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dimanche 6 juillet 2014

Homélie pour ce dimanche

Homélie pour ce dimanche

« Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits. » Il faut se faire petit devant Dieu pour être en mesure de l’accueillir en nous, tout comme lui, le Fils du Père éternel, est devenu enfant pour nous obtenir la condition d’enfant du Père par la rémission de nos péchés. Le Seigneur nous fait connaître le Père, car quiconque voit le Fils vois aussi le Père. C’est ce qu’il cherche à le faire comprendre le Jeudi Saint à l’apôtre Philippe, lui demandant de lui montrer le Père. Nous voyons le Père avec les yeux de la foi, dans cette conversation amoureuse et filiale qu’est notre prière, notre prière méditative ; nous le voyons plus intensément encore dans l’Eucharistie, dans laquelle nous croyons que le Jésus d’il y a deux mille ans, reste réellement présent avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité, le même hier, aujourd’hui et à tout jamais. Le Christ en qui nous voyons le Père, car il n’est qu’un seul et même Dieu avec lui dans l’unité du Saint-Esprit. (lire la suite) Dieu est un Père très aimant qui veut nous avoir avec lui dans sa joie sans fin. Nous lisons au Livre des Proverbes qu’il met ses délices à être avec les enfants des hommes, à vivre avec nous. Au cours de la dernière Cène, Jésus affirme : « Si quelqu’un m’aime, il restera fidèle à ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui ». Et l’auteur du Livre de l’Apocalypse écrit ces paroles émouvantes : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je dînerai avec lui et lui avec moi. » Dieu a donc ce désir fou de partager notre existence, parce qu’il sait combien sa présence nous est nécessaire et bénéfique. Nous comprenons son insistance à nous inviter à venir avec lui : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos », texte que nous entendions aussi pour la solennité du Sacré Cœur de Jésus. Allons à lui, car avec notre Seigneur la Croix ne pèse plus ou beaucoup moins quand nous le regardons nous aimer jusqu’au bout et donner sa vie pour que nous ayons sa Vie, la vie divine, et que nous l’ayons surabondante, elle qui est la source de repos pour notre âme. « Prenez sur vous mon joug, et devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos. » Notre Seigneur avait dit dans une autre circonstance : « Celui qui veut être mon disciple, qu’il se renie lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour et qu’il me suive. » « Prenez sur vous mon joug. » Quel joug ? La Croix précisément. La Croix qui est l’instrument du salut apportée par Dieu à l’humanité pécheresse, et qui ne doit donc pas nous effrayer. Si nous nous unissons à cette Croix, si nous la portons avec Jésus-Christ sur les chemins de notre vie, s nous la portons en enfants de Dieu que nous sommes, conscients que la Volonté de notre Père est parfaite, alors nous vérifions à quel point il est vrai que « mon joug est facile à porter et mon fardeau léger ». « Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie ! » Telle est l’exhortation du prophète Zacharie. C’est la conséquence logique de la vie chrétienne, d’une vie vécue en Dieu, tout en portant notre croix chaque jour. Si nous allons refaire nos forces auprès de notre Dieu de Bonté, « au cœur doux et humble », si nous cherchons à tuer en nous les désordres de l’homme pécheur, alors, comme nous le promet l’Apôtre, nous vivrons. Nous vivrons non seulement de la vie humaine, naturelle, mais plus encore et surtout de la vie divine, surnaturelle. Sous son influence notre existence humaine se transforme, se divinise, devient de plus en plus la vie d’un enfant de Dieu, dont l’aspiration rejoint celle du Père de vivre avec nous. L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en nous par la grâce. Ne contristons pas l’Esprit, nous dit l’Apôtre. Mais luttons. Luttons jour après jour pour vivre notre foi dans l’émerveillement de Dieu. Luttons pour rejeter le péché de notre vie. Luttons pour progresser en sainteté. Venons nous confesser régulièrement et chaque fois que nous en ressentons plus le besoin. C’est la marque d’un amour sincère de Dieu. C’est répondre à l’invitation : « Venez à moi vous tous qui peinez sous le poids du fardeau », qui est avant tout le poids de nos péchés. Car si nous ne nous confessons pas, quel genre de catholique sommes-nous ? Quel est notre amour de Dieu ? Comment recevoir alors le Pain de la Vie éternelle ? N’est-ce pas manger sa propre condamnation, selon ce qu’affirme saint Paul ? Venez à moi. Dans le sacrement de la réconciliation, le Seigneur nous attend avec toutes nos misères, pour nous purifier, pour nous pardonner, pour nous fortifier. Car « sans moi, vous ne pouvez rien faire », a-t-il dit. Tout en précisant que, en revanche, « tout est possible à celui qui croit ». Oui, notre Dieu est doux et humble de cœur, digne d’être aimé pour de bon. Que la Vierge Marie nous prenne par la main et nous place en face du Cœur très Sacré et Miséricordieux de Jésus ; qu’elle nous donne un plus grand amour de son Fils afin que, sous l’action de l’Esprit Saint nous nous laissions réconcilier par lui avec le Père, et que nous ouvrions ainsi toutes grandes les portes de notre âme à l’action sanctificatrice et pacifiante de notre Dieu qui n’attend que cela pour nous combler de joie dès ici bas, dans l’espérance du grand jour où nous pourrons enfin entre dans la patrie céleste et adorer face à face pour l’éternité le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.

lundi 2 décembre 2013

Connaître en écoutant (6)

Connaître en écoutant (6)

Certes, notre sainteté ne saurait causer celle d’autrui, car toute sainteté provient de Dieu, est un don gratuit de sa part. mais il s’en sert comme d’un canal, d’un vecteur pour toucher les âmes de ceux qui nous entourent ou que nous approchons d’une façon ou d’une autre. « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous soyez, vous aussi, en communion avec nous ; nous sommes, nous, en communion avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (1 Jean 1, 3). En définitive, aimer Dieu et notre prochain, m’est avis que c’est tout un. Tout se résume à cela, car le deuxième commandement est égal au premier (lire la suite) (cf. Matthieu 22, 39). Ils sont inséparables. « Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et on amour atteint en nous sa perfection. […] Celui qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut pas aimer Dieu, qu’il ne voit pas » (1 Jean 4, 12.20). Il existe deux aspects ou dimensions de la gloire divine, une intérieure à la Très Sainte Trinité, l’autre extérieure. « Ce que la Bible appelle « gloire de Dieu » (kabod Yahvé, doxa tou Theou) est avant tout Dieu lui-même : la « gloire intérieure » […], la perfection infinie de la Divinité dans la Trinité de Personnes [..], la plénitude de Vérité et d’Amour dans la contemplation et la donation réciproques (et par conséquent dans la communion) du Père, du Fils et du Saint-Esprit […]. Avec la création du monde commence une nouvelle dimension de la gloire de Dieu, appelée « extérieure » pour la distinguer de la précédente » (bx Jean-Paul II, Discours, 12 mars 1986). C’est bien à ce deuxième niveau que nous pouvons et devons intervenir. Mais pas uniquement en louant Dieu et en le servant par toute notre vie, mais aussi en participant à cette gloire, par la divinisation que la grâce sanctifiante opère progressivement dans notre âme et qui découle de notre condition d’enfant de Dieu, comme une exigence même de celle-ci, pourrions-nous dire, même si aucune obligation de justice n’existe à strictement parler en ce sens de la part de Dieu. La gloire de Dieu est Dieu lui-même en tant qu’il se manifeste aux hommes. « Il se forma une nuée – au moment où Jean baptise le Seigneur – qui les enveloppa de son ombre, et une voix vint de la nuée : Celui-ci est mon Fils bien-aimé : Écoutez-le ! » (Marc 9, 7). (à suivre…)

