vendredi 28 novembre 2014
dimanche 11 juillet 2010
Arrêts sur christianisme (57)
Arrêts sur christianisme (57)
Le christianisme se présente comme une nouveauté radicale dans les relations de l’humanité avec Dieu. Il présente de Dieu une image nouvelle, plus proche de nous que tout ce qui avait été pensé jusque-là. (…) Désormais toute la vie de l’homme passe donc par la reconnaissance et l’accès à Jésus-Christ. Si l’on se rappelle que « Jésus » signifie « Sauveur », on comprend toutes les implications de cette découverte. Il s’agit bien de faire une humanité nouvelle, différente du « monde » simplement humain dans lequel on vivait jusque-là. Il n’est sans doute pas exagéré d’affirmer que les premières générations chrétiennes ont fait cette expérience de l’originalité radicale du Christ, qui demandait à son tour un choix et un engagement radicaux.
R. Darricau et B. Peyrous, La spiritualité, Paris, 2e éd., 1990, p. 20.
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Catégories : christianisme, guerres de religion, humanité, Jésus-Christ, Sauveur, spiritualité
lundi 22 février 2010
La générosité de Dieu (5)
La générosité de Dieu (5)
Nous comprenons par là que Dieu « ne peut mépriser rien de ce qu'il a créé » (Ibid., n° 15). « Car tu aimes toutes les créatures, et tu n'as en dégoût rien de ce que tu as fait ; si tu avais haï une chose, tu ne l'aurais pas faite » (Sagesse 11, 24). Or, tout ce que Dieu a fait « est bon » (Genèse 1, 30). Oui, « Yahvé est bon envers tous, et sa compassion s'étend à toutes ses œuvres » (Psaume 145, 9). « Yahvé est bon : sa bienveillance est éternelle, et sa fidélité s'étend à toutes les générations » (Psaume 100, 5), « car sa bonté l'a emporté pour nous, et la fidélité de Yahvé subsiste à jamais » (Psaume 117, 2).
Cette Bonté permanente de Dieu est la source des biens variés qui se retrouvent dans l'homme. Mais plus est grande la proximité de la source, plus s'épanouissent les potentialités cachées et plus l'homme marche vers la redécouverte de son état originel, d'avant la chute, plus il redonne du lustre à l'image de Dieu. « Chacun est appelé à suivre le Christ. Plus on avance sur ce chemin, plus on lui ressemble. (...) C'est pourquoi il arrive que l'on trouve chez les saints une délicatesse, une bonté et un souci réellement maternels à l'égard des âmes qui leur sont confiées, chez les saintes au contraire, une audace, une fermeté et un esprit de décision quasi virils. C'est ainsi que l'imitation du Christ conduit à l'accomplissement de la profession humaine originelle : représenter en soi-même l'image de Dieu, maître de la création » (Édith Stein, La Femme et sa destinée, Amiot-Dumont, 1956, p. 186). N'est-ce pas encore un effet de la Bonté divine que nous puissions nous rapprocher de cet archétype, surtout quand le Christ aura récapitulé toutes choses (Éphésiens 1, 10) ?
Mais il nous a précédés en cela. Comme en tout ! Nous nous en réjouissons, pour Marie et pour nous. Nous en remercions le Dieu Tout-Puissant. Nous y trouvons un encouragement à poursuivre notre chemin et notre combat spirituel. Marie a désiré Dieu ardemment. Elle a uni tout son être à lui. Elle était tournée vers lui. Et il est venu à elle. « Non, ô Marie, vous n'avez point ravi la grâce, comme l'a tenté Lucifer ; vous ne l'avez point perdue comme Adam ; vous ne l'avez point achetée comme voulait le faire Simon le magicien, mais vous l'avez trouvée, parce que vous l'avez désirée et cherchée. Vous avez trouvé la grâce incréée qui est Dieu lui-même devenu votre Fils, et avec elle vous avez trouvé et obtenu toute grâce incréée » (saint Albert le Grand, Mariale, quaestiones super Missus, q. 204).
(à suivre...)
