui disposeraient d'un autel pour cette invocation. Pensons à cette efficacité du chapelet pour la période présente.

samedi 19 janvier 2013

Au chap’let citoyens (1)

Au chap’let citoyens (1)

En 1946, le P. Petrus, franciscain, se rend à Mariazell, alors que l’Autriche risque de tomber sous l’emprise du communisme, et y prie pour éviter ce malheur. Il entend une voix intérieure qui lui dit : « Faites ce que je vous dis, priez le rosaire et vous aurez la paix. » Il lance alors la Croisade du Rosaire. En fin de compte, les communistes abandonnèrent de façon inexplicable le pays qu’ils occupaient. Pensons à cette efficacité du chapelet pour la période présente.

dimanche 30 décembre 2012

Filiation divine (2)

Filiation divine (2)

Dieu a pris sur lui la dette de nos offenses (cf. 1 Jean 4, 10) et il a offert à son Père le seul sacrifice que celui-ci pouvait agréer, le Sacrifice de son propre Fils. Or, Jésus s’est fait égal à nous en tout, hormis le péché (cf. Hébreux 6,14). Il a réalisé ce coup de force surnaturel extraordinaire, inouï, de nous faire pénétrer dans la vie même de Dieu, de nous hisser vers les hauteurs de l’Amour insondable du Père et du Fils dans l’Esprit Saint.
Il la fait en se laissant clouer sur la Croix. C’était nécessaire. telle était la Volonté de la Très Sainte Trinité, par Amour pour nous. Et Jésus n’avait d’autre nourriture que de faire en tout, et jusqu’au bout, la Volonté de Celui qui l’avait envoyé (cf. Jean 4, 34). La Croix désormais unit la terre au ciel. (lire la suite) « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12, 32). J’en ferai des enfants du Père ? des hommes et des femmes qui puissent s’adresser avec confiance à Dieu en lui disant : « Notre Père qui es dans les cieux, que ton nom soit sanctifié » (Matthieu 5, 9). Nous comprenons bien les sentiments qui saisissent l’apôtre Jean et qui l’amènent à s’exclamer, comme une vérité irrépressible : « Voyez quel grand amour nous témoigne le Père, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu » (1 Jean 3, 1), car tous, « vous êtres fils de Dieu par la foi au Christ Jésus » (Galates 3, 26). De fait, « à ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jean 1, 12). Ce n’est pas pure hypothèse, ou une simple possibilité. C’est devenu une réalité par le baptême, réalité renforcée par le sacrement de la confirmation, réalité réactualisée par la communion sacramentelle. Il est donc logique, surnaturellement logique, qu’après avoir dit que nous sommes « appelés enfants de Dieu », saint Jean s’écrie : « Ce que nous sommes ! » (1 Jean 3, 1). (fin)

samedi 29 décembre 2012

Filiation divine (1)

Filiation divine (1)

