Arrêts sur christianisme (63)
Arrêts sur christianisme -63)
Refuser le sacré, c’est refuser à Dieu toute possibilité de se manifester dans le monde qu’il a créé. Vouloir donc un christianisme où toute sacralité serait dépassée ou abolie, c’est vouloir un christianisme où Dieu ne serait plus nommé ni nommable ni exprimable, fût-ce pas simple allusion. Qu’on le veuille ou non, le rejet du sacré aboutit donc à ce qu’on a appelé « la mort de Dieu », mais qu’il faudrait appeler tout simplement l’oubli de Dieu.
Louis Bouyer, Le métier de théologien. Entretiens avec Georges Daix, Genève, Ad Solem, 2005, p. 103.