mardi 18 novembre 2014
dimanche 30 janvier 2011
Sept dimanches de saint Joseph
Sept dimanches de saint Joseph
Une pieuse coutume de l’Eglise consiste à se préparer à la solennité du 19 mars, fête du saint patriarche Joseph, époux de la Bienheureuse Vierge Marie, en considérant tout au long des sept dimanches qui la précèdent, les joies et les douleurs du père nourricier de Jésus.L’Eglise n’a pas formalisé cette pratique, qui est laissée à la libre initiative de chacun et à sa dévotion. (lire la suite) Mais il est bon de se fixer un point par lequel montrer notre affection et notre reconnaissance envers saint Joseph, point qui peut varier d’un dimanche à l’autre. Ce peut être, par exemple, de considérer plus spécifiquement telle ou telle vertu : le travailleur acharné, l’obéissance prompte, la docilité aux motions du Saint-Esprit, l’esprit d’initiative, l’humilité, la charité exemplaire, la chasteté, la loyauté…
Nous pouvons aussi offrir une « fleur » à saint Joseph, une petite mortification, un petit sacrifice, pour qu’il contribue à faire éclore des vocations de saints dans notre monde.
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Catégories : 19 mars, chasteté, dimanche, humilité, saint Joseph, Saint-Esprit
vendredi 16 juillet 2010
Aller à la maison de Dieu (2)
Aller à la maison de Dieu (2)
« Trois fois par an, tout ton peuple masculin paraîtra devant Yahvé, votre Dieu, dans le lieu qu’il aura choisi (…) ; il ne paraîtra pas devant Dieu les mains vides, mais chacun avec ce qu’il peut donner, selon les bénédictions que Yahvé, ton Dieu, t’aura accordées » (Deutéronome 16, 16-17). « C’est là que montent les tribus, les tribus de Yahvé, selon la loi donnée à Israël, afin de louer le nom de Yahvé » (Psaume 122, 4). Au précepte ancien a succédé le précepte nouveau. Nous montons à la Jérusalem nouvelle qu’est l’église où le Seigneur n’est pas de façon figurative, mais réellement et personnellement présent dans la très Sainte Eucharistie. Nous y venons, non pas trois fois l’an, mais au moins les dimanches et jours de fête de précepte.. (lire la suite) Nous y allons avec empressement, car c’est la rencontre vivifiante avec Dieu, sans laquelle nous ne pourrions pas tenir dans le monde hostile et matérialiste. Les martyrs d’Abitène, plusieurs fois mentionnés par le pape Benoît XVI, disaient à l’autorité qui voulait leur interdire de se réunir le dimanche : Sine dominico non possumus ! Sans nous réunir le jour du Seigneur, nous ne pouvons pas vivre !Construisant le Temple, Salomon « fit le portique du trône, où il rendait la justice, le portique du jugement, et il le fit de cèdre depuis le sol jusqu’au plafond » (1 Rois 7, 7). C’est à Jérusalem, en effet, qu’ont « été établis les sièges pour le jugement, les sièges de la maison de David » (Psaume 122, 5). C’est dans la Jérusalem céleste que les Douze siègent sur douze trônes pour juger les douze tribus d’Israël (Luc 22, 30), à l’heure du jugement universel, aux derniers jours de ce monde qui passe (1 Corinthiens 7, 31).