« Fils de Dieu » est un titre donné non seulement à Pharaon, mais aussi à Daniel, par le prophète Nathan : « Je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils » (2 Samuel 7, 14). Cela est affirmé dans la perspective messianique, qui est celle du psaume 2, 7 : « Le Seigneur m’a dit : Tu es mon Fils ; moi-même, aujourd’hui, je t’ai engendré », ce qui est réaffirmé dans la prière pour la restauration du trône de David : » Il me dira : Tu es mon père, mon Dieu, mon rocher, mon sauveur » (Paume 89, 27).
Le Christ ne déniera pas ce titre de « fils de Dieu » à tous les hommes : « J’ai dit : Vous êtes des dieux, et les fils du Très-Haut, vous tous » (Psaume 82, 6). Telle est l’immense dignité de la créature humaine, dignité très peu souvent mise en avant, et pourtant constitutive de notre « être en Dieu ». Réalité qui (lire la suite) donne un fondement ferme à toute notre existence. Réalité pleinement consolante et rempart contre le pessimisme et la désespérance. Ne soyons donc pas de ceux « qui mettent leur gloire dans leur honte, n’appréciant que les choses de la terre – et manifestant par là de n’être que des fils des hommes -, car pour nous, notre cité se trouve dans les cieux » -Philippiens 3, 19-20). Nous, c’est à une patrie meilleure que le monde terrestre à laquelle nous aspirons, « à savoir la patrie céleste. Aussi Dieu ne rougit-il pas de s’appeler [notre] Dieu : en fait, il [nous] a préparé une cité (Hébreux 11, 16). Et il ne rougit pas, mais se réjouit au plus profond de son être d’Amour, de nous entendre l’appeler « Père », de nous voir vivre en ayant une claire conscience de notre dépendance filiale à son égard. C’est entièrement le fruit de sa Bonté infinie, d’un bout à l’autre. En effet, « Dieu, dans la richesse de sa miséricorde, poussé par le grand amour dont il nous a aimés – et avec lequel il ne cesse de nous aimer dans son présent éternel – nous a fait revivre avec le Christ, alors que nous étions en l’état de mort pour nos fautes » (Éphésiens 2, 4-5), par suite de nos péchés dont nous sommes pleinement responsables. Nous en étions redevables devant la Justice divine. Au lieu de cela, Dieu a envoyé son propre Fils, comme « victime de propitiation pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais pour ceux du monde entier » (1 Jean 2, 2). « C’étaient vraiment nos souffrances qu’il portait, et nos douleurs dont il s’était chargé » (Isaïe 53, 4). (à suivre…)

mardi 25 décembre 2012

Jésus et la Sainte Famille (6)

Jésus et la Sainte Famille (6)

Et qu’est-ce que posséder la vie sinon avoir Jésus avec nous, pour nous, lui qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6) ? Auprès de Jésus nous entrons dans la Vie, et nous l’entendons nous parler du Père, parce que, comme il l’affirme lui-même, « Je vous ai fait connaître tout ce que j’ai entendu de mon Père » (Jean 15, 15). Une fois en présence de Dieu le Père, nous avons accès à Dieu le Saint-Esprit. Jésus nous a promis, en effet : « Lorsque le Consolateur que je vous enverrai d’auprès du Père, l’Esprit de Vérité qui procède du Père, sera venu, il me rendra témoignage » (Jean 15, 26).
(lire la suite) Nous croyons ainsi que, grâce à Marie et à Joseph, nous pouvons entrer en relation directe et intime avec la Très Sainte Trinité tout entière. Ce n’est pas un effet voulu de façon consciente, mais une conséquence nécessaire, et fort heureuse, du climat surnaturel qu’ils savent créer autour d’eux. La « trinité de la terre » se présente alors à nous comme un raccourci pour accéder à la « Trinité du ciel ». Cette expression correspond à notre façon de parler, parce que Dieu, Un et Trine, est « créateur du ciel et de la terre » (Credo) et se trouve omniprésent dans la création. Il n’est pas confiné au ciel, qui n’est d’ailleurs pas un lieu repérable mais un état de bonheur absolu. Mais enfin c’est bien en présence de cette Trinité ineffable que nous nous trouverons, si Dieu nous en juge digne dans sa grande miséricorde, dans la « patrie céleste », dans l’au-delà de notre monde. Et à cela, encore une fois, Marie et Joseph ne seront pas étrangers. Nous avons contracté envers eux une grande dette de gratitude ? la façon la plus simple d’apurer cette dette consiste à proclamer les grandeurs et les bontés de sainte Marie et de saint Joseph aux quatre vents, afin que celui qui a des oreilles pour entendre, entende (cf. Matthieu 13, 9). (fin)

lundi 24 décembre 2012

Jésus et la Sainte Famille (5)

Jésus et la Sainte Famille (5)

