mardi 5 juin 2012
vendredi 16 décembre 2011
L’incrédulité face à la Résurrection (6)
L’incrédulité face à la Résurrection (6)
Il faudra encore que Jésus vainque la résistance du récalcitrant, du grand absent du soir de Pâques, Thomas, appelé Didyme. Une semaine s’est écoulée, et la nouvelle de la Résurrection du Christ a dû commencer à circuler dans la ville. Que les apôtres, la mort ignominieuse et si douloureuse de leur Maître sur une Croix quelques heures plus tôt peut quand même se comprendre plus ou moins. Désormais, ils ne disposent plus du seul témoignage des femmes, dont on sait qu’à l’époque elles n’étaient pas qualifiées pour témoigner. Ils ont vu eux-mêmes le Christ ressuscité, tous les dix. Eh bien ! cela ne suffit pas pour convaincre Thomas. Il est plus que têtu, il n’a pas l’humilité de reconnaître qu’il peut se tromper : seul contre tous les autres, unanimes ! Il faut donc que Jésus revienne et l’admoneste gentiment : « Ne sois plus incrédule, mais croyant » (Jean 20, 27). (lire la suite)Ils recevront encore l’Esprit Saint au jour de la Pentecôte. Et, à partir de ce jour-là, ils ne cesseront de proclamer : « C’est ce Jésus que Dieu a ressuscité : nous en sommes témoins » (Actes 2, 32). « Nous, nous prêchons un Christ mis en Croix, scandale pour les Juifs, folie pour les païens » (1 Corinthiens 1, 23), qui est vivant, désormais assis à la droite de Dieu (Colossiens 3, 1), où il intercède pour nous.
(fin)
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mercredi 19 octobre 2011
Apparition à Thomas (6)
Apparition à Thomas (6)
« Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20, 28). Que pouvait-il dire d’autre ? Il est convaincu. Il est vaincu. Et il formule enfin un bel acte de foi, si beau que l’Eglise l’a retenu pour le répéter inlassablement dans sa liturgie : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Répétons-le souvent, devant le Saint-Sacrement, en présence de ce Dieu crucifié et ressuscité qui continue de venir à notre rencontre, comme il est venu chez les apôtres, comme il est allé à la recherche des disciples d’Emmaüs, pour briser nos résistances à nous donner à fond à lui. « Mon seigneur et mon Dieu !... »« Jésus lui dit : « Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux (lire la suite) qui croient sans voir ! » (Jean 20, 29). Cela s’adresse à nous. Jésus ne veut pas dire pour autant que nous soyons plus saints que Thomas. Mais il loue notre foi par avance, parce que pour nous « son humanité aussi est cachée » (Adoro te). Par cette réflexion, Jésus nous ramène une fois de plus à la foi, à l’adhésion sincère et totale à sa personne et à son enseignement.
« Celui qui demeure en moi, et moi en lui, celui-là porte beaucoup de fruit. (…) Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, demandez ce que vous voudrez, et vous l’obtiendrez » (Jean 15, 5-7).
Nul doute que la Sainte Vierge a suivi de près le déroulement des événements. Comme toujours, elle n’interfère pas avec la Volonté de Dieu. Elle s’en remet à son Fils pour agir comme il l’entend. Elle connaissait l’entêtement de Thomas. Elle a donc prié pour lui, pour qu’il se laisse fléchir. Elle a dû se montrer tout particulièrement maternelle envers lui tout au long de cette semaine de repliement sur lui-même, de bouderie. Et, puisque toutes les grâces passent par elle, sa prière a obtenu de on Fils qu’il convertisse l’apôtre.
Plaçons-nous toujours entre les mains de notre Mère du ciel, avec l’assurance qu’elle intercèdera pour nous chaque fois que ce sera nécessaire, et qu’elle nous obtiendra la grâce de la rectification, du repentir, de la redécouverte du Christ, auprès de qui il fait si bon vivre et qui nous apporte la joie et la paix.
