samedi 24 novembre 2012
jeudi 11 novembre 2010
La Liturgie céleste (11)
La Liturgie céleste (11)
Contemplons donc le visage du Christ, alors qu'il est encore temps de le faire, car, « en contemplant ce visage, nous nous préparons à accueillir le mystère de la vie trinitaire, pour faire l'expérience toujours nouvelle de l'amour du Père et pour jouir de la joie de l'Esprit Saint. Se réalise pour nous la parole de saint Paul : « Nous reflétons tous la gloire du Seigneur, et nous sommes transfigurés en son image, avec une gloire de plus en plus grande, par l'action du Seigneur qui est Esprit » (2 Corinthiens 3, 18.) » (Jean-Paul II, lettre ap. Rosarium Virginis Mariæ, n° 9). C'est ce visage que nous contemplerons désormais, un visage d'une extraordinaire Bonté. Nous atteindrons à ce moment précis le degré de gloire que nos œuvres nous auront valu, redonnant son lustre à l'image et la ressemblance de Dieu selon lesquelles nous avons été créés. (lire la suite)« Le jour de la mort inaugure pour le chrétien, au terme de sa vie sacramentelle, l’achèvement de sa nouvelle naissance commencée au Baptême, la « ressemblance » définitive à « l’image du Fils » conférée par l’Onction de l’Esprit Saint et la participation au Festin du Royaume qui était anticipée dans l’Eucharistie, même si d’ultimes purifications lui sont encore nécessaires pour revêtir la robe nuptiale » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1682).
Ce qu'il importe de bien comprendre, c'est qu'il existe bien un jugement, porté par nous-même, à partir de tout ce que nous avons fait ou omis de faire sur terre. Mais ce jugement est irréversible. Il n'y a pas d'appel ni de pourvoi en cassation possible. Au moment de notre mort, nous sommes jugés par Dieu sur toute notre vie : pensées, paroles, actions et omissions. « La mort met fin à la vie de l’homme comme temps ouvert à l’accueil ou au rejet de la grâce divine manifestée dans le Christ. Le Nouveau Testament parle du jugement principalement dans la perspective de la rencontre finale avec le Christ dans son second avènement, mais il affirme aussi à plusieurs reprises la rétribution immédiate après la mort de chacun en fonction de ses œuvres et de sa foi. La parabole du pauvre Lazare et la parole du Christ en Croix au bon larron, ainsi que d’autres textes du Nouveau Testament parlent d’une destinée ultime de l’âme qui peut être différente pour les unes et pour les autres.
Chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1021-1022). Comme le déclarait le pape Benoît XII, auquel le Catéchisme se réfère ici, « après la mort et avoir purgé nos fautes, nous aurons une vison intuitive et faciale de l'essence divine - sans le recours d'aucune créature - mais l'essence divine se présentera à nous immédiatement nue, claire et ouvertement, de sorte que nous jouirons de l'essence divine (...). Cette vision et cette fruition continueront sans interruption aucune jusqu'au jugement dernier et, ensuite, pendant toute l'éternité.
(à suivre…)
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Catégories : baptême, Benoît XII, christianisme, ciel, gloire, Jean-Paul II, jugement dernier, Lazare, liturgie, mort, religion, saint Paul, saint rosaire, spiritualité, Vierge Marie
vendredi 7 mai 2010
Le Rosaire et les vertus
Le Rosaire et les vertus
« Avant tout il alimente la foi catholique, qui refleurit précisément par la méditation appropriée des saints mystères, et élève les esprits jusqu'aux vérités révélées par Dieu. (...) Quant à l'espérance des biens immortels, le Rosaire la ravive, lorsque le triomphe de Jésus-Christ et de sa Mère, médité par nous dans la dernière partie de sa récitation, nous montre le ciel ouvert et nous invite à la conquête de l'éternelle patrie. (...) Puisque chez beaucoup la charité s'est alanguie et refroidie, comment la méditation douloureuse des souffrances et de la mort de notre Rédempteur et des douleurs de sa Mère ne parviendrait-elle pas à raviver la flamme de notre amour ? » (Pie XI, encyclique Ingravescentibus malis, 29 septembre 1937).
