ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est volonté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est volonté. Afficher tous les articles

lundi 27 octobre 2008

L'annonce de la vérité (2)

L'annonce de la vérité (2)

Dans l'Église, les fidèles qui ont été ordonnés évêques et prêtres exercent cette mission avec autorité, in nomine Ecclesiae, au nom de l'Église, qu'ils engagent par leur enseignement. C'est pourquoi tout fidèle doit apporter une adhésion « de foi divine et catholique » à « tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, c'est-à-dire dans l'unique dépôt de la foi confié à l'Église, et qui est en même temps proposé comme divinement révélé » (Code de droit canonique, canon 750). Mais ils doivent aussi une « soumission religieuse de l'intelligence et de la volonté », extérieure et intérieure, aux autres vérités, (lire la suite) connexes aux vérités de foi (Ibid., canon 752). Cela paraît simple à comprendre, même s'il ne manque pas de gens prêts d'entrée de jeu à contester les déclarations d'évêques ou de conférences d'évêques. C'est simple à comprendre parce que la vérité enseignée, du moment qu'elle est une vérité, partie de la Vérité qui est Dieu (cf. Jean 14, 6), ne peut qu'être admise. Qu'elle soit de foi ou non, c'est toujours une parcelle de la vérité. Elle ne supporte pas la contradiction. Elle peut, certes, être mieux explicitée, rendue plus compréhensible, présentée de façon à être bien comprise par l'esprit contemporain. Mais la vérité est la vérité. On ne voit pas au nom de quel principe un baptisé pourrait la rejeter ou la discuter : cela reviendrait à rejeter Dieu lui-même. Cette remarque prend tout sons sens quand elle est appliquée à l'enseignement de l'Église en matière morale. Une morale qui est universelle, c'est-à-dire la même pour tous les hommes, de toutes les époques et de tous les pays, car venant non des hommes, mais de Dieu.
Nous voyons à quel point l'humilité est indispensable pour s'effacer devant Dieu et le laisser parler en se servant de nous comme d'un relais, d'un haut-parleur. « Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé » (Jean 7, 16). Si Jésus, qui est le Verbe de Dieu, peut s'exprimer ainsi, à combien plus forte raison nous, qui ne sommes que ses créatures.

(à suivre...)

mardi 9 septembre 2008

L'annonce de la verite (3)

L'annonce de la vérité (3)

« Le soleil enveloppe de lumière tout ce qu’il touche : Seigneur, remplis-moi de ta clarté, divinise-moi » (saint Josémaria, Sillon, n° 273). La lumière de Dieu, d'un Dieu qui se présente lui-même comme la Lumière du monde, « la vraie, celle qui éclaire tout homme » (Jean 1, 9). Je renvoie ici à ce que j'ai écrit de cette Lumière. Si nous adhérons à la Vérité, nous sommes enveloppés de cette lumière, nous devenons nous-mêmes une lumière qui fait briller la Vérité aux yeux de nos semblables (cf. Matthieu 5, 16 : que « votre lumière brille (lire la suite) devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux »). « Le soleil enveloppe de lumière tout ce qu’il touche : Seigneur, remplis-moi de ta clarté, divinise-moi ; que je m’identifie à ton adorable Volonté, pour me transformer en l’instrument que tu désires… » (saint Josémaria, Ibid.).
Oui, le Seigneur veut se servir de nous, car, s'il a réalisé notre Rédemption une fois pour toutes, ses fruits doivent s'appliquer dans le temps dans lequel s'inscrit notre vie. « Écoute l'Apôtre recommander : Proclame la parole, insiste à temps et à contretemps (2 Tm 4, 2). À qui à temps ? À qui à contretemps ? À temps à ceux qui le veulent ; à contretemps à ceux qui ne le veulent pas » (saint Augustin, Sermon 46, sur les pasteurs, n° 14.). À cela, la « divinisation » progressive de notre vie est une condition sine qua non. Précisément pour agir au nom du Christ, pour disparaître devant lui : « Il faut qu'il croisse, et moi, que je diminue » (Jean 3, 30). Cette divinisation conduit à n'avoir d'autre volonté que celle du Christ, à dire avec lui : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé » (Jean 4, 34).
L'apôtre doit s'identifier au Christ, se faire humble comme lui. « Donne-moi ta folie d’humiliation : celle qui t’a conduit à naître dans la pauvreté, à faire un travail sans éclat, à mourir dans l’infamie, cloué sur un morceau de bois, à t’anéantir dans le tabernacle. — Que je me connaisse : que je me connaisse et que je te connaisse. Ainsi jamais je ne perdrai de vue mon néant » (saint Josémaria, Ibid.). C'est à cette condition qu'il est vraiment pêcheur d'homme comme Jésus-Christ qualifie saint Pierre au moment où il l'appelle à le suivre (cf. Luc 5, 10). « Dans la mission de pêcheur d’hommes, à la suite du Christ, il faut tirer les hommes hors de l’océan salé de toutes les aliénations vers la terre de la vie, vers la lumière de Dieu. (...) Il n’y a rien de plus beau que de le connaître et de communiquer aux autres l’amitié avec lui. La tâche du pasteur, du pêcheur d’hommes, peut souvent apparaître pénible. Mais elle est belle et grande, parce qu’en définitive elle est un service rendu à la joie, à la joie de Dieu qui veut faire son entrée dans le monde » (Benoît XVI, Homélie, 24 avril 2005).

