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jeudi 26 janvier 2012

Vie de foi (2)


Vie de foi (2)


C’est un défi à relever. Une invitation à grandir dans la foi. Ce que nous devons demander à Dieu, pour nous et pour les autres : « Seigneur, augmente en nous la foi » (Luc 17, 5). Que Dieu nous rende plus forts dans la foi, « fermes dans la foi » (1 Corinthiens 16, 13). « L’homme contemporain connaît beaucoup de choses sur les structures et les mécanismes qui conditionnent les processus de sa vie et de son activité. Il a poussé son regard investigateur jusqu’aux secrets les plus cachés du micro et du macrocosme. Et toutefois il ignore souvent la réponse aux interrogations suprêmes qui concernent le sens ultime des choses et de son existence même. Il demeure pour lui-même et pour les autres une incompréhensible énigme. La foi seule possède la réponse pleinement satisfaisante, capable d’apaiser l’obsession de l’intelligence et de réconforter ce besoin de certitude qui tourmente l’esprit de toute personne qui réfléchit sur sa propre destinée » (Jean-Paul II, Homélie pour les séminaristes de la Toscane, 26 janvier 1982, n° 2). (lire la suite)
La foi est faire pour être vécue. « Si elle n’a pas les œuvres, elle est morte en elle-même » (Jacques 2, 17). Autrement dit, notre attitude habituelle doit être empreinte de foi, en toutes circonstances, dans tous les aspects de la vie. Nous devons nous définir comme des hommes et des femmes de foi. C’était le cas de saint Josémaria qui disait que Dieu lui avait donné une foi tellement épaisse qu’on pouvait la couper au couteau. Demandons-lui de nous obtenir cette grâce singulière.
La foi part du fait que nous avons été rachetés par Jésus-Christ, de la reconnaissance pour tous les dons que nous recevons de Dieu. Elle nous conduit à le remercier sans cesse pour tout. Être une homme, une femme, de foi, c’est être un homme ou une femme de prière, un homme ou une femme qui s’efforce de vivre intégralement les normes de piété qu’il s’est fixé, de les soigner avec délicatesse, de les « broder » en quelque sorte pour qu’elles soient agréables à Dieu et agréées par lui. Une homme et une femme qui vivent unis à tous leurs frères et leurs sœurs dans la foi et au Saint-Père. Vivre de foi, c’est précisément demander à Dieu d’augmenter leur foi, de donner aux pécheurs la grâce de la conversion, et aux non baptisés celle de la vraie foi. Nous pouvons l’obtenir en grandissant personnellement dans la foi et en ne doutant pas que Dieu peut effectivement le faire.

(à suivre…)

vendredi 30 décembre 2011

Noël (6)


Noël (6)

