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vendredi 16 avril 2010

L’appel à la conversion (1)

L’appel à la conversion (1)

Un des « mystères lumineux » introduits dans la récitation et la contemplation du saint Rosaire par Jean-Paul II est intitulé « l’annonce du royaume et l’appel à la conversion ». Cet appel retentit constamment, tant dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, comme une nécessité impérieuse pour les pécheurs que nous sommes. Il ne suffit pas de se convertir une fois, de prendre le parti de Dieu à un moment donné, car nous restons soumis à des forces centrifuges qui tendent à nous éloigner de Dieu.
L’Eglise revient inlassablement à la charge, notamment pendant l’avent et le carême, pour nous presser de nous convertir, tant que cela est encore possible, car un jour viendra, qui sera le dernier et qui nous prendra tel que nous serons alors, sans possibilité de changement. « C’est maintenant le moment favorable ; c’est maintenant le jour du salut » (2 Corinthiens 6, 2).
Cette conversion est nécessaire parce que, aussi bons que nous puissions être à un moment donné, nous conservons notre capacité à refuser Dieu à tout moment. Les exemples abondent dans la Sainte Ecriture d’hommes privilégiés de Dieu, entretenant avec lui des relations intimes, qui n’ont pas su rester fidèles, et qui ont tôt fait d’oublier les prévenances de Dieu à leur égard, dès que leur situation matérielle s’est arrangée. « Je ne veux pas que vous l’ignoriez, frères : Nos pères furent tous sous la nuée, tous passèrent à travers la mer, tous reçurent le baptême de Moïse en la nuée et en la mer, tous mangèrent le même aliment spirituel et tous burent le même breuvage spirituel – ils buvaient, en effet, au rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher spirituel était le Christ. Cependant, ce ne fut pas le plus grand nombre qui attira la complaisance divine, puisque leurs corps jonchèrent le désert » (1 Corinthiens 10, 1-5). Il n’est pas jusqu’à des hommes aussi exemplaires a priori que David et Salomon qui ne soient tombés bien bas. David, en commettant un crime pour s’adonner à sa passion adultère (2 Samuel 11, 2-12, 25). Salomon, qui avait demandé la Sagesse et non les richesses, et l’avait reçue de Dieu au point de susciter l’admiration des peuples (1 Rois 4, 9-14), Salomon avait néanmoins accueilli les dieux étrangers, au mépris des ordres exprès de Yahvé, son Dieu, le Dieu unique et le seul vrai, « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Exode 3, 6), et s’était entouré de femmes et de concubines par centaines (1 Rois 11, 1-13), don beaucoup d'étrangères, ce que Dieu avait réprouvé par avance (1 Rois 11, 2).

(à suivre…)

mercredi 25 février 2009

Entrée en Carême

Entrée en Carême

Comme la faiblesse humaine ne sait pas garder une démarche ferme en un monde si glissant, le bon médecin vous a encore montré les remèdes contre l’égarement, le juge miséricordieux n’a pas refusé l’espoir du pardon. Ce n’est donc pas sans motif que saint Luc a proposé trois paraboles de suite : la brebis qui s’était égarée et fut retrouvée, la drachme qui s’était perdue et qui s’est retrouvée, le fils qui était mort et a repris vie, pour que ce triple remède vous engage à soigner vos blessures ; car « une corde triple ne nourrira pas » (Siracide 4, 12). Qui sont ce père, ce pasteur, cette femme ? (lire la suite) N’est-ce pas Dieu le Père, le Christ, l’Église ? Le Christ vous porte en son corps, ayant pris sur Lui vos péchés ; l’Église vous cherche, le Père vous accueille. Pasteur Il rapporte, mère elle recherche, Père Il revêt : d’abord la miséricorde, puis l’assistance, en troisième lieu la réconciliation. Chaque détail est ajusté à chacun : le Rédempteur vient en aide, l’Église assiste, le Père se réconcilie. C’est la même miséricorde de l’œuvre divine, mais la grâce varie selon nos mérites. La brebis lasse est ramenée par le pasteur, la drachme égarée se retrouve, le fils rebrousse chemin vers son père, et revient pleine-ment repentant d’un égarement qu’il condamne. Aussi est-il justement écrit: « Vous sauverez hommes et bêtes, Seigneur » (Psaume 35, 7). Quelles sont ces bêtes ? Le Prophète a dit que la semence d’Israël sera une semence d’hommes, et celle de Juda semence d’animaux (Jérémie 31, 27) : ainsi Israël est sauvé comme un homme, Juda recueilli comme une brebis. J’aime donc mieux être fils que brebis: car la brebis est recherchée par le pasteur, le fils fêté par le père.

