ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est petites choses. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est petites choses. Afficher tous les articles

jeudi 27 octobre 2011

Sur le mode « Petit »


Sur le mode « Petit »



J’avais un petit creux à l’estomac. Alors je suis allé boire un petit coup. J’ai demandé aussi un petit noir. Le servant m’a dit :
« Mon petit monsieur, vous prendrez bien un petit dessert. »
J’y ai répondu :
« J’suis pas vot' p’tit monsieur. »
Je vais faire un petit tour, car je n’aime pas rester dans mon petit coin. Me voilà à peine sorti que je rencontre mon petit ami.
« Nous pourrions faire un petit bout de chemin ensemble », lui proposai-je.
Bien sûr, me répond-il, tout en ajoutant : « Attend une petite minute (elle aura quand même soixante secondes…), que je réponde à ce petit message. C’est le petit père Un tel qui me fait une petite commission. Il doit venir me voir dans un petit moment.
Le p’tit Père Un tel ? Mais je le connais : comme le monde est petit !
Vas-y, confiant, au petit bonheur la chance.

samedi 12 septembre 2009

De petites choses

De petites choses

Nous disons Jean-Sébastien Bach. Cela évoque tout de suite pour nous un des plus grands compositeurs de tous les temps qui, par la musique, nous transporte dans les hauteurs de l'a-temporel.
Mais dans les pays de langue germanique, on l'appelle Johann Sebastian Bach, c'est-à-dire « Ruisseau ». Cela devient un nom commun. C'est un nom commun, ce que le commun des non-germaniques ne perçoit pas d'entrée de jeu. C'est toute la différence de Bach à Bach, de ruisseau à Bach. Autrement dit, pour un Français ou un Italien, Bach dit plus que Bach pour un Allemand ! Ce qui est quand même paradoxal.
Mais nous pourrions en dire autant en sens inverse d'un Nicolas Poussin, par exemple.
La vie n'est pas simple...

jeudi 12 juin 2008

Pour un mariage heureux

Pour un mariage heureux

Il n'existe pas de recette toute faite, mais il est possible de vivre au jour le jour certains petits détails qui rendent la vie aimable. Se marier ne consiste pas seulement à se dire « oui » un jour. Aimer est un verbe actif ; mais pour aimer, il faut aimer. L'on aime en aimant.
La lutte personnelle pour être meilleur : être plus ordonné, généreux, loyal, simple, joyeux, optimiste est une bonne base pour une vie matrimoniale heureuse. Les vertus à vivre dans des détails concrets de chaque jour ne sont pas quelque chose de théorique.
La force du mariage est l'amour, (lire la suite) et va tout à fait de pair avec le sentiment. Ce qui est fondamental dans l'amour, ce n'est pas tellement de sentir que d'aimer, mais il ne faut pas oublier que les sentiments sont un magnifique moteur. Je recommande aux époux d'enflammer leurs sentiments envers leur conjoint tout au long de la journée. Qu'ils suscitent en eux le désir de rentrer à la maison, qu'ils restent en contact pendant la journée par téléphone, en envoyant des SMS, en écrivant une note ou une lettre, en se promenant ensemble, en prenant soin de son aspect extérieur (hygiène, tenue, etc.) non par vanité, mais pour être agréable à l'autre, en rappelant les bons moments du passé et en attendant l'avenir avec optimisme tout en avançant dans le présent avec assurance.
Voici de petits détails de la vie de tous les jours : faire ce qui plaît à l'autre, vivre la fidélité dans les petites choses, dans le quotidien, récupérer le sens de la maîtrise de soi, de la noblesse d'esprit et de l'esprit féminin. Bien des possibilités s'offrent à nous. Il suffit de vouloir et de chercher de l'aide. Celle-ci peut venir, par exemple, d'un bon livre qui fournit des idées et de les noter pour les mettre à exécution.
En réalité, le mariage n'est pas en crise. Il est plus nécessaire et plus actuel que jamais et son succès dépend de chacun des époux.

Traduction adaptée d'une entrevue d'Anibal Cuevas, auteur de Más allá del sí, te quiero (« Au-delà du oui, je t'aime »), Madrid, 2007.

mardi 4 mars 2008

L'amour de Dieu (2)

L'amour de Dieu (2)