jeudi 26 septembre 2013

Les plans de Dieu (20)

Les plans de Dieu (20

N’oublie pas que vous êtes tous abondamment et savamment dotés par moi, chacun selon ses capacités (cf. Matthieu 25, 15) et donc que vous êtes, chacun de vous autant que vous êtes, parfaitement en mesure de porter cette Croix et d’arriver à la dresser au vu et au su de tout le monde, en disant à la foule qui vous regarde : « N’ayez pas peur ! » « Nous ne sommes pas de ceux qui se retirent pour leur perte, mais de ceux qui gardent la foi pour sauver leur âme » (Hébreux 10, 39). Venez avec nous à la recherche de l’Amour. Dieu nous a tant aimé qu’il a « envoyé son Fils comme agent de propitiation pour nous » (1 Jean 4, 10). Et il est là sur la Croix, en Croix, qui nous attire à cet Amour, comme il l’a prédit : « Quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12, 32). Laissez-vous donc séduire par un tel Dieu, « le seul vrai Dieu » (Jean 17, 3). (lire la suite) L’heure est venue de « rassembler tout dans le Christ, ce qui est dans les cieux et ce qui est sur terre, tout en lui » (Éphésiens 1, 10) afin de réaliser « la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche des saints Prophètes des temps passé » (Actes 3, 21), « les cieux nouveaux et la terre nouvelle que nous attendons d’après sa promesse » (1 Pierre 3, 13). Il doit en aller ainsi, car, de fait, mon Fils est venu redonner leur lettres de noblesse à toutes les professions et à toutes les situations humaines, en les assumant et en leur insufflant sa propre sainteté. Parce que vous êtes mes enfants, vous ne pouvez pas me décevoir. Prenez à cœur de me rendre présent dans les entrailles de la société des hommes et vous verrez à quel point vous êtes gagnants, car je suis prêt à faire fructifier vos efforts à trente, à soixante et même à cent pour un (cf. Marc 4, 21), et à vous donner par surcroît, par une surabondance de ma Bonté, la vie éternelle (cf. Luc 18, 30). (à suivre…)

jeudi 26 juillet 2012

Marie-Madeleine (5)

Marie-Madeleine (5)

Quel bel exemple de prière nous donne Marie-Madeleine, et quelle assurance d’être exaucés au-delà de nos attentes nous apporte le Seigneur ! « Il faut mesurer avec quelle force l’amour avait embrasé l’âme de cette femme qui ne s’éloignait pas du tombeau du Seigneur, même lorsque les disciples l’avait quitté. Elle recherchait celui qu’elle ne trouvait pas, elle pleurait en le cherchant, et, embrasée par le feu de son amour, elle brûlait du désir de celui qu’elle croyait enlevé. C’est pour cela qu’elle a été la seule à le voir, elle qui était restée pour le chercher, car l’efficacité d’une œuvre bonne tient à la persévérance, et la Vérité dit cette parole : Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (saint Grégoire le Grand, Homiliæ in Evangelia 25, 2). (lire la suite)
Le comportement tout entier de Marie-Madeleine était une prière. Pierre et Jean se sont contentés d’observer, bien que Jean « vit et il crut » (Jean 20, 8). Prient-ils ? Marie-Madeleine est restée à côté du tombeau, voulant accompagner celui qui n’était plus là et qui était cependant beaucoup plus présent qu’elle ne pouvait l’imaginer. Elle l’apprendra peu à peu : Dieu est présent dans l’âme en état de grâce. Car voici quelle « est la première parmi toutes les choses belles et honnêtes : toujours posséder Dieu » (saint Grégoire de Nazianze, Epistulæ 212). Notre Seigneur est en nous à demeure. Notre âme deviendra le temple du Saint-Esprit (cf. 1 Corinthiens 6, 19), quand elle recevra l’effusion de la Pentecôte. Elle sentira que ce Jésus qu’elle aime tant ne la quittera plus et qu’il l’aime, lui, infiniment plus qu’elle ne peut l’aimer. L’exemple de Marie-Madeleine qui persévère dans sa fidélité au Seigneur en des moments particulièrement difficiles nous apprend que celui qui cherche Jésus-Christ avec sincérité et constance finit par le trouver, car notre Dieu n’est pas un Dieu lointain. Et, malgré nos infidélités, Jésus nous appelle « frères » et « amis ». (à suivre…)

jeudi 28 juin 2012

Confiance en Dieu (1)

Confiance en Dieu (1)

Le psaume 22 que Jésus récite alors qu’il est cloué sur la Croix, ne traduit pas la désespérance mais, au contraire, la confiance en Dieu. Si le Seigneur se sent abandonné de son Père en cette heure suprême, il peut faire appel au témoignage des anciens : « Pourtant tu résides dans le sanctuaire, ô gloire d’Israël ! En toi se sont confiés nos pères ; ils se sont confiés, et tu les as délivrés. Ils ont crié vers toi, et ils ont été sauvés ; ils se sont confiés en toi, et ils n’ont pas été déçus » (Psaume 22, 4-6). Comment ne pas puiser en cela une grande assurance à l’heure de l’épreuve ? La Providence divine compte sur les difficultés de la vie pour faire progresser son plan de salut. Il a fallu que Jésus passe par l’anéantissement et l’abjection de la Croix. Mais Dieu ne laisse pas seul celui qui crie vers lui dans sa détresse, qui le prie avec confiance. (lire la suite) Si bien que « même quand je marche dans une vallée pleine d’ombre, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Psaume 23, 4). Tu es avec moi quand bien même je n’ai pas conscience de cette présence, quand bien même j’ai oublié que tu es effectivement présent et agissant dans mon âme en état de grâce. D’où l’exhortation du prophète Isaïe (50, 10) : « Quiconque chemine dans les ténèbres, sans voir aucune lueur, qu’il se confie dans le nom du Seigneur, et qu’il s’appuie sur son Dieu. » En vérité, « Seigneur des armées, heureux l’homme qui se confie en toi » (Psaume 84, 13), ou, comme l’affirme le psaume 2, psaume de la filiation divine, « heureux tous ceux qui mettent en lui leur confiance » (Psaume 2, 12), car ils ne seront pas déçus. L’assurance que donne la confiance en Dieu parcourt toute la Révélation : « Non, aucun de ceux qui espèrent en toi ne sera confondu », alors que « ceux-là seront confondus qui sont infidèles sans cause » (Psaume 25, 3), c’est-à-dire sans raison valable, tout simplement par malice, parce qu’ils préfèrent le péché à l’amour de Dieu. « Voici que ceux qui s’éloignent de toi périssent ; tu extermines tous ceux qui te sont infidèles » (Psaume 73, 27). Ils se condamnent eux-mêmes irrémédiablement aux peines de l’enfer, à la mort éternelle. Ils s’excluent de l’Amour. Ils se placent volontairement en dehors de la vie de Dieu, qui nous est offerte si généreusement par le Christ, qui est lui-même la Vie (Jean 14, 6). (à suivre…)