Ambroise de Milan, Traité sur l’Évangile de Luc 2, 7, 207-208.

jeudi 28 février 2008

Le sens de la douleur (1)

Le sens de la douleur (1)

En ce temps de carême, après avoir parlé du sacrifice, abordons la douleur.
« Tu as demandé à Notre Seigneur de te laisser souffrir un peu pour lui. Mais ensuite, quand est venue l’épreuve, sous une forme si humaine, si normale (difficultés et problèmes familiaux…, ou encore ces mille petitesses de la vie courante) il t’en a coûté de voir le Christ derrière tout cela. — Ouvre docilement tes mains à ces clous…, et ta douleur deviendra ta joie » (saint Josémaria, (lire la suite) Sillon, n° 234). Bien peu de gens, même parmi les baptisés, comprennent cela. Certains nient que les souffrances du Christ aient été rédemptrices. On se demande alors à quoi elles ont bien pu servir et quel en a été le sens. D'autres, les mêmes souvent, nient aussi que la messe soit un sacrifice. Pourtant, selon l'enseignement de l'Église, c'est le Sacrifice du Calvaire, l'unique Sacrifice du Christ, qui est rendu présent, de façon non sanglante mais sacramentelle. « L'Eucharistie est mémorial en ce sens qu'elle rend présent et actualise le sacrifice que le Christ a offert à son Père, une fois pour toutes, sur la Croix, en faveur de l'humanité » (Abrégé du Catéchisme de l'Église catholique, n° 280).
Le Christ sur la Croix embrasse d'un seul regard toutes les générations de l'humanité, passée, présente et à venir. C'est pour elles toutes qu'il se livre au moment qu'il a lui-même fixé de toute éternité avec son Père et le Saint-Esprit.
Le Christ souffre, mais n'est pas triste. Sa douleur se transforme en joie, la joie d'ouvrir les portes du ciel que le péché d'Adam et Ève avaient fermées : Dieu avait mis « à l'orient du jardin d'Éden les Chérubins et la flamme de l'épée tournoyante, pour garder le chemin de l'arbre de vie » (Genèse 3, 24). Le Christ sait que, « par là, il réconciliera toute l'humanité avec Dieu » (Ibid., n° 119).
Beaucoup de gens se laissent guider par la « loi du goût », aidés en cela par les messages publicitaires qui ne parlent que de se faire plaisir, de confort personnel, et j'en passe. Ce n'est pas là une vie chrétienne. Ni d'ailleurs, en dépit des apparences en trompe-l'œil, une vie heureuse. Car une vie sans Dieu est une vie vide de sens, n'est que tristesse. Elle vole de plaisir en plaisir qui s'échappent et ne satisfont jamais.
La vie chrétienne passe par les renoncements. « Il n'y a pas de disciple au-dessus du maître, ni de serviteur au-dessus de son seigneur » (Matthieu 10, 24). Le Christ étant monté sur la Croix, nous devons nous y hisser également. « N’as-tu jamais contrarié tes goûts ou tes caprices en quelque chose ? — Considère que Celui qui te demande de le faire est cloué sur une Croix, qu’il souffre dans tous ses sens et dans toutes ses puissances, et qu’une couronne d’épines couvre sa tête… et tout cela pour toi » (saint Josémaria, Sillon,, n° 989).

(à suivre...)