« Dieu, poursuit saint François de Sales, n'a pas mis la perfection dans la multiplicité des actes que nous devons faire pour lui plaire, mais dans la manière de les faire, qui n'est pas autre chose que de faire le peu que devons faire suivant notre vocation, c'est-à-dire dans l'amour, par l'amour et pour l'amour » (Sermon du premier dimanche de Carême).
Et saint Josémaria de nous donner le conseil suivant : (lire la suite)
« Inculquez aux âmes l'héroïsme d'accomplir à la perfection les petites choses de chaque jour: comme si le salut du monde dépendait de chacun de ces actes » (Forge, n° 85). Le salut du monde ! Qu'a fait la Sainte Vierge en dehors de donner son fiat, son « oui » décisif au dessein divin de salut, si ce n'est sanctifier les petites choses de sa vie ordinaire dans l'humble foyer de Bethléem, d'Égypte puis de Nazareth ? Tout par amour, en présence de l'A
mour. Tout dans un amour qui ne cessait de s'accroître. Car le bien appelle le bien. Et, au fur et à mesure que nous aimons, nous apprenons à aimer mieux et davantage, à vivre vraiment de cet amour qui rend Dieu plus proche de nous, à nous ancrer dans l'amour comme dans notre port d'attache, le port de notre salut, ce qu'il est vraiment.
« La sainteté ne consiste pas à faire de grandes choses. Elle est avant tout une lutte pour que, dans le domaine surnaturel, la vie ne s'éteigne pas : elle consiste pour toi à te laisser brûler jusqu'à la dernière fibre, en servant Dieu à la dernière place..., ou à la première : là où le Seigneur t'appellera » (saint Josémaria, Ibid., n° 61). La première place, celle de Marie, est aussi la dernière : « Voici la servante, l'esclave du Seigneur » (Luc 1, 38). L'amour véritable nous fait prendre conscience de ce que nous ne sommes rien comparés à Dieu, si ce n'est ses serviteurs pour faire avancer sur terre son royaume de paix et d'amour, ses serviteurs et en même temps ses enfants : « Tu es mon fils. Aujourd'hui, je t'ai engendré » (Psaume 2, 7). « Comme elle est belle notre vocation de chrétiens — d'enfants de Dieu ! C'est elle qui nous procure sur la terre la joie et la paix que le monde ne peut donner ! » (saint Josémaria, Ibid., n° 269).

(fin)

samedi 16 février 2008

Le careme (8)

Le carême (8)

Le sacrement de la réconciliation dont j'ai parlé ces jours derniers était qualifié par saint Josémaria de « sacrement de la joie ». Il nous pardonne nos péchés. Mais il est également important, si nous voulons avoir les mêmes sentiments que le Christ, comme je le disais le premier jour, de demander pardon à Dieu pour les péchés des autres hommes. Jésus est venu parmi nous « pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Matthieu 20, 28). Son Sang est « versé pour beaucoup en vue de la rémission des péchés » (lire la suite) (Matthieu 26, 28).
En mourant sur la Croix, Jésus a vraiment donné une fois pour toutes sa vie pour tous les hommes, Sacrifice définitif qui est « rendu présent » dans chaque messe. Il nous a dit : « Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive » (Luc 9, 23), autrement il « n'est pas digne de moi » (Matthieu 10, 39).
Cette croix n'a rien d'extraordinaire. Elle est constituée de menus événements de la vie de tous les jours. Comme le pape Benoît XVI l'écrit dans son encylique sur l'espérance, « la pensée de pouvoir « offrir » les petites peines du quotidien, qui nous touchent toujours de nouveau comme des piqûres plus ou moins désagréables, leur attribuant ainsi un sens, était une forme de dévotion, peut-être moins pratiquée aujourd'hui, mais encore très répandue il n'y a pas si longtemps. (...). Que veut dire « offrir » ? Ces personnes étaient convaincues de pouvoir insérer dans la grande compassion du Christ leurs petites peines, qui entraient ainsi d'une certaine façon dans le trésor de compassion dont le genre humain a besoin. De cette manière aussi les petits ennuis du quotidien pourraient acquérir un sens et contribuer à l'économie du bien, de l'amour entre les hommes » (n° 40).
Tel a toujours été l'enseignement de saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, pour qui les « petites choses » avaient une grande valeur, celle de l'amour que nous mettons à les accomplir. « Combien se laisseraient clouer sur une croix, devant des milliers de spectateurs stupéfaits, qui ne savent pas supporter chrétiennement les piqûres d’épingle quotidiennes ! — Juge, par là, ce qu’il y a de plus héroïque » (Chemin, n° 204).
Nous pourrions dire encore bien des choses à propos du carême. Je m'arrête là... pour cette année.