Nous souhaitons la paix pour la nouvelle Jérusalem qu’est l’Eglise catholique, une sainte et apostolique, l’Eglise fondée par Jésus-Christ, contre laquelle « les portes de l’Hadès ne l’emporteront pas » (Matthieu 16, 18). C’est un navire qui ne sombre pas, car le Christ est le pilote qui le dirige à travers les écueils du monde. Les hommes peuvent armer des escadres pour l’attaquer et l’envoyer par le fond, c’est courir à leur propre perte. Tous passent. Tous quittent le monde. Mais l’Eglise demeure, inébranlable ; toujours fidèle à elle-même et au Christ, jusqu’à la fin des temps. Et plus encore, pour l’éternité, car elle se poursuit au ciel, état dans lequel elle se trouve déjà dans ses fils qui ont été sanctifiés. Que les hommes n’apprennent pas les leçons de l’histoire, qu’importe ! Elle leur en administrera de nouvelles. Qui montrent bien que l’Eglise n’est pas une institution humaine, n’est donc pas soumise aux aléas, au cours des événements. Mais qu’elle avance, toujours tendue vers son objectif, non seulement qu’elle avance, mais qu’elle progresse, qu’elle ne cesse de s’étendre au monde entier, jusqu’à ce que le commandement missionnaire soit pleinement accompli : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples » (Matthieu 28, 19).
(à suivre…)
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Catégories : Abitène, bénédiction, Benoît XVI, christianisme, dimanche, eglise catholique, éternité, évangélisation, Jérusalem, jugement dernier, martyr, messe dominicale, paix, religion
dimanche 7 mars 2010
La valeur du dimanche
La valeur du dimanche
Je voudrais donc insister, à la suite de la lettre Dies Domini, pour que la participation à l'Eucharistie soit vraiment, pour tout baptisé, le cœur du dimanche. Il y a là un engagement auquel on ne peut renoncer et qu'il faut vivre, non seulement pour obéir à un précepte, mais parce que c'est une nécessité pour une vie chrétienne vraiment consciente et cohérente. Nous entrons dans un millénaire qui s'annonce comme caractérisé par un profond mélange de cultures et de religions, même dans les pays de christianisation ancienne. Dans beaucoup de régions, les chrétiens sont, ou sont en train de devenir, un « petit troupeau » (Luc 12,32). (lire la suite) Cela les met face au défi de témoigner plus fortement des aspects spécifiques de leur identité, et bien souvent dans des conditions de solitude et de difficultés. Le devoir de la participation eucharistique chaque dimanche est l'un de ces aspects. En réunissant chaque semaine les chrétiens comme famille de Dieu autour de la table de la Parole et du Pain de vie, l'Eucharistie dominicale est aussi l'antidote le plus naturel à la dispersion. Elle est le lieu privilégié où la communion est constamment annoncée et entretenue. Précisément par la participation à l'Eucharistie, le jour du Seigneur devient aussi le jour de l'Église, qui peut exercer ainsi de manière efficace son rôle de sacrement d'unité.Jean-Paul II, lettre apostolique Novo millennio ineunte, n° 36.
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Catégories : christianisme, communion, dimanche, église catholique, eucharistie, Famille chrétienne, jean paul ii, religion, sacrements, unité, vie chrétienne
dimanche 31 janvier 2010
Les sept dimanches de saint Joseph
Les sept dimanches de saint Joseph
Aujourd'hui commence la dévotion des sept dimanches de saint Joseph.
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Catégories : dévotion, dimanche, église catholique, piété, prière, religion, saint Joseph
vendredi 30 octobre 2009
Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (3)
Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (3)
Je termine le récit des apparitions à Saint-Bauzille-de-la-Sylve de celle que l'on appelle depuis « Notre-Dame-du-Dimanche » :(La Vierge Marie) fait alors glisser Son chapelet sur la main gauche et, de la main droite, donne la bénédiction à la foule, comme le fait le prêtre à la fin de la Messe. Elle parle une dernière fois : « Qu’on chante des cantiques. »
Elle disparaît. Auguste dit alors d’une faible voix : « Dites-leur de chanter. » La foule entonne le Magnificat.
Le pèlerinage se développe peu à peu. De nombreuses personnes viennent prier (lire la suite) aux endroits où la Vierge est apparue ; ils laissent des cierges, des fleurs, des chapelets…
L’évêque du diocèse, Mgr de Cabrières, nomme une commission d’enquête, et après avoir interrogé le voyant, reconnaît l’authenticité des Apparitions en 1876.