lundi 18 juin 2012

Amour de Dieu et du prochain (3)

Amour de Dieu et du prochain (3)

Le Christ n’avait-il pas lancé cette invitation pressante et exigeante : « Bienheureux serez-vous quand on vous insultera, qu’on vous persécutera et qu’on vous calomniera de toute manière à cause de moi ! Soyez dans la joie et l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux » ? (Matthieu 5, 11-12). Comment dans ces conditions en vouloir à ceux qui s’en prennent ainsi à Jésus à travers notre modeste personne, s’ils nous aident à accéder à la patrie céleste ? N’est-il pas logique que le Seigneur nous demande de les aimer et de prier pour eux ? Ne deviennent-ils pas en quelque sorte nos bienfaiteurs, peut-être même plus que ceux qui nous veulent du bien ?
Nous constatons souvent que notre foi catholique (lire la suite) nous fait entrer dans une logique qui n’est pas celle du monde et qui, surtout, échappe à la « prudence de la chair » (Romains 8, 6) que dénonce saint Paul. Si notre Seigneur a précisé ainsi le rayon d’action de notre amour du prochain, il en a aussi indiqué la mesure : « Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres, et que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés », ajoutant, pour que l’idée pénètre bien à fond dans le cœur et dans l’esprit de ses apôtres : « C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13, 34-35). Tous le reconnaîtront, même ceux qui sont mus par la haine de Dieu et qui, de ce fait, se déchaîneront peut-être contre nous, comme ils s’en sont pris au Seigneur pour le clouer sur la Croix. « Comme je vous ai aimés », pas seulement vous, mes apôtres, mais tous les hommes de toutes les générations. « C’est à cela que nous avons reconnu l’amour : Celui-là a donné sa vie pour nous » (1 Jean 3, 16). Et « c’est quand nous étions encore pécheurs que le Christ est mort pour nous » (Romains 5, 8). C’est pourquoi l’Apôtre nous exhorte : « Vivez dans la charité, à l’exemple du Christ qui vous a aimés et s’est livré lui-même pour vous en offrande et en Sacrifice d’agréable odeur fait à Dieu » (Éphésiens 5, 2). Par suite, « nous aussi nous devons donner notre vie pour nos frères » (1 Jean 3, 16). Or, nos frères, ce ne sont pas seulement ceux avec qui nous partageons la même foi et qui le sont à un titre tout spécial et privilégié, mais aussi tous les hommes, que le Seigneur a aimés, jusqu’au bout » (Jean 13, 1). Il a prié pour ses bourreaux et pour tous ceux qui, à un degré ou un autre, ont été responsables de sa mise à mort : « Père, pardonne-leur parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 12, 34). Aimer comme le Christ nous a aimés implique donc d’avoir cette même magnanimité et de savoir pardonner, car, loin de penser à nous-mêmes, nous voulons ardemment et sincèrement le salut des autres. (fin)

dimanche 17 juin 2012

Amour de Dieu et du prochain (2)

Amour de Dieu et du prochain (2)

Comment serait-il possible que nous nous en rendions compte et que nous percevions combien Dieu nous aime, sans devenir à notre tour fous d’amour ? Il faut laisser ces vérités de notre foi imprégner notre âme jusqu’à ce qu’elles transforment toute notre vie. Dieu nous aime ! Lui, le Tout-Puissant, l’Omnipotent, qui a fait le ciel et la terre » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 144). Nous nous rendons compte ainsi que l’amour de Dieu nous ouvre à l’amour du prochain et que si nous critiquons celui-ci, si nous en pensons et en disons du mal, si nous participons à la médisance, si nous avons du mal à l’accepter tel qu’il est, avec ses défauts, c’est le signe que notre amour de Dieu est trop faible. C’est par là qu’il faut commencer : « Augmente en nous la foi » (Luc 17, 5), ainsi que la charité et l’espérance. (lire la suite)
« Un second [commandement] lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi même » (Matthieu 22, 39). Ce commandement invite donc à aimer le prochain quel qu’il soit. Le Seigneur a lui-même illustré son propos pour bien nous en faire comprendre la portée en quelque sorte illimitée. Comparant la Loi nouvelle qu’il vient instaurer et qui est une Loi d’Amour, à la Loi ancienne, qui vient aussi de lui et garde son actualité, il précise en quel sens elle doit être perfectionnée. Pour le point qui nous intéresse directement ici, il proclame : « Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton proche, et tu haïras ton ennemi. Et moi je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin que vous deveniez enfants de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et descendre la pluie sur les justes et sur les injustes. Si en effet vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ? » (Matthieu 5, 43-47). Puis il ajoute, en conclusion de tout l’enseignement prodigué ce jour-là sur la montagne, « Vous donc, vous serez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5, 48), c’est-à-dire soyez saints comme votre Père du ciel est saint. Aimer son prochain, tout prochain indistinctement, est donc un gage de sainteté, et indéniablement aussi un signe de sainteté. Parce que ce n’est ni évident ni facile. « Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, mais ne maudissez pas » (Romains 12, 14). Comme saint Paul l’écrira, recueillant l’expérience des communautés chrétiennes : « Insultés, nous bénissons ; persécutés, nous supportons ; calomniés, nous encourageons » (1 Corinthiens 4, 12-13). (à suivre…)

samedi 16 juin 2012

Amour de Dieu et du prochain (1)

Amour de Dieu et du prochain (1)