Ici, à Bethléem, il s’agit de contempler cette Parole, le Verbe fait chair, Enfant, qui nous tend les bras, parce qu’il nous aime. Nous faisons notre prière avec Marie et Joseph, avec la Théotokos, la « Mère de Dieu », et avec celui qui lui sert de père sur terre, qui, aux yeux des hommes, fait office de père nourricier. Ainsi, nous sommes bien unis à la Sainte Famille, en compagnie de la « trinité de la terre » : « Jésus, Marie, Joseph, je veux être toujours avec vous trois », disait saint Josémaria. Et nous apprenons de Marie et Joseph à fréquenter notre Seigneur, à parler à Jésus, à nous entretenir avec lui, à lui dire ce qui, selon nous, nous convient et convient aux autres. (lire la suite)
Personne n’a fréquenté de plus près et avec plus d’intimité le Fils de Dieu que Marie et Joseph. Personne ne l’a aimé plus parfaitement, ni mieux connu et compris qu’eux. Unissons notre cœur à celui de Jésus, à ceux de Marie et de Joseph. Nous ne faisons plus qu’un seul cœur, et nous tressons cette fameuse couronne de cœurs qui s’aiment profondément.
Nous contemplons le Verbe de Dieu. Il nous parle dans notre âme, dans notre prière, à partir de notre contemplation du Seigneur Enfant, adolescent, homme, du Seigneur dans les différentes phases de sa vie terrestre et dans les diverses tâches propres à chaque étape de sa vie : au foyer familial, à l’école, dans l’atelier de charpentier, dans les jeux, pendant sa prière communautaire à la synagogue ou lors de ses pèlerinages au Temple… La Parole a une voix et un visage. La Parole n’est pas seulement proclamée, comme pendant cette nuit, et à chaque messe, mais elle s’offre à notre contemplation, à notre méditation. Et Marie est la première à la contempler, avec Joseph aussi. Ils écoutent et ils regardent. Et cette écoute et cette contemplation de la Parole de Dieu fait naître dans leur cœur des désirs accrus de sainteté, de fidélité, des désirs sans cesse renouvelés. Il nous semble entendre saint Paul dire : « Vous avez appris comment vous devez vous conduire pour plaire à Dieu, et c’est ainsi que vous vous conduisez, mais faites encore plus » (1 Thessaloniciens 4, 1).
Qu’il en aille ainsi pour nous. Demandons à l’Enfant Jésus, par l’intermédiaire de Sainte Marie et de saint Joseph, que la fidélité de chacun d’entre nous se traduise par des fruits de sainteté personnelle, par une vie pure et droite, par un apostolat quotidien, l’annonce du Christ Sauveur à ceux que nous côtoyons ou que nous rencontrons, comme les bergers le firent dans cette nuit sainte : ils « s’en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été dit » (Luc 2, 20) ; et par un zèle constant à servir l’Eglise et à être uni au saint-père, le père commun de tous les catholiques.

(fin)

dimanche 4 juillet 2010

Complainte de l’exilé (2)

Complainte de l’exilé (2)

C’est tout mon être qui est tendu vers toi, qui te désire, ô mon Dieu. C’est une quête, une attente de tous les instants. « Mon âme t’a désiré pendant la nuit, et en moi mon esprit dès l’aube aspire vers toi » (Isaïe 26, 9). Dès mon réveil, dès que je me lève, je pars à ta poursuite. Je fais de nouveau l’assaut de ta forteresse. Je sais bien que je ne suis pas digne de paraître en ta présence. Mais c’est toi qui mets en moi cette profonde aspiration. Si bien que tu te contrains toi-même à exaucer ma pétition, à te manifester au pauvre pécheur que je suis encore.
« Quand irai-je contempler la face de Dieu ? Mes larmes sont ma nourriture jour et nuit » (Psaume 42, 3-4). Car les mondains ne cessent de me tourner en dérision. (lire la suite)) Nous sommes la cible de leurs dards acérés, qu’ils décochent continuellement contre toi et les tiens. C’est bien toi qu’ils visent à travers nous. Tu nous l’as fait savoir : « Bienheureux serez-vous quand les hommes vous haïront, quand ils vous banniront, quand ils vous insulteront et proscriront votre nom à cause du Fils de l’homme. En ce jour-là, soyez dans la joie et tressaillez d’allégresse, car votre récompense sera grande dans le ciel » (Luc 6, 22-23). Les gens de notre époque, comme des époques antérieures, ne cessent de se moquer de nous, de se gausser en répétant d’un air narquois : « Où est votre Dieu ? » Vas-tu les laisser rire ainsi de toi ? « Pour nous, c’est justice, car nous recevons ce que nous ont valu nos actes » (Luc 23, 41), mais toi, Seigneur, « tu n’as rien fait de répréhensible » (Luc 23, 41). Au contraire, tous reconnaissaient : « Il a tout fait à la perfection » (Marc 7, 37). « Pourquoi dirait-on parmi les peuples : « Où est leur Dieu » ? » (Joël 2, 17).
Pourtant ils le disent. Ils hurlent après ceux qui proclament la vérité, « à temps et à contretemps » (2 Timothée 4, 2). Ils injurient ton vicaire et le traînent dans la boue. Ils salissent ces autres christs que sont tes ministres. Tu as pourtant dit : « Ne touchez pas à mes christs » (1 Chroniques 16, 22). Mais eux n’en ont cure. On dirait que jamais le malin n’a été aussi libre d’agir et de répandre son venin, que le mal n’a jamais été aussi étendu, aussi bien accueilli par autant de cœurs pervertis ! Et tu tolères cela !