C’est l’attitude qui nous convient également. Adorer le Fils de Dieu. Le contempler. Apprendre à son école, qui est une école de vertus vécues à la perfection. L’atmosphère du foyer de Nazareth est singulièrement porteuse. Elle aide puissamment à se maintenir au contact de Dieu. « Il est bon de penser à la petite maison de Nazareth et à l’existence simple qu’on y mène, de célébrer en chatant l’humble simplicité qui entoure Jésus, sa vie cachée ; c’est là qu’enfant il apprit le métier de Joseph ; c’est là qu’il grandit et qu’il partagea son travail d’artisan. Près de lui s’asseyait sa douce Mère ; près de Joseph vivait son épouse très aimée, heureuse de pouvoir l’aider et de lui offrir ses services » (hymne des matines pour Noël, forme extraordinaire). (lire la suite)
Nous voulons nous aussi nous mettre à la disposition du Seigneur et de la Sainte Famille tout entière. « Toi, tu es dans cette maison tout ce que tu voudras : un ami, un serviteur, un curieux, un voisin… » (saint Josémaria, Saint Rosaire, « L’Annonciation »). En servant, d’ailleurs, nous ne faisons rien d’extraordinaire. Nous imitons tout simplement le Maître : « Partout où tu te trouveras, souviens-toi que le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir; il faut t'en convaincre : celui qui veut Le suivre ne doit pas avoir d'autre ligne de conduite » (saint Josémaria, Forge, n° 612). C’est là encore l’enseignement qui découle de la vie courante à Nazareth. Servir dans la joie, parce que le « Verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous – et nous avons contemplé sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père unique – plein de grâce et de vérité » (Jean 1, 14). « Je suis un petit serviteur de Joseph. – Comme il est bon, Joseph ! Il me traite comme un père. – Et même il me pardonne si je prends l’enfant dans mes bras et passe des heures entières à lui dire des choses douces et ardentes !... » (saint Josémaria, Saint Rosaire,, « La Naissance de Jésus »). Non seulement il me laisse faire, mais il m’y encourage parce qu’il sait tout le bien que je puis en tirer. Il me regarde avec attendrissement. Jésus ne m’appartient-il pas tout autant qu’à lui ? C’est « mon Jésus » à moi ! Il est venu sur la terre pour moi, tout comme pour que « tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (1 Timothée 2,4), et que nous possédions la vie en plénitude, surabondante (cf. Jean 10, 10). (à suivre…)

dimanche 23 décembre 2012

Jésus et la Sainte Famille (4)

Jésus et la Sainte Famille (4)

Si les grands saints rayonnent de sainteté et font vibrer ceux qui s’approchent d’eux, ou qui s’imprègnent de leur spiritualité, que dire du contact permanent avec l’Enfant-Dieu, vingt-quatre heures sur vingt-quatre ? D’ailleurs que constatons-nous dans la famille de Jésus ? À partir des Évangiles apocryphes, selon lesquels sa grand-mère, sainte Anne se serait mariée trois fois, la représentation de la « Sainte parenté » du Seigneur s’élargit jusqu’à vingt-quatre personnages, dont beaucoup sont saints : Mathan, père d’Hismérie (qui épouse Penter, dont elle a sainte Élisabeth, mariée à Zacharie et mère de saint Jean-Baptiste) et sainte Anne. Anne épouse en premières noces saint Joachim (qui engendre Sainte Marie, mère de Jésus), en deuxièmes noces Cléophas (leur fille, Marie-Cléophas, épouse Alphée, dont elle a saint Jacques le Mineur, saint Joseph le Juste, saint Simon et saint Jude), enfin, en troisièmes noces, Salomé (leur fille Salomé, mariée à Zébédée, met au monde saint Jacques le Majeur et saint Jean l’Évangéliste), sans compter que Marie-Cléophas et Salomé sont qualifiées de « saintes femmes ».
(lire la suite) Il est ainsi impressionnant de constater à quel point la sainteté de Jésus rejaillit sur les siens, y compris en amont, c’est-à-dire dans les générations qui le précèdent. Assurément, l’on ne se contente pas dans la Sainte Famille des prières et des pratiques cultuelles prescrites par le Loi mosaïque. Jésus est venu parfaire la Loi et la porter à sa plénitude : «Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes; je ne suis pas venu abolir, mais parfaire » (Matthieu 5, 17). C’est déjà ce qu’il réalise à Nazareth. Marie et Joseph apprennent de façon graphique en le contemplant ce qu’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit veut dire. Nul doute qu’ils réaffirment souventes fois leur résolution de tout faire pour Dieu et seulement pour Dieu, et d’apporter toutes leurs énergies à servir le Fils de Dieu et la mission qu’il est venu accomplir parmi nous : le Père « m'a envoyé publier aux captifs la délivrance, aux aveugles le retour à la vue, renvoyer libres les opprimés, publier l'année favorable du Seigneur » (Luc 4, 18-19). Nous sommes invités à contempler nous aussi ce Seigneur, qui s’est incarné en prenant notre nature quand vint la plénitude des temps (cf. Galates 4, 4). Jusqu’aux révélations reçues par sainte Brigitte (1303-1373), co-patronne de l’Europe, les représentations de la Nativité du Seigneur montraient Marie en gésine (de gésir, synonyme d’accoucher). Autrement dit, Marie en couches, alitée, tandis que deux sages-femmes au pied du lit lavaient le nouveau-né. Désormais, la scène montrera Marie et Joseph agenouillés devant l’Enfant-Dieu couché dans la crèche. (à suivre…)