Auguste Arnaud vécut le reste de sa vie dans la Foi et la dévotion à Marie, sans jamais chercher à s’enrichir, et observant toujours le repos dominical. Il eut beaucoup à souffrir de voir les lois anticléricales de 1905 entraver la construction du Sanctuaire, et sa femme ainsi que trois de ses enfants, dont un fils prêtre, moururent.
On construisit une chapelle près du lieu de l’Apparition ainsi qu’un couvent où vinrent s’installer des sœurs franciscaines arrivées en 1893 pour s’occuper du sanctuaire.
Arrivé à l’âge de 92 ans, il dut s’aliter à la fin du mois de janvier 1936. Il reçut l’extrême-onction le 27 janvier et rendit le dernier soupir le 8 février après avoir fredonné le cantique « J’irai La voir un jour ! » Entre temps on avait obtenu de la préfecture la permission de l’ensevelir au champ des apparitions.
Le 10 février, Auguste Arnaud, suivi d’un long cortège, descendit le chemin qu’il avait descendu soixante-trois ans plus tôt. Il allait de nouveau à la rencontre de la Vierge, mais cette fois pour dormir de son dernier sommeil sous Son regard maternel.
On peut lire sur sa tombe : « Aux pieds de la Vierge qu’il a tant aimée et si fidèlement servie, ici repose en attendant la bienheureuse Résurrection le corps d’Auguste Arnaud, pieusement endormi dans la paix du Seigneur le 8 février 1936 à l’âge de 92 ans. R.I.P. »
Prière :
Notre-Dame du Dimanche,
Faites que mon âme soit une belle vigne,
Préservée de la maladie, des soucis trop matériels,
Débarrassée de la mauvaise herbe du péché
Et porteuse de fruits éternels.
(fin)
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Catégories : apparitions, bénédiction, chapelet, dimanche, eglise catholique, maladie, mort, onction des malades, paix, prière, Résurrection, Saint-Bauzille-de-la-Sylve, travail, Vierge Marie
jeudi 29 octobre 2009
Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (2)
Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (2)
Nous avons vu hier que la Sainte Vierge est apparue à Auguste Arnaud le 8 juin 1873 et lui a reproché de travailler le dimanche. Voici la suite du récit :Arrivé chez lui, Auguste Arnaud raconte à son père ce qu’il a vu ; ils se rendent alors tous deux chez le curé du village afin de lui parler. Le curé les reçoit froidement et dit clairement au voyant qu’il ne le croit pas. Comment la Vierge peut-Elle apparaître à un homme qui travaille le dimanche ?
Loin d’être déconcerté par cet accueil, Auguste Arnaud continue d’accomplir sa mission. Dès le lendemain il fait confectionner par le menuisier du village une Croix (lire la suite) de bois et la plante le soir même au fond de sa vigne à l’endroit indiqué par la Sainte Vierge. Elle n’est que provisoire : en même temps il commande à Montpellier une Croix de fer forgé avec une Vierge en son milieu, comme l’a ordonné la vision.
Le jeudi 12 juin, il se rend avec sa famille à l’ermitage de Saint Antoine. Le dimanche 22 juin, il fait le pèlerinage à Notre-Dame de Grâce à Gignac. Après avoir assisté à la Sainte Messe, il y a passe toute la matinée en prières. Enfin, le vendredi 4 juillet, à la place de la Croix de bois il fait sceller dans un piédestal de pierre la Croix de fer.
La date de la deuxième Apparition annoncée par la Vierge approche peu à peu. Entre temps, la nouvelle de l’événement s’est répandue dans tous les environs. Des curieux, des sceptiques, des dévots affluent. La femme d’Auguste Arnaud a peur pour son époux. « Et si la Vierge ne revient pas ? » Mais Auguste n’a aucun doute : il a fait tout ce qu’Elle lui a demandé donc Elle reviendra.