« Les Pharisiens, ayant appris que Jésus avait réduit au silence les Sadducéens, se rassemblèrent. Et l'un d'eux, docteur de la loi, lui demanda pour l'embarrasser : « Maître, quel est le plus grand commandement de la Loi ? » Il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C'est là le plus grand et le premier commandement. Un second lui est égal : Tu aimeras ton proche comme toi-même. En ces deux commandements tient toute la Loi, et les Prophètes » (Matthieu 22, 34-40). La question lui est posée pour l’embarrasser. Les pharisiens se sont réunis pour réfléchir au piège à lui tendre. Ils pensent avoir trouvé un cas particulièrement épineux et compromettant. Pourtant la réponse à la question posée va de soi pour n’importe quel Juif pratiquant, un tant soit peu au fait de la Loi. Peut-être s’attendaient-ils à ce que Jésus énonce une nouveauté, un enseignement non orthodoxe à leur goût. Mais il n’est pas venu abolir la Loi ou les prophètes, « mais les parfaire » (Matthieu 5, 17).
(lire la suite) Or, du mal Dieu peut tirer du bien. Jésus réunit deux commandements épars dans le Deutéronome et le Lévitique et montre qu’ils résument toute la Loi et les prophètes. Saint Marc met la question dans la bouche d’un scribe et apporte comme conclusion que Jésus, « voyant qu'il avait répondu judicieusement, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus lui poser de questions » (Marc 12, 34). Selon saint Luc, il « lui dit : « Tu as bien répondu : fais cela et tu vivras » (Luc 10, 28). Ce que Dieu attend de nous, c’est donc que nous essayions de vivre ces priorités, d’en faire notre nourriture quotidienne. Nous savons que nous avons en Jésus-Christ le modèle de l’Amour parfait, total, sans exclusive, inébranlable, infini, de Dieu comme du prochain. Ce n’est qu’en regardant le Fils unique de Dieu qui s’est incarné par amour pour nous, que nous apprendrons « à comprendre un petit peu ce qu’il y a dans ce cœur de Dieu qui s’anéantit, qui renonce à manifester son pouvoir et sa majesté, pour se présenter à nous sous la forme d’un esclave (cf. Philippiens 2, 6-7). En employant le langage de tous les jours, nous pourrions dire que Dieu dépasse les bornes, puisqu’il ne se limite pas à ce qui serait essentiel ou indispensable pour nous sauver ; il va plus loin. L’unique forme de conduite ou de mesure qui nous permet de comprendre tant soit peu cette manière d’agir de Dieu, c’est de nous rendre compte qu’elle manque de mesure, de concevoir à quel point elle naît d’une folie d’amour qui le pousse à prendre notre chair et à se charger du fardeau de nos pêchés. (à suivre…)

vendredi 1 juin 2012

Dureté de cœur (1)

Dureté de cœur (1)

« Fils d’homme, tu habites dans une maison de rebelles, qui ont des yeux pour voir et ne voient pas, qui ont des oreilles pour entendre et n’entendent pas ; car ils sont une maison de rebelles » (Ézéchiel 12, 2). Ce reproche intervient comme un leitmotiv qui parcourt tout l’Ancien Testament. Mais ce n’en est malheureusement pas une exclusivité. Le Seigneur Jésus se plaint fréquemment qu’il se heurte à un mur d’incompréhension, et il cite à plusieurs reprises librement ce passage d’Isaïe : « Va, et dis à ce peuple : Entendez, et ne comprenez point ; voyez, et n'ayez point l'intelligence. Appesantis le cœur de ce peuple, et rends dures ses oreilles, et bouche-lui les yeux, en sorte qu'il ne voie point de ses yeux et n'entende point de ses oreilles, et qu'il ne se convertisse point et ne soit point guéri » (Isaïe 6, 9-10). (lire la suite) Cela nous fait de la peine. Car nous aimerions que tout le monde accueille la parole libératrice du Christ, se laisse attirer et gagner par son Amour. Le problème est que nous sommes nous aussi bien souvent rétifs, que notre cœur est lui aussi endurci, comme imperméable à la grâce que Dieu voudrait y déverser. C’est pour cela que nous trouvons parfois la vie amère, que nous ne voyons que difficultés… « Que celui qui a des oreilles entende ! » (Matthieu 13, 9). Ne faut-il pas avoir un cœur bien disposé ? « Pourquoi est-ce en paraboles que tu leur parles ? » (Matthieu 13, 10). Cela ne rend apparemment pas la compréhension facile dans certains cas. Les disciples ont l’avantage de pouvoir interroger leur Maître : « Explique-nous la parabole » (Matthieu 13, 35). « Je leur parle en paraboles, parce que voyant ils ne voient pas, et entendant ils n'entendent ni ne comprennent » (Matthieu 13, 13). Et il ajoute, comme pour justifier sa façon d’agir - même s’il n’a pas besoin de se justifier : il est le Tout-Puissant ! – que c’est pour que s’accomplisse ce que le prophète Isaïe a annoncé : « Vous entendrez de vos oreilles et vous ne comprendrez point; vous verrez de vos yeux, et vous ne verrez point. Car le cœur de ce peuple s'est épaissi, et ils sont durs d'oreilles, et ils ferment leurs yeux : de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, qu'ils ne se convertissent et que je ne les guérisse » (Matthieu 13, 14-15). Donc eux, ils ne pénétreront pas le sens de la parabole du semeur, qui sème à la volée, le bon grain tombant parfois dans une terre sèche et aride qui ne peut l’accueillir et produire du fruit, contrairement à la bonne terre où il produit « l’un cent, l’autre soixante, l’autre trente pour un » (Matthieu 13, 8). (à suivre…)

jeudi 24 mai 2012

La Pentecôte (3)

La Pentecôte (3)