vendredi 22 février 2008

Le careme et la priere

Le carême et la prière

La prière étant, avec l'aumône et le jeûne, une des caractéristiques du temps du carême, voici, pour que nous les méditions, des réflexions profondes du pape Benoît XVI sur le sens et la nature de la prière chrétienne :
« Un premier lieu essentiel d'apprentissage de l'espérance est la prière. Si personne ne m'écoute plus, Dieu m'écoute encore. Si je ne peux plus parler avec personne, si je ne peux plus invoquer personne – je peux toujours parler à Dieu. S'il n'y a plus personne qui peut m'aider – là où il s'agit d'une nécessité ou d'une attente qui dépasse la capacité humaine d'espérer, Lui peut m'aider (lire la suite) (cf. Catéchisme de l'Église catholique, n° 2657). Si je suis relégué dans une extrême solitude... ; celui qui prie n'est jamais totalement seul. De ses treize années de prison, dont neuf en isolement, l'inoubliable Cardinal Nguyên Van Thuan nous a laissé un précieux petit livre : Prières d'espérance. Durant treize années de prison, dans une situation de désespoir apparemment total, l'écoute de Dieu, le fait de pouvoir lui parler, deviennent pour lui une force croissante d'espérance qui, après sa libération, lui a permis de devenir pour les hommes, dans le monde entier, un témoin de l'espérance – de la grande espérance qui ne passe pas, même dans les nuits de la solitude. (...) Afin que la prière développe cette force purificatrice, elle doit, d'une part, être très personnelle, une confrontation de mon moi avec Dieu, avec le Dieu vivant. D'autre part, cependant, elle doit toujours être à nouveau guidée et éclairée par les grandes prières de l'Église et des saints, par la prière liturgique, dans laquelle le Seigneur nous enseigne continuellement à prier de façon juste. Dans son livre d'Exercices spirituels, le Cardinal Nguyên Van Thuan a raconté comment dans sa vie il y avait eu de longues périodes d'incapacité à prier et comment il s'était accroché aux paroles de la prière de l'Église : au Notre Père, à l'Ave Maria et aux prières de la liturgie (cf. Témoins de l'espérance, Montrouge, Nouvelle Cité, 2000, p. 157-159). Dans la prière, il doit toujours y avoir une association entre prière publique et prière personnelle. Ainsi nous pouvons parler à Dieu, ainsi Dieu nous parle. De cette façon se réalisent en nous les purifications grâce auxquelles nous devenons capables de Dieu et aptes au service des hommes. Ainsi, nous devenons capables de la grande espérance et nous devenons ministres de l'espérance pour les autres : l'espérance dans le sens chrétien est toujours aussi espérance pour les autres. Et elle est une espérance active, par laquelle nous luttons pour que les choses n'aillent pas vers « une issue perverse ». Elle est aussi une espérance active dans le sens que nous maintenons le monde ouvert à Dieu. C'est seulement dans cette perspective qu'elle demeure également une espérance véritablement humaine (Benoît XVI, encyclique Spe salvi sur l'espérance, nos 32 et 34).

mardi 19 février 2008

Le sacrifice (1)

Le sacrifice (1)

Puisque nous sommes en carême, il est utile de réfléchir au sens du sacrifice.
Le monde connaît deux catégories de gens : ceux qui refusent tout sacrifice, qui vivent égoïstement repliés sur eux-mêmes, qui, à la limite, laisseraient quelqu'un mourir sous leurs yeux plutôt que de le secourir, et ceux qui voient des sacrifices partout, qui prennent des airs de victime et se plaignent continuellement que la vie est dure, qu'ils ne peuvent pas faire ce dont ils ont envie. Les gens de l'une et l'autre espèces sont malheureux.
Il existe une troisième voie, (lire la suite) celle du chrétien pour qui la souffrance est un moyen de s'unir au Christ et de prolonger son action rédemptrice en étant co-rédempteur avec lui. « Sacrifice ! Sacrifice ! — Il est vrai que suivre Jésus-Christ (et c’est lui-même qui l’a dit) veut dire porter sa Croix. Mais je n’aime pas entendre les âmes qui se sont éprises de Notre Seigneur parler à ce point de croix et de renoncements : lorsqu’il y a l’Amour, le sacrifice est joyeux, même s’il en coûte, et la croix, c’est la Sainte Croix » (saint Josémaria, Sillon, n° 289). Celui qui agit par amour n'a pas l'impression de faire des choses extraordinaires. Surtout, il ne se sent pas victime de quoi que ce soit, car l'unique Victime est Jésus-Christ, qui a été envoyé par le Père « comme victime de propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4, 10). On est victime malgré soi. Le langage s'exprime en disant que l'on est victime de quelqu'un ou de quelque chose. Mais celui qui aime agit de propos délibéré, avec bienveillance et désintéressement, ce qui est la caractéristique de l'amour dit d'agapè (expliqué par le pape Benoît XVI dans son encyclique Dieu est Amour). Il n'attend pas de recevoir quelque chose : il donne tout, il se donne lui-même. Et le coût de ce don, il l'accepte pleinement, bien volontiers.
Tout comme en disant « oui » à Dieu, en faisant pleinement don de sa personne, Marie accepte par avance avec joie tout ce que ce « oui » comportera dans sa vie, sans le connaître d'avance. Le « oui » de l'Annonciation englobe le « oui » de la fuite en Égypte en pleine nuit, le « oui » de la vie cachée et ordinaire à Nazareth, celui de la Passion et du don de son Fils pour le salut des hommes, et le « oui » à l'échange, à la substitution que Jésus père entre lui et Jean, lui et les hommes, lui le Saint et le Sauveur et les gommes pécheurs et ses bourreaux, le « oui » encore de la Pentecôte et de la vie de l'Église naissante...

