samedi 10 novembre 2007
Trois venues du Christ (1)
Trois venues du Christ (1)
Peut-on parler de trois venues de Jésus-Christ ?
S’adressant à Dieu le Père, la première préface pour le temps de l’Avent dit du Christ, notre Seigneur, qu’« il est déjà venu, en prenant la condition des hommes, pour accomplir l’éternel dessein de ton amour et nous ouvrir le chemin du salut ; il viendra de nouveau, revêtu de sa gloire,afin que nous possédions dans la pleine lumière les biens que tu nous as promis et que nous attendons en veillant dans la foi ». Telle est notre foi. Mais cela n'exclut pas que nous puissions parler d'une autre venue, intermédiaire celle-là, c'est-à-dire dans notre temps.
C'est ce que le pape Benoît XVI nous fait comprendre en parlant de la venue du Seigneur dans notre cœur, (lire la suite) dans notre âme, par la grâce sanctifiante et, principalement, par sa présence réelle dans l'Eucharistie.
« Nous avons dit que cette venue est singulière : « la » venue du Seigneur. Toutefois il n'y a pas que la dernière venue à la fin des temps : dans un certain sens, le Seigneur désire toujours venir à travers nous. Et il frappe à la porte de notre cœur : es-tu disposé à me donner ta chair, ton temps, ta vie ? Telle est la voix du Seigneur, qui veut entrer également dans notre époque, il veut entrer dans l'histoire humaine à travers nous. Il cherche également une demeure vivante, notre vie personnelle. Voilà la venue du Seigneur. C'est ce que nous voulons à nouveau apprendre pendant le temps de l'Avent : que le Seigneur peut venir également à travers nous.
(...) Dieu nous appelle à la communion avec lui, qui se réalisera pleinement au retour du Christ, et il s'engage lui-même à faire en sorte que nous arrivions préparés à cette rencontre finale et décisive. L'avenir est, pour ainsi dire, contenu dans le présent, ou mieux, dans la présence de Dieu lui-même, de son amour indéfectible, qui ne nous laisse pas seuls, qui ne nous abandonne pas même un seul instant, comme un père et une mère n'arrêtent jamais de suivre leurs enfants sur le chemin de leur croissance. Face au Christ qui vient, l'homme se sent interpellé dans tout son être, que l'Apôtre résume par les termes « esprit, âme et corps », indiquant ainsi toute la personne humaine, comme une unité articulée possédant une dimension somatique, psychique et spirituelle. La sanctification est un don de Dieu et une initiative venant de lui, mais l'être humain est appelé à y répondre de tout son être, sans que rien de lui ne soit exclu.
C'est précisément l'Esprit Saint, qui dans le sein de la Vierge a formé Jésus, Homme parfait, qui mène à bien dans la personne humaine l'admirable projet de Dieu, transformant tout d'abord le cœur et, à partir de ce centre, tout le reste. Il arrive ainsi que dans chaque personne se résume toute l'œuvre de la création et de la rédemption, que Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, accomplit du début jusqu'à la fin de l'univers et de l'histoire. Et de même que dans l'histoire de l'humanité se trouve au centre le premier Avent du Christ et, à la fin, son retour glorieux, de même chaque existence personnelle est appelée à se mesurer à lui — de façon mystérieuse et multiforme — au cours du pèlerinage terrestre, pour être trouvée « en lui » au moment de son retour » (Benoît XVI, Homélie, 26 novembre 2005).
(à suivre...)
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Catégories : avent, benoit xvi, eucharistie, fins dernières, jesus christ, liturgie
vendredi 9 novembre 2007
Intentions de priere

Intentions de prière
Pour la paix dans la famille et une bonne mort.
Pour la restauration de l'amour dans mon couple, par Notre Sauveur, le Seigneur Jésus. Que ma femme ne me quitte pas, mais qu'elle retrouve l'harmonie d'un couple heureux et équilibré, dans notre maison. Que le Seigneur par sa grâce et sa miséricorde nous y aide à travers notre conversion.
Pour la santé de mon épouse et qu'elle pardonne à ceux qui nous grugent.
Priez pour les âmes du purgatoire de notre famille, amis et relations.
Pour la paix dans le monde et l'avenir de la France : qu'elle retrouve ses racines chrétiennes. Que de nouveaux foyers chrétiens élèvent leurs enfants dans l'Amour de Dieu.
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Catégories : âmes du purgatoire, conversion, famille, France, paix, prière, racines chrétiennes
La mémoire des défunts (2)
La mémoire des défunts (2)
La civilisation moderne refuse « la visibilité de la mort », et elle s’efforce donc d’en éliminer les signes. Dans un certain nombre de pays, ce rejet a pour conséquence le développement de l’embaumement du cadavre : il s’agit, par un procédé chimique, de conserver le corps du défunt afin qu’il ait encore toutes les apparences de la vie.Le chrétien doit, au contraire, se familiariser avec la pensée de la mort (lire la suite) et accepter cette réalité dans la paix et la sérénité; il ne peut donc pas adhérer intérieurement à ce phénomène d’« intolérance à l’égard des défunts », qui prive ces derniers de tout espace dans la vie des cités contemporaines; il ne peut pas non plus accepter le refus de la « visibilité de la mort » : en effet, cette intolérance et ce rejet sont les signes d’une fuite irresponsable par rapport à la réalité, ou encore ils correspondent à une vision matérialiste de l’existence, privée d’espérance et étrangère à la foi dans le Christ mort et ressuscité.
Le chrétien doit aussi s’opposer fermement aux nombreuses formes du « commerce de la mort », dont les adeptes cherchent seulement à réaliser des gains démesurés et honteux, en profitant de la crédulité des fidèles.
La piété populaire envers les défunts s’exprime de multiples manières, selon les lieux et en fonction de traditions très diverses. On peut citer notamment :
- la neuvaine de prières pour les défunts, en guise de préparation à la Commémoration du 2 novembre, et l’octave, comme prolongement de cette célébration ; ces deux pieux exercices doivent être célébrés en respectant le déroulement de la Liturgie ;
- la visite au cimetière : il arrive qu’elle soit accomplie d’une manière communautaire, comme le jour de la Commémoration de tous les fidèles défunts, ou à la fin d’une mission populaire, ou encore à l’occasion de la prise de possession d’une paroisse par un nouveau curé. Il peut s’agir aussi d’une visite privée : les fidèles se rendent alors près des tombes de leurs proches, avec le désir de les entourer de respect et d’honneur, en les ornant de fleurs et de lumières ; une telle visite doit avoir pour but de manifester les liens qui existent entre le défunt et ses proches, et non pas se réduire à une simple obligation, fondée sur une peur relevant de la superstition ;
l’adhésion à des confréries et des associations pieuses qui ont pour but d'« ensevelir les morts », en offrant des suffrages pour les défunts et en manifestant la solidarité concrète des chrétiens avec les proches parents du disparu, conformément à la conception chrétienne de la mort.
les suffrages fréquents pour les défunts : ils peuvent revêtir différentes formes, qui ont déjà été mentionnées : les aumônes, les diverses autres œuvres de miséricorde, les indulgences, et, surtout, les prières, notamment le psaume De profundis, ou la brève formule du Requiem aeternam, qui accompagne souvent la prière de l’Angelus, la méditation du chapelet, et la bénédiction de la table familiale.
Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, Directoire sur la piété populaire et la liturgie, 17 décembre 2001, n° 256-260.
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Catégories : cimetière, confréries, défunts, eglise catholique, mort, piété, prière, solidarite
jeudi 8 novembre 2007
La mémoire des défunts (1)
La mémoire des défunts (1)
La piété populaire, au même titre que la liturgie, est très attentive à mettre en valeur la mémoire des défunts, et elle exhorte notamment les fidèles à se tourner vers Dieu pour lui adresser des prières de suffrages en faveur de ceux qui sont décédés. […]Il est avant tout nécessaire que les diverses expressions de la piété populaire soient bien enracinées dans les éléments essentiels qui constituent la foi chrétienne, c’est-à-dire, en l’occurrence, la signification pascale de la mort de ceux qui, par le Baptême, (lire la suite) ont été incorporés au mystère de la mort et de la résurrection du Christ (cf. Rm 6, 3-10), l’immortalité de l’âme (cf. Lc 23, 43), la communion des saints, car « l’union de ceux qui sont encore en chemin, avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ, n’est nullement interrompue ; au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels » : « notre prière pour eux peut non seulement les aider mais aussi rendre efficace leur intercession », de même que la résurrection de la chair, la manifestation glorieuse du Christ, « qui viendra juger les vivants et les morts », la récompense ou, au contraire, le châtiment en fonction des œuvres accomplies par chacun, et, enfin, la vie éternelle.
Les usages et les traditions de certains peuples dans le domaine spécifique du « culte des morts » sont profondément marqués par des éléments particuliers, qui font partie de leur culture locale : il s’agit notamment de conceptions anthropologiques qui sont liées au désir de prolonger les liens familiaux, et plus généralement, les relations sociales et amicales, avec les défunts. […]
L’erreur doctrinale et pastorale, qui consiste à « occulter la mort et les divers éléments qui l’entourent », est très répandue dans la société moderne, ce qui entraîne souvent des conséquences dommageables.
Les médecins, le personnel médical et les proches parents estiment souvent qu’il est de leur devoir de cacher au malade le caractère imminent de sa mort, et il est vrai aussi que ce dernier meurt presque toujours hors de sa maison du fait des progrès de l’hospitalisation. (...)
(à suivre...)
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Catégories : défunts, eglise catholique, liturgie, maladie, médecins, mort, piété
mercredi 7 novembre 2007
Arrets sur christianisme (3)
Arrêts sur christianisme (3)
L'Église assume des services qui aujourd'hui incombent aux États. Les travaux publics : ce sont souvent les « frères pontifs » - pas toujours - qui construisent des ponts, à Genoble, à Rodez, à Bourges, à Metz (où le pont sur la Moselle est nommé Ponts des Morts parce que l'évêque a ordonné que, pour le payer, le meilleur habit de chaque défunt sera vendu), à Bâle, à Minden, à York, à Orvieto, etc. ; des hospices jalonnent les routes, où les voyageurs trouvent asile et parfois secours ; saint Bernard de Menthon fonde les hospices des cols, Grand Saint-Bernard, Petit Saint-Bernard. Le tourisme : l'Église édite des « Guides Bleuis », à l'image de celui des pèlerins de Saint-Jacques, qui disent tout, les gîtes d'étape, les curiosités de la route et les passages périlleux. le bâtiment : elle paie des armées de maçons sur les chantiers des églises. L'assistance publique : il n'est pas de couvent qui ne réserve sur sa table la « part du pauvre », (lire la suite) pas de paroisse qui ne tienne le « matricule » des secourus. Depuis le XIe siècle, les ordres créés pour les soins des malades se multiplient, Stelliferi de Bohême porteurs de l'étoile rouge, Cruciferi de Bologne à l'enseigne de la croix rouge, Antonins spécialistes du mal des ardents, ordre du Saint-Esprit voué aux enfants trouvés, ordre de Saint-Lazare, enfin, pour le grand mal de ce temps, la lèpre.Jean DUCHÉ, Le Bouclier d'Athéna. tome I. L'Occcident son histoire et son destin, préface de Fernand Braudel, Paris, Robert Laffont, 1983, p. 90.
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Que dit l’Evangile de Philippe ?
Que dit l’Évangile de Philippe ?
Il s’agit d’un document contenu dans le Codex II de la collection des Codex coptes de Nag Hammadi (NHC), qui se trouve actuellement au Musée copte du Caire. Il n’a rien à voir avec un soi-disant « Évangile de Philippe », cité par saint Épiphane, qui dit qu’il était utilisé par certains hérétiques en Égypte, ni avec celui que d’autres écrivains ecclésiastiques mentionnent comme appartenant aux manichéens.Le document de Nag Hammadi (NHC II 51, 29–86, 19) porte à la fin le titre d'« Évangile selon Philippe », même si, en réalité, il ne s’agit pas (lire la suite) d’un évangile – ce n’est pas un récit de la vie de Jésus – et si le texte lui-même ne se présente comme étant de Philippe. Ce titre est un ajout postérieur à sa rédaction originale, faite probablement en grec vers le IIIe siècle, sur base du fait que l’on attribue dans cet écrit à cet apôtre l’affirmation selon laquelle Joseph le charpentier fit la croix avec les arbres que lui-même avait planté.
L’ouvrage comprend une centaine de pensées plus ou moins développées, sans enchaînement cohérent entre elles. À dix-sept reprises, elles sont présentées comme des paroles du Seigneur, dont neuf proviennent des Évangiles canoniques alors que les autres sont nouvelles. La plupart du temps, il s’agit de paragraphes tirés des sources antérieures, de caractère homilétique ou catéchétique. Elles reflètent une doctrine gnostique particulière, mais en partie semblable à celle d’autres hérétiques gnostiques comme les valentiniens. Ses principaux point sont : a) La compréhension du monde céleste (le Pléroma) formé par des paires (le Père et Sophia supérieure, le Christ et l’Esprit Saint – ce dernier étant compris comme féminin –, et le Sauveur et Sophia inférieure dont procède le monde matériel) ; b) la distinction de plusieurs Christs, dont Jésus dans son apparition terrestre ; c) la conception du salut comme union, dès ici-bas, de l’âme (élément féminin de l’homme) avec l’ange qui procède du Plérome (élément masculin) ; d) la distinction entre hommes spirituels (pneumatiques) qui parviennent à cette union, et psychiques et hyliques ou matériels auxquels elle reste inaccessible.