Cet Esprit, que nous recevons ainsi sans limite, si ce n’est celle que notre humaine nature peut y apporter dans sa faiblesse, est l’Esprit d’Amour. Son rôle premier est donc de nous apprendre à aimer pour de vrai le Père et le Fils. Le Fils nous donne la vie éternelle dans le Père par le Saint-Esprit. Et il nous la donne dès à présent au travers de la Sainte Eucharistie, sacrement de sa présence réelle, sacrement aussi de l’amour du Seigneur poussé à la dernière extrémité : « Après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, (il) les aima jusqu’au bout » (Jean 13, 1). Tout comme il regarda le jeune homme riche et l’aima (Marc 10, 21). Il l’aima, puis il l’appela à le suivre : « Une chose te manque… Vends tes biens… Et suis-moi. » Dieu aime avant d’appeler. « Quand Israël était enfant, je l’aimai, et de l’Égypte, j’appelai mon fils » (Osée 11, 1). « Si Dieu s’est attaché à vous et vous a choisis […] c’est par amour pour vous » (Deutéronome 7, 7-8). (lire la suite) De sorte que « l’ami de Dieu c’est d’abord un aimé de Dieu » (J.-P. Torrell, Inutile sainteté ?
Paris, Le Centurion, 1971, p. 38). Et nous sommes aimés de Dieu par son Esprit, dans son Esprit. « Celui qui m’aime mettra en pratique ce que je dis, et mon Père l’aimera, et nous viendrons à lui, et nous nous établirons chez lui à demeure » (Jean 14, 23). « Et ce à quoi nous reconnaissons qu’Il demeure en nous, c’est à l’Esprit qu’il nous adonné » (1 Jean 3, 24). Tout se tient. Cet Esprit d’amour est donc l’envoyé du Père pour accomplir notre sanctification. « L'Esprit du Seigneur est sur moi » (Luc 4, 18). L'Esprit ne se tient pas seulement « sur » le Messie, mais il le remplit, le pénètre, le rejoint dans son être et dans son action. L'Esprit, en effet, est le principe de la « consécration » et de la « mission » du Messie : « Parce qu'il m'a consacré par l'onction et m'a envoyé pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres... » (Luc 4,18). Par la force de l'Esprit, Jésus appartient totalement et exclusivement à Dieu, il participe à l'infinie sainteté de Dieu qui l'appelle, le choisit et l'envoie. Ainsi, l'Esprit du Seigneur se révèle source de sainteté et appel à la sanctification. Ce même « Esprit du Seigneur » est « sur » le peuple de Dieu tout entier, qui est constitué comme peuple « consacré » à Dieu et « envoyé » par Dieu pour annoncer l'Évangile qui sauve. De l'Esprit, les membres du peuple de Dieu sont « enivrés » et « marqués » et appelés à la sainteté » (Jean-Paul II, exhortation apostolique Pastores dabo vobis, 25 mars 1992, n° 19). (à suivre…)

lundi 21 mai 2012

L’homme est bon (3)

L’homme est bon (3)

Or, l’expérience prouve que le fait de se savoir aimé assure une meilleure qualité de vie et permet d’affronter l’existence dans des conditions plus favorables que dans la situation inverse. C’est ce que montrent les observations de René Spitz, rapportées par Josef Pieper dans son ouvrage, déjà mentionné, De l’amour (p. 68-69). René Spitz a observé des enfants nés en prison, où ils ont été élevés par leur mère incarcérée et, partant, dans un milieu qui ne semble guère porteur. Dans le même temps, il a observé des enfants élevés sans leur mère, dans des pouponnières ou des crèches aux États-Unis. L’établissement était parfaitement équipé, à l’hygiène irréprochable, et les puéricultrices étaient on ne peut mieux formées. Le résultat de ces observations est que les enfants nés en prison s’en sortaient mieux que ceux des crèches américaines, et de loin. Ils tombaient moins malades et leur taux de mortalité était inférieur. Leur prédisposition (lire la suite) aux névroses était plus faible. La conclusion à en tirer est qu’il ne suffit pas de manger à sa faim, de ne pas avoir froid et d’avoir un toit, bref de satisfaire ses besoins vitaux. Il faut tenir compte d’un facteur humain qui joue un rôle essentiel. Nous pouvons en tirer des conséquences pratiques quant à notre vie chrétienne, fondée sur une relation personnelle avec Dieu, qui se définit comme un Dieu d’Amour (1 Jean 4, 16) et qui « a aimé le monde au point de donner son Fils unique pour que tous ceux qui croient en lui ne périssent pas, mais aient la vie éternelle » (Jean 3, 16). Ceci explique que le baptisé conscient de cette paternité amoureuse de Dieu le Père, qui agit par le Fils et l’envoi de l’Esprit Saint, soit quelqu’un de joyeux. « La joie doit toujours être en contrepoint de notre chemin » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 177). Et cette joie, nous la devons aussi à la très Sainte Vierge, « Cause de notre joie » (Litanies de Lorette). Car elle est vraiment notre Mère dans l’ordre surnaturel, et elle nous aime, elle aussi, d’un amour gratuit, qui n’est autre que l’Amour mis en Elle par Dieu afin qu’elle assume son rôle de médiatrice de toutes les grâces en notre faveur. (fin)

dimanche 20 mai 2012

L’homme est bon (2)

L’homme est bon (2)

Et J. Pieper de citer C. Lewis, dont la remarque est identique : « Nous souhaitons tous être aimés à cause de notre
intelligence, de notre beauté, de notre générosité, de notre gentillesse, de notre sensibilité » (The Four Loves). Le rejet de l’amour gratuit est évidemment une réaction d’orgueil causée, qu’on le veuille ou non, par le péché originel et par les traces qu’il a laissées dans notre nature. Chez le baptisé qui vit dans la joie que lui procurent la foi et la fréquentation de Dieu, ce genre de réaction n’a pas lieu d’être. Elle ne se produit pas, bien au contraire. La conviction de faire l’objet d’un amour de Dieu que rien en nous ne justifie ou n’exige, suscite l’émerveillement et une reconnaissance sans fin. Et peut-être aussi de la commisération pour ceux qui ne comprennent pas cette réalité, une commisération qu’accompagne une prière pour que le Seigneur leur ouvre les yeux et leur accorde l’humilité de reconnaître à leur tour les bienfaits de Dieu à leur égard. (lire la suite) Il faut vraiment se fermer volontairement au transcendant, pourtant inscrit dans la nature humaine, pour ne pas réussir à capter cette logique de la gratuité de l’Amour divin. Je serai même tenté d’ajouter que ce genre de raisonnement – si jamais le raisonnement tient – laisse entrevoir une conception et une connaissance bien pauvres de la réalité de l’amour humain qui ne se limite pas à une relation purement physique mais s’étend à toute la personnalité de l’autre. Celui qui ne s’est pas engagé à fond dans le don de soi et en est resté à une donation égoïste, voire purement érotique, qui ne cherche que son plaisir, est évidemment à mille lieues de comprendre la gratuité de l’amour. Il nie ce qu’il n’est pas disposé à vivre. Il pose un postulat, dont il sait la fausseté, pour tenter de justifier à ses yeux son comportement, son style de vie. Nous pouvons dire qu’il rate sa vie, parce que l’amour est la seule vertu appelée à se pérenniser (cf. 1 Corinthiens 13, 13). Ce genre de gens fait pitié, plus encore s’il s’agit de quelqu’un d’intelligent, ou jugé tel par ses semblables. Je dis « jugé tel », car quelqu’un qui refuse le transcendant et la relation ontologique à Dieu peut-il être raisonnablement dit intelligent ? L’homme n’a pas reçu la raison droite pour s’opposer à son Créateur. D’un enfant qui conteste systématiquement tout ce que ses parents ou ses maîtres lui disent ou lui demandent, l’on dit qu’il traverse la crise de l’adolescence et qu’il est dans « l’âge bête ». C’est ce qui se produit chez l’intellectuel qui entend briller aux yeux de la galerie, et à ses propres yeux, en rejetant Dieu. Il s’enferme dans « l’âge bête ». Espérons qu’il finira par en sortir. Rien n’est moins sûr cependant, car, le temps passant, il lui sera de plus en plus difficile de revenir sur son orgueil, les passions étant bien enracinées en lui. Changer en profondeur relève presque du miracle. Mais rien n’est impossible à Dieu ! (Luc 1, 37 ; Marc 10, 27). (à suivre…)

vendredi 23 mars 2012

Les deux annonciations (2)