(à suivre...)

lundi 18 février 2008

Le careme, temps favorable

Le carême, temps favorable

« Au temps favorable, je t'ai exaucé ; aux jours du salut, je t'ai secouru » (2 Corinthiens 6, 2). Celui qui crie vers mois, qui fait appel à moi, je l'exaucerai, littéralement je l'entendrai (cf. Psaume 91, 1), je ferai droit à sa demande. Et je le libérerai, je briserai les chaînes du péché qui entravent sa marche, et je le glorifierai (cf. Psaume 91, 2). « Puis qu'il te promet la gloire, son amour, (lire la suite) et qu’il te les donne, le moment venu ; puisqu’il t’appelle, que vas-tu lui donner, toi, au Seigneur ? Comment répondras-tu, comment répondrai-je, moi aussi, à cet amour de Jésus qui passe près de nous ? » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 59).
« Le voici maintenant le temps favorable ; le voici, maintenant, le jour du salut » (2 Corinthiens 6, 2). C'est aujourd'hui, maintenant, et non demain, plus tard, l'adverbe des vaincus, qu'il convient de dire à Dieu du fond du cœur et de tout notre être : « Me voici, puisque tu m'as appelé » (1 Rois 3, 5) ; vas-y, « beame » mon cœur, n'hésite pas. Je veux être entièrement à toi, et faire en tout ta très aimable Volonté, comme ton divin Fils. « Je suis décidé à ne pas laisser passer ce temps de carême sans laisser de traces, comme passe l’eau sur les pierres. je me laisserai imprégner, transformer ; je me convertirai, je me tournerai de nouveau vers le Seigneur en l’aimant comme il désire être aimé » (saint Josémaria,
Quand le Christ passe, Ibid.).

dimanche 17 février 2008

Se detacher (1)

Se détacher (1)

À l'occasion du carême, voici quelques remarques sur le détachement des biens de ce monde.
Saint Luc décrit le voyage par mer qui conduit saint Paul de Césarée Maritime à Pouzzoles, d'où il gagna Rome. Les précisions topographiques et les détails techniques abondent et montrent que Luc qui, d'ailleurs, rédige son récit au pluriel, faisait partie du voyage. Or, lorsqu'ils approchaient de la Crète, cherchant à hiverner à une époque où la navigation était déjà fort périlleuse et alors que saint Paul, qui avait déjà essuyé trois naufrages dans sa vie (cf. 2 Corinthiens 11, 25) avait vivement déconseillé (lire la suite) de reprendre la mer (cf. Actes des apôtres 27, 10), or, donc, « bientôt un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna sur l'île. Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre l'ouragan, et nous nous laissâmes aller à la dérive » (Actes des apôtres 27, 14-15).
Comme la tempête, loin de décroître, ne faisait que s'amplifier, ils jetèrent la cargaison à la mer, agrès, mâts, barres, bref tout ce dont ils pouvaient se débarrasser dans l'espoir d'avoir au moins la vie sauve (cf. Actes des apôtres 27, 18-19).
Cette attitude en quelque sorte désespérée de l'équipage et des passagers nous montre le comportement que nous devons adopter lorsque nous rencontrons des difficultés de navigation dans notre voyage vers le ciel, vers l'éternité. Les tempêtes ne manquent pas. Le ciel peut rester implacablement fermé. Il faut conserver l'espoir, car c'est Dieu qui guide la barque, et il la mène à bon port, plus sûrement que nous ne pourrions le faire. La tempête, les écueils ne font pas obstacle à sa Volonté.

(à suivre...)

samedi 16 février 2008

Le careme (8)

Le carême (8)