Le mardi 8 juillet, de bonne heure, Auguste part travailler à sa vigne. Il n’est pas seul. Une foule nombreuse est accourue pour voir ce qui va se passer. Environ cinq cent personnes sont présentes.
Auguste se met à cultiver la vigne en attendant la venue de la Vierge. Au bout d’un moment il s’arrête pour se reposer. C’est alors que tous le voient ôter son chapeau, élever ses deux bras en l'air en fixant un objet qu'il était le seul à apercevoir.
Pendant ce court instant et dans cette attitude, il se balance sur lui-même et puis tout à coup, marchant sur le côté gauche, il est emporté avec une rapidité foudroyante vers la Croix, toujours dans la même position, élevé par une force céleste au-dessus du sol et de la vigne aux sarments entrelacés. Il a franchi un espace d’environ quarante mètres ; tous ont vu ce phénomène miraculeux.
Il regarde alors au-dessus de la Croix en fer et prie silencieusement. La Vierge est là ; Elle est habillée comme la première fois mais Ses vêtements sont de couleur d’or et un chapelet pend de Ses mains jointes. Elle s’adresse à lui, toujours dans le dialecte local : « Il ne faut pas travailler le dimanche. Heureux celui qui croira et malheureux celui qui ne croira pas. Il faut aller à Notre-Dame de Gignac en procession. Vous serez heureux avec toute votre famille. »
(à suivre...)
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mercredi 28 octobre 2009
Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (1)
Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (1)
Alors que le caractère sacré du dimanche est battu en brèche par un esprit bassement matérialiste de l'homme qui se meut quasi exclusivement à l'horizontale, il est intéressant de constater que la Sainte Vierge est venue elle-même rappeler les hommes au devoir de respecter le dimanche et de ne pas travailler ce jour-là. Cela lui a valu le nom de Notre-Dame du Dimanche. Voilà le récit de ces apparitions, qui ont été reconnues par l'autorité ecclésiastique :
Le village de Saint-Bauzille-de-la-Sylve se trouve dans le département de l’Hérault. (lire la suite) La Vierge Marie y est apparue deux fois en 1873. C’est une belle histoire, une histoire vraie, qui nous concerne tous.
Le 8 juin 1873, un homme de trente, Auguste Arnaud, se rend à sa vigne afin de la cultiver. Il est marié depuis six ans et père de deux enfants. C’est le dimanche, fête de la Sainte Trinité, mais cela ne l’empêche pas de travailler. Ce n’est pas un mauvais chrétien, loin de là, il va souvent à la
Après avoir travaillé pendant deux heures, Auguste Arnaud s’assoit un moment pour se reposer et manger un peu. Il sort alors sa pipe pour fumer quand tout à coup il voit devant lui un personnage lumineux, une jeune femme toute vêtue de blanc. Elle porte une ceinture frangée et Sa tête est surmontée d’une haute couronne semblable à la mitre d’un évêque. Un grand voile blanc partant du sommet de la couronne L’enveloppe de toutes parts jusqu’aux pieds, couvrant même Ses mains
Surpris, Auguste se lève et Lui demande dans le dialecte de la région :
« Qui êtes-vous ? »
« Je suis la Sainte Vierge. N'ayez pas peur. »
Auguste, rassuré par ces mots, écoute alors avec émotion les paroles de Marie :
« Vous avez la maladie de la vigne. Vous avez abandonné Saint Bauzille. Il faut célébrer sa fête le jour qu’elle tombe. Jeudi prochain, il faut aller à Saint Antoine en procession et y dire la Messe. D’aujourd’hui en quinze il faut aller en procession à Notre-Dame. Tout le canton de Gignac, Montpellier, et la ville de Lodève. Il faut planter une Croix neuve et changer l’autre. Vous placerez une Croix avec une Vierge au fond de la vigne. Vous y viendrez en procession chaque année. Allez le dire à votre père et à votre curé, tout de suite. Dans un mois Je viendrai vous remercier. »
À ces mots, l’Apparition monte verticalement vers le Ciel comme un globe puis disparaît peu à peu.