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jeudi 6 mai 2010
Universalité du Rosaire
Universalité du Rosaire
« Le Rosaire nous a été offert comme un secours à la portée de tous et plus facile qu'aucun autre. En effet, une connaissance même médiocre de la religion suffit pour qu'on puisse se servir du Rosaire avec fruit, et le temps qu'il exige n'est pas d'une durée telle qu'il soit pour les affaires une cause de retard » (Léon XIII, encyclique Fidentem piumque, 20 septembre 1896).Promesses de la Sainte Vierge à saint Dominique et au Bienheureux Alain de la Roche en faveur de la dévotion au Saint Rosaire : (lire la suite) « 1. À tous ceux qui réciteront dévotement Mon rosaire, Je promets Ma protection toute spéciale et de très grandes grâces, / 2. Celui qui persévérera dans la récitation de Mon rosaire recevra quelques grâces signalées, / 3. Le rosaire sera une armure très puissante contre l'enfer ; il détruira les vices, délivrera du péché, dissipera les hérésies, / 4. Le rosaire fera fleurir les vertus et les bonnes œuvres et obtiendra aux âmes les miséricordes divines les plus abondantes ; il substituera dans les cœurs l'Amour de Dieu à l'amour du monde, les élevant au désir des biens célestes et éternels. Que d'âmes se sanctifieront par ce moyen ! / 5. Celui qui se confie en Moi, par le rosaire, ne périra pas, / 6. Celui qui récitera pieusement Mon rosaire, en considérant ses Mystères, ne sera pas accablé par le malheur. Pécheur, il se convertira ; juste, il croîtra en grâce et deviendra digne de la Vie éternelle,/ 7. Les vrais dévots de Mon Rosaire seront aidés à leur mort par les secours du ciel, / 8. Ceux qui récitent Mon Rosaire trouveront pendant leur vie et à leur mort la Lumière de Dieu, la plénitude de ses Grâces et ils participeront aux mérites des bienheureux, / 9. Je délivrerai très promptement du purgatoire les âmes dévotes à Mon rosaire, / 10. Les véritables enfants de Mon rosaire jouiront d'une grande gloire dans le ciel, / 11. Ce que vous Me demanderez par Mon rosaire, vous l'obtiendrez, / 12. Ceux qui propageront Mon rosaire seront secourus par Moi dans toutes leurs nécessités, / 13. J'ai obtenu de Mon Fils que tous les confrères du Rosaire aient pour frères, en la vie et à la mort, les saints du Ciel, / 14. Ceux qui récitent fidèlement Mon rosaire sont tous Mes fils bien-aimés, les frères et sœurs de Jésus-Christ, / 15. La dévotion à Mon Rosaire est un grand signe de prédestination. »
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Catégories : Alain de la Roche, chapelet, christianisme, Saint Dominique, saint rosaire, Vierge Marie
mercredi 5 mai 2010
Le Rosaire et les anges.
Le Rosaire et les anges.
« Toutes les fois que, par la récitation du Rosaire de Marie, nous méditons les mystères de notre salut, nous imitons en quelque manière la fonction très sainte confiée jadis à la milice céleste des anges » (Léon XIII, encyclique Augustissimæ Virginis, 12 septembre 1897). (lire la suite)Le Rosaire et la pénitence
Parmi la pratique des vertus que la foi réclame « se trouve la pénitence, qui comprend elle-même l'abstinence, vertu nécessaire, à plus d'un titre et très efficace. Si l'Église, sur ce point, se montre de jour en jour plus clémente envers ses enfants, que ceux-ci, en retour, comprennent qu'ils doivent s'ingénier à compenser par d'autres œuvres cette indulgence maternelle. Dans ce but, il est bon de proposer en premier lieu la dévotion du Rosaire, qui peut également produire de bons fruits de pénitence, surtout par la méditation des souffrances du Christ et de sa Mère » (Léon XIII, encyclique Fidentem piumque, 20 septembre 1896).
Le Rosaire et les prêtres.