Parmi les points qui attirent l’attention sur cet évangile figure ce qui est dit à propos de Jésus et de Marie-Madeleine. Celle-ci est présentée comme « la compagne » du Christ et il est dit que « le Seigneur l’a embrassée (sur la bouche) à plusieurs reprises » parce qu’il l’aimait plus que tous les disciples. Ces expressions qui, à première vue, pourraient sembler érotiques, sont employées pour symboliser le fait que Marie-Madeleine avait atteint la perfection propre au gnostique et était parvenue à la lumière parce que le Christ le lui avait accordé. Il en va de même quand il est question de la « chambre nuptiale » comme d’un sacrement – ou littéralement mystère – qui est le sommet du baptême, de l’onction, de l’Eucharistie et de la Rédemption. L’image du mariage est employée comme symbole de l’union entre l’âme et son ange dans ce sacrement de la « chambre nuptiale ». D’après l’évangile de Philippe, ce sacrement représente la réalisation de l’unité originaire de l’homme dès ici-bas, réalisation qui atteindra son point culminant dans le monde céleste qui, selon l’auteur, est au sens propre et véritable la « chambre nuptiale ».
original en espagnol par Gonzalo Aranda,
professeur de la faculté de Théologie de l'Université de Navarre
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Catégories : âme, apôtres et évangélistes, jesus christ, mariage, Marie-Madeleine, Nag Hammadi, Saint-Esprit
mardi 6 novembre 2007
Quelle evolution ?
Quelle évolution ?
« On » dit que les fossiles établissent le fait de l'évolution. En réalité ils montrent trois choses : tout d'abord des espèces différentes à des époques différentes ; une tendance à la complexification du vivant. La première chose suggère que les espèces disparues sont devenues celles qui les suivent dans le temps. C'est l'hypothèse interprétative la plus simple, la plus vraisemblable. Ici déjà, la deuxième chose que montrent les fossiles pose des problèmes aux darwiniens. La complexification croissante suggère que l'évolution obéit à une impulsion alors que le darwinisme n'admet que deux principes : (lire la suite) mutation hasardeuse ; sélection naturelles des mutations avantageuses. (...)Mais les fossiles montrent une troisième chose beaucoup plus embarrassante pour le « fait évolutionniste ». Si Darwin a raison, les mutations hasardeuses doivent présenter une très grande variété d'espèces intermédiaires attestant les innombrables esquisses manquées de l'évolution. Entre leur apparition et leur disparition, les espèces connues devraient laisser apparaître des transformations progressives. Enfin, si une espèce disparaît parce que moins adaptée, les extinctions devraient être très lentes. Or les fossiles récusent ces trois choses : ils montrent que les espèces apparaissent et disparaissent brusquement en n'évoluant quasiment pas au cours de leur existence. Quant aux chaînons, ils s'obstinent à manquer. En fait les darwiniens, dit Johnson, ne retiennent que les quelques découvertes susceptibles de présenter un possible chaînon mais ils devraient mettre ces découvertes en balance avec toutes celles qui rendent le scénario darwinien improbable.
Pierre Labrousse, « Comment sortir la paléontologie de son dogmatisme », Liberté politique, automne 2007, p. 103-104.
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Catégories : darwinisme, évolution, fossiles, mutation hasardeuse, paléontologie, sélection naturelle
lundi 5 novembre 2007
La langue « politiquement correcte »
La langue « politiquement correcte »
Dans 1984, George Orwell met en scène une cité terrifiante où la mainmise du pouvoir politique sur les hommes passe par la création d'un nouveau mode d'expression, le novlangue. La maîtrise de ce nouveau langage leur permet de s'assurer contrôle de la société. Il est surprenant de constater que notre société s'invente un novlangue, qui sert à camoufler la réalité et à anesthésier la conscience des citoyens en leur présentant comme bonnes et désirables des situations qui sont intrinsèquement perverses et vont au détriment du bien commun de la société et du patrimoine de l'humanité.C'est ainsi qu'après le subterfuge de l'I.V.G., (lire la suite) qui remplace l'avortement - ou destruction d'un embryon vivant et non son interruption, comme s'il pouvait revenir à la vie... - et qui n'a de volontaire que le nom, car il est souvent imposé ne serait-ce que par la pression d'une partie du corps médical, des moyens de communication sociale et du milieu ambiant, nous assistons à l'apparition d'autres termes « politiquement corrects », qui appauvrissent la réalité et déconsidèrent ceux qui continuent d'appeler un chat un chat.
L'euthanasie est camouflée sous l'expression émotive de « mourir dans la dignité », la « pilule du lendemain » remplace l'avortement chimique, le « préembryon » ou « amas cellulaire préimplantatoire » désigne le jeune être humain dont on veut faire cadeau à la science pour qu'elle puisse s'excercer tranquillement sur un être humain vivant, le « diagnostic prénatal » et le « diagnostic préimplantatoire » masquent souvent des pratiques eugénistes, pour améliorer la qualité de la race en éliminant les individus dont on entrevoit qu'ils pourraient éventuellement être affectés d'une tare, la « transposition cellulaire » n'est autre que le clonage, qui nous promet des individus fabriqués sur commande et manipulables à loisir, la « santé reproductive » est le leitmotiv des campagnes d'organismes des Nations-Unies qui veulent imposer l'avortement aux pays moins développés dont on estime qu'ils ont trop d'enfants (mais selon quels critères ?).
« La culture de mort est de fait le vecteur de nouveaux mots, d'un discours obligé et conformiste, qui camouflent des pratiques et des ordres implacables, dans l'espoir que ce qui n'est pas nommé ne sera pas défendu et cessera rapidement d'exister, écrit Pierre-Olivier Arduin. Dans la langue de l'éthiquement correct, le mot n'est plus un instrument pour désigner mais pour interdire à certaines idées d'accéder à la conscience. Ce nominalisme idéologique établit un nouveau lexique se substituant à la réalité pour mieux l'asservir. Le discours bioéthique est devenu un verbiage qui dessert la vérité, une arme stratégique pour justifier le désir de transgression d'une minorité. »
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Catégories : avortement, clonage, diagnostic prénatal, eugénisme, euthanasie, George Orwell, novlangue, pilule
dimanche 4 novembre 2007
Prier pour les défunts (3)
Prier pour les défunts (3)
Les prières d’intercession et de demande que l’Église ne cesse d’adresser à Dieu ont une très grande valeur. Elles sont « le propre d’un cœur accordé à la miséricorde de Dieu » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 2635). Le Seigneur se laisse toujours toucher par les supplications de ses enfants, car il est le Dieu des vivants. Au cours de l’Eucharistie, par la prière universelle et par le memento pour les défunts, la communauté rassemblée présente au Père de toutes miséricordes ceux qui sont morts, afin que, par l’épreuve du purgatoire, si cela leur est nécessaire, ils soient purifiés et qu’ils parviennent au bonheur éternel. En les confiant au Seigneur, nous nous reconnaissons solidaires (lire la suite) d’eux et nous participons à leur salut, dans cet admirable mystère de la communion des saints. L’Église croit que les âmes qui sont retenues dans le purgatoire « sont aidées par l’intercession des fidèles et surtout par le sacrifice propitiatoire de l’autel » (concile de Trente, décret sur le purgatoire), ainsi que « par les aumônes et les autres œuvres de piété » (Eugène IV, bulle Lætentur cæli). « En effet, la sainteté vécue, tout en provenant de la participation à la vie de sainteté de l’Église, représente aussi par elle-même une première et fondamentale contribution à la sainteté de l’Église en tant que « communion des saints » (Jean-Paul II, exhortation post-synodale sur les fidèles laïcs du Christ, n° 17).J’encourage donc les catholiques à prier avec ferveur pour les défunts, pour ceux de leur familles et pour tous nos frères et sœurs qui sont morts, afin qu’ils obtiennent la rémission des peines dues à leurs péchés et qu’ils entendent l’appel du Seigneur : « Viens, ô ma chère âme, au repos éternel entre les bras de ma bonté, qui t’a préparé les délices éternelles » (saint François de Sales, Introduction à la vie dévote 17, 4).