samedi 22 décembre 2012

Jésus et la Sainte Famille (3)

Jésus et la Sainte Famille (3)

Je dis que Jésus ne posait d’ordinaire pas de problèmes à ses parents, car, nous le savons bien, il leur en a posé involontairement de sérieux, quand il leur a fallu s’expatrier nuitamment en toute hâte pour le soustraire à la furie infanticide d’Hérode : l’ange dit à Joseph dans son sommeil : « Lève toi, prends l'enfant et sa mère, fuis en Égypte et restes-y jusqu'à ce que je t'avertisse; car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr » (Matthieu 2, 13). Et, plus directement, le jour où il est resté dans le Temple de Jérusalem à leur insu, parce qu’il se devait en priorité d’être aux affaires de son Père : « Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu'il me faut être dans les choses de mon Père ? » (Luc 2, 49), c’est-à-dire, plus précisément, « chez mon Père ».(lire la suite) Mais de telles circonstances particulièrement douloureuses et angoissantes n’ont fait que renforcer Marie et Joseph dans la prière, une prière d’adaptation à la Volonté de dieu et de pleine acceptation de cette Volonté parfaite, quoi qu’il eût pu leur en coûter et combien même n’arrivaient-ils pas à la comprendre pleinement : « Mon enfant, pourquoi nous avez-vous fait cela? Voyez, votre père et moi, nous vous cherchions tout affligés » (Luc 2, 48). Mais dans la vie de tous les jours, Marie et Joseph sont continuellement édifiés par la sagesse, la sainteté, la piété de leur Jésus. Au Temple, « tous ceux qui l'entendaient étaient ravis de son intelligence et de ses réponses » (Luc 2, 47). Et eux donc ! Il s’émerveillaient aussi, disons-le, de la normalité avec laquelle ils voyaient le Fils de Dieu partager pleinement l’existence humaine, montrant par là qu’il était bien « vrai Dieu et vrai Homme » (symbole d’Athanase).
Ce qui émane de la personne de Jésus – de façon intensément communicative – c’est la présence de Dieu, son Père. C’est une façon d’agir et de parler qui met directement en contact avec Dieu, sans rien faire de bizarre, sans s’abstraire des tâches de chaque instant ni s’évader de l’accomplissement de ses devoirs quotidiens. Bien au contraire, la présence de Jésus aide à tout réaliser par amour de Dieu, à garder le sourire dans les difficultés et les contrariétés, à se fixer sur un objectif surnaturel en tout qui, outre la gloire de Dieu, encore une fois, est la rédemption de l’humanité. Ce qui est une façon concrète et pratique de vivre le double commandement de l’amour : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de tout ton esprit, et ton proche comme toi-même » (Luc 10, 27). Notre sainteté est appelée à croître. C’est aussi le cas de la très Sainte Vierge, bien qu’elle partît d’une plénitude de grâces (cf. Luc 1, 28) qui était adaptée, proportionnée à la Maternité divine à laquelle la Très Sainte Trinité la destinait de toute éternité. (à suivre…)

vendredi 21 décembre 2012

Jésus et la Sainte Famille (2)