(fin)
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mardi 18 octobre 2011
Apparition à Thomas (5)
Apparition à Thomas (5)
Alors Jésus, qui connaît bien son Thomas et qui l’aime évidemment beaucoup, Jésus qui le veut comme évangélisateur précisément « jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8), Jésus fait quelque chose d’inouï, d’absolument unique. « Huit jours plus tard, ses disciples étaient de nouveau dans la maison et avec eux Thomas » (Jean 20, 26). Manifestement, dans l’intervalle ils sont sortis. Ils n’ont plus peur. Saint Jean précise bien que l’apôtre incrédule et récalcitrant est présent. Une semaine s’est écoulée, au cours de laquelle Jésus ne s’est pas manifesté. Ce qui a dû renforcer Thomas dans sa conviction que les autres affabulaient et avaient voulu se moquer de lui de méchante manière. (lire la suite)« Jésus arrive, toutes portes closes, se place au milieu d’eux et dit : « Paix à vous ! » (Jean 20, 26). La même salutation que la semaine précédente. Le même souhait. Jésus veut avant tout pacifier les cœurs. Sa présence apaise. C’est le sentiment que Pierre, Jacques et Jean ont éprouvé sur le mont Thabor et que Simon a exprimé en disant : « Comme il est bon pour nous d’être ici ! » (Luc 9, 33), comme nous sommes heureux avec toi, Seigneur. C’est un sentiment semblable qui s’est emparé du cœur des disciples d’Emmaüs : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, tandis qu’il nous parlait en chemin, et nous expliquait les Ecritures ? » (Luc 24, 32). C’est l’expérience universelle de la proximité de Dieu. Car Dieu seul peur assouvir notre soif de bonheur.
« Paix à vous ! Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains, avance ta main et mets-la dans mon côté, et ne te montre plus incrédule, mais croyant » (Jean 20, 26-27). Thomas est tout penaud et rougit d’une oreille à l’autre. A-t-il mis effectivement sa main dans la plaie du Seigneur ? Les artistes ont souvent représenté la scène, qui est évidemment suggestive. On les comprend. Mais certains estiment que cela n’a pas été nécessaire. Thomas s’est rendu à l’évidence. La voix était bien celle de Jésus. Cette voix qui avait bouleversé Marie-Madeleine, au matin de Pâques, alors qu’elle croyait avoir affaire au jardinier : « Jésus lui doit : « Myriam ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : Rabbouni ! » (Jean 20, 16).
Et puis les traces de la Passion sont évidentes. Elles sont éloquentes par elles-mêmes. Point n’est besoin de vérification. Toute résistance de la part de Thomas est vaincue d’un seul coup, à la grande joie des dix autres qui assistent à la scène avec admiration mais aussi une certaine curiosité.
(à suivre…)
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lundi 17 octobre 2011
Apparition à Thomas (4)
Apparition à Thomas (4)
« Je ne croirai pas ! » Thomas veut toucher. Il veut voir. Il veut du concret : « Sans doute, des femmes qui sont des nôtres nous ont jeté dans la stupeur : étant allées de grand matin au tombeau, et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont revenues, en disant avoir même vu une apparition d’anges, au dire desquels il est vivant. Sur quoi, quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau. Ils ont bien trouvé tout comme l’avaient dit les femmes ; mais lui, ils ne l’ont pas vu » (Luc 24, 22-24), sous-entendu, ce que les femmes ont dit n’a donc aucune valeur. Et il serait même apparu à Marie-Madeleine (Jean 20, 11-18). Pierre et Jean ne l’ont pas vu. Si Jésus était réellement apparu à ces femmes, je ne sais pas comment, se dit Thomas dans sa bonne logique paysanne, je ne vois pas comment il ne serait pas apparu aussi à Pierre et à Jean. C’est quand même à Simon qu’il a déclaré : (lire la suite) « Tu es Pierre, et c’est sur cette pierre que je bâtirai mon Eglise » (Matthieu 16, 18). Jean, lui, il est de notoriété publique que c’est le disciple que Jésus aimait tout particulièrement (cf. Jean 20, 26), en raison sans doute de sa jeunesse et du sacrifice plus absolu que pour les autres auquel il a dû consentir pour suivre le Maître.Si Jésus n’est pas apparu à Pierre et à Jean, comment se serait-il manifesté à des femmes ? Maintenant, ils peuvent dire ce qu’ils veulent, moi, « si je ne mets pas mes mains dans la place des clous (…), je ne croirai pas » (Jean 20, 25). Il l’a dit fermement. Et il se le répète, pour s’en convaincre lui-même. C’est sans appel.
Nous sommes à nouveau confrontés à la logique de la foi. La foi, en tant que réponse à la Parole de Dieu, doit devenir le critère de jugement et d’évaluation des hommes et des choses, des événements et des problèmes, des soucis, comme l’on dirait de nos jours (cf. Jean-Paul II, exhortation apostolique Pastores dabo vobis, 25 mars 1992, n° 47). Ce qui vient de Dieu n’est pas irrationnel, en ce sens que cela ne s’oppose pas à la droite raison et peut être compris par elle, au moins de façon fragmentaire. C’est méta-rationnel, au-delà de la simple capacité intellective de l’homme. A la raison doit s’ajouter la soumission de la foi, l’humilité de l’intelligence, qui ne peut tout comprendre ni tout emmagasiner. C’est cela que Thomas refuse d’admettre. Il n’a pas cette foi épaisse, si épaisse que l’on pourrait la couper avec un couteau, que Dieu avait donné à saint Josémaria. Du moins, il ne l’avait pas encore, car, plus tard, elle le conduira jusqu’aux Indes, où il laissera un souvenir qui perdure.