Le sacrement de la réconciliation dont j'ai parlé ces jours derniers était qualifié par saint Josémaria de « sacrement de la joie ». Il nous pardonne nos péchés. Mais il est également important, si nous voulons avoir les mêmes sentiments que le Christ, comme je le disais le premier jour, de demander pardon à Dieu pour les péchés des autres hommes. Jésus est venu parmi nous « pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Matthieu 20, 28). Son Sang est « versé pour beaucoup en vue de la rémission des péchés » (lire la suite) (Matthieu 26, 28).
En mourant sur la Croix, Jésus a vraiment donné une fois pour toutes sa vie pour tous les hommes, Sacrifice définitif qui est « rendu présent » dans chaque messe. Il nous a dit : « Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive » (Luc 9, 23), autrement il « n'est pas digne de moi » (Matthieu 10, 39).
Cette croix n'a rien d'extraordinaire. Elle est constituée de menus événements de la vie de tous les jours. Comme le pape Benoît XVI l'écrit dans son encylique sur l'espérance, « la pensée de pouvoir « offrir » les petites peines du quotidien, qui nous touchent toujours de nouveau comme des piqûres plus ou moins désagréables, leur attribuant ainsi un sens, était une forme de dévotion, peut-être moins pratiquée aujourd'hui, mais encore très répandue il n'y a pas si longtemps. (...). Que veut dire « offrir » ? Ces personnes étaient convaincues de pouvoir insérer dans la grande compassion du Christ leurs petites peines, qui entraient ainsi d'une certaine façon dans le trésor de compassion dont le genre humain a besoin. De cette manière aussi les petits ennuis du quotidien pourraient acquérir un sens et contribuer à l'économie du bien, de l'amour entre les hommes » (n° 40).
Tel a toujours été l'enseignement de saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, pour qui les « petites choses » avaient une grande valeur, celle de l'amour que nous mettons à les accomplir. « Combien se laisseraient clouer sur une croix, devant des milliers de spectateurs stupéfaits, qui ne savent pas supporter chrétiennement les piqûres d’épingle quotidiennes ! — Juge, par là, ce qu’il y a de plus héroïque » (Chemin, n° 204).
Nous pourrions dire encore bien des choses à propos du carême. Je m'arrête là... pour cette année.

(fin)

vendredi 15 février 2008

Le careme (7)

Le carême (7)

Poursuivons nos réflexions sur ce que le carême nous demande comme effort de conversion. Il faut ajouter encore quelques considérations sur les bienfaits de la confession sacramentelle, toujours en suivant les orientations du Serviteur de Dieu Jean-Paul II dans son exhortation apostolique post-synodale Reconciliatio et Paenitentia (n° 31).
Il écrit que « tout confessionnal est un lieu privilégié et béni (lire la suite) d'où, une fois les divisions effacées, naît un homme réconcilié, nouveau et sans tache, un monde réconcilié ! » Je souligne, en passant, que les normes en vigueur dans l'Église catholique stipulent que « les confessions ne seront pas entendues en dehors du confessionnal, à moins d'une juste cause » (Code de droit canonique, canon 964 § 3) et que « le ministre du sacrement peut légitimement décider, pour une juste cause et sans que l'on se trouve dans un cas de nécessité, et cela même dans le cas où le pénitent demande que l'on procède autrement, que la confession sacramentelle sera reçue dans un confessionnal muni d'une grille fixe » (Conseil pontifical pour les Textes législatifs, Réponse, 1er septembre 1998).
« Le fruit le plus précieux du pardon obtenu dans le sacrement de pénitence, écrit Jean-Paul II, consiste dans la réconciliation avec Dieu : celle-ci se produit dans le secret du cœur du fils prodigue et retrouvé qu'est chaque pénitent. Il faut évidemment ajouter que cette réconciliation a pour ainsi dire comme conséquences d'autres réconciliations, qui portent remède à d'autres ruptures causées par le péché : le pénitent pardonné se réconcilie avec lui-même dans les profondeurs de son être, où il retrouve sa vérité intérieure ; il se réconcilie avec ses frères, agressés et lésés par lui en quelque sorte ; il se réconcilie avec l'Église ; il se réconcilie avec toute la création. La prise de conscience de toute cela fait naître chez le pénitent, au terme de la célébration, un sentiment de gratitude envers Dieu pour le don de la miséricorde qu'il a reçu. C'est à cette action de grâce que l'Église l'invite. »

(à suivre...)

mercredi 13 février 2008

Le careme (6)

Le carême (6)
Je parlais la dernière fois de confession. L'Église catholique a toujours recommandé la pratique de la confession fréquente, dite de dévotion qui « aide à former notre conscience, à lutter contre nos mauvais penchants, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l'Esprit ».
Au n° 30 de son exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia, le Serviteur de Dieu Jean-Paul II rappelait quelques convictions fondamentales au sujet de la confession. (lire la suite) D'abord que « le sacrement de pénitence est la voie ordinaire pour obtenir le pardon et la rémission des péchés graves commis après le baptême ». Le recours à l'absolution collective ne peut avoir lieu que dans des cas extrêmement limités, qui, selon les évêques de France, ne se produisent pas dans notre pays, l'obligation demeurant de toute façon de confesser ses péchés mortels au plus vite dans la confession personnelle, auriculaire et secrète.
En second lieu, « selon la conception la plus ancienne de la Tradition, ce sacrement est une sorte d'action judiciaire ; mais celle-ci se déroule auprès d'un tribunal de miséricorde ». En réalité, nous nous jugeons nous-mêmes. À sa mort, « chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1022).
La troisième conviction fondamentale porte sur les réalités qui composent le signe sacramentel du pardon. Certaines sont des actes du pénitent : examen de conscience ; contrition, à savoir un rejet net et ferme du péché commis, en même temps que la résolution de ne plus le commettre à cause de l'amour que l'on a pour Dieu et qui renaît avec le repentir ; l'accusation des fautes ou aveu qui « doit être ordinairement individuelle et non collective, de même que le péché est un fait profondément personnel » : l'absolution, acte du confesseur « juge et médecin, image du Dieu-Père qui accueille et pardonne celui qui revient ; enfin la satisfaction, « signe de l'engagement personnel que le pécheur a pris devant Dieu, dans le sacrement, de commencer une existence nouvelle (...) ; (ce qui inclut) l'idée que le pécheur pardonné est capable d'unir sa propre mortification corporelle et spirituelle, voulue ou au moins acceptée, à la Passion de Jésus qui lui a obtenu le pardon ».