(Jean-Paul II, 2 juin 1988).
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Catégories : âmes du purgatoire, communion, défunts, eglise catholique, liturgie, mort, sainteté
samedi 3 novembre 2007
Intentions de priere
Intentions de prière
Pour les âmes du purgatoire, spécialement celles pour qui jamais personne ne prie.
Que les prêtres ordonnés soient fidèles à leur vocation pour que les jeunes entendent l'APPEL du Seigneur.
Pour que mes petits enfants rencontrent Jésus et en soient heureux.
Que j'arrive à retrouver rapidement un emploi me permettant de faire vivre convenablement ma famille.
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Catégories : âmes du purgatoire, famille, prêtres, prière, vocation
Prier pour les défunts (2)
Prier pour les défunts (2)
Dans l’attente que la mort soit définitivement vaincue, des hommes « continuent sur terre leur pèlerinage ; d’autres, ayant achevé leur vie, se purifient encore ; d’autres enfin sont dans la gloire » et contemplent la Trinité dans la pleine lumière » (concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium, n°49 ; cf. Eugène IV, bulle Lætentur cæli). Unie aux mérites des saints, notre prière fraternelle vient au secours de ceux qui sont en attente de la vision béatifique. L’intercession pour les morts de même que la vie des vivants selon les commandements divins obtiennent des mérites (lire la suite) qui servent au plein accomplissement du salut. C’est une expression de la charité fraternelle de l’unique famille de Dieu, par laquelle « nous répondons à la vocation profonde de l’Église » (Lumen gentium, n° 51) : « sauver des âmes qui aimeront Dieu éternellement » (sainte Thérèse de Lisieux, Prières 6 ; cf. Manuscrit A 77 r°). Pour les âmes du purgatoire, l’attente du bonheur éternel, de la rencontre avec le Bien-Aimé, est source de souffrances à cause de la peine due au péché, qui maintient loin de Dieu. Mais il y a aussi la certitude que, le temps de purification achevé, l’âme ira à la rencontre de Celui qu’elle désire (cf. Ps 42 ; 62).La contemplation de la vie des hommes qui ont suivi le Christ nous stimule, pour mener une existence chrétienne belle et droite, qui nous rend « dignes du Royaume de Dieu » (2 Thessaloniciens 1, 5). De ce fait, nous sommes appelés à la « vigilance surnaturelle », selon l’expression du cardinal Perraud (Lettre à l’occasion du neuvième centenaire de la fête pour les morts), afin que nous nous préparions chaque jour à la vie éternelle. Comme le soulignait le cardinal John Henry Newman, « nous devons non seulement croire, mais veiller ; non seulement aimer, mais veiller ; non seulement obéir, mais veiller… Il est possible que la vigilance soit l’épreuve même où l’on reconnaît le chrétien. » Car veiller, c’est « être détaché de ce qui est présent et vivre dans ce qui est invisible ; vivre avec la pensée du Christ tel qu’il est venu une fois et tel qu’il viendra de nouveau ; désirer son avènement » (Parochial and plain Sermons IV, 8).
(à suivre...)
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Catégories : contemplation, défunts, dix commandements, liturgie, Newman, pèlerinages, sainteté
vendredi 2 novembre 2007
1er vendredi du mois
La scène se passe dans un grand hôpital (public) parisien
Un premier vendredi du mois, un prêtre apporte la communion à un malade. Arrive le chirurgien. Le malade lui explique la situation.
Le chirurgien demande s'il peut communier lui aussi. J'ai promis à ma mère d'aller à la messe tous les premiers vendredis du mois, et aujourd'hui il m'est impossible d'y aller. Mais si je peux communier, j'en serais très heureux. C'est vraiment providentiel.
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Catégories : communion, hôpital, maladie, messe, premier vendredi, prêtre
Prier pour les défunts
Prier pour les défunts
Je reprends ci-dessous l’essentiel de la lettre que le pape Jean-Paul II a adressée, en date du 2 juin 1988, à Monseigneur Séguy, alors évêque d’Autun :En priant pour les morts, l’Église contemple avant tout le mystère de la résurrection du Christ qui, par sa Croix, nous obtient le salut et la vie éternelle. Aussi, avec saint Odilon, pouvons-nous redire sans cesse : « La Croix m’est un refuge, la Croix m’est la voie et la vie… La Croix est mon arme invincible. La Croix repousse tout mal. La Croix dissipe les ténèbres. » La Croix du Seigneur nous rappelle que toute vie est habitée par la lumière pascale, qu’aucune situation n’est totalement perdue, car le Christ a vaincu la mort (lire la suite) et nous ouvre le chemin de la vraie vie. La Rédemption « se réalise par le sacrifice du Christ, grâce auquel l’homme rachète la dette du péché et est réconcilié avec Dieu » (Jean-Paul II, exhortation apostolique Tertio millennio adveniente, n° 7).
Sur le sacrifice du Christ se fonde notre espérance. Sa Résurrection inaugure « les derniers temps » (1 Pierre 1, 20 ; cf. Hébreux 1, 2). La foi en la vie éternelle que nous professons dans le Credo est une invitation à la joyeuse espérance devoir Dieu face à face. Croire en la résurrection de la chair, c’est reconnaître qu’il y a une fin dernière, une finalité ultime à toute vie humaine, qui « comble tellement le désir de l’homme qu’elle ne laisse rien à désirer en dehors d’elle » (saint Thomas d’Aquin, Somme théologique I-II, q. 1 a. 5 ; cf. st Paulin de Nole, Lettres 1, 2). C’est ce même désir qu’exprimait admirablement saint Augustin : « Tu nous as faits pour Toi, Seigneur, et notre cœur est sans repos tant qu’il ne demeure en Toi » (Confessions 1, 1, 1). Nous sommes donc tous appelés à vivre avec le Christ, assis à la droite du Père, et à contempler la Trinité Sainte, car « Dieu est l’objet principal de l’espérance chrétienne » (saint Alphonse de Liguori, Pratiquer l’amour de Jésus-Christ 16, 2) ; avec Job, nous pouvons déjà nous exclamer : « Je sais, moi, que mon Libérateur est vivant, et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts ; avec mon corps je me tiendrai debout ; et de mes yeux de chair, je verrai Dieu. Moi-même je le verrai, et quand mes yeux le regarderont, il ne détournera pas » (Job 19, 25-27).
