ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est consécration. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est consécration. Afficher tous les articles

samedi 28 novembre 2009

Le prêtre et la célébration de la messe

Le prêtre et la célébration de la messe

Parlant du prêtre, le disait : « saint Curé d'Ars Dieu lui obéit. Il dit deux mots et Notre Seigneur descend du ciel à sa voix et se renferme dans une petite hostie » (Mgr René Fourrey, Ce que prêchait le Curé d'Ars, Dijon, L'Échelle de Jacob, 2009, p. 112). Telles sont la dignité, la force et la grandeur du prêtre. Il parle et Dieu suit. Il prononce les paroles de la consécration, et parce qu'il les formule in nomine et in persona Christi, « au nom et en la personne du Christ », « Dieu arrête ses regards sur l'autel. C'est là, dit-il, mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toutes mes complaisances (curé d'Ars, Ibid., p. 112-113). Il n'y a pas de délai de latence. Dire les paroles prononcées le Jeudi Saint par le Christ Seigneur et voir le Rédempteur apparaître à l'autel est tout un, est une action instantanée. Le Père regarde l'hostie, et celle-ci revêt sur-le-champ l'humanité et la divinité de son Fils par la vertu du Saint-Esprit. « Tu es mon Fils ; moi-même, aujourd'hui je t'ai engendré » (Psaume 2, 7). C'est un « aujourd'hui » éternel, mais qui se réactualise dans notre temps séquentiel, qui est rendu présent à nos sens. Le Père engendre le Fils dans la nourriture eucharistique qu'il se propose « dès avant la constitution du monde » (Éphésiens 1, 4) de nous donner ad robur, pour nous fortifier, afin que nous atteignions la gloire des enfants de Dieu. (lire la suite)
« Au mérite de l'offrande de cette victime, il ne peut rien refuser » (curé d'Ars, Ibid., p. 113). Parce que son Fils ne cesse de répéter : « Voici, je viens, ô Dieu, pour faire ta Volonté » (Hébreux 10, 7). Il reconnaît qu'il n'a pas de volonté propre, c'est-à-dire de projet ou d'ambition personnel. Ma nourriture, dira-t-il, autrement dit ce dont je vis, ce qui me fait exister en tant qu'homme, « c'est de faire la Volonté de celui qui m'a envoyé » (Jean 4, 34).
Un aspect de cette volonté est que le prêtre, alter Christus, un « autre Christ », reproduise l'événement libérateur du Golgotha, l'actualise continuellement dans notre monde, jour après jour. Le Père veut ainsi, d'un grand désir, éternel, infini, permanent, accéder à la prière de son Fils et, par les mains et la voix du prêtre, étendre à l'humanité nécessiteuse de grâce et de pardon, les fruits du Sacrifice du Seigneur qui réclame le salut en notre faveur.

lundi 15 décembre 2008

L'avent et la deuxième venue du Seigneur (1)

L'avent et la deuxième venue du Seigneur (1)

L’attente de la seconde venue du Christ, pour établir son royaume définitif, a toujours occupé une place privilégiée dans les prières de l’Église. Certains rites, actualisés après le Concile du Vatican II, ont repris une formule de la liturgie hispanique : « Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et que vous boirez de ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne glorieux du ciel. » La forme ordinaire du rite romain prévoit, parmi les acclamations possibles, à réciter aussitôt après la consécration, celle-ci : (lire la suite) « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » Nous trouvons aussi cette attente eschatologique dans certaines liturgies eucharistiques d’Orient, telle la liturgie de saint Jacques : « Nous célébrons la mémoire de sa passion vivifiante, de sa croix salvifique, de sa mort et son ensevelissement, de sa résurrection d’entre les morts au troisième jour, de son ascension, de sa place à la droite du Père, de sa deuxième venue glorieuse et terrible, lorsqu’il viendra dans sa gloire pour juger les vivants et les morts et rendre à chacun selon ses œuvres. »
Les prières que l’Église récite pour les mourants et pour les défunts projettent des lumières importantes sur l’énigme de la mort. Elles font allusion à la rencontre avec un Dieu dont la miséricorde et la justice déterminent la destinée du défunt, « soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1002). Elles expriment, en outre, l’espérance en la résurrection à la fin des temps.
Par exemple, le rituel pour l'onction des malades prévoit de réciter cette belle prière pour le mourant : « Maintenant tu peux quitter ce monde, âme chrétienne. Quitte-le, au nom de Dieu, le Père tout-puissant qui t’a créée, au nom de Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui a souffert la mort pour toi, au nom du Saint-Esprit qui a fait sa demeure en toi ; qu’aujourd’hui tu vives dans la paix, et que ta demeure soit auprès de Dieu dans l’Église du ciel. » Voici également une des prières qui peut être récitée au moment de la fermeture du cercueil : « Accueille, Seigneur, l’âme de ton serviteur que tu as voulu appeler de ce monde vers toi. Brise les liens de ses péchés : qu’il reçoive le bonheur éternel dans le repos et la lumière, et qu’il se relève au milieu des élus et des saints dans la gloire de la résurrection. »

(à suivre...)