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vendredi 18 juillet 2014

Le secret du Père (1)

Le secret du Père (1)

Il est écrit que le Fils de l’homme, c’est-à-dire notre Seigneur Jésus-Christ, doit revenir dans sa gloire, à la fin des temps. « Et il enverra ses anges au son de la trompette, et ils rassembleront ses élus des quatre points de l’horizon, d’une extrémité des cieux à l’autre » (Matthieu 24, 31). Quand cela se produira-t-il ? C’est le secret de Dieu le Père : « Quant à ce jour-là et cette heure-là, nul n’en sait rien, pas même les anges des cieux : il n’y a que le Père qui le sache, lui seul » (Matthieu 24, 36). L’évangéliste saint Marc précise – notons qu’il rapporte les propos de Jésus-Christ – que le Fils lui-même ignore ce jour et cette heure de son propre retour dans le monde (cf. Marc 13, 32). (lire la suite) Cela peut sembler mystérieux. Et ce l’est de fait. Cela fait partie, en effet, des mystères insondables du Salut et de la distribution, de la répartition par Dieu des biens salvifiques, qui les donne à qui il veut et quand il le veut, car il fait ce qu’il veut de ce qui lui appartient (cf. Matthieu 20, 15). L’homme n’a aucun droit par rapport à la divinité. Il a certes des droits dans l’horizontalité de la vie ecclésiale, dont celui de recevoir avec abondance précisément les moyens de salut que sont avant tout la Parole de Dieu et les sacrements (cf. code de droit canonique, canon 213), mais il ne possède pas de droit dans la verticalité de sa relation avec Dieu. Celui-ci est le maître absolu du jeu. De même qu’il a envoyé « son Fils né d’une femme, né sous la Loi », « quand les temps furent accomplis » (Galates 4, 4), pareillement il l’enverra de nouveau quand les temps – le temps de l’Église pérégrinante – se seront accomplis. C’est un délai dont nous ignorons la durée. Heureusement, pourrait-on dire. Car si nous savions à quel moment Jésus-Christ devait revenir, il y a fort à parier que nous nous accorderions toutes sortes de licences, que nous nous relâcherions, totalement peut-être, dans notre comportement, avec l’intention de nous réconcilier in extremis avec Dieu. Mais la droiture d’intention et un vrai repentir de nos fautes existeraient-ils alors ? Ce sont pourtant des conditions indispensables à la réception du pardon de Dieu. Et, en leur absence, celui-ci ne pourrait être accordé à l’homme, qui s’y serait fermé lui-même. Lorsque ses apôtres demandèrent à notre Seigneur, qui est sur le point de remonter auprès de son Père, si l’heure a enfin sonné du rétablissement « du royaume au profit d’Israël », il leur répondit : « Ce n’est pas à vous de connaître le jour et l’heure que le Père a fixé de sa propre autorité (Actes des apôtres 1, 7). Quant à vous, accomplissez les œuvres du Père tant qu’il fait jour, car « la nuit va venir : alors personne ne pourra plus les accomplir » (Jean 9, 4). Et n’oubliez pas que « le secours de l’homme est chose vaine » (Psaume 108, 13). (à suivre…) )

mardi 5 avril 2011

Les derniers temps (1)


Les derniers temps (1)

« Sachez ceci : dans les derniers jours surviendront de mauvais moments »(2 Timothée 3, 1). Que se passera-t-il ? L’Apôtre le précise au même Timothée : « Dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par les démons » (1 Timothée 4, 1). Voilà qui est clair quant à l’action du diable dans le monde, qui se sert de certains hommes pour répandre le mal, tout comme Dieu se sert d’autres hommes pour faire le bien. Ils agiront ainsi « sous l’influence d’imposteurs hypocrites » (1 Timothée 4, 2), c’est-à-dire de gens qui ont conscience d’être dans le faux, mais qui en font leur profession, qui sont des professionnels de l’erreur. (lire la suite)
Saint Paul ne fait que relayer l’enseignement du Maître : « Il surgira de faux prophètes, qui induiront beaucoup de gens en erreur, et, l’iniquité allant grandissant, la charité du grand nombre se refroidira » (Matthieu 24, 11), au point que « quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 8, 8). Une preuve que ces gens-là agissent au nom du démon, c’est qu’ils « opèrent de grands miracles et des prodiges, au point d’induire en erreur, s’il se pouvait, même les élus » (Matthieu 24, 24). Mais Dieu veille au grain… Il ne laissera pas ses enfants tomber dans les pièges du Malin, mais les tirera des mauvaises passes dans lesquelles ils peuvent se trouver, car il les aime foncièrement et parce qu’il veut par-dessus tout leur bien ; leur bien ici-bas, mais plus encore leur bonheur éternel auprès de Lui.