(à suivre...)

mardi 12 février 2008

Le careme (5)

Le carême (5)

Nous avons vu précédemment qu'un effort de carême peut être de jeûner intérieurement, en améliorant notre caractère et notre comportement envers Dieu et les autres. Ceci nous amène à une autre considération. La pénitence est une pratique traditionnelle du temps de carême.
Elle implique que nous prenions davantage conscience de notre condition de pécheur. Comme Mgr Echevarria, prélat de l'Opus Dei, l'écrit dans sa lettre mensuelle, (lire la suite) « nous devons reconnaître que souvent, par faiblesse, nous n'accomplissons pas la volonté de Dieu ou, tout au moins, nous ne répondons pas à son Amour avec la promptitude et la générosité qu'il est en droit d'attendre de nous ».
Il convient d'accepter avec humilité notre condition de pécheur, d'essayer de bien en mesurer la réalité grâce à un examen de conscience quotidien, expression de la délicatesse d'âme de celui qui veut découvrir, avec la lumière et l'aide du Saint-Esprit, ce qui s'est bien passé dans la journée, ce qui a été mal et ce que nous aurions pu mieux faire. « Face à ce qui a été bon, réagissons avec une gratitude sincère ; en présence de nos fautes, implorons filialement le pardon de Dieu ; et terminons toujours par un acte de contrition, la douleur d'amour, et une résolution bien concrète de lutte, petite, peut-être, mais animés d'un désir sérieux de croissance intérieure ».
Cet examen de conscience, accompli « consciencieusement », nous permet de recourir avec un grand profit spirituel au sacrement de la confession. La révélation de la valeur de ce ministère de la réconciliation et du pouvoir de remettre les péchés conféré par le Christ aux apôtres et à leurs successeurs « a fait se développer dans l'Église la conscience du signe du pardon donné par le sacrement de la pénitence. Il s'agit de la certitude que le Seigneur Jésus lui-même a institué et confié à l'Église (...) un sacrement spécial pour la rémission des péchés commis après le baptême » (Jean-Paul II, exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia, n° 30).

(à suivre...)

dimanche 10 février 2008

« Beam » ton cœur !

« Beam » ton cœur !

Par le prophète Osée, Dieu dit de sa créature : « Je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai de cœur à cœur » (Os 2, 16). C'est ce qu'il veut faire avec nous pendant ce carême, nous prendre avec lui, nous perler en tête à tête, mieux encore de « cœur à cœur ».
Pour cela, laissons-le « beamer » notre cœur ! De nos jours, grâce aux prouesses technologiques, on peut mettre deux palm en vis-à-vis et transmettre des données de l'un vers l'autre.
Demandons à Dieu de « beamer » ainsi vers nous son Amour, pour que nous aimions comme il aime, de nous transmettre les vertus, la connaissance de la Vérité, de notre foi, pour que vivions vraiment en « cœur à cœur ».

samedi 9 février 2008

Le careme (4)

Le carême (4)