Nous rappelons aussi que le Corps mystique du Christ est en attente de son unité, au terme de l’histoire, lorsque tous les membres seront dans la béatitude parfaite et que Dieu sera tout en tous (cf. Origène, Homélie sur le Lévitique, n° 7). En effet, l’Église espère le salut éternel pour tous ses enfants et pour tous les hommes : « Nous croyons que l’Église est nécessaire au salut, car le Christ qui est seul médiateur et voie de salut se rend présent pour nous dans son Corps qui est l’Église. Mais le dessein divin du salut embrasse tous les hommes ; et ceux qui, sans faute de leur part, ignorent l’Évangile du Christ et son Église, mais cherchent Dieu sincèrement et, sous l’influence de la grâce, s’efforcent d’accomplir sa volonté reconnue par les injonctions leur conscience, ceux-là, en un nombre que Dieu seul connaît, peuvent obtenir le salut » (Paul VI, Profession de foi).
(à suivre…)
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jeudi 1 novembre 2007
La Toussaint
La Toussaint
La doctrine de l’Église et sa Liturgie présentent les saints et les bienheureux qui contemplent déjà « dans la lumière le Dieu Un et Trine ». Ils sont donc :
— des témoins historiques de la vocation universelle à la sainteté. La sainteté étant le fruit de la Rédemption accomplie par le Christ, les saints et les bienheureux sont donc la preuve vivante que Dieu appelle ses enfants à atteindre la plénitude de la stature du Christ, quels que soient leur époque, le peuple auquel ils appartiennent, (lire la suite) les conditions socio-culturelles les plus variées, dans lesquelles ils vivent, et leurs divers états de vie (cf. Éphésiens 4, 13 ; Colossiens 1, 28) ;
— des disciples exemplaires du Seigneur et donc des modèles de vie évangélique ; ainsi, dans les procès de canonisation, l’Église reconnaît l’héroïcité de leur vertu et elle les propose donc à l’imitation des fidèles ;
— des citoyens de la Jérusalem céleste, qui chantent sans fin la gloire et la miséricorde de Dieu. En effet, ils sont déjà passés de ce monde au Père, en suivant le Christ dans sa Pâque ;
— des intercesseurs et des amis des fidèles durant leur pèlerinage sur la terre : les saints, tout en connaissant le bonheur éternel auprès de Dieu, ne sont pas indifférents aux peines de leurs frères et sœurs, et ils les accompagnent sur leur chemin par leur prière et leur protection ;
— des patrons des Églises locales, dont ils furent souvent les fondateurs (saint Eusèbe de Verceil) ou les Pasteurs illustres (saint Ambroise de Milan) ; des patrons des différentes nations : c’est-à-dire des apôtres de leur conversion à la foi chrétienne (saint Thomas, saint Barthélemy, pour l’Inde), ou des figures privilégiées de leur identité nationale (saint Patrick, pour l’Irlande) ; des patrons des corporations et des professions (saint Omobono, pour les tailleurs) ; des patrons et des protecteurs dans des circonstances particulières, comme au moment de l’enfantement (sainte Anne, saint Raymond Nonat), ou à l’heure de la mort (saint Joseph), et pour obtenir des grâces particulières (ainsi, sainte Lucie pour conserver la vue), etc.
Ce que l’Église confesse, elle en rend grâce à Dieu le Père, en proclamant : « Dans la vie des Saints, tu nous procures un modèle, dans leur intercession un appui, et dans la communion avec eux une famille. »
Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, Directoire sur la piété populaire et la liturgie, 17 décembre 2001, n° 211.
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Catégories : eglise catholique, Jérusalem céleste, liturgie, patrons, pèlerinages, sainteté, Toussaint
mercredi 31 octobre 2007
Intentions de priere

Intentions de prière
Pour le triomphe de la foi associée à la raison.
Seigneur Jésus, apprends-moi à être généreuse et prends soin de ma famille.
Priez avec moi pour le salut du monde qui s'égare. En particulier demandez au Christ de bien vouloir donner la foi à l'épouse de mon fils née dans une famille athée et très anticléricale. Elle a fait perdre la foi au vrai Dieu à mon fils. Que Dieu veuille bien intervenir pour qu'il les appelle à lui.
Je ne crois plus. Priez pour moi.
Pour un jeune qui désirait devenir prêtre et a « viré » en passant chez les évangélistes au terme de sa 1ère année de séminaire, afin qu'il revienne dans l'Église.
L'humilite (2)
L'humilité (2)
Que la vie, le mouvement et l'être nous viennent de Dieu doit nous porter, d'une part, à l'action de grâces, car il est vraiment formidable que Dieu s'intéresse à nous à ce point (cf. Job 7, 17 : « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu en fasses tant d'estime, que tu daignes t'occuper de lui ») et, d'autre part, à l'humilité. « L'humilité naît de la connaissance de Dieu et de la connaissance de soi » (saint Josémaria, Forge, n° 184). Elle s'approfondit donc dans la prière, dans la relation filiale et aimante avec Dieu notre Père. Nous sommes un enfant qui dépend entièrement de son Père pour sa subsistance et nous avons tout à apprendre de lui : (lire la suite) « Prie le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et ta Mère, pour qu'ils t'aident à mieux te connaître ; et à pleurer pour cette quantité de souillures qui ont marqué ta vie en y laissant, hélas, leur trace... — Et en même temps, sans vouloir t'éloigner de cette considération, dis-lui : donne-moi, Jésus, un Amour qui soit comme un foyer de purification, où ma pauvre chair, mon pauvre cœur, ma pauvre âme, mon pauvre corps se consument, en se purifiant de toutes les misères terrestres... Et, quand je serai vidé de tout ce moi, remplis-moi de toi : fais que je ne m'attache à rien ici-bas et que l'Amour me soutienne toujours » (saint Josémaria, Ibid., n° 41).Pour le cas où nous aurions besoin d'un encouragement, regardons l'exemple d'humilité de Jésus dans l'Eucharistie : lui qui est le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre, il accepte de s'enfermer dans une parcelle de pain pour se donner à nous en nourriture.