« Cette dévotion au Rosaire semble être propre aux prêtres. Nous leur proposons l'exemple de saint Jean-Baptiste Vianney, le curé d'Ars, (...) égrenant avec une profonde piété son chapelet entre ses doigts. Puissent les prêtres trouver là un encouragement pour parvenir à une sainteté digne de leur charge : de cette charge que Dieu nous a confiée de travailler au salut des âmes » (Jean XXIII, Lettre apostolique Œcumenicum Concilium, 28 avril 1962).
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mardi 4 mai 2010
Le Rosaire et la foi
Le Rosaire et la foi
Le Rosaire et la piété.
« On ne se rappellera jamais assez que le Rosaire doit être récité, non seulement avec les lèvres, mais avec application de l'esprit aux sublimes vérités, avec un cœur tout embrasé de reconnaissance et d'amour » (Jean XXIII, Allocution aux pèlerins, 25 janvier 1962). C'est une « dévotion de l'Église » qui, « par son caractère populaire, par son esprit « christocentrique » et par la filiale dévotion qu'elle inspire envers la Vierge, peut ranimer la foi et la piété dans les milieux les plus différents et les plus ouverts à l'action pastorale : paroisses, écoles, familles, hôpitaux, etc. » (Paul VI, Allocution à des participants au IIIe Congrès international dominicain du Rosaire, 13 juillet 1963).
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lundi 3 mai 2010
Le Rosaire et les problèmes du monde
Le Rosaire et les problèmes du monde
Le Rosaire « a été institué surtout pour implorer le patronage de la Mère de Dieu contre les ennemis du nom chrétien » (Léon XIII, lettre ap. Salutaris ille, 24 décembre 1883). « Urbain IV a attesté que, chaque jour, le Rosaire procurait des avantages au peuple chrétien. Sixte IV a dit que cette manière de prier est avantageuse à l'honneur de Dieu et de la Sainte Vierge, et particulièrement propre à détourner les dangers menaçant le monde ; Léon X a déclaré qu'elle a été instituée contre les hérésiarques et les hérésies pernicieuses ; et Jules III l'a appelée la gloire de l'Église. Saint Pie V a dit aussi, au sujet du Rosaire : « Cette manière de prier une fois connue, les fidèles, éclairés par les méditations et enflammés par le texte de ces prières, ont commencé à devenir d'autres hommes ; les ténèbres de l'hérésie se sont dissipées, et la lumière de la foi catholique a brillé de tout son éclat. » Enfin, Grégoire XIII a déclaré à son tour que le Rosaire avait été institué par saint Dominique pour apaiser la colère de Dieu et implorer l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie » (SA). Plus d'un pape s'est attaché à répandre cette dévotion parmi les nations orientales : « Eugène IV, par sa constitution Advesperascente, donnée en 1439, puis Innocent XII et Clément XI, par l'autorité desquels de grands privilèges furent, à cet effet, accordés à l'Ordre des Frères Prêcheurs » (Léon XIII, enc. Adjutricem populi, 5 septembre 1895). « Par cette prière, on embrasse les problèmes de l'Église, du Siège de saint Pierre, les problèmes du monde entier. En outre, on se souvient des pécheurs, pour qu'ils se convertissent et se sauvent, et des âmes du purgatoire » (Jean-Paul II, Homélie à Fatima, 13 mai 1982). Extrait d'un entretien de sœur Lucie de Fatima avec le père Fuentès, le 26 décembre 1957 : « La très sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire ; de telle façon qu’il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, se référant à la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou bien à la vie des peuples et des nations ; il n’y a aucun problème si difficile soit-il, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire. Avec le saint Rosaire nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes. » Le Rosaire produit « un fruit remarquable et bien en rapport avec les nécessités de notre temps (...). Il consiste en ce que, au moment où la foi est exposée à tant d'attaques et de périls, le Rosaire fournit au chrétien un aliment pour la nourrir et la fortifier » (Léon XIII, encyclique Fidentem piumque, 20 septembre 1896). « Nous mettons une grande espérance dans le rosaire pour la guérison des maux qui affligent notre époque. Ce n'est pas avec la force, ni avec les armes, ni avec la puissance humaine, mais avec l'aide divine obtenue par cette prière que l'Église, forte comme David avec sa fronde, pourra affronter, intrépide, l'ennemi infernal » (Pie XII, Lettre Ingruentium malorum, 15 septembre 1951).