(fin)

jeudi 29 novembre 2007

La valeur des petites choses (2)

La valeur des petites choses (2)

Le Christ a nourri une foule immense à partir de presque rien. Tel est le pouvoir de Dieu. Nous agissons en hommes, en créatures rationnelles. Jésus agit en Dieu qu'il est. Cela doit nous faire comprendre l'importance des petits efforts de notre vie de tous les jours. Nous les apportons au Seigneur, les lui remettons à la messe. Et même s'il ne s'agit pas de grand chose - comme ces cinq pains et ces deux poissons - cela suffit à Dieu pour réaliser des miracles dans le monde, pour obtenir la conversion de beaucoup. Nos petites actions offertes ainsi à Dieu (lire la suite) cessent d'être humaines pour acquérir la puissance et la grandeur de Dieu ! J'allais dire la démesure...
Quelle peut en être la valeur ? Quelles conséquences peuvent en découler ? Nous ne le savons pas. Mais ce miracle de la multiplication des pains nous permet de comprendre que ce n'est pas négligeable. C'est pourquoi il convient de soigner les moindres détails de la vie de piété (ponctualité dans nos rendez-vous avec le Seigneur, fuite des distractions, témoignage de notre piété par des signes extérieurs tels que le signe de croix fait sans hâte et correctement, un génuflexion posée en adorant le Christ ou une révérence profonde, réponses claires et fermes à la messe qui manifestent notre foi, etc.), de la vie familiale et professionnelle (intérêt porté à chacun, délicatesse dans la façon de s'adresser aux autres en évitant la vulgarité, les gros mots et les propos blessants, sourire alors que nous avons mal à la tête ou que nous sommes soucieux, effort pour ranger nos affaires ou pour nous mettre au travail au moment voulu et commencer par ce qui coûte le plus, maîtrise dans l'utilisation de l'internet et des jeux, maîtrise également des pensées et de l'imagination, du regard pour éviter qu'il s'arrête sur ce qui est inconvenant, changement de chaîne ou de programme si ce que nous voyons ou écoutons cesse d'être correct, c'est-à-dire offense Dieu et est indigne d'un homme, a fortiori d'un chrétien), et dans tous les domaines. Toutes ces petites petites choses, dont la liste serait interminable, car elle est aussi riche que la vie et que la sensibilité de chacun, son désir réel de sainteté et d'aimer son prochain, sont comme le sel de la vie. Elles donnent du goût à la vie. Elles lui communiquent aussi une odeur, que saint Paul qualifie de « bonne odeur du Christ » (2 Corinthiens 2, 6).

(fin)

mercredi 28 novembre 2007

La valeur des petites choses (1)

La valeur des petites choses (1)

Si nous négligeons les petites choses de la vie quotidienne, c'est par une vision plane de la vie, à deux dimensions, une vision qui manque de la dimension verticale, celle de la Croix rédemptrice. Les petits efforts de chaque instant ont une énorme importance dont nous ne pouvons même pas soupçonner l'ampleur, si nous les offrons à Dieu, si nous y mettons une intention surnaturelle.
Prenons un exemple tiré de la vie du Seigneur et de ses apôtres. Une foule considérable (lire la suite) s'est attachée à Jésus et le suit et l'écoute avec passion. Voilà trois jours qu'ils sont avec lui et ils ne se lassent pas de l'écouter. Un des apôtres fait remarquer au Maître qu'il serait prudent de les renvoyer pour qu'ils aillent se reposer et se ravitailler dans les villages avoisinants, faute de qui ils risquent de défaillir en chemin. Or, Jésus apporte à cette remarque pleine de bon sens, une réponse surprenante qui fait appel à la coopération de ses disciples : « Donnez-leur vous-mêmes à manger » (Luc 9, 13). Ils sont déconcertés parce qu'il faudrait une somme énorme pour acheter de quoi donner à manger ne serait-ce qu'un petit quelque chose à autant de monde. Philippe fait un calcul rapide et dit à Jésus : « Deux cents deniers de pain ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un tout petit peu » (Jean 6, 7). Cette dépense reviendrait à deux cents journées de salaire d'un ouvrier. La bourse commune - gérée par Judas, qui y puise pour satisfaire ses caprices, sans que les autres le sachent (cf. Jean 12, 6) - est probablement bien plate...
Jésus leur dit de voir ce dont ils disposent. Ils se renseignent. Le résultat est bien maigre : « Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons. Mais qu'est-ce que c'est pour tant de monde ? » (Jean 6, 9).
C'est à ce moment que nous laissons le registre humain pour accéder au registre surnaturel. Les apôtres ont fait ce qu'ils pouvaient, ils ont apporté au Seigneur quelque chose, et encore qui ne vient pas d'eux. Mais Jésus donne l'ordre que les cinq mille hommes présents, plus les femmes et les enfants (cf. Matthieu 14, 21), s'étendent « par rangées d'à peu près cinquante » (Luc 9, 14). Et voilà que les disciples puisent dans les paniers et qu'ils n'arrêtent pas de distribuer pain et poissons à qui mieux mieux, jusqu'à ce que tout le monde soit rassasié (cf. Marc 6, 42). Et encore, « on emporta ce qui leur était resté : douze corbeilles de morceaux » (Luc 9, 17).

(à suivre...)