Les deux annonciations (2)

Quand Marie communique à son Joseph ce qui lui est arrivé, « elle le fit en posant sur lui son clair et doux regard. Elle parle avec la même simplicité dont elle devait user plus tard à l’égard de l’ange de l’Annonciation. Certaine que ses paroles auraient une résonnance profonde dans l’âme de ce juste, elle lui propose de suivre avec elle la voie virginale. Elle attendait de lui, son futur époux, plus qu’un assentiment : la promesse qu’il respecterait son vœu, sans que rien ne vienne le faire changer d’avis » (M. Gasnier, o.p., Les silences de saint Joseph, Paris, Le Laurier, 1996, p. 41). Cela a dû provoquer d’abord un choc chez le charpentier de Nazareth, qui n’envisageait pas leur union éventuelle sous cet angle. Mais rapidement, mis en face d’un tel détachement (lire la suite) et d’une telle passion pour le Béni, il n’en a aimé que davantage Marie, dont il admire la générosité. Il est prêt à lui emboîter le pas. C’est Marie qu’il aime, et pas une autre. Il l’aime d’autant plus qu’elle apparaît plus sainte à ses yeux, sans qu’il sache expressément qu’elle est l’Immaculée Conception, la toute sainte. Il adhère avec enthousiasme à l’engagement de Marie qu’il fait sien. Ils s’épouseront, c’est entendu. Ils vivront ensemble. Mais chacun fera de sa vie un véritable holocauste à Dieu. Joseph bénit le Tout-Puissant d’avoir mis une telle femme sur son chemin, une femme si chaste, si décidée, si éperdue d’amour de Dieu. Une femme qui a vraiment à cœur la réalisation du Chema Israël : « Écoute, Israël ! Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur, et tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toutes tes forces » (Marc 12, 29-30).
Il se dit également que par elle avec elle tous les biens vont lui advenir (cf. Sagesse 7, 11 ; Matthieu 6, 33).
« Autant l’amour divin est incorruptible, se disent-ils, autant notre amour est invincible puisque sa force s’alimente en Dieu. Ils s’appliquent donc d’autant plus à se plaire réciproquement que cette complaisance mutuelle, loin de les distraire de Dieu, ne fait que les aider à s’unir à lui davantage » (M. Gasnier, o.p., Les silences de saint Joseph, op. cit., p. 64). Et c’est l’illumination de la Visitation.
À peine Dieu a-t-il fait connaître son dessein à Marie qu’il l’incite discrètement à se rendre auprès de sa cousine Élisabeth, déjà âgée, qui « en est à son sixième mois, elle qu’on qualifiait de stérile » (Luc 1, 36). Marie est ainsi arrachée à Joseph, alors qu’ils sont dans l’attente de leur épousailles proches. Quoi qu’il puisse lui en coûter, Joseph accepte ce départ de Marie, dont il comprend le motif charitable.

(à suivre…)

vendredi 17 février 2012

Le rayonnement du Christ (5)


Le rayonnement du Christ (5)

Il était écrit : « Ton Dieu te suscitera du milieu de toi, d’entre tes frères, un prophète tel que moi : vous l’écouterez » (Deutéronome 18, 15). Cette annonce s’est réalisée : « Aujourd’hui se trouve accompli devant vous ce passage de l’Écriture » (Luc 4, 21). Moïse et les prophète sont parlé au nom de Dieu, en tant qu’il les avait envoyés auprès des hommes pour leur faire connaître sa Volonté. Avec Jésus, c’est différent. Il est lui-même la Parole de Dieu. Ses auditeurs « admiraient surtout son pouvoir, [… parce qu’] il ne leur parlait pas avec des paroles d’autrui, comme les prophètes et Moïse, mais qu’à chaque arole il montrait qu’il possédait cette autorité par lui-même » (saint Jean Chrysostome, Homélies sur l’Évangile de saint Matthieu 25, 1). (lire la suite)
Ce n’est pas une parole austère et menaçante. Dieu n’est plus un Dieu caché et lointain. Il s’adresse directement aux hommes. Et ceux-ci peuvent à leur tout entrer en relation avec lui, lui parler, lui ouvrir leur cœur, lui poser des questions en toute confiance, et recevoir de lui lumière, orientations pratiques et réconfort.
Jésus est le dernier des prophètes qui devait venir au monde, comme la foule le reconnaît avec émerveillement (Jean 6, 14). Il nous enseigne les mystères de al vie intime de Dieu et ce que doivent être les relations entre les hommes, empreintes d’une charité exquise et de pardon mutuel, à l’image de l’Amour qu’il nous porte : « Je vous donne un commandement nouveau : Que vous vous aimiez-vous les uns les autres, et que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jean 13, 34).
Comme nous comprenons l’enthousiasme des foules : « N’avions-nous pas le cœur tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, nous expliquant les Écritures ? » (Luc 24, 32). Ce devait être le sentiment profond des gens en l’entendant : ils repartaient en glorifiant Dieu, le cœur joyeux et pacifié. Du moins les gens au cœur droit. Parce que certains se fermaient à la Vérité. À eux s’appliquent ces paroles divines : « Si quelqu’un n’écoute pas mes paroles qu’il dira en mon nom, c’est moi qui lui en demanderait des comptes » (Deutéronome 18, 19).

(à suivre…)

dimanche 29 janvier 2012

La sainteté (1)


La sainteté (1)