(à suivre…)
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dimanche 16 octobre 2011
Apparition à Thomas (3)
Apparition à Thomas (3)
Et Jésus leur communique l’Esprit Saint. Jusque-là, cet Esprit « n’avait pas encore été donné, parce que Jésus n’avait pas été glorifié »(Jean 7, 39). La situation a évolué. Jésus commence à communiquer l’Esprit à ses apôtres, avant qu’il ne descende sur eux d’auprès du Père le jour de la Pentecôte. A ce moment-là, Jésus « a reçu du Père l’Esprit Saint, et il a répandu ce que vous voyez et entendez » (Actes 2, 33), dira saint Pierre dans son premier discours.« Or Thomas, appelé Didyme, l’un des Douze, n’étais pas avec eux(lire la suite) quand Jésus était venu » (Jean 20, 24). Avait-il moins peur que les autres pour sortir ainsi ? Il fallait bien de toute façon assurer l’approvisionnement journalier d’un nombre non négligeable de personnes. Il avait peut-être remplacé Judas comme trésorier du groupe.
Les dix autres attendent son retour avec impatience et, à peine a-t-il franchi le seuil du lieu, qu’ils lui disent tous à la fois avec une grande euphorie : « Nous avons vu le Seigneur ! » (Jean 20, 25). Leur enthousiasme et leur unanimité, le fait qu’ils soient des hommes et non des femmes, n’entrave nullement la conviction de Thomas que le Christ est définitivement mort en enterré et qu’il faudra vivre avec, tourner la page. Thomas est un bon gros rationaliste, qui a besoin de preuves concrètes, tangibles. Les paroles ne lui suffisent pas. Il s’en méfie, maintenant plus que jamais, car il est plus qu’échaudé avec tout ce qui vient de se passer. Aussi dit-il à ses compagnons : « Si je ne vois pas dans ses mains l’empreinte des clous, et si je ne mets pas mon doigt dans son côté, je ne croirai pas » (Jean 20, 25). Et si Jésus était ressuscité sans conserver dans son corps les marques de la Passion ? Mais sans doute les autres lui ont-ils dit qu’ils ont constaté ces traces afin de le convaincre. En vain. En tout cas, les paroles de Thomas ont le mérite de la clarté. Jésus pourrait lui reprocher évidemment son entêtement. Mais il faut dépasser les ratiocinations humaines. « Ô gens sans intelligence, esprits lents à croire tout ce qu’ont annoncé les prophètes ! » Luc 24, 29).
(à suivre…)
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samedi 15 octobre 2011
Apparition à Thomas (2)
Apparition à Thomas (2)
Il est quelque peu surprenant que la première parole du Seigneur ressuscité à ses apôtres soit une parole de paix. Car leur cœur est troublé. Ils sont tristes. J’allais dire volontairement tristes, puisqu’ils refusent d’écouter les saintes femmes et d’accueillir la bonne nouvelle extraordinaire qu’elles leur ont annoncée, de la part du Maître pourtant (cf. Matthieu 28, 7). Mais Jésus leur avait dit par avance : « Vous autres, vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse tournera en joie » (Jean 16, 20). C’est ce qui va se produire. « Paix à vous. » Le Seigneur avait été annoncé par le prophète comme étant le « Prince de la Paix » (Isaïe 9, 5). « Je vous laisse ma paix, je vous donne ma paix ; je ne la donne pas comme le monde la donne » (Jean 14, 27), qui lui vous donne une paix artificielle et instable. « Paix à vous. (lire la suite) Comme le Père m’a envoyé, à mon tour je vous envoie. Ceci dit, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l’Esprit Saint : les péchés de ceux à qui vous les remettrez leur seront remis ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez » (Jean 19, 21-23). La paix que le Seigneur apporte découle du pardon reçu dans le sacrement de la réconciliation. C’est la paix qui provient d’un cœur libéré du poids de ses péchés. « Ses nombreux péchés lui sont pardonnés » (Luc 7, 47). « Ta foi t’a sauvée, va en paix » (Luc 7, 50).La paix et la joie – elles vont de pair – d’avoir bénéficié de la miséricorde divine. La paix et la joie qui comptent, parce que d’origine surnaturelle, fondées sur un sacrement, enracinées dans la Croix. C’est une fois accompli le mystère de la Croix que le Seigneur transmet sa paix.