(à suivre…)

samedi 16 octobre 2010

Enfants de Dieu, frères des hommes (1)

Enfants de Dieu, frères des hommes (1)

« Un enfant de Dieu ne peut pas être “ classiste ”, parce que les problèmes de tous les hommes l’intéressent… Et il s’efforce de contribuer à les résoudre avec la justice et la charité de notre Rédempteur » (saint Josémaria, Sillon , n° 303). Participant de la même nature, notre sort est identique. C’est celui de l’humanité en marche vers les derniers temps, vers la fin du monde, prélude à une autre vie. Nous sommes tous appelés à l’éternité. Cela est indéniable. Le culte que nous vouons à nos défunts témoigne que nous y croyons. Mais il y a éternité et éternité. Car notre vie future se décide tandis que nous sommes sur terre.. (lire la suite) Nous sommes tous solidaires et nous devons nous aider les uns les autres à trouver la bonne voie et à la parcourir en surmontant les obstacles que nous y rencontrons, afin d’aller au ciel, non en enfer.
Les différences de caractère, d’origine, de culture, de formation, de rang social, etc., ne doivent pas s’ériger en autant de barrières entre nous. Saint Paul recommande à Philémon de considérer son esclave Onésime non comme un esclave, et donc comme quelqu’un de condition inférieure, mais comme un frère dans le Christ Seigneur. Les premiers chrétiens appartenaient à toutes les couches de la société et se côtoyaient dans la charité et la joie d’une identique vocation à la sainteté. La même pour tous, riches ou pauvres, puissants ou misérables. Ne créons pas de différences indues.
« L’Apôtre l’a indiqué, quand il nous écrivait que pour le Seigneur il n’y a pas d’acception de personnes ; et je n’ai pas hésité à traduire cela ainsi : il n’y a qu’une race, la race des enfants de Dieu ! » (saint Josémaria, Ibid.). La race des enfants de Dieu ! Il y a ceux qui savent qu’ils en font partie, parce qu’ils ont entendu le Seigneur leur dire : « Tu es mon fils ; moi-même aujourd’hui je t’ai engendré » (Psaume 2, 7). Et il y a ceux qui l’ignorent, mais qui n’en sont pas moins, eux aussi, des enfants de Dieu, appelés à aller au ciel s’ils répondent aux grâces que Dieu leur octroie, s’ils cherchent à vivre selon la loi naturelle inscrite dans leur cœur : » Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (Hébreux 8, 10). Sachant que Dieu ne refuse sa grâce à personne.

(à suivre…)


dimanche 29 novembre 2009

L'entrée en Avent

L'entrée en Avent

Nous avons dit que cette venue est singulière : « la » venue du Seigneur. Toutefois il n'y a pas que la dernière venue à la fin des temps : dans un certain sens, le Seigneur désire toujours venir à travers nous. Et il frappe à la porte de notre cœur : es-tu disposé à me donner ta chair, ton temps, ta vie ? Telle est la voix du Seigneur, qui veut entrer également dans notre époque, il veut entrer dans l'histoire humaine à travers nous. Il cherche également une demeure vivante, notre vie personnelle. Voilà la venue du Seigneur. C'est ce que nous voulons à nouveau apprendre pendant le temps de l'Avent : que le Seigneur peut venir également à travers nous. (lire la suite)
Nous pouvons donc dire que cette prière, ce souhait exprimé par l'Apôtre contient une vérité fondamentale, qu'il cherche à inculquer aux fidèles de la communauté qu'il a fondée et que nous pouvons résumer ainsi : Dieu nous appelle à la communion avec lui, qui se réalisera pleinement au retour du Christ, et Il s'engage lui-même à faire en sorte que nous arrivions préparés à cette rencontre finale et décisive. L'avenir est, pour ainsi dire, contenu dans le présent, ou mieux, dans la présence de Dieu lui-même, de son amour indéfectible, qui ne nous laisse pas seuls, qui ne nous abandonne pas même un seul instant, comme un père et une mère n'arrêtent jamais de suivre leurs enfants sur le chemin de leur croissance. Face au Christ qui vient, l'homme se sent interpellé dans tout son être, que l'Apôtre résume par les termes « esprit, âme et corps », indiquant ainsi toute la personne humaine, comme une unité articulée possédant une dimension somatique, psychique et spirituelle. La sanctification est un don de Dieu et une initiative venant de lui, mais l'être humain est appelé à y répondre de tout son être, sans que rien de lui ne soit exclu.
C'est précisément l'Esprit Saint, qui dans le sein de la Vierge a formé Jésus, Homme parfait, qui mène à bien dans la personne humaine l'admirable projet de Dieu, transformant tout d'abord le cœur et, à partir de ce centre, tout le reste. Il arrive ainsi que dans chaque personne se résume toute l'œuvre de la création et de la rédemption, que Dieu, Père, Fils et Esprit Saint, accomplit du début jusqu'à la fin de l'univers et de l'histoire. Et de même que dans l'histoire de l'humanité se trouve au centre le premier Avent du Christ et, à la fin, son retour glorieux, de même chaque existence personnelle est appelée à se mesurer à lui - de façon mystérieuse et multiforme - au cours du pèlerinage terrestre, pour être trouvée « en lui » au moment de son retour.

Benoît XVI, Homélie, 26 novembre 2005.