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Catégories : chapelet, christianisme, dévotion, hérésies, Lucie de Fatima, monde, saint rosaire, Vierge Marie
dimanche 2 mai 2010
L’origine du chapelet (2)
L’origine du chapelet (2)
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Catégories : Alberto da Castello, Bologne, chapelet, christianisme, crucifixion, dominicains, Grignion de Montfort, Louis Bouyer, mystère, saint rosaire, Vierge Marie
samedi 1 mai 2010
L’origine du chapelet (1)
L’origine du chapelet (1)
(à suivre…)
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vendredi 16 avril 2010
L’appel à la conversion (1)
L’appel à la conversion (1)
L’Eglise revient inlassablement à la charge, notamment pendant l’avent et le carême, pour nous presser de nous convertir, tant que cela est encore possible, car un jour viendra, qui sera le dernier et qui nous prendra tel que nous serons alors, sans possibilité de changement. « C’est maintenant le moment favorable ; c’est maintenant le jour du salut » (2 Corinthiens 6, 2).
Cette conversion est nécessaire parce que, aussi bons que nous puissions être à un moment donné, nous conservons notre capacité à refuser Dieu à tout moment. Les exemples abondent dans la Sainte Ecriture d’hommes privilégiés de Dieu, entretenant avec lui des relations intimes, qui n’ont pas su rester fidèles, et qui ont tôt fait d’oublier les prévenances de Dieu à leur égard, dès que leur situation matérielle s’est arrangée. « Je ne veux pas que vous l’ignoriez, frères : Nos pères furent tous sous la nuée, tous passèrent à travers la mer, tous reçurent le baptême de Moïse en la nuée et en la mer, tous mangèrent le même aliment spirituel et tous burent le même breuvage spirituel – ils buvaient, en effet, au rocher spirituel qui les accompagnait, et ce rocher spirituel était le Christ. Cependant, ce ne fut pas le plus grand nombre qui attira la complaisance divine, puisque leurs corps jonchèrent le désert » (1 Corinthiens 10, 1-5). Il n’est pas jusqu’à des hommes aussi exemplaires a priori que David et Salomon qui ne soient tombés bien bas. David, en commettant un crime pour s’adonner à sa passion adultère (2 Samuel 11, 2-12, 25). Salomon, qui avait demandé la Sagesse et non les richesses, et l’avait reçue de Dieu au point de susciter l’admiration des peuples (1 Rois 4, 9-14), Salomon avait néanmoins accueilli les dieux étrangers, au mépris des ordres exprès de Yahvé, son Dieu, le Dieu unique et le seul vrai, « le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob » (Exode 3, 6), et s’était entouré de femmes et de concubines par centaines (1 Rois 11, 1-13), don beaucoup d'étrangères, ce que Dieu avait réprouvé par avance (1 Rois 11, 2).