« Qui nous séparera de l’amour du Christ ? Tribulation, angoisse, persécution, faim, nudité, péril, glaive ? (…) Mais en tout cela nous sommes plus que vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés ; car je suis convaincu que ni mort ni vie, ni anges ni Principautés, ni présent ni futur, ni Puissances, ni hauteur ni profondeur, ni rien d’autre de créé ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu a pour nous dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Romains 8, 35.37-39). L’amour de Dieu est plus fort que tout. Partons donc de cette affirmation paulinienne, qui ne nous étonne pas parce que Dieu est la Sainteté même, la source de toute sainteté. « Voici comment est apparu parmi nous l’amour de Dieu : Dieu a envoyé dans le monde son Fils unique afin que nous ayons la vie par Lui. Voici en quoi est l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est Lui qui nous a aimés et qui a envoyé son Fils comme agent de propitiation pour nos péchés » (1 Jean 4, 9-10). (lire la suite) Puisque cet amour vient de Dieu – est Dieu en Personne (cf. 1 Jean 4, 16) – alors, en effet, « je suis convaincu que ni mort ni vie, ni anges ni Principautés, ni présent ni futur, ni Puissances, ni hauteur ni profondeur, ni rien d’autre de créé ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu a pour nous dans le Christ Jésus notre Seigneur » (Romains 8, 38-39).
Saint Paul a cité en passant un texte de la Sainte Écriture : « Comme il est écrit : À cause de toi nous sommes mis à mort à longueur de journée. On nous a traités comme des brebis pour l’abattoir » (Romains 8, 36). Et il enchaîne en disant : « « Je suis convaincu que ni mort ni vie, ni anges ni Principautés, ni présent ni futur, ni Puissances… » Autrement dit, rien ne peut sérieusement faire obstacle à la quête de sainteté de celui qui cherche sérieusement à plaire à Dieu en tout.
Jésus faisait remarquer un jour à Marthe, la sœur de Lazare, qu’« une seule chose est nécessaire » (Luc 10, 42), sous-entendu être avec lui comme Marie le faisait, qui « s’était assise aux pieds du Seigneur et l’écoutait parler » (Luc 10, 39), ajoutant que « cela ne lui sera pas enlevé » (Luc 10, 42). Ce qui compte avant tout, c’est de vivre dans la compagnie du Seigneur. Et c’est bien en cela que consiste la sainteté. La sainteté à laquelle nous aspirons n’est autre qu’une participation à la vie divine, un début de participation à cette vie appelée à se prolonger pour l’éternité dans l’au-delà. C’est entrer dans l’intimité des trois Personnes divines, engager avec elles une conversation qui n’a pas de terme.

(à suivre…)

mercredi 18 janvier 2012

Désirs de sainteté (1)


Désirs de sainteté (1)

« À la nouvelle qu’il avait clos la bouche aux Sadducéens » (Matthieu 22, 34) au sujet de la résurrection des morts à laquelle il ne croyaient pas, « les Pharisiens se rassemblèrent » (Ibid.). Ils devraient être contents et satisfaits de la réponse du Seigneur, car, eux, ils y croyaient. Eh bien ! non ! Ils sont apparemment déçus. Ils espéraient secrètement que les Sadducéens mettraient Jésus dans l’embarras. Aussi « l’un d’eux, un légiste, lui demanda pour le mettre à l’épreuve : « Maître, quel commandement est le plus grand dans la Loi ? » (Matthieu 22, 35-36). Il faut qu’ils aient une bien piètre idée de notre Seigneur pour qu’ils imaginent qu’ils puisse caler sur une telle question à laquelle n’importe quel enfant était capable de répondre correctement. C’est tellement essentiel et central dans la Loi. Le Shema Israël. Tout le monde le connaît par cœur. Et ils pensent tendre un piège (lire la suite) au Maître ! « Il lui dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. C’est là le plus grand commandement et le premier. Mais un second lui est égal : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. C’est sur ces deux commandements que reposent toute la Loi et aussi les Prophètes » (Matthieu 22, 37-40).
L’amour de Dieu ne peut donc pas connaître de limite. Cet amour se traduit, dans notre vie, par la recherche assidue de la sainteté, en nous efforçant de vivre toutes les vertus à un degré héroïque. « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. » Ce rappel nous invite à intensifier nos désirs de sainteté et à nous montrer magnanimes dans notre lutte, dans notre réponse à la grâce de Dieu. La sainteté est unique, mais chacun doit répondre à l’appel selon sa personnalité, les circonstances qui sont les siennes et, surtout, les grâces qu’il reçoit. « C’est au prix de son sang, non avec le sang des boucs et des veaux, qu’il [Jésus-Christ] est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, nous rachetant pour l’éternité » (Hébreux 9, 12). La traduction « nous rachetant pour l’éternité » rend imparfaitement la réalité, car, du fait du contexte et de l’arrière-fond hébreu, il faut comprendre que le Christ a cherché activement la rédemption des hommes et l’a trouvée et obtenue moyennant son sacrifice au Calvaire. Il l’a désirée activement, ardemment : « J’ai désiré ardemment manger cette Pâque avec vous avant de mourir » (Luc 22, 15). Désirer être saint, c’est être prêt à emboîter le pas au Seigneur.

(à suivre…)

lundi 16 janvier 2012

L’Amour de Dieu (2)


L’Amour de Dieu (2)

Un Amour gratuit qui demande une réponse de notre part. C’est bien la moindre des choses. Toute notre vie se ramène à cela en réalité. Nous n’avons rien d’autre à faire qu’aimer Dieu. À la mesure de Dieu : « Je vous donne un commandement nouveau : que vous vous aimiez les uns les autres, et que vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés. C’est à cela que tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13, 34-35). Mais « si quelqu’un dit : « j’aime Dieu », et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur. Celui, en effet, qui n’aime pas son frère, qu’il voit, ne peut aimer Dieu, qu’il ne voit pas ! » (1 Jean 4, 20-21). N’oublions pas que le plus grand commandement et le premier est : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit » (Matthieu 22, 37). (lire la suite)
Il s’agit d’aimer Dieu dans tout ce que nous entreprenons. C’est la raison d’être de toute notre existence. Aimer Dieu dès ici-bas, en attendant de l’aimer sans restriction dans les cieux nouveaux et la terre nouvelle. « On acquerrait de grands mérites auprès de Dieu, si on faisait pour gagner son amitié la moitié de ce que l’on fait pour obtenir celle du monde. L’amitié du monde est très funeste à ceux qui la recherchent, parce qu’elle leur fait perdre celle de Dieu, qui est bien plus précieuse. L’amitié de Dieu a pour prix le royaume du ciel, d’après Romains 5 : « La grâce de Dieu est la vie éternelle », et au 52e psaume : « Ceux qui plaisent aux hommes ont été confondus, parce que Dieu les a méprisés ». Et dans Galates 5 : « Si je plaisais aux hommes, je ne serais pas le serviteur de Dieu. » Saint Jacques 4 : « Adultères, vous ne savez pas que l’amitié de ce monde est ennemie de Dieu ? Or quiconque veut être l’ami de ce siècle, devient l’ennemi de Dieu » (saint Thomas d’Aquin, In libro eruditionis principum, l. 1, cap. 11, Paris, Viviès, 1857, p. 214-215).
Que faisons-nous pour aimer Dieu ? Rectifions-nous l’intention chaque fois que nous nous rendons compte que nous cherchons notre propre gloire ? Nous assignons-nous pour objectif de faire la Volonté de Dieu en toute chose ? « Seigneur, que ferais-tu à ma place ? Donne-moi l’amour avec lequel tu veux que je t’aime et apprends-moi à aimer les autres. » Il est dit que tu trouves tes « délices parmi les enfants des hommes » (Proverbes 8, 31). C’est vraiment étonnant. Que peux-tu trouver de si bon, de si intéressant auprès de nous ? Je le sais : tu cherches simplement notre bien.