Jésus et la Sainte Famille (2)

Nous apprendrons à faire de notre existence tout entière une prière qui dure vingt-quatre heures. Car la prière ne consiste pas seulement à répéter des formules toutes faites. C’est aussi cela, et même en tout premier lieu, puisqu’en réponse à la question de ses apôtres notre Seigneur leur enseigne le « Notre Père » : « Lorsque vous priez, dites : Père, que votre nom soit sanctifié ; que votre règne arrive. Donnez-nous chaque jour le pain nécessaire à notre subsistance ; et remettez-nous nos péchés, car nous remettons nous-mêmes à tous ceux qui nous doivent ; et ne nous induisez pas en tentation » (Luc 11, 2-4).
Notre prière est aussi une prière liturgique, que Dieu avait réglé méticuleusement et dans ses moindres détails sous le régime de l’Ancienne Alliance, prière liturgique renouvelée par Jésus-Christ et (lire la suite) centrée désormais sur les sacrements, notamment sur l’auguste sacrement de l’Eucharistie, source et sommet de toute la liturgie. Mais ce que Jésus nous apprend par sa vie ordinaire au foyer familial et à l’atelier de charpentier, c’est à faire de notre propre vie une liturgie à la gloire de son Père : «Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quelque autre chose que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu » (1 Corinthiens 10, 31). Car il n’existe rien chez lui, bien évidemment, qui soit vécu en marge du plan de la Rédemption. Et si, selon la légende, le roi Midas changeait en or tout ce qu’il touchait – ce qui était catastrophique pour lui, malgré les apparences, puisqu’il ne trouvait plus rien à boire ou à manger –chez notre seigneur, tout ce qu’il réalisait se transformait en prière et en sainteté. Non pour lui, puisqu’il est la source de toute sainteté, étant la Sainteté même, absolue, totale, infinie. Mais pour nous, tout à notre avantage. Toutes ses œuvres, les plus banales fussent-elles, étaient donc infiniment saintes. Et si les œuvres des saints sont leurs prières qui montent vers Dieu – « la fumée des parfums, formés des prières des saints, monta de la main de l'ange devant Dieu » (Apocalypse 8, 4) -, à combien plus forte raison, l’activité incessante du Fils de Dieu était-elle une prière pour la glorification de son Père, et le nôtre, par lui, avec lui et en lui. C’est cela que Joseph et Marie percevaient chez l’Enfant Jésus. Un enfant normal, certes, qui, comme les autres, avait besoin de leurs soins attentifs et de toute leur affection, mais un enfant qui, d’ordinaire, ne leur posait pas de problème. (à suivre…)

jeudi 20 décembre 2012

Jésus et la Sainte Famille (1)

Jésus et la Sainte Famille (1)