Jésus ne reproche à ses apôtres que leur incrédulité, non leur trahison. Il leur a déjà pardonné. Il a pardonné sur la Croix : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34). Cela s’appliquait aussi à eux. En tout premier lieu. Il sait de plus combien ils se sont tous repentis de leurs méfaits. Il se montre miséricordieux envers eux. En même temps, il leur communique le pouvoir d’appliquer cette même miséricorde à tous les hommes, par un canal sacramentel, par le biais du sacrement de la réconciliation, preuve ô combien émouvante de l’Amour de Dieu pour chaque homme. « Les péchés de ceux à qui vous les remettrez leur seront remis ; ils seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez » (Jean 19, 21-23). Le deuxième dimanche de Pâques, qui nous propose la lecture de ce passage de l’Evangile selon saint Jean, a été pour cela institué par le bienheureux Jean-Paul II en « dimanche de la miséricorde », pour bien mettre sous nos yeux la bonté infinie de notre Dieu et stimuler notre confiance aimante en lui.
(à suivre…)
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vendredi 14 octobre 2011
Apparition à Thomas (5)
Apparition à Thomas (5)
Alors Jésus, qui connaît bien son Thomas et qui l’aime évidemment beaucoup, Jésus qui le veut comme évangélisateur précisément « jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1, 8), Jésus fait quelque chose d’inouï, d’absolument unique. « Huit jours plus tard, ses disciples étaient de nouveau dans la maison et avec eux Thomas » (Jean 20, 26). Manifestement, dans l’intervalle ils sont sortis. Ils n’ont plus peur. Saint Jean précise bien que l’apôtre incrédule et récalcitrant est présent. Une semaine s’est écoulée, au cours de laquelle Jésus ne s’est pas manifesté. Ce qui a dû renforcer Thomas dans sa conviction que les autres affabulaient et avaient voulu se moquer de lui de méchante manière. (lire la suite)« Jésus arrive, toutes portes closes, se place au milieu d’eux et dit : « Paix à vous ! » (Jean 20, 26). La même salutation que la semaine précédente. Le même souhait. Jésus veut avant tout pacifier les cœurs. Sa présence apaise. C’est le sentiment que Pierre, Jacques et Jean ont éprouvé sur le mont Thabor et que Simon a exprimé en disant : « Comme il est bon pour nous d’être ici ! » (Luc 9, 33), comme nous sommes heureux avec toi, Seigneur. C’est un sentiment semblable qui s’est emparé du cœur des disciples d’Emmaüs : « Notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, tandis qu’il nous parlait en chemin, et nous expliquait les Ecritures ? » (Luc 24, 32). C’est l’expérience universelle de la proximité de Dieu. Car Dieu seul peur assouvir notre soif de bonheur.
« Paix à vous ! Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains, avance ta main et mets-la dans mon côté, et ne te montre plus incrédule, mais croyant » (Jean 20, 26-27). Thomas est tout penaud et rougit d’une oreille à l’autre. A-t-il mis effectivement sa main dans la plaie du Seigneur ? Les artistes ont souvent représenté la scène, qui est évidemment suggestive. On les comprend. Mais certains estiment que cela n’a pas été nécessaire. Thomas s’est rendu à l’évidence. La voix était bien celle de Jésus. Cette voix qui avait bouleversé Marie-Madeleine, au matin de Pâques, alors qu’elle croyait avoir affaire au jardinier : « Jésus lui doit : « Myriam ! » Se retournant, elle lui dit en hébreu : Rabbouni ! » (Jean 20, 16).
Et puis les traces de la Passion sont évidentes. Elles sont éloquentes par elles-mêmes. Point n’est besoin de vérification. Toute résistance de la part de Thomas est vaincue d’un seul coup, à la grande joie des dix autres qui assistent à la scène avec admiration mais aussi une certaine curiosité.