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lundi 28 décembre 2009
Jésus-Christ vrai Homme
Jésus-Christ vrai Homme
On trouve en lui non pas quelque impensable humanité générale, qui ne serait celle d'aucun homme, mais l'humanité commune de tous les hommes récapitulée, pour emprunter sa formule à saint Irénée commentant l'épître aux Éphésiens, dans cette pers « commune » s'il en est qui est la sienne, (lire la suite) comme le dit Léonce. Il est l'un d'entre nous, dans doute, mais il ne l'est pas par opposition avec nous tous, dans une contre-distinction qui le ferait autre que chacun de nous, mais dans une assomption susceptible de nous englober tous, car, loin d'exclure rien d'aucun de nous, il nous inclut tous et toutes les possibilités de notre humanité, dans une réalisation de celle-ci qui en est comme l'universalité concrétisée.
Louis Bouyer, Le Fils éternel. Théologie de la Parole de Dieu et christologie, Paris, Les Éditions du Cerf, 1974, p. 479.
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dimanche 27 décembre 2009
Chercher Dieu
Chercher Dieu
"Le jour de Noël, nous lisons que les bergers de Bethléem, qui furent les premiers appelés à venir voir le nouveau-né de la crèche, « y allèrent en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la mangeoire » (Lc 2, 16).Arrêtons-nous sur le mot « trouvèrent » qui exprime la recherche. Les bergers de Bethléem, qui se reposaient avec leurs troupeaux, ne savaient pas, en effet, que le temps était arrivé où se réaliserait ce qui depuis des siècles était annoncé par les prophètes de leur peuple, et que cela aurait lieu cette nuit-même, tout près d’eux. Quand ils sont sortis du sommeil où ils étaient plongés, ils ne savaient ni ce qui était arrivé ni où cela était arrivé. (lire la suite) S’ils sont parvenus à la grotte, c’est après une recherche. Mais en même temps, ils avaient été conduits. Comme nous le lisons, ils avaient été guidés par une voix et une lumière. Et si nous remontons plus haut dans le passé, nous voyons qu’ils avaient été guidés par la tradition de leur peuple, par son attente. Nous savons qu’Israël avait obtenu la promesse du Messie. […]
Ils ont cherché où il pouvait être, et finalement ils l’ont trouvé. Et en même temps, chez saint Luc, le mot « trouver » exprime la dimension intérieure de ce qui s’est passé chez ces simples bergers de Bethléem la nuit de Noël. […]
Le mot « trouver » exprime une recherche.
L’homme est un être qui cherche. Toute son histoire le confirme. La vie de chacun de nous en témoigne aussi. […] Parmi tous les domaines où l’homme se révèle comme un être qui cherche, il en est un, plus profond, qui pénètre plus intimement dans l’humanité même de l’être humain et qui correspond le mieux au sens de toute la vie humaine.
L’homme est l’être qui cherche Dieu."
Jean-Paul II, Audience générale, 27 décembre 1978.
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Catégories : adoration, bergers, Bethléem, christianisme, humanité, Israël, jean paul ii, lumière, Messie, Noël, religion, sainte famille
mercredi 7 octobre 2009
Action de grâces (12)
Action de grâces (12)
« Une femme peut-elle oublier son nourrisson, n’ayant pas pitié du fruit de ses entrailles ? » Si même celles-ci oubliaient, moi, je n’oublierai pas » (Isaïe 49, 15). Et tu as tenu ta promesse, Seigneur, mon Dieu. D’ailleurs, comment pourrais-tu nous oublier, toi qui vis au présent, en dehors du temps qui nous tient prisonniers pour une durée inconnue ? Tu sais tout et tu vois tout pour ainsi dire d’un seul coup d’œil. Nous sommes donc en permanence présents à ta pensée et dans ton cœur et tu n’as pour nous que des paroles d’affection et de tendresse : « Mes pensées sont des pensées de paix, non d’affliction » (Jérémie 29, 11), car tu veux notre bonheur, plus et mieux que nous-mêmes. (lire la suite)Et parce que tu veux ma félicité, et ce, dès mon séjour sur cette terre, en cette « vallée de larmes » (Psaume 84, 7), tu es venu essuyer toute larme (cf. Apocalypse 7, 17) et t’installer à demeure en moi. Ô Soleil de justice, peut-il y avoir meilleur compagnon de route que toi ? « Je connais le chemin » disait Raphaël, ton archange, au jeune Tobie (cf. Tobie 5, 6). Et toi donc ! La très sainte humanité de ton Fils est le chemin que tu m’invites à emprunter pour, en fréquentant Jésus, en devenant son intime parmi les intimes, il me fasse faire un saut dans la divinité et m’introduise dans le torrent d’Amour intratrinitaire.