(à suivre…)

dimanche 15 janvier 2012

L’Amour de Dieu (1)


L’Amour de Dieu (1)

« Puisque toutes choses seront ainsi dissoutes, combien sainte doit être votre vie et grande votre piété ! Comme vous devez attendre et hâter l’avènement du Jour de Dieu, où seront dissous les cieux enflammés et se fondront les éléments embrasés. Mais ce sont des cieux nouveaux et une terre nouvelle que nous attendons d’après sa promesse : la justice y résidera. C’est pourquoi, mes bien-aimés, en vivant dans cette attente, faites tous vos efforts pour qu’il vous trouve sans tache et sans reproche dans la paix » (2 Pierre 3, 11-14). C’est une invitation joyeuse et empressée à nous préparer pour la venue du Seigneur. Il est question ici de son retour à la fin des temps, mais nous nous préparons d’abord à l’avent qui nous tend vers l’incarnation de Jésus-Christ à Bethléem, et à cette autre venue qu’est la sainte communion, le Seigneur également réellement présent dans l’Eucharistie. Ce sont autant de preuves éclatantes de l’Amour que Dieu nous porte. (lire la suite) Dieu est Amour (1 Jean 4, 16). Il ne peut qu’aimer. C’est toute sa vie. Dieu aime. Dieu s’aime si puissamment, si parfaitement, que cet Amour est la troisième Personne de la Très Sainte Trinité, le Saint-Esprit. Mais l’amour, nous le savons, est inventif, a de véritables trouvailles, afin de s’exprimer plus et mieux, différemment, d’aller toujours plus loin dans les marques d’affection. De plus, l’amour authentique est gratuit, c’est-à-dire qu’il se communique sans rien attendre en retour. Il agit par pure bonté, en ayant le souci du bien d’autrui, le désir de rendre les autres heureux, de leur faire plaisir…
C’est ce que nous voyons en Dieu. Il s’aime intensément, absolument, pleinement. Mais, en quelque sorte, cela ne lui a pas suffi. Puisque l’amour veut se dépenser gratuitement au service d’autrui, Dieu a eu ce trait de génie, pour ainsi dire, de créer des êtres nouveaux qu’il appelaient à participer à son bonheur, à entrer dans son intimité. C’est fabuleux. Totalement inattendu. C’est la pure gratuité de son Amour. Dieu n’en attend rien, sinon notre bonheur. Il n’a besoin de rien puisqu’il est parfait, la Perfection même. Le manque, si petit soit-il, est un défaut, et il ne peut y avoir de défaut en Dieu. C’est donc tout à notre avantage. Nous pourrions dire même que la création ne lui a apporté que des ennuis. Déjà avec les anges et ce satané Lucifer… Pouvait-il s’attendre à cette rébellion si terrible ? Et puis avec l’homme, qu’il avait pourtant créé à son image et à sa ressemblance (Genèse 1, 26), contrairement aux anges, avec un Amour infini… eh bien ! lui aussi s’est rebellé et il a fallu envoyer le Fils pour que la dette contractée par nos péchés nous soit remise. « Voyez quel grand amour pour nous a témoigné le Père, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu, ce que nous sommes. La raison pour laquelle le monde ne nous connaît pas, c’est qu’il ne L’a pas connu. Mes bien-aimés, nous sommes dès à présent enfants de Dieu » (1 Jean 3, 1-2).

(à suivre…)

samedi 31 décembre 2011

La lumière de Bethléem


La lumière de Bethléem

Une grande lumière est venue dans le monde (Isaïe 9, 1), venant de l’Orient. Elle s’est allumée pour nous et brille à nos yeux. Elle est couchée dans la mangeoire à Bethléem : « Tant que je suis dans le monde, je suis la Lumière du monde » (Jean 9, 5).
Et Jésus d’insister : « Je suis la Lumière du monde. Celui qui me suivra ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie » (Jean 8, 12), car la vie de la grâce est une lumière puissante qui éclaire toute la vie et oriente vers le Père. (lire la suite)
Il faut saisir la loi, la Loi nouvelle que Jésus est venu instaurer, qui est la Loi de l’Amour, et marcher « à la clarté de sa lumière » (Baruch 4, 2).
Seigneur, maintenant que tu es parmi nous, « les nations marchent à ta lumière, et les rois à l’éclat de ta splendeur » (Isaïe 60, 3). Du moins, est-ce ce que tu nous as promis. Et il y a encore du chemin à parcourir pour que ce soit la réalité. Mais cela viendra.
Ce n’est pas parce que tu es remonté auprès de ton Père, qui est aussi notre Père, que tu as cessé pour autant d’être une Lumière pour nous. « Tant que je suis dans le monde » (Jean 9, 5), as-tu précisé. Mais n’as-tu pas affirmé par ailleurs : « Voici que je suis avec vous jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28, 20) ? Tu y restes. Tu es bien présent au milieu de ton peuple. L’eucharistie est la Lumière qui irradie la société des hommes. Elle est une clarté qui inonde notre cœur. Elle prend sa source dans la grotte de Bethléem. Et cette source ne se tarira jamais.
Cette lumière que nous avons accueillie nous transforme à notretour en lumière pour le monde : « Soyez comme des sources de lumière dans le monde, une force vitale pour les autres hommes. Comme des lumières parfaites secondant la grande Lumière, soyez initiés à la vie de lumière qui est au ciel ; soyez illuminés avec plus de clarté et d'éclat par la sainte Trinité, dont vous avez reçu maintenant, d'une façon restreinte, un seul rayon, venant de l'unique divinité, en Jésus Christ notre Seigneur, à qui appartiennent la gloire et la puissance pour les siècles des siècles. Amen » (saint Grégoire de Nazianze, Sermon pour la fête des lumières).

dimanche 18 décembre 2011

Poèmes mystiques

Poèmes mystiques

Un "beau livre" et un beau cadeau pour Noël

Ce recueil de poèmes de Dominique Le Tourneau s’ouvre sur un « Dialogue d’amour », qui nous plonge d’emblée dans l’union intime et personnelle avec Dieu. Y font suite un poème sur la Vierge Marie, qui s’adresse avec confiance à notre Mère du ciel, et un texte intitulé « Amende honorable », par lequel l’âme se repent de ses fautes. Il s’achève sur des « Paradoxes » de la vie spirituelle.
Le souffle qui traverse ces vers est bien fait pour susciter chez le lecteur des élans du cœur et l’amener à nouer son propre « dialogue d’Amour » avec Dieu.

Edité par TerraMare,
et vendu au prix de 15 euros.