(à suivre…)
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Apparition à Thomas (1)
Apparition à Thomas (1)
Le Seigneur est mort et mis dans le sépulcre. Les apôtres sont atterrés, tétanisés. Jean a pu leur faire un récit circonstancié des conditions dans lesquelles Jésus a été crucifié au Golgotha et de ses derniers moments, auxquels il a assisté en compagnie de Marie et de quelques saintes femmes (cf. Jn 19, 25-27). Les apôtres se sont réunis au Cénacle et y restent « enfermés par peur des Juifs » (Matthieu 26, 69). Ils craignent de se montrer en public (cf. Jean 20, 19). On ne sait jamais, ils pourraient être reconnus. Une servante n’a-t-elle pas dit de Pierre, dans la cour du grand prêtre : « Celui-là aussi était avec lui » (Luc 22, 56) ? Et un autre, « parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille », ne lui a-t-il pas demandé : « Ne t’ai-je pas vu avec lui dans le jardin ? » (Jean18, 26). Et d’autres encore, n’ont-ils pas relevé son accent galiléen : (lire la suite) « Pour sûr que tu es, toi aussi ! Et d’ailleurs ton parler te fait reconnaître » (Matthieu 26, 73) ? Il ne fait pas bon sortir. Mieux vaut se faire oublier pendant quelques jours au moins.Certes, « des femmes qui sont des nôtres nous ont jeté dans la stupeur : étant allées de grand matin au tombeau, elles sont revenues, disant avoir même vu une apparition d’anges, au dire desquels il est vivant » (Luc 24, 22-23). Mais lui, Pierre et Jean qui se sont rendus sur place « ne l’ont pas vu » (Luc 24, 24). Et cela n’a pas entamé leur résolution. Leur foi est encore faible. Ils en sont conscients d’ailleurs, puisqu’ils ont demandé un jour au Seigneur : « Seigneur, augmente notre foi ! » (Luc 17, 15). Ils en auraient bien besoin maintenant. Toute épreuve risque de nous faire douter de Dieu. C’est l’heure de nous appuyer davantage sur la foi. Car le Seigneur ne nous abandonne pas. Les événements du jour de la Résurrection le montrent bien.
En effet, « Jésus est apparu à Simon » (Luc 24, 34). A quel moment de la journée ? Nous ne le savons pas. Mais il s’est manifesté en premier à lui : « Moi, j'ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille point; et toi, quand tu seras revenu, affermis tes frères » (Luc 22, 32). Puis il est allé récupérer les deux disciples d’Emmaüs et leur proposer un nouveau départ dans la foi et la mission évangélisatrice (cf. Luc 24, 13-32). Tard dans la soirée, alors que ceux-ci ont eu le temps de regagner Jérusalem et sont en train de raconter comment ils l’ont reconnu à la fraction du pain (cf. Luc 24, 35), voici que Jésus-Christ en personne se tient soudain au milieu d’eux et leur dit : « Paix à vous » (Jean 20, 19).
(à suivre…)
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vendredi 22 juillet 2011
La pêche miraculeuse (1)
La pêche miraculeuse (1)
« Après cela », c’est-à-dire après l’apparition destinée spécifiquement à l’apôtre incrédule, Thomas, « après cela, Jésus se montra de nouveau aux disciples sur la rive de la mer de Tibériade » (Jean 21, 1). Comme il le leur avait fait savoir sans qu’ils le comprissent, « une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée » (Matthieu 26, 32). Le jour de Pâques, il avait chargé les saintes femmes de leur rappeler cet engagement : « Partez en hâte pour dire à ses disciples : Il est ressuscité des morts, et il va vous précéder en Galilée (Matthieu 28, 7). Voici donc qui est fait. Sa promesse s’accomplit. « Voici comment il se montra » (Jean 21, 1). Suit le récit par le disciple que Jésus aimait (cf. Jean 13, 23) d’une nouvelle pêche miraculeuse. (lire la suite)Tout d’abord, l’évangéliste campe le décor et le contexte. « Simon-Pierre, Thomas appelé Didyme – celui-là précisément qui avait provoqué une nouvelle venue du Maître au Cénacle (cf. Jean 20, 25-29) -, Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée – à savoir Jacques et Jean, le chroniqueur de l’événement – et deux autres disciples se trouvaient ensemble » (Jean 21, 2). Ils ne sont pas tous là, mais seulement cinq apôtres et deux disciples anonymes. Saint Josémaria était ému en lisant ce passage ; il voyait dans ces deux disciples dont le nom nous est inconnu le modèle des chrétiens qui sont appelés à faire l’apostolat de Jésus-Christ dans les mers du monde, en passant inaperçus, sans en retirer le moins du monde de gloire personnelle, appelés à travailler au nom du Christ en s’effaçant devant lui, qui seul compte.