Après cette vision, Auguste laisse son travail, quitte sa vigne et rentre chez lui, le cœur illuminé d’un secret merveilleux.
(à suivre...)
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Catégories : apparitions, Croix, dimanche, Hérault, saint Antoine, Saint-Bauzille-de-la-Sylve, travail, Vierge Marie, vigne
mercredi 12 août 2009
Sauvegarder le dimanche
Sauvegarder le dimanche
Mes frères, il faut mourir le dimanche et ressusciter le lundi. Le dimanche, c'est le bien du Bon Dieu ; c'est son jour à lui, le jour du Seigneur. Il a fait tous les jours de la semaine ; il pouvait tous les garder ; il vous en a donné six, il ne s'est réservé que le septième. De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ? Vous savez que le bien volé ne profite jamais. Le jour que vous volez au Seigneur ne vous profitera pas non plus. Je connais deux moyens bien sûrs de devenir pauvre : c'est de travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui.Mgr René Fourrey, Ce que prêchait le Curé d'Ars, Dijon, L'Échelle de Jacob, 2009, p. 323.
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mercredi 29 juillet 2009
Respectez le dimanche
Respectez le dimanche
Mes frères, il faut mourir le dimanche et ressusciter le lundi. Le dimanche, c'est le bien du Bon Dieu ; c'est son jour à lui, le jour du Seigneur. Il a fait tous les jours de la semaine ; il pouviat tous les garder ; il vous en a donné six, il ne s'est réservé que le septième. De quel droit touchez-vous à ce qui ne vous appartient pas ? Vous savez que le bien volé ne profite jamais. Le jour que vous volez au Seigneur ne vous profitera pas non plus. Je connais deux moyens bien sûrs de devenir pauvre : c'est de travailler le dimanche et de prendre le bien d'autrui.Mgr René Fourrey, Ce que prêchait le Curé d'Ars, Dijon, L'Échelle de Jacob, 2009, p. 323.
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Catégories : christianisme, Curé d'Ars, dimanche, jour du Seigneur, pauvres, religion, vol
mardi 21 avril 2009
Le temps et la liturgie
Le temps et la liturgie
La liturgie a mis, au nom du Christ, sa marque sur toutes les unités de temps qui rythment la vie humaine : journée (avec la liturgie des heures mais aussi la succession des trois Angelus), semaine (avec le dimanche, mais aussi les autres repères que sont le vendredi, jour de pénitence, et le samedi, jour marial), mois (avec les rendez-vous des premiers vendredi ou samedi du mois en l’honneur du Cœur de Jésus ou celui de Marie), année (avec le cycle annuel des mystères, mais aussi avec les mois consacrés à Marie, au sacré Cœur, au Rosaire, aux âmes du purgatoire), et finalement siècles (avec le jubilé). C’est toute une organisation du temps chrétien qui, notons-le, n’a pas grand chose à voir avec l’observation des cycles de la nature. (lire la suite) La célébration chrétienne du temps, nourrie de repères pris à l’his-toire du Salut, n’a que peu de rapport avec une religion naturelle : Pâques ne tombe au printemps que pour une moitié de la planète et Noël est célébré aussi bien sous la chaleur tropicale. Seule la liturgie quotidienne met en valeur l’aube et la tombée de la nuit, mais non sans rappeler (et certains hymnes le disent) que notre soleil à nous ne se couche pas avec l’autre. Le matin surtout a une signification pascale comme on le voit bien avec les laudes du dimanche (surtout le dimanche I) qui utilisent les psaumes de Pâques, notamment le Cantique des Créatures du livre de Daniel manifestant ce nouveau regard sur la création arrachée à la mort.Michel Gitton, Initiation à la liturgie romaine, Genève, Ad solem, 2003, p. 36-37.