« Revenons à Dieu de tout notre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Revenons au Seigneur notre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour » (Joël 2, 13). Cette affirmation de l'Écriture, reprise dans la liturgie de l'imposition des cendres, nous montre d'autres sentiments de Dieu à notre endroit. Il s'agit encore d'une invitation au repentir.
Celui-ci prend, entre autres, la forme du jeûne. (lire la suite) Le jeûne quant à la nourriture nous est demandé par l'Église le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Mais nous pouvons ne pas nous contenter de ces deux jours annuels, si nous voulons participer de plus près à la Croix rédemptrice. « Le jeûne rigoureux est une pénitence très agréable à Dieu. — Mais, les uns comme les autres, nous nous sommes tous relâchés. Il n’y a pas d’inconvénient, au contraire, si ton directeur l’approuve, à ce que tu jeûnes fréquemment » (saint Josémaria, Chemin, n° 231).
Ceci étant, comme le dit un sermon ancien pour le carême, « le jeûne qui nous est demandé n'est pas celui que vous croyez. Il existe un autre jeûne, plus parfait, dans le secret du cœur, et ce jeûne-là est d'autant plus agréable à Dieu qu'il est plus caché : il consiste à nous abstenir de tous les désirs que la chair soulève contre l'esprit. C'est bien peu de retrancher les aliments si l'on ne retranche pas aussi les mauvais penchants. C'est bien peu de réprimer notre avidité si nous ne réprimons pas notre cupidité en donnant largement aux pauvres (nous retrouvons ici la suggestion de Benoît XVI rappelée hier). C'est bien peu de ne pas céder à notre ventre si, emportés par les disputes, nous cédons à la colère. Remportons la victoire sur notre langue, nous qui l'avons remportée sur notre ventre. Privons-nous de querelles, de contestations, de méchancetés. (...)
Voilà le jeûne qui plaît au Seigneur ».
Nous avons là un vaste programme de lutte contre nous-même, pour améliorer notre caractère, pour nous comporter davantage en chrétien cohérent, pour mieux regarder les autres avec le regard du Christ, « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour ».

(à suivre...)

vendredi 8 février 2008

Le careme (3)

Le carême (3)

Suivons les recommandations du pape Benoît XVI sur l'aumône pour ce temps de carême. Le pape cite saint Joseph-Benoît Cottolengo, qui avait l’habitude de recommander : « Ne comptez jamais les pièces que vous donnez, parce que, je le dis toujours : si en faisant l’aumône la main gauche ne doit pas savoir ce que fait la droite, de même la droite ne doit pas savoir ce qu’elle fait elle-même » (Detti e pensieri, Edilibri, n° 201). Puis, rappelant l'exemple de la pauvre veuve qui vers deux piécettes dans le trésor du Temple, « tout ce qu’elle avait pour vivre » (Marc 12, 44), il relève que cet « épisode émouvant s’insère dans la description des jours qui précèdent immédiatement la Passion (lire la suite) et la mort de Jésus, lui qui, comme le note saint Paul, s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté (cf. 2 Corinthiens 8, 9) ; il s’est donné tout entier pour nous. Le carême nous pousse à suivre son exemple, y compris à travers la pratique de l’aumône. À son école, nous pouvons apprendre à faire de notre vie un don total ; en l’imitant, nous réussissons à devenir disposés, non pas tant à donner quelque chose de ce que nous possédons, qu’à nous donner nous-mêmes ».
Nous donner nous-mêmes à Dieu, en ne vivant pas pour nous mais pour lui, pour lui faire plaisir, à l'imitation du Christ affirmant, de son Père, « je fais toujours ce qui lui plaît » (Jean 8, 29). Nous donner nous-mêmes aux autres, en exerçant la charité, en ne vivant pas égoïstement repliés sur nous mais en nous ouvrant aux besoins des autres, par la prière, le jeûne et l'aumône quadragésimaux (du carême), là encore à l'imitation du Seigneur, qui, « après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout » (Jean 13, 1), en leur donnant la plus grande preuve d'amour qui soit, c'est-à-dire en mourant pour eux, pour les sauver du péché (cf. Jean 15, 13).
L'aumône est aussi source de joie spirituelle : « Quand nous agissons avec amour, nous exprimons la vérité de notre être : nous avons en effet été créés non pour nous-mêmes, mais pour Dieu et pour nos frères (cf. 2 Corinthiens 5, 15). Chaque fois que, par amour pour Dieu, nous partageons nos biens avec notre prochain qui est dans le besoin, nous expérimentons que la plénitude de la vie vient de l’amour et que tout se transforme pour nous en bénédiction sous forme de paix, de satisfaction intérieure et de joie. En récompense de nos aumônes, le Père céleste nous donne sa joie. Mais il y a plus encore : saint Pierre cite parmi les fruits spirituels de l’aumône, le pardon des péchés. « La charité, écrit-il, couvre une multitude de péchés » (1 Pierre 4, 8) » (Benoît XVI,
Message pour le carême de 2008, 30 octobre 2007).

