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lundi 6 mai 2013

Allégresses de Marie

Allégresses de Marie

Nous avons connaissance de la dévotion aux Allégresses de Marie par un poème écrit à Cantorbéry vers 1050. Le nombre des allégresses oscille entre sept et quinze. Clément IV (1265-68) rédige un poème aux Sept Allégresses. Les Franciscains adoptent cette dévotion dès le début, sous la forme du Chapelet des 72 Ave ou Couronne des Sept allégresses. Au XVe s., c'est l'école mariale de saint Bernardin de Sienne (1380-1444) qui lui donne sa forme définitive et en répand la pratique : Jean de Capistran (1386-1456) en Allemagne, le bienheureux Chérubin de Spolète (1414-84) en Italie, le bienheureux Gabriel Maria (v. 1460-1532) en France. Un Franciscain de Venise écrit vers 1493 le Livre très dévot des Sept Allégresses. Le bienheureux Bernardin de Bustis (v. 1450-v. 1515) en traite abondamment dans le Mariale. Fra’ Mariana de Florence rédige en 1503 un traité de La couronne des XII étoiles et La Couronne des VII allégresses. Léon X (1513-21) approuve le chapelet des 72 Ave Maria. Ces joies de Marie se retrouvent sous une forme quelque peu différente dans les mystères joyeux et glorieux du Rosaire. Le culte de Notre-Dame des VII Allégresses est très présent aux Trois-Rivières (Canada). La première allégresse est l’Annonciation (Luc 1, 26-38) ; la deuxième, la Visitation (Luc 1, 39-56 ; 3, 1-6) ; la troisième, la Naissance de Jésus (Luc 2, 1-7 ; Matthieu 1, 18-25) ; la quatrième, l’Adoration des Rois Mages (Matthieu 2, 1-12) ; la cinquième, le Recouvrement de Jésus au Temple (Luc 2, 41-52) ; la sixième, la Résurrection de Jésus (Matthieu 28, 1-7 ; Marc 16, 1-7 ; Luc 24, 1-8) ; et la septième, l’Assomption de Marie (Apocalypse 11, 19 ; 12, 1).

samedi 29 août 2009

Action de grâces (4)

Action de grâces (4)

« Seigneur, tu nous as créées pour toi, et comme notre cœur est inquiet tant qu’il ne repose pas en toi » (saint Augustin, Confessions 1, 1, 1). Et maintenant, alors que tu es venu à cette étable qu’est mon âme, en quête d’un toit, c’est moi qui me repose dans ta Bonté et ta Toute-Puissance. Tu es avec moi, et rien de ce qui est extérieur, rien du monde qui nous environne ne doit m’inquiéter. Car c’est avec toi, et toi avec moi, que je vais œuvrer. Je ne vais pas me contenter d’agir — ce qui reviendrait souvent à me battre contre des moulins à vent, comme don Quichotte, dans un activisme stérile — mais je vais agir avec toi, étant comme ton bras, pour accomplir des tâches humaines, certes, mais divinisées, (lire la suite) mais sublimées, replacées dans le cadre de la Rédemption. Ô valeur transformante de ta présence dans mon âme ! Ma vie acquiert une transcendance admirable et étend son action au monde entier, à toutes les générations.
« Tu as donné à mes jours la longueur de quelques palmes, et ma vie est comme un rien devant toi » (Psaume 39, 6). Mais elle est loin d’être insignifiante, puisque tu n’hésites pas à venir la partager pour me transformer et me faire entrer dans ta propre Vie qui, elle, est Tout et est Éternelle. Oui, tu m’as créé pour toi. Tu as choisi les voies et les moyens. Mais tu es toujours au terme de mon chemin.
Oui, mon cœur repose en toi, où il trouve toute la quiétude dont il a besoin pour ne se laisser ni impressionner ni troubler par les mirages du milieu ambiant, dont le Malin sait user astucieusement pour essayer de m’arracher à ton emprise amoureuse. Je me livre entièrement à toi. Passe-moi des menottes de fer — je ne mérite pas qu’elles soient en or — pour que je te suives partout et que je te serve par toute ma vie, toi et avec toi la Trinité tout entière. Je ne me reconnais aucun droit, si ce n’est celui de t’aimer, et de t’aimer toujours plus, jusqu’à me perdre dans ton Amour. Jusqu’à m’y perdre corps et bien pour renaître à une vie nouvelle, « revêtu des habits d’allégresse » (Judith 10, 3), du « vêtement de noces » (Matthieu 22, 12) que le Seigneur veut que nous ayons endossé, après l’avoir tissé par nos efforts persévérants de chaque jour, par les recommencements incessants de notre lutte menée par amour de Dieu, ce Dieu qui se caractérise par le fait qu’il « aime l’homme » (Benoît XVI, enc. Dominus caritas est, n° 9).

mercredi 30 janvier 2008

La joie (1)

La joie (1)

« Qu'ils soient dans l'allégresse et se réjouissent en toi tous ceux qui te cherchent ! Qu'ils disent sans cesse : « Gloire à Dieu » ceux qui aiment ton salut ! » (Psaume 68, 4).
« La joie est un bien qui appartient au chrétien » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 178). L'Ancien Testament regorge d'invitations à la joie. « Glorifiez-vous dans son saint nom ; que se réjouisse le cœur de ceux qui cherchent Yahvé ! » (1 Ch 16, 10). « Justes, réjouissez-vous en Yahvé et soyez dans l'allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui avez le cœur droit ! » (Psaume 32, 21). (lire la suite) « Que les justes se réjouissent et tressaillent devant Dieu ; qu'ils soient transportés d'allégresse » (Psaume 70, 5). « Justes, réjouissez-vous en Yahvé, et rendez gloire à son saint nom » (Psaume 97, 12).
Le Nouveau Testament n'est pas en reste : « Heureux serez-vous, lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera, et qu'on dira faussement toute sorte de mal contre vous, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense est grande dans les cieux » (Matthieu 5, 11-12). « Soyez pleins de la joie que donne l'espérance, patients dans l'affliction, assidus à la prière, prêts à subvenir aux nécessités des saints, empressés à donner l'hospitalité » (Romains 13, 12-13). « Mes frères, réjouissez-vous dans le Seigneur. (...) Réjouissez-vous dans le Seigneur en tout temps ; je le répète, réjouissez-vous » (Philippiens 3, 1 ; 4, 4). « Dans la mesure où vous avez part aux souffrances du Christ, réjouissez-vous, afin que, lorsque sa gloire sera manifestée, vous soyez aussi dans la joie et l'allégresse » (1 Pierre 4, 13).

(à suivre...)