(à suivre…)
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jeudi 12 novembre 2009
Les Anglicans, Rome et Marie
Les Anglicans, Rome et Marie
Alors que les Anglicans de la TAC (Traditionnal Anglican Communities) rejoignent l'Église catholique après une rupture qui aura duré plus de 450 ans, il peut être intéressant de souligner des points communs entre l'Église catholique et les Anglicans en général.Par le culte marial, les catholiques « rejoignent les Anglicans, dont les théologiens classiques ont jadis mis en lumière la solide base scripturaire du culte rendu à la Mère de Notre Seigneur, et dont les théologiens actuels soulignent davantage l'importance de la place que Marie occupe dans la vie chrétienne » (Paul VI, Marialis Cultus, 2 février 1974, n° 32). De fait, en mai 2005, une déclaration commune a été signée entre catholiques et anglicans sur « Marie, grâce et espérance dans le Christ ». (lire la suite) Après un examen attentif « fondé sur les Évangiles, ainsi que sur les anciennes traditions communes », les deux parties s’accordent à reconnaître, pour ce qui est de l’Immaculée Conception, que, « considérant sa vocation d'être la mère du Très-Haut (Luc 1, 35), nous pouvons affirmer ensemble que l’œuvre rédemptrice du Christ rejaillit « par avance » sur Marie dans les profondeurs de son être et à ses tout premiers débuts ». « Ce n’est pas contraire à l’Écriture », affirme le texte. En conclusion, « les catholiques romains peuvent reconnaître en cela ce qui est affirmé par le dogme, à savoir que Marie fut préservée de toute souillure du péché originel » et ce « au premier instant de sa conception ». Il est affirmé à propos de l’Assomption : « Étant donné la compréhension à laquelle nous sommes parvenus pour ce qui concerne la place de Marie dans l’économie de l’espérance et de la grâce, nous pouvons affirmer ensemble que la doctrine selon laquelle Dieu a pris dans Sa gloire la Bienheureuse Vierge Marie, dans la plénitude de sa personne, n'est pas contraire aux Écritures, et qu'elle ne peut en vérité être comprise qu'à la lumière des Écritures. Les Catholiques Romains reconnaissent que cette doctrine concernant Marie est contenue dans le dogme. » En ce qui concerne l'invocation de Marie, les deux parties déclarent : « Nous affirmons ensemble, sans aucune ambiguïté, la médiation unique de Christ, qui porte du fruit dans la vie de l'Église. Nous ne considérons pas que la pratique consistant à demander à Marie et aux saints de prier pour nous soit suffisante pour faire obstacle à notre communion… Nous croyons qu'il n'y a aucune raison théologique de rester divisés dans ces domaines. » Le cantique de Marie, le Magnificat, fait partie de l’office du soir du Book of Common Prayer, moyenannt quoi chaque soir, à vêpres, les fidèles prient avec Marie en chantant ou en lisant son cantique. La liturgie anglicane a conservé les fêtes du Seigneur qui soulignent la vocation et la dignité de Marie en tant que Mère de Dieu ou Theotokos : Annonciation, Noël et Présentation. La plupart des fêtes mariales continuent de figurer au calendrier anglican : Visitation (en mai), Dormition (15 août), Naissance (8 septembre) et la Conception (8 décembre). Les Anglicans ont des lieux de culte dédiés à la Vierge Marie, et ils sont nombreux à réciter le rosaire.
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lundi 9 novembre 2009
Les Confréries du Rosaire (3)
Les Confréries du Rosaire (3)
Cette chaîne universelle de prière eut un succès considérable dans le peuple chrétien qui l’accueillit avec grand enthousiasme. Elle allait rapidement recouvrir d'un maillage serré tous les pays de la Chrétienté, les protégeant tel un bouclier. L’engouement pour cette dévotion fit que certains se mirent à réciter le psautier de la Vierge quotidiennement. Saint-Louis-Marie Grignion de Montfort s'en fait l'ardent propagateur, ayant été mandaté pour cela : « Nous le Provincial de l'Ordre des Frères Prêcheurs, certifions et déclarons que Louis-Marie Grignion de Montfort, frère de notre Tiers-Ordre, prêche partout avec beaucoup de zèle, d'édification et de fruit la Confrérie du Rosaire (lire la suite) dans toutes les missions qu'il fait continuellement dans les villes et les campagnes. » Le nombre des confréries du Rosaire s'est tellement accru que, « en Italie notamment, il n'est pas de région, pas de ville et presque pas de paroisse qui n'en possède un grand nombre ou au moins plusieurs. (...) La Confrérie dite du Très Saint Rosaire (...) est au premier rang par son ancienneté, car on attribue sa fondation à saint Dominique lui-même ; si on tient compte des privilèges, elle en a obtenu d'innombrables de la munificence de nos prédécesseurs. (...) Innocent VIII, notamment, l'appelle « la très dévote confrérie » (Léon XIII, enc. Augustissimæ Virginis, 12 septembre 1897). Elle a été instituée « dans le but d'inciter un grand nombre d'hommes, unis par la charité fraternelle, à louer et à prier la bienheureuse Vierge et obtenir, par une prière unanime, sa protection, en employant la très pieuse formule d'où l'association elle-même a tiré son nom. (...) La Confrérie accepte des hommes de toute condition et n'établit entre eux aucun autre lien que celui de la récitation du Rosaire de Marie » (Léon XIII, const. ap. Ubi primum, 2 octobre 1898).Elle essaime au Canada grâce à Marie Favery et au Père Poncet, qui la fondent à Québec, en 1656. Au XVIIe s., dans les pays francophones, douze créations de Confréries sur 93 sont mariales. De 1758 à 1771 cette proportion passe à la moitié, mais le nombre de créations décroît fortement ensuite.