(à suivre…)

vendredi 2 juillet 2010

Enfants de Dieu (2)

Enfants de Dieu (2)

Et qu’est-ce qui lui plaît ? La réponse est limpide : « Voici la Volonté de Dieu : votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4, 3). Notre sanctification, et notre sanctification dans la vie ordinaire, dans les petites choses de chaque instant, accomplies non par routine ni par contrainte ; mais par amour. Nous recherchons continuellement la présence de Dieu au travers des tâches quotidiennes, matérielles et intellectuelles, dans lesquelles nous voyons et le véhicule de la Volonté de Dieu et l’occasion de nous unir à lui et de lui offrir, bien unis à son Fils, le sacrifice de notre vie pour le rachat des pécheurs. (lire la suite)
« Fils de Dieu, frères du Verbe fait chair, de Celui dont il a été dit : de tout être Il était la vie et la vie était la lumière des hommes. Des enfants de la lumière, des frères de la lumière, voilà ce que nous sommes. Des porteurs de l’unique flambeau capable d’embraser les cœurs faits de chair » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 66). « N’est-ce pas lui, ton Père, qui t’a procréé, lui qui t’a fait et par qui tu subsiste ? « (Deutéronome 32, 6). Il nous a envoyé son Fils pour que nous revenions à l’adoption des enfants de Dieu. « Il est venu chez les siens » (Jean 1, 11). Combien de nos contemporains refusent encore de le reconnaître, de le recevoir, de faire au moins une petite place à Dieu dans leur vie, à défaut de lui faire toute la place, de voir dans son représentant sur terre, le pape, notre père commun à tous, Pourtant, Dieu est notre père, et nous recevons de lui grâce sur grâce (Jean 1, 16). Et il nous faut agir tant qu’il fait jour (Jean 9, 4), travailler aux œuvres de Dieu, et « l'œuvre que Dieu demande, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé » (Jean 6, 29). Le Seigneur a dit on ne peut plus nettement : « Celui qui n’amasse pas avec moi disperse » (Luc 11, 23). Tâchons d’en tirer les conséquences, pour marcher vraiment en présence de Dieu et être plus parfaits ; de toute la perfection dont nous sommes capables, bien unis à notre saint-père le pape, pour qui il faut prier plus que jamais, abondamment. Et demandons à Dieu, avec foi et confiance, de nous rendre effectivement saints.

(fin)

vendredi 20 mars 2009

Arrêts sur christianisme (33)

Arrêts sur christianisme (33)


- Que préchez-vous donc pour attirer de telles foules ? lui demanda le Pape.
- Une seule chose : la charité, la miséricorde, la royauté du Cœur de Jésus.
- Ah ! Je m'explique tout, déclara vivement Benoît XV. Quand les prêtres prêchent cet amour, ils ont une vraie toute-puissance à boueverser le monde.
- Quelle réponse donnez-vous, demanda encore le Pape, à ceux qui se plaignent d'être submergés par les œuvres existantes ?
- Ceci, très Saint-Père : je ne vous apporte pas une lampe de plus, à vous qui en avec douze ou vingt-quatre. Mais je vous apporte de l'huile pour toutes les lampes que vous possédez déjà.

Marcel Bocquet, Père Mateo apôtre mondial du Sacré-Cœur, Paris, Pierre Téqui éditeur, éd. de 2007, p. 133.