« Simon-Pierre leur dit : « Je m’en vais pêcher. » Ils lui dirent : « Nous y allons, nous aussi, avec toi » (Jean 21, 3). Nous voyons combien « l’apostolat, ce désir brûlant qui consume le cœur de tout chrétien, est intimement lié à son travail de tous les jours : il se confond avec le travail même, qui devient une occasion de rencontrer personnellement le Christ. Unissant nos efforts, au coude à coude avec nos compagnons, nos amis, nos parents, dont nous partageons les aspirations, nous pourrons au moyen de cette tâche les aider à arriver au Christ qui nous attend sur la rive du lac. Pêcheur avant d’être apôtre. Et une fois apôtre, pêcheur. La même profession après qu’avant » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n°264). L’apostolat revient à jeter les filets du Christ dans les eaux de la société. Pour faire de l’apostolat, pour évangéliser nos contemporains – ce qui est à la fois un droit et un devoir fondamentaux de tout baptisé – il suffit d’être à sa place, d’exercer sa profession avec la plus grande compétence et le plus grand sérieux possibles, d’être un chrétien crédible, parce que non seulement homme ou femme de prière, mais aussi modèle de professionnalisme. Le travail est le filet qui nous sert à retirer les âmes pour les amener aux pieds du Seigneur.
(à suivre…)
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dimanche 3 juillet 2011
L’apparition à Marie-Madeleine (2)
L’apparition à Marie-Madeleine (2)
Les apôtres n’étaient pas encore en mesure de comprendre la façon dont les plans de Dieu se déroulaient, car ils n’avaient pas reçu le Saint-Esprit : « Mais le Consolateur, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit (Jean 14, 26).C’est pourquoi ils ne vont pas davantage comprendre et admettre l’événement de la Résurrection du Seigneur. Nous, nous savons par la foi que le Christ « est vraiment ressuscité » (Luc 24, 34). Nous avons ainsi un avantage indéniable sur eux. Quant à eux, ils n’ont pas compris ni retenu les annonces de la mort de Jésus : « Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts » (Matthieu 17, 9). (lire la suite)
La foi s’éveillera progressivement en eux, très lentement : « Comme ils discouraient ainsi, lui se trouva au milieu d'eux et leur dit : « Paix à vous ! » Saisis de stupeur et d'effroi, ils croyaient voir un esprit. Et il leur dit : « Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi des pensées s'élèvent-elles dans vos cœurs ? Voyez mes mains et mes pieds; c'est bien moi. Touchez-moi et constatez, car un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'en ai » (Luc 24, 36-39). Et nous savons que Thomas se montrera particulièrement rétif, amenant le Seigneur à revenir exprès pour lui : « Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez l'Esprit-Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » Mais Thomas, l'un des douze, celui qu'on appelle Didyme, n'était pas avec eux lorsque Jésus vint. Les autres disciples lui dirent donc : « Nous avons vu le Seigneur. » Mais il leur dit : « Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt à la place des clous et ma main dans son côté, je ne croirai point. » Huit jours après, les disciples étant encore dans le même lieu, et Thomas avec eux, Jésus vint, les portes étant fermées, et se tenant au milieu d'eux, il leur dit : « Paix avec vous ! » Puis il dit à Thomas : « Mets ici ton doigt, et regarde mes mains ; approche aussi ta main, et mets-la dans mon côté ; et ne sois plus incrédule, mais croyant. » Thomas lui répondit : « Mon Seigneur, et mon Dieu ! » (Jean 20, 22-28).
La Résurrection du Seigneur est fondamentale pour notre foi. Le Christ est mort, mais il est vivant ! La vie a été plus forte que la mort, parce que le Christ est la Vie, il est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6).
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mardi 25 mai 2010
L’âme pénitente (4)
L’âme pénitente (4)
« C’est contre toi, et toi seul, que j’ai péché, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux » (Psaume 51, 6). Contre Dieu seul puisque c’est lui, et lui seul, qui prend sur ses épaules le poids de tous nos péchés, lui seul qui peut fournir cet effort titanesque pour nous arracher à l’éternelle damnation. Il porte dans son corps les stigmates de nos fautes. Il les garde pour l’éternité, puisqu’il n’a pas voulu s’en défaire après sa Résurrection : « Jésus arriva et se trouva devant eux, et il leur dit : « Paix à vous ! » et, en disant cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent tout joyeux de revoir le Seigneur. (…) Puis il dit à Thomas : « Amène ici ton doigt et regarde mes mains ; puis, amène ta main et mets-la dans mon côté. Et ne sois plus incrédule, mais croyant » (Jean 20, 19-20.27). Jésus porte dans son esprit toutes nos iniquités : (lire la suite) « Tous ensemble sont devenus infidèles, ils se sont tous corrompus » (Psaume 53, 4). Et par là il nous guérit de nos maladies spirituelles et de nos infirmités corporelles : « Il guérit aussi toutes les maladies afin que s’accomplisse ce qui avait été dit par le prophète Isaïe : Il a pris nos infirmités et il a emporté nos maladies » (Matthieu 8, 16-17). Merveille de la toute-puissance divine. Merveille de son Amour, qui reste inentamé, car le temps n’a pas de prise sur lui, fort heureusement. Par sa mort, il a détruit la mort et par sa Résurrection il nous a donné la vie.C’est l’événement central de l’histoire de l’humanité. Son zénith. Un événement qui n’a pas été résorbé, absorbé par le défilé du temps comme les autres événements historiques, mais qui reste actuel. Un événement qui a eu lieu une fois pour toutes, qui est rendu présent dans chaque Eucharistie. Un événement que rappellent les Calvaires et les crucifix à la croisée de nos chemins, dans nos églises et nos chapelles, dans les foyers chrétiens, etc. Stat Crux dum volvitur orbis. Le temps s’écoule inexorablement, les événements se succèdent les uns aux autres, mais la Croix demeure, ferme, inébranlable, indéboulonnable, étendard dressé devant les nations.
