vendredi 7 février 2014
samedi 16 avril 2011
Le dénuement de Jésus
Le dénuement de Jésus
Comme pour le silence de Jésus pendant sa Passion, les quatre évangélistes rapportent unanimement un fait qui pourrait paraître banal et qui ne l’est pas - rien n’est anodin dans la vie de notre Seigneur, moins encore dans sa Passion – car il est l’accomplissement d’une prophétie.C’est saint Jean, cette fois-ci, qui entre davantage dans le détail du fait précis. « Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chaque soldat » (Jean 19, 23). Ils ne se soucient pas de savoir si le condamné a de la famille, à qui ces biens reviendraient de droit, en principe. Mais c’est sans doute la coutume pour des condamnés à mort et, de ce fait, mis au ban de la société. C’est une façon de les compenser de leur peine. Mais de toute façon, cela ne pouvait pas rapporter gros aux bourreaux. (lire la suite)
C’était plus un outrage de plus qu’autre chose. Quoi qu’il en soit, « ils prirent aussi sa tunique. Or, cette tunique était sans couture, d’une seule pièce de tissu de haut en bas » (Jean 19, 23), comme cela convenait à la dignité sacerdotale de Jésus, « grand prêtre suréminent, qui a pénétré au plus haut des cieux » (Hébreux 4, 14). Selon la tradition, c’est Marie qui a tissé cette tunique, peut-être à partir d’un fil unique, comme c’était la coutume pour la confection des tuniques des grands prêtres.
« Ils se dirent donc les uns aux autres : « Ne la déchirons pas ; mais tirons au sort qui l’aura. C’était pour que s’accomplît l’Ecriture qui dit : Ils se sont partagé mes vêtements, et ils ont tiré au sort ma robe. Voilà ce que firent les soldats » (Jean 19, 24). Jean cite aussi le psalmiste : « Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique » (Psaume 22, 19).
Jésus a connu la pauvreté toute sa vie. Mais il faut bien que lui soit encore enlevé le peu qui lui reste. A lui aussi s’applique ce que Job dit, dans sa détresse extrême : « Nu je suis sorti du sein de ma mère, et nu s’y retournerai » (Job 1, 21). Nul doute qu’il ajoute aussi : « Yahvé a donné et Yahvé a enlevé ; que le nom de Yahvé soit béni ! » (Job 1, 21).
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Dominique
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Catégories : christianisme, crucifixion, dénuement, Jésus-Christ, Passion, pauvreté, prêtre, religion, spiritualité, Vierge Marie
mardi 14 décembre 2010
Le monde a besoin de la croix (1)
Le monde a besoin de la croix (1)
Saint Paul prêche Jésus et Jésus crucifié : « Je n'ai pas jugé que je dusse savoir parmi vous autre chose que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1 Corinthiens 2, 2). Il précise : « Nous, nous prêchons un Christ crucifié ». Il est bien conscient que c’est « scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils » (1 Corinthiens 23, 1). Mais cela ne l’arrête pas. « Car si quelqu'un vient vous prêcher un autre Jésus que celui que nous vous avons prêché, ou si vous recevez un autre esprit que celui que vous avez reçu, ou un autre évangile que celui que vous avez embrassé » (2 Corinthiens 11, 4), qu’il soit écarté de la communauté.(lire la suite)
Scandale, folie… Et pourtant, « le bois de la Croix est devenu l’instrument de notre rédemption, tout comme l’arbre dont elle a été tirée a entraîné la Chute de nos premiers parents. La souffrance et la mort, qui ont été la conséquence du péché, sont devenus les moyens mêmes par lesquels le péché a été vaincu ». Voilà ce que Benoît XVI déclarait au cours de son voyage pastoral à Chypre (Homélie dans la paroisse Sainte-Croix, Nicosie, 5 juin 2010), une terre évangélisée par saint Paul. Il ajoutait que « l’agneau innocent a été immolé sur l’autel de la Croix, et une vie nouvelle a jailli alors de l’immolation de la victime : le pouvoir du mal a été détruit par le pouvoir de l’amour qui s’offre en sacrifice ».
Le pape laisse ainsi entrevoir l’aspect éminemment positif de la Croix. Parce que ce n’est pas un malfaiteur quelconque, redevable à la justice humaine, qui y a été cloué, mais le Fils de Dieu en personne, sa signification a changé du tout au tout : « C’est en effet un instrument de torture, de souffrance et d’échec mais, en même temps, elle exprime la complète transformation, le renversement définitif de ces afflictions : c’est ce qui en fait le symbole d’espérance le plus éloquent que le monde ait jamais vu. »
(à suivre…)
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Catégories : Benoît XVI, christianisme, Croix, crucifixion, espérance, folie, péché originel, religion, Sacrifice du Christ, saint Paul, scandale, souffrance, spiritualité
mercredi 15 septembre 2010
Sept douleurs et sept joies de Marie (1)
Sept douleurs et sept joies de Marie (1)
(à suivre…)
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Catégories : charité, chemin de Croix, christianisme, Croix, crucifixion, douleurs, Egypte, joie, religion, saint Ephrem, saint Jean Damascène, Sainte Trinité, Vierge Marie
dimanche 2 mai 2010
L’origine du chapelet (2)
L’origine du chapelet (2)
(fin)
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Catégories : Alberto da Castello, Bologne, chapelet, christianisme, crucifixion, dominicains, Grignion de Montfort, Louis Bouyer, mystère, saint rosaire, Vierge Marie
dimanche 4 mai 2008
4 mai : Notre-Dame du Laus
4 mai : Notre-Dame du Laus
Aujourd'hui, mgr di Falco-Leandri, évêque de Gap, promulgue un décret par lequel il
reconnaît officiellement le caractère surnaturel des apparitions de la Vierge Marie à Benoîte Rencurel au Laus (Alpes de Haute-Provence) pendant 54 ans, de mai 1664 à sa mort, en 1718.Benoîte Rencurel a fondé le sanctuaire de Notre-Dame du Laus, appelé à faire du bien aux fidèles tout au long des siècles, Marie ayant « destiné ce lieu pour la conversion des pécheurs, et beaucoup viendront ici se convertir ».
Entre 1669 et 1684, Benoîte Rencurel (lire la suite) est aussi gratifiée de la vision du Christ crucifié au pied de la croix d'Avrançon où, tous les vendredis, elle revit une crucifixion mystique, c'est-à-dire spirituelle.
Le diable s'acharne contre la voyante, y compris en faisant en sorte que, vingt ans durant, des prêtres jansénistes la marginalisent. Dans son combat spirituel, un ange de dieu lui annonce que « ce lieu est l'ouvrage de Dieu, que ni l'homme, ni les démons avec toute leur malice et toute leur rage ne sauraient détruire, qui subsistera toujours plus florissant jusqu'à la fin du monde et fera de grands fruits partout. »
En cette année du 150e anniversaire des apparitions de Lourdes, on ne peut que se réjouir de voir Notre Dame honorée également de la sorte au Laus, et remercier Dieu qui dépêche sa très douce Mère auprès de nous pour nous faire sentir à quel point il nous aime et combien il veut nous aider à être saints.
Pour plus de renseignements, voir www.notre-dame-du-laus.com
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Dominique
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Catégories : apparitions, Benoîte Rencurel, crucifixion, diable, eglise catholique, Lourdes, Mgr di Falco, Notre-Dame du Laus, sanctuaires, Vierge Marie