(à suivre...)

jeudi 7 février 2008

Le careme (2)

Le carême (2)

Nous avons parlé des sentiments qui animent le Christ avec intensité au cours des semaines antérieures à sa Passion, semaines qui correspondent à notre carême. Il s'agit donc pour nous de faire nôtres ces sentiments, qui ont la Croix pour horizon. Cela implique de nous convertir. Tel est d'ailleurs le premier mot de la prédication du Seigneur : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4, 17).
Toutefois, « cet itinéraire de conversion ne peut pas se limiter (lire la suite) à une période particulière de l'année : c'est un chemin quotidien, qui doit embrasser tout le cours de l'existence, chaque jour de notre vie » (Benoît XVI, Audience générale, 21 janvier 2007). C'est l'affaire de toute notre vie, même si chaque année l'Église nous propose le carême comme un temps privilégié de conversion.
Parlant de la personne humaine, le prophète Osée annonçait, de la part de Dieu : « Je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai de cœur à cœur » (Os 2, 16). Au désert, comme le Christ. « Le carême est un chemin de conversion dans l'Esprit Saint, pour rencontrer Dieu dans notre vie. En effet, le désert est un lieu de sécheresse et de mort ; il est synonyme de solitude, mais aussi de dépendance de Dieu, de recueillement et de retour à l'essentiel. Pour le chrétien, l'expérience du désert veut dire éprouver personnellement sa petitesse devant Dieu et devenir ainsi plus sensible à la présence de ses frères pauvres » (Jean-Paul II, Message pour le carême 1998).
C'est vers celui-ci que le pape actuel nous invite à nous tourner, en proposant de centrer notre effort de carême sur l'aumône : « Elle est une manière concrète de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, et, en même temps, un exercice ascétique pour se libérer de l’attachement aux biens terrestres. Combien forte est l’attirance des richesses matérielles, et combien doit être ferme notre décision. (...) L’Évangile met en lumière un aspect caractéristique de l’aumône chrétienne : elle doit demeurer cachée. « Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite », dit Jésus, « afin que ton aumône se fasse en secret » (Matthieu 6, 3-4) » (Benoît XVI, Message pour le carême de 2008, 20 octobre 2007).
Saint Paul qualifie l'aumône de « bénédiction » (2 Corinthiens 9, 5), qualificatif qu'explique saint Thomas d'Aquin en ces termes : « L'aumône est appelée bénédiction parce qu'elle est cause de la bénédiction éternelle. Car par l'action de donner, l'homme est béni par Dieu et par les hommes » (Commentaire sur la Deuxième épître aux Corinthiens).

(à suivre...)

mercredi 6 février 2008

Le careme (1)

Le carême (1)

Jésus a été baptisé par Jean, dans le Jourdain. « Puis l'Esprit le poussa aussitôt au désert. Et il vécut au désert pendant quarante jours, en butte aux tentations de satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient » (Marc 1, 12-13). Saint Matthieu (4, 2) précise qu'« il jeûna pendant quarante jours et quarante nuits ; après quoi, il sentit la faim ». Cet épisode de la vie de notre Seigneur donne tout son sens au carême (lire la suite) qui commence aujourd'hui. Le mot vient du latin quadragesima dies, qui signifie « quarante jours ».
C'est un temps de prière intense, de recueillement et de privations volontaires pendant lequel le Seigneur se dispose à la mission d'annonce de la Bonne Nouvelle qu'il va entreprendre dès que Jean-Baptiste aura été emprisonné par Hérode (cf. Matthieu 4, 12-17). Il se prépare ainsi à son apostolat, ainsi qu'au choix de ceux qu'il appellera à être ses disciples et, parmi eux, ses apôtres. Il pense sans aucun doute au peuple à convertir, et aux hommes de tous les temps pour lesquels il donnera sa vie près de trois ans plus tard.
Saint Paul nous invite à « avoir les uns pour les autres les mêmes sentiments, d'après le Christ Jésus » (Romains 15, 5). Nous pouvons élargir cette suggestion au fait de chercher à avoir de façon générale les mêmes sentiments que Jésus, et en particulier pendant ces semaines qui précèdent sa Passion, sa mort et sa Résurrection.
Il nous a fait savoir qu'il est venu mettre le feu sur la terre, ajoutant : « Et combien je désire qu'il soit déjà allumé. Il est un baptême que je dois recevoir - le baptême de son Sang versé sur la Croix - et comme je suis dans l'angoisse jusqu'à ce que ce soit chose faite » (Luc 12, 49-50). Le même saint Luc rapporte que « comme se faisait proche le temps où il allait être enlevé - où il allait mourir - il prit résolument la direction de Jérusalem » (9, 51), et « il marchait devant » ses apôtres, qui « étaient dans la stupéfaction » et « avaient peur » (Matthieu 9, 32), car tous savaient que les chefs des Juifs avaient donné l'ordre de le dénoncer pour le faire périr.
Enfin, au cours du repas du Jeudi Saint, Jésus dit à ses disciples : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir » (Luc 22, 15).

(à suivre...)