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Catégories : âmes du purgatoire, angélus, christianisme, dimanche, eglise catholique, jubilé, liturgie, liturgie des heures, Pâques, prière
lundi 26 janvier 2009
Le dimanche
Le dimanche
Le vrai sabbat consiste non pas à consacrer un jour à Dieu, mais tous les jours, et non pas à s’abstenir du travail corporel, mais du péché : « La loi nouvelle veut que vous observiez continuellement le sabbat, et vous, parce que vous restez à ne rien faire une journée, vous croyez être pieux. Vous ne réfléchissez pas à la raison du précepte. Ce n’est point en ces choses que se plaît le Seigneur notre Dieu. S’il y a parmi vous un parjure ou un voleur, qu’il cesse (mausasthô) ; s’il y a un adultère, qu’il fasse pénitence, et il a observé les sabbats de délices, les véritables sabbats de Dieu »(Justin, Dialogue avec Triphon 12, 3). […] Le vrai sabbat,dont avait parlé Isaïe et qui consiste à « cesser de faire-valoir »(1, 6), c’est dans le Christ, qui est libéré du péché, qu’il réalise seulement. Le Christ introduit dans l’unique sabbat, dont les sabbats de la loi n’étaient qu’une préfiguration prophétique.Jean DANIÉLOU, Bible et Liturgie, Paris, 1951, p. 320-321.
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lundi 17 septembre 2007
Le travail le dimanche (2)
Le travail le dimanche (2)
Je termine ici les réflexions sur le travail le dimanche :
« On invoque enfin pour une exception immédiate à la règle de fermeture des magasins le dimanche, le prétexte de l’« accès aux biens et aux services culturels ». Notons que cette demande, à première vue, pourrait s’autoriser de la distinction entre « œuvres serviles » et « non serviles » établie par les moralistes catholiques du passé ! Les obligations culturelles relèveraient alors du genre (lire la suite) « non servile » et pourraient être accomplies le dimanche ! Il faut préciser ici que certains services culturels sont déjà offerts le dimanche : musées, cinémas, théâtres, concerts, vie associative, etc. Quant à « l’accès aux biens et aux services culturels » dont il est question dans le débat actuel, on peut toujours se demander qu’est-ce qui est « culturel » ? Acheter un livre ou le lire ? Acheter un disque ou l’écouter ? Il n’est pas indifférent, certes, d’aller dans une librairie ou chez un disquaire. Mais reconnaissons-le : ce geste n’a de portée que par les actes qui le suivent. Or lire, écrire, faire de la musique, participer à la vie associative, visiter sa ville ou son village, faire du sport, participer à la vie de l’Église… et tant d’autres activités, ne peuvent être assurées que par la sauvegarde d’un temps social libre et protégé. Pour garantir l’« accès aux biens et services culturels », les pouvoirs publics ont d’abord à respecter le temps socialement libre et protégé de notre tradition française : le dimanche.
La portée sociale du débat sur l’ouverture des commerces le dimanche contredit l’apparence d’indifférence et de neutralité politique et culturelle que revêt, à première vue, une telle question. Si une décision générale est prise pour notre société, celle-ci entrera dans une nouvelle phase de destructuration du temps social.
Si elle intervient, une telle mesure fera aussi toucher du doigt le risque d’absurdité de la décision de portée inverse, relative à la semaine continue du travail scolaire pour les écoliers et leurs éducateurs. En effet, pourquoi libérer les « week-ends » des enfants si cette mesure coïncide pour les parents avec des probabilités plus nombreuses de travailler précisément ces jours-là ?
Les chrétiens et les pasteurs ne peuvent pas ne pas s’interroger sur ce problème. À terme très rapproché, « le jour du Seigneur » sera encore moins « le jour du Seigneur ». Puis ce sera le tour des jours de fête, déjà bien mis à mal. Le temps social atteindra alors le degré maximum de sécularisation. Que nous ne disions rien et ne fassions rien n’est pas dans l’esprit de notre foi et de notre responsabilité. Certes, avec près de trois millions de chômeurs, notre pays ne connaît pas là son seul problème. Mais ce débat est un signe parmi d’autres de la dérive de notre société vers une liberté mal comprise, entraînant plus d’effets pervers que de bénéfices moraux, culturels et spirituels. »
Paru dans L'Aquitaine, 10 janvier 1992.