(fin)
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Catégories : amour, eglise catholique, eucharistie, filiation divine, humilité, orgueil
mardi 30 octobre 2007
Arrets sur christianisme (2)

Arrêts sur christianisme (2)
Un aspect distingue profondément le christianisme des autres religions. Presque toujours le sentiment religieux s'exprime par toute une série de pratiques et d'exigences de comportements, par des rites propitiatoires, par des sacrifices que l'on offre, destinés à obtenir la protection de la divinité ou à se réconcilier avec elle. Mais le christianisme présente une vision complètement différente. Ce n'est pas l'homme qui se tourne vers Dieu et qui s'efforce de retrouver sa faveur, mais c'est Dieu lui-même qui, pour relever l'humanité de sa détresse, en épouse la condition dans une humiliation inouïe ; il se charge de ses faiblesses, il le réconcilie avec Lui, il le fait participer de sa propre sainteté. De ce fait le salut a une toute autre dimension : il ne consiste pas seulement à rétablir le lien de l'homme avec Dieu, mais à opérer une véritable transformation de la créature, une sorte de divinisation, comme disent les Pères de l'Église. Le Verbe « s'est fait homme, dit saint Athanase, pour que l'homme parvienne à être Dieu » (De Incarnatione Verbi, 54).
J. Grifone, Des Évangiles à Jésus-Christ. Voies de la raison et du cœur, Tempora, Perpignan, 2007, p. 140.
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Catégories : christianisme, Dieu, eglise catholique, humanité, religion, saint Athanase
L'humilite
L'humilité
Jésus observe comment les gens cherchaient les premières places dans les banquets.Nous avons très facilement envie de briller, comme les girouettes au sommet des maisons, de nous mettre en avant et de parler de nous. La meilleure affaire au monde consisterait à acheter les gens à ce qu'ils valent, disait saint Josémaria, et à les revendre pour ce qu'ils croient valoir. Ce serait une affaire très juteuse en vérité. La Fontaine a décrit l'orgueilleux dans la fable La grenouille qui veut se faire lus grosse qu'un bœuf.
Nous pourrions tous donner nombre d'exemples de gens orgueilleux (lire la suite) dans le monde du spectacle, de la politique, du sport, des affaires, etc., en oubliant peut-être que nous sommes, nous aussi, orgueilleux. « Toi... orgueilleux ? — De quoi ? » (saint Josémaria, Chemin, n° 600). Il faut poser la question, car c'est en Dieu « que nous avons la vie, le mouvement et l'être », comme saint Paul l'explique aux Athéniens (Actes 17, 28). « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en vanter comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4, 7).
« De quoi peux-tu t'enorgueillir? Tout ce qui te pousse à agir vient de Lui. Tires-en les conséquences » (saint Josémaria, Forge, n° 33). Que nos qualités et nos vertus, nos capacités à bien agir, viennent de Dieu et non de nous n'est pas une incitation à la paresse, à l'inertie, à laisser faire la nature. Car nous avons en nous le « foyer du mal », comme conséquence du péché originel. Et si nous laissons faire, si nous ne luttons pas pour faire le bien et aimer Dieu, c'est le mal qui s'imposera, nous serons horriblement orgueilleux. Car, dans tout péché, se trouve une racine d'orgueil : le refus de Dieu, de se soumettre à lui et à la loi morale qu'il a inscrite dans notre nature (cf. Romains 2, 15), et l'affirmation de notre volonté et de notre autosuffisance.
(à suivre...)
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Catégories : humilité, La Fontaine, orgueil, péché originel, saint josemaria, vertus
lundi 29 octobre 2007
Du neuf et de l'ancien (2)
Du neuf et de l'ancien (2)
La Sainte Écriture est la Parole de Dieu mise par écrit. « Dans cette Révélation le Dieu invisible (cf. Colossiens 1, 15 ; 1 Timothée 1, 17) s'adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu'à des amis (cf. Exode 33, 11 ; Jean 15, 14-15), il s'entretient avec eux (cf. Baruch 3, 38) pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie » (Concile Vatican II, constitution dogmatique sur la Révélation Dei Verbum, n° 2). C'est pourquoi « l'Église a toujours vénéré les divines Écritures, comme elle l'a toujours fait aussi pour le Corps même du Seigneur » (Concile Vatican II, Ibid., n° 21). Ces textes sacrés nous décrivent le panorama merveilleux de ce qu'est la vie dans le royaume des cieux, (lire la suite) là où il n'y aura plus de pleurs ni de grincements de dents (cf. Matthieu 8, 12 ; 13, 42.50 ; 22, 13 ; 25, 30 ; Luc 13, 28). Mais il nous faut passer auparavant par la porte que le Christ a ouverte, la porte de l'obéissance à la Volonté du Père, de l'immolation de notre propre volonté, afin que, comme pour Jésus, notre nourriture consiste « à faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre » (Jean 4, 34).Du neuf et de l'ancien. De l'ancien, car il n'y a rien à inventer pour parcourir le chemin de la sainteté : nous disposons de l'une et l'autre Alliance, et des sacrements de la grâce ainsi que de la direction qu'assure l'Église avec l'assistance de l'Esprit Saint. Du neuf, parce que tout ce qui se rapporte à Dieu est infini, et donc source de découvertes incessantes. Mais quelle que soit notre proximité de Dieu, notre degré d'intimité avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il n'en reste pas moins que « des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, — des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment » (1 Corinthiens 2, 9).
(fin)
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Catégories : grâce, parole, révélation, sacrements, sainteté
dimanche 28 octobre 2007
Intentions de priere
Intentions de prière
Retour à la foi d'X et de ses deux fils. Laudate Dominum omnes gentes.
Que je reste fixée sur l'étoile du Seigneur et des autres.
La sainteté des Églises diocésaines de France.
La guérison et la paix intérieure pour mon mari.
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Catégories : christianisme, eglise catholique, foi, paix, prière, sainteté
Humour
Humour
Une dame tombe dans un puits.
Son gendre lui jette une bouteille de champagne, tout en disant :
- « Tenez, ça vous remontera ! »
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Du neuf et de l'ancien
Du neuf et de l'ancien
Nous lisons dans le Cantique des cantiques ces mots que la Sagesse éternelle, que Dieu adresse à son bien-aimé : Nova et vetera, dilecte mihi, servavi tibi (7, 13), c'est-à-dire : « J'ai gardé pour toi, mon bien-aimé, le nouveau et l'ancien. » Nous pouvons y voir une allusion à l'Ancien et au Nouveau Testaments que l'Église conserve en dépôt sacré, conservé pieusement et remis à chaque nouveau baptisé.Ces dons ne sont autres que la Parole éternelle de Dieu, qui se fait connaître (lire la suite) de nous — se révèle à nous — en même temps qu'il nous indique comment doit se comporter un enfant de Dieu. Non seulement en remettant à Moïse les deux tables de la Loi contenant les dix commandements, mais aussi en nous montrant, par ses interventions dans l'histoire, qu'il est un Dieu provident qui prend soin de chacun d'entre nous - le bon pasteur connaît ses brebis et ses brebis le connaissent ; « il appelle par leur nom ses brebis, et il les mène aux pâturages » (Jean 10, 14.3) -, un « Dieu jaloux » (Exode 20, 5) qui ne tolère pas que nous adorions d'autres dieux que lui — car ce sont des idoles fabriquées de mains d'homme, qui « ont une bouche et ne parlent pas ; elles ont des yeux et ne voient pas. Elles ont des oreilles et n'entendent pas ; Il n'y a pas même un souffle dans leur bouche » (Psaume 135, 16-17) —, qui est « lent à la colère et plein de bonté » (Psaume 145, 8), qui exerce la miséricorde, etc.