(fin)

dimanche 7 septembre 2008

L'annonce de la verite (2)

L'annonce de la vérité (2)

Dans l'Église, les fidèles qui ont été ordonnés évêques et prêtres exercent cette mission avec autorité, in nomine Ecclesiae, au nom de l'Église, qu'ils engagent par leur enseignement. C'est pourquoi tout fidèle doit apporter une adhésion « de foi divine et catholique » à « tout ce qui est contenu dans la parole de Dieu écrite ou transmise par la tradition, c'est-à-dire dans l'unique dépôt de la foi confié à l'Église, et qui est en même temps proposé (lire la suite) comme divinement révélé » (Code de droit canonique, canon 750). Mais ils doivent aussi une « soumission religieuse de l'intelligence et de la volonté », extérieure et intérieure, aux autres vérités, connexes aux vérités de foi (Ibid., canon 752). Cela paraît simple à comprendre, même s'il ne manque pas de gens prêts d'entrée de jeu à contester les déclarations d'évêques ou de conférences d'évêques. C'est simple à comprendre parce que la vérité enseignée, du moment qu'elle est une vérité, partie de la Vérité qui est Dieu (cf. Jean 14, 6), ne peut qu'être admise. Qu'elle soit de foi ou non, c'est toujours une parcelle de la vérité. Elle ne supporte pas la contradiction. Elle peut, certes, être mieux explicitée, rendue plus compréhensible, présentée de façon à être bien comprise par l'esprit contemporain. Mais la vérité est la vérité. On ne voit pas au nom de quel principe un baptisé pourrait la rejeter ou la discuter : cela reviendrait à rejeter Dieu lui-même. Cette remarque prend tout sons sens quand elle est appliquée à l'enseignement de l'Église en matière morale. Une morale qui est universelle, c'est-à-dire la même pour tous les hommes, de toutes les époques et de tous les pays, car venant non des hommes, mais de Dieu.
Nous voyons à quel point l'humilité est indispensable pour s'effacer devant Dieu et le laisser parler en se servant de nous comme d'un relais, d'un haut-parleur. « Ma doctrine n'est pas de moi, mais de celui qui m'a envoyé » (Jean 7, 16). Si Jésus, qui est le Verbe de Dieu, peut s'exprimer ainsi, à combien plus forte raison nous, qui ne sommes que ses créatures.

(à suivre...)