Au début du XVIIe siècle, les représentations de Notre-Dame du Rosaire voient le roi de France paraître au premier rang, reléguant les frères prêcheurs à l'arrière-plan : Tableau du Rosaire, anonyme, église paroissiale de Neulliac (Morbihan). À partir de 1630, le Rosaire et le vœu de Louis XIII sont réunis : Tableau du Rosaire, v. 1630, Helléan (Morbihan) ; Louis XIII est derrière sainte Catherine de Sienne faisant le pendant du pape derrière saint Bruno : musée de Sées, Villeneuve d'Aveyron ; l'on trouve aussi le rapprochement entre saint Louis et Louis XIII, ce dernier figurant avec une auréole : chapelle Saint-Pierre-de-Sommaire (Orne).
(fin)
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dimanche 8 novembre 2009
Les Confréries du Rosaire (2)
Les Confréries du Rosaire (2)
La confrérie du Rosaire va souvent de pair avec celle du Très Saint-Sacrement, qu'elle précède parfois, comme à La Rochelle, en Tarentaise, à Cabrières. L'étude de livres de piété montre que la dévotion du Rosaire conduit à celle du saint-sacrement. Le livre de piété du Rosaire prépare à une bonne communion et, surtout, à une bonne confession. Ainsi, la dévotion du Rosaire se rapproche sensiblement de celle du Saint-Sacrement, Marie étant perçue et présentée comme Médiatrice entre le fidèle et Dieu. Le lien entre le Rosaire et l'Eucharistie est manifeste dans le retable de Chambois (Orne), où Notre-Dame du Rosaire occupe le registre inférieur tandis qu'un ostensoir (lire la suite) adoré par deux anges agenouillés occupe le registre supérieur.Les Confréries de sainte Anne qui apparaissent au XIVe siècle (l'on en connaît à Rome dès 1328) et se développent surtout dans la deuxième moitié du XVe siècle en Europe septentrionale, sont elles aussi en lien avec les Confréries du Rosaire. Leurs membres participent ensemble à des célébrations liturgiques ; les écrits combinent des éléments des deux. C'est ainsi que des publications sur sainte Anne consacrent une section au rosaire, et ont des illustrations réunissant sainte Anne, la Sainte Vierge et l'Enfant Jésus dans le cercle d'un chapelet. Les peintres ne sont pas en reste : Triptyque du rosaire céleste (Hans Kulmbach, vers 1510-1513, Madrid, musée Thyssen-Bornemisza).
(à suivre...)