Ces croix nous rappellent constamment nos péchés, non pour nous traumatiser, mais pour nous conduire au repentir et à l’action de grâce. Car le remède que Dieu a inventé pour tous nos maux est vraiment une trouvaille formidable, « de sorte que tu montres ta justice dans ta sentence, ton équité dans ton jugement » (Psaume 51, 6). Justice et équité, certes, mais plus encore Amour et miséricorde, compréhension et pardon.
(à suivre…)
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Catégories : apôtres et évangélistes, eucharistie, paix, péché, pénitence, Résurrection, saint Thomas
dimanche 28 mars 2010
Action de grâces (30)
Action de grâces (30)
Reste avec moi ! Je sais bien que ce n’est pas toi qui vas partir comme cela, sur un coup de tête, mais que c’est moi qui, malgré mes protestations d’attachement indéfectible, peux aller chercher ailleurs ce que toi seul peut apporter : la joie et la paix. Stupide, voilà ce que je suis bien souvent. Stupide et ingrat, et inconstant de surcroît.
« Je ne vois pas tes plaies comme Thomas, certes, mais je reconnais que tu es mon Dieu. Fais que chaque jour je crois plus en toi, qu’en toi j’espère et que je t’aime toujours plus » (hymne Adoro te). Et pour cela, restes avec moi, Seigneur. Que tes anges montent la garde à la porte de mon âme pour que personne ne nous dérange. Je suis avec toi et tout à toi, et je veux apprendre de toi ce qui fait la joie de ton Père, ce qu’il attend de moi à chaque instant, à chaque pas.
Reste avec moi ! Mais comme la présence réelle ne dure qu’un temps, je prends d’assaut tous les tabernacles du monde (cf. saint Josémaria, Chemin, n° 876), ceux du moins où tu es réservé, et je viens me blottir auprès de toi, tout contre toi, pour sentir battre ton Cœur si aimant, blessé pour me racheter de mon iniquité. Ah ! mon Dieu, que tu es désirable. « Comme il est bon d’être ici » (Mt 17, 4) en ta sainte compagnie, en celle des anges, en celle de la Sainte Vierge et de saint Joseph, et en celle de tous les saints et de toutes les saintes de France et du monde !
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Catégories : action de grâces, âme, amour, anges, christianisme, joie, paix, prière, sacrements, saint Thomas
dimanche 22 novembre 2009
L'Eucharistie (3)
L'Eucharistie (3)
Les anges, a fortiori, sont incapables d'accomplir un tel exploit. D'ailleurs, ils sont de beaucoup inférieurs en sainteté à la très Sainte Vierge, qui est aussi leur Reine, qu'ils vénèrent et révèrent. Alors, effectivement, aurions-nous deux cents anges, qu'ils ne pourraient nous absoudre. À vrai dire, nous les avons, et bien plus que par centaines. Ils sont là, autour de nous, par légions. L'espace en est tout occupé.Mais un ange peut toujours dire : « Ceci est mon corps », il ne s'ensuivra rien du tout. (lire la suite) En réalité, pour lui, cela n'aurait guère de sens, car il est un être purement spirituel. Il ignore de facto ce qu'est « avoir un corps ».