Plus d’une fois j’ai entendu saint Josémaria, le fondateur de l’Opus Dei, dire qu’il voulait toujours apprendre des autres. Or, ceux-ci étaient bien moins saints que lui. À combien plus forte raison Joseph et Marie apprenaient-ils à tout moment de Jésus, plus saint, infiniment plus saint qu’eux. Certes, ils étaient chargés de l’instruire et de l’élever du point de vue humain, mais même dans ce domaine il leur donnait continuellement un exemple quant à la façon de vivre toutes les vertus humaines sur un mode héroïque.
Et s’ils ont dû aussi lui apprendre les prières que tout Juif pieux répétait régulièrement, nul doute qu’il ne leur ait enseigné, par son comportement de tous les instants, à formuler une prière ininterrompue et fervente. Les apôtres ont été progressivement gagnés par l’habitude de prière de leur Maître, au point de ne plus pouvoir tenir et de lui demander un jour tout de go : « Seigneur, apprends-nous à prier comme Jean l’a appris à ses disciples » (Luc 1, 11). (lire la suite) Nous pouvons imaginer sans mal que l’attitude de prière de notre Seigneur a déteint sur Marie et Joseph, et les a unis encore davantage à la Volonté de Dieu dont l’accomplissement était leur unique objectif, et entre eux, qui se rejoignaient ainsi une fois de plus sur l’essentiel. En nous mettant à l’école de Jésus, c’est-à-dire en prenant la place qui nous revient de plein droit dans la Sainte Famille, puisque par le baptême nous sommes devenus domestici Dei, « concitoyens des saints et membres de la famille de Dieu » (Éphésiens 2, 19), nous apprendrons nous aussi à prier. Sans rien faire de bizarre ni de strident, mais dans la normalité d’une vie vécue, comme à Nazareth, au contact de Dieu et par amour de Dieu. Avec Marie et Joseph, nous sommes en terrain de connaissance puisque nous faisons partie de la famille, non comme des pièces rapportées, mais à part entière. Nous avançons sur un chemin bien balisé, sûr, qui conduit à bon port, car Marie et Joseph font tout ce qu’ils peuvent pour que nous restions constamment avec Jésus, pour que nous ne nous séparions pas un seul instant de lui, mais pour que nous travaillons et jouions, que nous prions et mangions, que nous nous réunissions et nous reposions avec lui. (à suivre…)

jeudi 6 décembre 2012

Nom chrétien

Nom chrétien

Nous avons reçu à notre baptême un prénom qui traduit notre condition nouvelle d’enfant de Dieu. C’est pourquoi, « les parents, les parrains et le curé veilleront à ce que ne soit pas donné de prénom étranger au sens chrétien » (Code de droit canonique, canon 855). C’est un nomen gratiæ, le « nom de la grâce » reçue qui transforme profondément notre être, d’humain le rendant « divin », en lui communiquant une véritable participation à la vie même de Dieu. Il s’agit du « nom nouveau » qu’Isaïe annonçait dans son message de joie (Isaïe 62, 8). « On t’appellera peuple saint » (Isaïe 62, 52), car racheté par celui qui est trois fois saint. « Les survivants de Jérusalem seront appelés saints, tous ceux qui sont inscrits ourla vie dans Jérusalem » (Isaïe 4, 3). Celui qui reste fidèle à Dieu, à celui-là il donnera « un caillou blanc, un caillou sur lequel est inscrit un nom nouveau,
(lire la suite) que nul ne connaît, excepté celui qui le reçoit » (Apocalypse 2, 17). C’est « le nom de mon Dieu, et le nomade la cité de mon Dieu – la Jérusalem nouvelle, qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu – ainsi que mon nom, le nouveau » (Apocalypse 3, 12). Exultons de joie et de reconnaissance, parce que Dieu appelle « ses serviteurs d’un autre nom » (Isaïe 65, 15). « Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous prescris. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; vous, je vous ai appelés mes amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 14, 14-15). Nous sommes amis de Dieu ! Nous sommes à lui, de sa famille ! « Tu es à moi, aujourd’hui, je t’ai engendré (Psaume 2, 7), à la vie divine, à la vie de la grâce. Ton premier titre de gloire, c’est d’être chrétien, d’être mon enfant, un luminaire à moi dans les ténèbres du monde, bien mis en évidence et que « brilliez comme des astres dans le monde » (Philippiens 2, 15), afin que vos semblables « voient vos bonnes œuvres et glorifient votre Père qui est dans les cieux » (Matthieu 5, 16), « le jour où il les visitera » (1 Pierre 2, 12).