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Catégories : christianisme, communion, confréries, eucharistie, liturgie, piété, saint rosaire, saint-sacrement, sainte Anne, Vierge Marie
samedi 7 novembre 2009
Les Confréries du Rosaire (1)
Les Confréries du Rosaire (1)
Le bienheureux Alain de la Roche fonde, à Douai, en 1470, la Confrérie de la Vierge et de saint Dominique. Celui qui s'inscrit à la Confrérie disait ses Ave Maria seul dans sa chambre, priait en union avec tous les confrères et pour tous, participant à toutes les œuvres de piété, à tous les mérites des autres membres, même par mode de satisfaction expiatoire. Alain de la Roche écrit : « La chose capitale de cette Fraternité, c’est que toutes les œuvres d’un confrère et tous les mérites de chacun sont un bien commun à tous les membres de la Fraternité » (Statuts, art. 2). Un de ses disciples, Michel François de Lille, écrit dans le même sens : (lire la suite) « Parce que les prières ou toute œuvre pie, ne peuvent être utiles aux autres par mode de satisfaction, si ce n’est par un acte de volonté de celui qui les fait, chacun de ceux qui récitent le psautier de la Vierge doit diriger son intention, soit par un acte chaque fois répété, soit de manière habituelle, en faveur de tous les confrères », vivants et défunts. Alain de la Roche meurt en 1475. Un autre Dominicain, le frère Jacques Sprenger (+ 1495), prieur du monastère Sainte-Croix de Cologne et maître en théologie, va propager l’œuvre naissante, qui essaime rapidement. Alain de la Roche avait prêché le psautier de la Vierge dans les Flandres, en Hollande et en Bretagne ; Jacques Sprenger le prêche en Allemagne, et obtient que le légat du Saint-Siège donne l'approbation pontificale, le 10 mars 1476, pour la Confrérie de Cologne, alors que, grâce à la récitation du Rosaire, cette ville venait d'obtenir une paix inespérée avec Charles le Téméraire, duc de Bourgogne. Les confréries se créent un peu partout : Augsbourg (1476), Florence (1480), Colmar (1485), Toulouse (1492), Millau (1500),Limoges (1501-1502, où elle s'appelle Confrérie du psautier ou du chapelet de Notre Dame), Barcelonnette (1512), Rodez (1513), Embrun (1516), Marseille (1515, Confrérie du chapelet), etc. Au siècle suivant, à Ambrières (av. 1606), Guémené-sur-Scorff (1612, en la collégiale Notre-Dame-de-la-Fosse), Lanslevillard (1613), Couesmes (av. 1623), Tréguier (1635, en la cathédrale), Le Pas (1637), Jumièges (1639 grâce à Dom Duval), Chantrigné (av. 1649), Saint-Tugen (1649), Plogoff (1691), Labordes (1696), pour ne citer que quelques exemples parmi des centaines. Dès le milieu du XVIIe siècle elles sont essentiellement paroissiales, et non plus dépendantes d'un couvent de Dominicains. Dans le seul diocèse de Clermont on en compte 68 jusqu'en 1600 et 148 de 1600 à 1650 ! À la Révolution, la moitié des paroisses de la Creuse en ont une. Au XVIIe siècle, elles rayonnent en Bretagne à partir du couvent dominicain Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, de Rennes.(à suivre...)
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Catégories : Alain de la Roche, Bretagne, christianisme, Cologne, confréries, Douai, piété populaire, Révolution française, saint rosaire, spiritualité, Vierge Marie
mardi 27 octobre 2009
La rose et le Rosaire
La rose et le Rosaire
Alain de la Roche représente, en 1470, les mystères respectivement par des roses blanches, rouges et d'or. « Que ce saint Rosaire (...) soit pour vous un véritable rosaire, une véritable couronne de roses, de toutes les plus belles roses dont votre jeunesse peut être couronnée : roses de la pureté et roses de l'amour, roses de la charité fraternelle, de la charité apostolique qui fleurit au sein de cette magnifique formation de famille surnaturelle qu'est précisément la famille de l'Action catholique, particulièrement la jeunesse de l'Action catholique » (Pie XI, (lire la suite) Allocution au pèlerinage marial des jeunes gens de l'Action catholique, 5 septembre 1936).À Pellevoisin, Marie présente son Cœur entouré d'une guirlande de roses qui tournent autour d'elle (septième apparition).« Le langage vulgaire à donné le nom de « couronne » à cette manière de prier, parce qu'elle rappelle, en les réunissant par les plus heureux liens, les grands mystères de Jésus et de Marie, leurs joies, leurs douleurs et leurs triomphes » (Léon XIII, enc. Octobri mense, 22 septembre 1891). Son nom « semble présager la couronne de joies célestes que Marie offrira à ses serviteurs » (Léon XIII, enc. Fidentem piumque, 20 septembre 1896). « Inclytæ Matri coronas nectite », « tressez des couronnes à l'Auguste Mère » : gravure d'un Graduel romain montrant sous forme de roses les trois séries de mystères.