Dans ses enseignements, Dieu nous montre ce qu'il attend de nous et les attitudes qu'il réprouve : « Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? demande le Seigneur par la bouche du prophète Isaïe. Je suis rassasié des holocaustes de béliers, et de la graisse des veaux ; je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs » (Isaïe 1, 11). Le sacrifice que je veux, c'est un cœur pur. En outre, « l'obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15, 22). Cette affirmation du prophète Samuel au roi David nous vaut un commentaire de saint Grégoire le Grand : « Il est tout à fait juste que l'obéissance passe avant les sacrifices, car en ceux-ci on immole une chair qui n'est pas nôtre, tandis que par l'obéissance l'on immole sa propre volonté » (Moralia 35, 14).
(à suivre...)
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Catégories : Cantique des cantiques, dix commandements, Moïse, obéissance, sacrifices, sagesse
samedi 27 octobre 2007
Intentions de priere
Intentions de prière
Pour que notre prêtre soit comblé de joie et de bénédictions.Prier pour le Saint-Père Benoît XVI. Qu'il reçoive l'énergie nécessaire dans sa grande tâche pontificale.
La Congrégation des Sœurs de la Providence qui fête son bicentenaire, pour qu'elle continue à être missionnaire.
Toujours au secours de mon fils qui souffre beaucoup, ainsi que de sa fille qui est torturée par sa mère : ce qui compte pour elle, c'est faire la fête avec les autres, c'est odieux. Pour ma pauvre fille qui est très dépressive, elle tout à notre voisin qui travaille avec des marabouts, et il veut s'accaparer de notre petite ferme. Voyez un peu la situation : c'est épouvantable. Qu'on puisse se séparer de ce citoyen. Merci de tout. Je suis très fatiguée.
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Catégories : benoit xvi, marabout, prêtres, prière, Sœurs de la Providence
Des Evangiles a Jesus-Christ
Des Évangiles à Jésus-Christ
Joseph Grifone, Des Évangiles à Jésus-Christ. Voies de la raison et du cœur, Perpignan, Tempora, 2007, 299 p.
Un nouvel ouvrage sur Jésus-Christ, dira-t-on, et en plus après celui du cardinal Ratzinger/Benoît XVI. Certes. Mais le travail du professeur Grifone se caractérise par le fait qu'il ne se limite pas à présenter ce que les Évangiles disent de Jésus-Christ, mais se veut pratique, c'est-à-dire entend montrer les applications concrètes de cette connaissance à la vie du chrétien. (lire la suite)
L'itinéraire suivi s'articule en trois points qui s'inspirent d'une maxime de saint Josémaria Escriva : « Cherche le Christ, trouve le Christ, aime le Christ. » La première partie, chercher le Christ, s'interroge sur la crédibilité que l'on peut accorder aux récits évangéliques, l'existence du Christ, l'exactitude des récits et le rôle que les premières communautés chrétiennes auraient pu jouer. « Le contact saisissant que ces documents établissent avec la figure de Jésus-Christ est une invitation à le découvrir plus profondément et nous introduit au seuil du mystère », affirme l'auteur. C'est la deuxième étape, destinée à approfondir la foi en Jésus-Christ. Le Christ de la foi dépasse de loin ce que l'étude des textes nous révèle. Le Christ des Évangiles n'est autre que Dieu lui-même. Ce sont des vérités que l'Église a annoncées depuis ses origines. Le chrétien d'aujourd'hui bénéficie du vaste travail de réflexion mené à bien par les générations qui l'ont précédé, et peut donc mieux pénétrer dans les mystères du plan divin de salut. Nous arrivons ainsi à la dernière étape, celle de l'union réelle, mystérieuse, de tous les chrétiens avec le Christ, grâce à l'action de l'Esprit Saint dans l'âme. Le processus de transformation dans le Christ, qui débute au baptême, se poursuit en réalité tout au long de la vie pour ne s'achever que dans la gloire céleste. Cette partie engage non seulement la réflexion intellectuelle mais aussi les dispositions du cœur, car, pour entrer dans le mystère du Christ, il faut « se dépouiller du vieil homme », comme le dit saint Paul. Elle a un caractère pratique, afin d'aider le croyant à vivre du Christ, notamment par une vie sacramentelle. C'est pourquoi l'auteur comment le chrétien participe à la vie divine par la grâce et dans le Christ : il naît dans le Christ par le baptême, se transforme dans le Christ par l'Eucharistie, grandit dans le Christ par la confirmation, meurt et ressuscite dans le Christ par le sacrement de la pénitence.
Ce nouvel ouvrage sur Jésus-Christ ne fait donc pas que nourrir l'intelligence de la foi : il est aussi un guide pour la vie chrétienne dont il montre comment elle peut harmoniser la connaissance avec l'action.
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Catégories : benoit xvi, cœur, évangiles, jesus christ, livre, raison, sacrements, saint josemaria, unité de vie
vendredi 26 octobre 2007
Avec Jesus dans l'Eucharistie (3)
Avec Jésus dans l'Eucharistie (3)
Les dispositions intérieures pour communier, c'est aussi l'état de l'âme. Qu'elle ne soit pas une porcherie, ni même un capharnaüm. Qu'elle soit aérée, lumineuse, ordonnée, accueillante, par l'éclat des vertus, la détestation de tout péché véniel et le rejet de tout attachement au mal, et par des actes de contrition, qui sont autant de lumières qui s'allument pour fêter la venue du Seigneur : la première condition pour chasser le mal en nous, « c’est d’essayer de maintenir une disposition claire, habituelle et actuelle d’aversion pour le péché. Nous devons éprouver dans notre cœur et dans notre intelligence une horreur forte et sincère (lire la suite) du péché grave. Une attitude profondément enracinée en nous doit être aussi de détester le péché véniel délibéré, ces défaillances qui ne nous privent pas de la grâce mais qui affaiblissent les canaux par lesquels celle-ci arrive jusqu’à nous » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 243).