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Catégories : christianisme, dimanche, église catholique, foi, liberté, loisirs, travail
dimanche 16 septembre 2007
Le travail du dimanche (1)
Le travail du dimanche (1)
Je reprends ici les réflexions de Monseigneur Pierre Eyt, alors archevêque de Bordeaux, sur le travail le dimanche, réflexions qui me semblent conserver leur actualité :
"Il paraîtrait qu’il y a déjà huit millions de Français qui travailleraient le dimanche. Chacun connaît en effet les professions des transports, des services publics, de l’hôtellerie, de la presse, des urgences médicales, etc., qui exigent une permanence obligatoire des prestations et donc des astreintes correspondantes pour leurs personnels.
Par ailleurs, on est conduit à penser : s’il en est déjà ainsi, pourquoi y aurait-il abus quand, à une règle historiquement vulnérable, mais socialement énigmatique, se dénombrent tant d’exceptions ? Faut-il donc continuer de réglementer le travail du dimanche ? (lire la suite) De plus, dans la situation de beaucoup, les horaires de la semaine sont si remplis que le dimanche devient le jour où s’exprime pour chacun la liberté d’aller et de venir, et donc d’accomplir ses démarches et ses achats. Au dimanche conviendrait plus particulièrement, reconnaît-on, les achats de biens culturels ou les démarches vers des services de cette même nature. D’où l’idée qui a germé puis grandi de demander l’ouverture, le dimanche, des commerces de biens et de services culturels, comme les livres, les disques, le matériel TV, Hifi, etc.
L’Église catholique a toujours attaché une grande importance au dimanche. Justin le relève déjà dès le IIe siècle. Le « jour du Seigneur », dies dominicalis, Pâque hebdomadaire de la résurrection, premier jour de la semaine, le dimanche de nos calendriers est à célébrer et à sanctifier par les chrétiens qui y voient aussi le jour de repos demandé par Dieu dès la création du monde. L’Église catholique a spontanément associé sanctification et repos du dimanche. À ses yeux, il y a donc un motif non seulement religieux mais social pour que les chrétiens soient attentifs au dimanche. Aussi les changements légaux qui pourraient intervenir appellent-ils, de plein droit, notre vigilance pastorale, comme ils appellent, sur un autre plan, l’action des organisations syndicales.
La demande de l’ouverture des commerces le dimanche s’étendra des commerces et services culturels à tous les commerces : rien ne dit qu’elle ne s’élargisse pas encore à une requête visant l’ensemble de l’économie. L’argumentation qui circule est « globalisante ». Son motif principal est lié à la liberté plus grande des consommateurs.
Pourtant, les sophismes qui s’attachent à de telles considérations sont tout à fait discutables. On invoque en effet, pour l’extension du travail du dimanche, le chiffre élevé de ceux et celles qui y sont déjà astreints. Mais pourquoi donc faudrait-il étendre à tous les travailleurs, ou du moins à de nouvelles catégories d’entre eux, des charges indues et socialement injustifiées ? Ce qui constitue pour certains une obligation socialement nécessaire n’en représente pas moins une contrainte très lourde et plus d’une fois pénalisante pour la vie des personnes, des couples, des familles.
On invoque surtout, pour l’extension du travail du dimanche, la plus grande liberté où l’on serait, ce jour-là, de bénéficier d’horaires plus propices aux démarches et aux achats. Certes, il y a un problème de temps disponible les jours ouvrables. Mais a-t-on simultanément pensé à ceci : quand tout le monde sera susceptible de travailler le dimanche, ce jour qui aujourd’hui est encore préservé, ne présentera alors pas plus d’intérêt que n’importe quel autre jour ouvrable."
(à suivre...)
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