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dimanche 18 octobre 2009
Origine du Rosaire (2)
Origine du Rosaire (2)
Le Dominicain Alberto da Castello, (lire la suite) par exemple, publie, en 1521, Le Rosaire de la glorieuse Vierge Marie, et propose les invocations suivantes pour la Crucifixion de Jésus : 1. Au prix de grandes souffrances, Jésus est cloué à la Croix. Je vous salue Marie... 2. Jésus est dressé en croix et placé entre deux voleurs. 3. Jésus prie pour ses bourreaux et nous donne ainsi un exemple. 4. Jésus promet le paradis au larron crucifié à sa groite. 5. Jésus confie sa Mère à Jean l'Évangéliste. 6. Jésus reste suspendu pendant trois heures en croix, le soleil s'obscurcit. 7. Jésus crucifié souffrant de la soif, on l'abreuve de fiel et de vinaigre. 8. Jésus déclare accomplir les Écritures qui parlent de lui. 9. Jésus rend le dernier soupir ; son côté est ouvert par la lance. 10. Jésus est descendu de la croix et mis au tombeau.
En 1569, saint Pie V officialise la méditation des mystères et la rend nécessaire pour obtenir des indulgences. Cependant « la méditation distincte des « mystères » (...) doit tendre normalement à se fondre dans une vision à la fois très simple et très une de tout le Mystère du Christ en nous » (Louis Bouyer, Introduction à la vie spirituelle). En 1629, Timoteo Ricci publie le Rosaire perpétuel au couvent des Dominicains de Bologne : 8760 billets, autant que d'heures dans une année, sont tirés au sort pour que chacun assure une heure de récitation du Rosaire. En 1641, Jean Giffre de Richac publie le Rosaire perpétuel de la Vierge Marie pour obtenir par son entremise la paix désirée par toute la chestienté.
Au XVIIIe s., la récitation en chœur se popularise. En France et en Allemagne l'on utilise les clausules, alors qu'en Italie et dans les pays de langue romane les mystères sont nommés au « Notre Père ». Après 1700 l'usage s'introduit d'ajouter le « Gloire au Père » à la fin de chaque dizaine. Saint Louis-Marie Grignion de Montfort ne propose pas moins de cinq façons de réciter le Rosaire et publie le Secret admirable du Très Saint Rosaire.
(fin)
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dimanche 28 septembre 2008
Ne pas se presser (2)
Ne pas se presser (2)
C'est un des enseignements de la vie humaine du Christ. Tout comme le bon vin s'améliore avec le temps, notre sainteté se forge au fil des mois et des années. De même que le Seigneur consacre trois années à former ses apôtres afin qu'ils soient à même de poursuivre sa mission. Car, encore une fois, nous vivons dans le temps et c'est au fur et à mesure que ce temps s'écoule que chacun d'entre nous peut accueillir ou refuser le Salut gagné par le Christ sur la Croix. Nous avons besoin d'apprendre de la vie, de ses succès et de ses échecs, de nous laisser façonner par la grâce, de mûrir. Nous ne devenons pas saints d'un seul coup : (lire la suite) c'est l'aboutissement de toute une vie, son résultat, son perfectionnement.Nous sommes ainsi conviés à être patients et ne pas vouloir brûler les étapes. Dieu sait ce qui nous convient, les épreuves par lesquelles nous devons passer. Ce qui n'exlue pas cependant une certaine impatience, une sainte impatience, c'est-à-dire le vif désir de parvenir à la sainteté, qui nous en fait prendre les moyens. C'est en cela que consiste la vie intérieure avant tout : oraison mentale, messe quotidienne, lecture spirituelle et d'un passage du Nouveau Testament pour bien nous pénétrer de la vie du Christ et de nos premiers frères dans la foi, récitation et méditation du saint rosaire pour contempler la vie du Seigneur et celle de la Vierge Marie, confession régulière, examen de conscience le soir... L'âme éprouve un besoin de Dieu, une soif de Dieu : « Alors naît une soif de Dieu, un désir de comprendre ses larmes, de voir son sourire, son visage... J’estime que la meilleure façon de l’exprimer consiste à répéter de nouveau, avec l’Écriture : Comme languit un cerf après l’eau vive, ainsi languit mon âme vers toi, mon Dieu (Psaumes 41, 2). Et l’âme avance, plongée en Dieu, divinisée : le chrétien est devenu un voyageur assoiffé, qui ouvre la bouche pour s’abreuver (cf. Qohélet 26, 15) » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 310).
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