Les dispositions intérieures, c'est encore ne pas nous habituer à recevoir le Seigneur dans l'Eucharistie, c'est-à-dire fuir la routine, qui est le « sépulcre de la piété » (saint Josémaria, Ibid., n° 150). Dire que nous pouvons nous habituer à un événement aussi extraordinaire, que nous pouvons banaliser la communion... C'est vraiment le signe de notre faiblesse humaine, de notre petitesse. Pour ne pas recevoir le Christ avec un cœur froid ou tiède, la tête ailleurs, en accomplissant un geste machinal qui, de ce fait, ne sera guère utile à l'âme, nous devons nous préparer en récitant des communions spirituelles. En voici une, que j'ai apprise de saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, qui l'avait lui-même apprise du prêtre qui l'avait préparé à faire sa première communion : « Je voudrais, Seigneur, te recevoir avec la pureté, l'humilité et la dévotion avec lesquelles ta très Sainte Mère te reçut, avec l'esprit et la ferveur des saints. »
(fin)
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Catégories : communion, eucharistie, jesus christ, saint josemaria, vertus
jeudi 25 octobre 2007
Intentions de prière
Intentions de prière
Que le Seigneur donne sa grâce et fortifie la Foi de tous ceux qui ont besoin de sa bonté et de sa miséricorde et dont je fais partie.
Que mes enfants rencontrent Jésus-Christ à travers des personnes et le suivent.
Je prie tous les jours, afin que mes enfants reviennent à Dieu et que ma famille soit plus unie. Je prie tous les matins pour tous les prêtres du monde.
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Catégories : jesus christ, miséricorde, monde, prêtres, prière
Avec Jesus dans l'Eucharistie (2)
Avec Jésus dans l'Eucharistie (2)
Assurément, c'est pour nous une joie indescriptible de pouvoir trouver le Seigneur toujours disponible, toujours prêt à nous recevoir, à écouter nos doléances (injustes par nature, car quelles raisons pourrions-nous avoir de récriminer contre Dieu ?), sans s'arrêter à notre tenue négligée, c'est le moins que l'on puisse dire, à des propos manquant de délicatesse et de tact. Il est là, pour moi, tout simplement. Avec une patience qui n'a d'égal que sa Bonté.Comment vais-je le remercier de m'attendre (lire la suite) ainsi et de ne jamais me repousser, de donner l'impression que je ne le dérange jamais et qu'il n'a rien d'autre à faire que de s'occuper de moi, que c'est comme s'il n'y avait pour lui que moi au monde ? Comment l'en remercier ? « As-tu déjà envisagé comment tu te préparerais à recevoir Notre-Seigneur, si l'on ne pouvait communier qu'une seule fois dans sa vie ? — Quel bonheur pour nous que de nous approcher aussi facilement de Dieu ! Nous devons l'en remercier... Remercions-le par le grand soin que nous mettons à le recevoir » (saint Josémaria, Forge, n° 828).
« Le grand soin » mis à le recevoir, ce sont le recueillement et l'attention à la messe, la tenue personnelle soignée et non débraillée, l'adoration au moment de la consécration et de la double élévation, un signe extérieur de respect avant la communion (génuflexion ou révérence), la ferveur et la conviction dans ma façon de répondre aux prières, etc.
Mais ce sont d'abord mes dispositions intérieures. Ce qu'il y a en moi. La foi avec laquelle je reçois Jésus, en croyant fermement qu'il est le Christ, le Fils éternel du Père éternel, réellement, véritablement et substantiellement présent, dans l'Hostie sainte et dans le vin consacrés ; avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité. Cela nous dépasse totalement, c'est un si grand mystère que nous devons toujours demander au Seigneur : « Augmente en moi la foi » (cf. Luc 17, 5), « viens en aide à mon manque de foi ! » (Marc 9, 23).
( à suivre...)
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Catégories : adoration, communion, eucharistie, jesus christ, messe, présence réelle
mercredi 24 octobre 2007
Arrets sur christianisme (1)
Arrêts sur christianisme (1)
Le Christ « ne se limite pas à parler « au nom de Dieu » comme les prophètes, mais c'est Dieu même qui parle dans son Verbe éternel fait chair. Nous touchons ici le point essentiel qui différencie le christianisme des autres religions, dans lesquelles s'est exprimée dès le commencement la recherche de Dieu de la part de l'homme. Dans le christianisme, le point de départ, c'est l'Incarnation du Verbe. Ici, ce n'est plus seulement l'homme qui cherche Dieu, mais c'est Dieu qui vient en personne parler de lui-même à l'homme et lui montrer la voie qui lui permettra de l'atteindre. C'est ce que proclame le prologue de l'Évangile de Jean : « Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui l'a fait connaître » (1, 18). Le Verbe incarné est donc l'accomplissement de l'aspiration présente dans toutes les religions de l'humanité : cet accomplissement est l'œuvre de Dieu et il dépasse toute attente humaine. C'est un mystère de grâce » (Jean-Paul II, lettre apostolique À l'approche du troisième millénaire, 10 novembre 1994, n° 6).
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Catégories : christianisme, grâce, Incarnation, jesus christ, religion
Avec Jesus dans l'Eucharistie
Avec Jésus dans l'Eucharistie
Quel bonheur de pouvoir nous approcher aussi facilement du Seigneur. Il est présent dans le sacrement de l'Eucharistie. Présent dans le tabernacle, au pied duquel nous pouvons venir l'adorer, ce que requiert notre nature : « De la vertu de religion, l’adoration est l’acte premier. Adorer Dieu, c’est le reconnaître comme Dieu, comme le Créateur et le Sauveur, le Seigneur et le Maître de tout ce qui existe, l’Amour infini et miséricordieux. « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c’est à lui seul que tu rendras un culte » (Luc 4, 8) dit Jésus, (lire la suite) citant le Deutéronome (6, 13) » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 2096). « L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. Ne refusons pas le temps pour aller le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde. Que ne cesse jamais notre adoration » (Jean Paul II, lettre Dominicæ cenæ, n° 3).Nous avons un besoin intime d'adoration, de contemplation. Nous pouvons venir retrouver le Seigneur comme on va vers un ami, pour passer un moment ensemble. N'est-ce pas le même désir d'Amour que le Seigneur manifeste envers nous quand il s'exprime par la plume de l'écrivain sacré : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi » (Apocalypse 3, 20) ?
Le Seigneur est là, sur l'autel, après la consécration à la messe, au terme de laquelle il nous est offert en nourriture : « Le Corps du Christ. » « Amen », ce « qui signifie « Que cela se fasse » (cf. Luc 1, 38) » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 2856).
Avec le Seigneur, point n'est besoin de faire antichambre : « Se recueillir en prière, en méditation, c'est une chose si facile... ! Jésus ne nous fait pas attendre, il ne nous fait pas faire antichambre. C'est lui qui attend » (saint Josémaria, Forge, n° 539). Nous n'avons pas à demander d'audience, à passer par des intermédiaires, à franchir une série de barrages qui protégeraient l'accès des intrusions humaines. Non. Jésus nous attend. Il est présent pour nous.
Il est venu parmi nous pour nous prendre avec lui, et même en lui, pour nous transformer, nous diviniser. C'est incroyable, quand on y pense, ne serait-ce qu'un peu !
(à suivre...)
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Catégories : adoration, contemplation, eucharistie, jesus christ, prière, religion















