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mercredi 15 décembre 2010

Le monde a besoin de la croix (2)

Le monde a besoin de la croix (2)

Christ. La Croix est symbole d’espérance, parce que c’est le lieu de la rencontre avec le Christ. « Avoir la Croix, c'est avoir la joie : c'est t'avoir, toi, Seigneur ! » (saint Josémaria, Forge, n° 766). Et il est fondamental pour l’homme de faire cette rencontre personnelle avec le Christ. Mais le Christ est sur la Croix.
C’est pourquoi « le monde a besoin de la Croix. La Croix n'est pas uniquement un symbole privé pour la dévotion. Elle n'est pas seulement l'insigne des membres d'un groupe particulier au sein de la société, et, en son sens le plus profond, elle n'a rien à voir avec l'imposition par la force d'un credo ou d'une philosophie. La Croix parle d'espérance, elle parle d'amour, elle parle de la victoire de la non-violence sur l'oppression. (lire la suite) Elle dit que Dieu relève ce qui est humble, qu'il fortifie le faible, qu'il triomphe des divisions et surmonte la haine par l'amour. Un monde sans la Croix serait un monde sans espérance, un monde dans lequel la torture et la brutalité seraient sans contrôle, où la faiblesse serait exploitée et l'avidité aurait le dernier mot. L'inhumanité de l'homme pour l'homme se manifesterait de façon toujours plus horrible, et il n'y aurait aucune fin au cycle vicieux de la violence. Seule la Croix y met fin » (Benoît XVI, dans la paroisse Sainte-Croix, Nicosie, 5 juin 2010).
La Croix n’est donc pas l’apanage des seuls chrétiens. Elle est un cadeau que Dieu fait à l’humanité tout entière. Elle est la présence salutaire de Dieu au milieu de son peuple. Elle est l’instrument du salut. In hoc signo vinces ! La victoire sur les forces du mal est enfermée dans la Croix. Il n’est pas d’autre signe de victoire donné aux hommes. C’est pourquoi là où la Croix ne règne pas, c’est le domaine de l’anarchie, des rivalités, des inimitiés, de l’oppression et de toutes sortes d’injustices. En l’absence de l’instrument du salut, le monde est plongé dans la confusion et ne peut qu’aller à sa perte.
Il faut donc dire et redire que le monde a besoin de la Croix, et qu’elle soit dressée au sommet de toutes les activités humaines, comme le recommandait saint Josémaria, qu’elle soit rendue bien présente pour que toute sa force salvatrice puisse s’exercer et transformer le monde de fond en comble.

(fin)

mardi 23 juin 2009

Le jeune homme riche (6)

Le jeune homme riche (6)

Nous devons quant à nous chercher vraiment la sainteté, la désirer ardemment, mais pas de façon purement théorique, en mettant des limites à ce que Dieu demande. Autrement nous passons à côté de la compagnie de Jésus. Nous avons sans doute celle du confort matériel, du travail qui nous occupe tant, de collègues de travail dont la conversation n'est pas toujours très enrichissante, de la famille qui n'est parfois qu'entrevue... Or, nous devons être prêts à tout, pour nous adapter à la Volonté de Dieu quelle qu'elle soit (sans prétendre l'inverse, c'est-à-dire adapter la Volonté de Dieu à nos projets), que ce soit dans les orientations données à notre travail, notre santé, les injustices dont nous pouvons faire l'objet, la situation, etc. (lire la suite) Ayons présent à l'esprit l'exemple de notre Seigneur, que le jeune homme riche n'a pas saisi, même par allusion : J'ai toujours changé d'endroit, j'ai été de tente en tente et de demeure en demeure (1 Chronique 17, 5). En vérité, voyez-vous, les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des abris, mais le Fils de l'homme n'a pas où reposer sa tête (Luc 9, 58).
Tâchons de suivre le chemin que Dieu nous trace et sur lequel nous trouvons le Christ avec sa Croix salvatrice. Et la très Sainte Vierge qui nous regarde aussi avec une énorme affection et prie pour que nous sachions comprendre ce que son Fils nous propose et le mettre en pratique avec joie.
"En Dieu vous avez été comblés de toutes les richesses, toutes celles de la Parole et toutes celles de la connaissance de Dieu" (1 Corinthiens 1, 5). Des richesses qui sont éternelles, qui ne périssent point. L'esprit de l'homme n'a pas à échaffauder des plans minutieux pour les protéger et les multiplier. Le cœur de l'homme n'a pas à s'inquiéter de leur conservation et de leur sauvegarde. Leur détenteur n'a ni voleur ni dépréciation à craindre. Ce sont des valeurs immuables, comme leur auteur, et incommensurables à la fois.

(à suivre...)

lundi 10 mars 2008

Le « Notre Pere » (1)

Le « Notre Père » (1)

Le « Notre Père » est la principale prière des chrétiens. Nous l'avons reçue directement de Dieu, quand Jésus-Christ, en réponse à ses apôtres qui lui demandaient de leur apprendre à prier, le leur a enseigné (cf. Luc 11, 1-4). Voici quelques réflexions du Serviteur de Dieu Jean-Paul II sur cette prière, dans sa Lettre aux jeunes Dilecti amici (n° 15) : « Si donc vous portez en vous le désir de la fraternité, cela veut dire que « la Parole de Dieu demeure en vous ». (lire la suite) La doctrine que le Christ nous a donnée et qu’il a justement nommée la « Bonne Nouvelle », demeure en vous. Et elle est sans cesse sur vos lèvres, ou du moins elle est enracinée dans vos cœurs, la prière du Seigneur qui commence par les mots « Notre Père ». Cette prière, tandis qu’elle révèle le Père, confirme en même temps que les hommes sont frères – et elle s’oppose par tout ce qu’elle contient à tous les projets conçus selon un principe de lutte de l’homme contre l’homme sous quelque forme que ce soit. La prière du « Notre Père » éloigne les cœurs humains de l’inimitié, de la haine, de la violence, du terrorisme, des discriminations, des situations où la dignité humaine et les droits humains sont bafoués.
L’Apôtre écrit que vous, les jeunes, vous êtes forts du message divin : du message qu’exprime l’Évangile du Christ et qui se résume dans la prière du « Notre Père ». Oui, vous êtes forts de cet enseignement divin, vous êtes forts de cette prière. Vous êtes forts, parce que cette prière met en vous l’amour, la bienveillance, le respect de l’homme, de sa vie, de sa dignité, de sa conscience, de ses convictions et de ses droits. Si « vous connaissez le Père », vous êtes forts de la puissance même de la fraternité humaine.
Vous êtes forts aussi pour le combat, non pour le combat contre l’homme, au nom de quelque idéologie ou pratique coupée des racines mêmes de l’Évangile, – mais forts pour le combat contre le mal, contre le vrai mal, contre tout ce qui offense Dieu, contre toute injustice et toute exploitation, contre toute fausseté et tout mensonge, contre tout ce qui blesse et humilie, contre tout ce qui profane la vie en commun et les rapports humains, contre tout crime qui porte atteinte à la vie, contre tout péché.

(à suivre...)