Le prêtre, lui, prononce les mêmes mots et, sur-le-champ, le Christ fait irruption à l'autel. Il devient présent. « Ceci est mon Corps… », et Jésus s’est immolé, se cachant sous les espèces du pain. Maintenant il est là, avec sa Chair et avec son Sang, avec son Âme et avec sa Divinité : de la même manière que le jour où Thomas mit ses doigts dans les Plaies glorieuses » (saint Josémaria, Sillon, n° 684). Pareillement, ni plus ni moins. Jésus-Christ, qui est « le même hier, aujourd'hui et pour les siècles » (Hébreux 13, 8). Le Jésus de toujours, le Jésus éternel, immense et tout-puissant.
Le prêtre nous apporte le plus grand des cadeaux, Dieu en personne, fait homme et devenu nourriture de vie éternelle (cf. Jean 6, 51). Et il le laisse dans le tabernacle, pour qu'il puisse être porté en « Viatique » aux mourants, et pour que nous puissions venir l'adorer, lui tenir compagnie : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation » (Matthieu 26, 41). Il est réellement présent, le Jésus d'il y a deux mille ans, le Jésus de toujours. « Néanmoins, en bien des occasions, tu passes au loin sans esquisser ne fût-ce qu’une brève salutation de simple politesse, alors que tu le fais envers n’importe quelle connaissance que tu croises dans la rue. — Par rapport à Thomas, comme tu as peu de foi ! » (saint Josémaria, Ibid.).
Remercions Dieu pour le don du sacerdoce. Remercions Dieu pour le don de l'Eucharistie. Remercions Dieu de nous avoir donné une Mère aussi Sainte et Belle que Marie, dont le « oui », le fiat, a permis que le sacerdoce et l'Eucharistie soient des réalités centrales de la vie de l'Église et de l'existence chrétienne de chacun d'entre nous.
(fin)
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Catégories : action de grâces, anges, eucharistie, sacerdoce, sacrements, saint josemaria, saint Thomas, tentations, Vierge Marie
vendredi 25 septembre 2009
L'Eucharistie (3)
L'Eucharistie (3)
Les anges, a fortiori, sont incapables d'accomplir un tel exploit. D'ailleurs, ils sont de beaucoup inférieurs en sainteté à la très Sainte Vierge, qui est aussi leur Reine, qu'ils vénèrent et révèrent. Alors, effectivement, aurions-nous deux cents anges, qu'ils ne pourraient nous absoudre. À vrai dire, nous les avons, et bien plus que par centaines. Ils sont là, autour de nous, par légions. L'espace en est tout occupé.Mais un ange peut toujours dire ; « Ceci est mon corps », il ne s'ensuivra rien du tout. En réalité, pour lui, cela n'aurait guère de sens, car il est un être purement spirituel. Il ignore de facto ce qu'est « avoir un corps ».
Le prêtre, lui, (lire la suite) prononce les mêmes mots et, sur-le-champ, le Christ fait irruption à l'autel. Il devient présent. « Ceci est mon Corps… », et Jésus s’est immolé, se cachant sous les espèces du pain. Maintenant il est là, avec sa Chair et avec son Sang, avec son Âme et avec sa Divinité : de la même manière que le jour où Thomas mit ses doigts dans les Plaies glorieuses » (saint Josémaria, Sillon, n° 684). Pareillement, ni plus ni moins. Jésus-Christ, qui est « le même hier, aujourd'hui et pour les siècles » (Hébreux 13, 8). Le Jésus de toujours, le Jésus éternel, immense et tout-puissant.
Le prêtre nous apporte le plus grand des cadeaux, Dieu en personne, fait homme et devenu nourriture de vie éternelle (cf. Jean 6, 51). Et il le laisse dans le tabernacle, pour qu'il puisse être porté en « Viatique » aux mourants, et pour que nous puissions venir l'adorer, lui tenir compagnie : « Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation » (Matthieu 26, 41). Il est réellement présent, le Jésus d'il y a deux mille ans, le Jésus de toujours. « Néanmoins, en bien des occasions, tu passes au loin sans esquisser ne fût-ce qu’une brève salutation de simple politesse, alors que tu le fais envers n’importe quelle connaissance que tu croises dans la rue. — Par rapport à Thomas, comme tu as peu de foi ! » (saint Josémaria, Ibid.).
Remercions Dieu pour le don du sacerdoce. Remercions Dieu pour le don de l'Eucharistie. Remercions Dieu de nous avoir donné une Mère aussi Sainte et Belle que Marie, dont le « oui », le fiat, a permis que le sacerdoce et l'Eucharistie soient des réalités centrales de la vie de l'Église et de l'existence chrétienne de chacun d'entre nous.
(fin)
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Catégories : anges, eucharistie, plaies du Christ, présence réelle, Reine des anges, sacerdoce, saint Thomas, viatique, Vierge Marie