Oh ! comme je le désire ardemment, ce saut qualitatif ! Tu ne m’abandonnes pas à mon sort, puisque tu m’as envoyé Jésus-Christ fait homme et devenu nourriture de mon âme. C’est là le grand miracle ! Pour fréquenter le Seigneur dans son humanité, je sors à sa rencontre dans l’Eucharistie. Et là, je reçois Celui qui est à la fois « vrai Dieu et vrai Homme » (symbole d’Athanase). C’est inouïe. C’est la « bonne divinisation » (cf. st Josémaria, Amis de Dieu, nos 94 et ss), celle qui transforme progressivement mon âme de foncièrement pécheresse en éperdument éprise de toi, mon Dieu, folle, folle d’Amour, à n’en plus pouvoir. Étanche ma soif ou, plus précisément, fais sans cesse renaître cette soif de ton Fils, pour que je ne m’habitue jamais à le recevoir, que mes communions ne soient jamais froides ou routinières, mais vécues dans l’amour, la foi et l’action de grâces. Amen.
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samedi 16 mai 2009
L'amour de Dieu (1)
L'amour de Dieu (1)
Il peut nous arriver de penser : « Yahvé m'a abandonné, le Seigneur m'a délaissé ! » (Isaïe 49, 14), et d'avoir l'impression que « ma force est disparue, ainsi que mon espérance en Yahvé » (Lamentations 3, 18) en présence des difficultés extérieures et intérieures objectives. « C'en est fait de nous ! » (Ézéchiel 37, 11), tel est notre cri de détresse. Peu raisonnable, il faut bien l'avouer. Mais nous sommes comme cela. Dès qu'une difficulté surgit, nous perdons pied au lieu de mettre notre confiance en Dieu.
Il nous répond : « Une femme peut-elle oublier son nourrisson, n'ayant pas pitié du fruit de ses entrailles ? » (Isaïe 49, 15). Hélas la réponse est « oui » : « Des femmes, au cœur tendre, ont de leurs mains fait cuire leurs enfants ; ils ont servi de nourriture dans l'effondrement de la fille de mon peuple » (Lamentations 4, 10). Et ce n'est qu'un exemple.
Mais Dieu insiste : eh bien ! « si même celles-ci oubliaient, moi, je n'oublierai pas » (Isaïe 49, 15). Non, je ne le pourrai pas. « Mon alliance de paix ne sera pas ébralnée » (Isaïe 54, 10). Tu me trouveras toujours à côté de toi aux moments difficiles. Je ne serai pas visible. Mais pas moins présent pour autant. Si tu gardes la foi, tu feras l'expérience de ce que « mon salut durera éternellement, et ma justice demeurera entière » (Isaïe 51, 6).
(à suivre...)
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Catégories : alliance, amour de Dieu, christianisme, espérance, humanité, mérites, religion, Salut
vendredi 29 février 2008
Le sens de la douleur (2)
Le sens de la douleur (2)
Se proposer d'aimer la Croix est une chose, y arriver en est une autre. Car le
moindre bobo nous inquiète, et la maladie nous pèse rapidement quand elle ne génère pas l'anxiété et l'apitoiement sur son sort. Et la dépression guette. Ou la rupture avec l'environnement.En revanche, la petite mortification de nos goûts nous attache à la Croix du Christ par des liens d'amour. Elle se fond dans la souffrance du Christ qu'elle cherche à alléger. Tout comme une mère ne ressent pas la fatigue (lire la suite) tandis qu'elle s'emploie à soigner son enfant malade, à veiller auprès de lui nuit et jour, à tâcher de le distraire pour qu'il souffre moins. Un sourire, même difficilement ébauché, est sa récompense.
Saint Josémaria nous invite à ouvrir nos mains aux clous qui ont attaché le Christ au bois de la Croix. De les ouvrir pour que nous sachions nous laisser clouer par amour sur cette même Croix - la Croix de notre salut - à partir des petites contrariétés quotidiennes, des déceptions que la vie et le comportement de nos semblables nous apportent, des souffrances, parfois dues à nos imprudences et à nos péchés, des privations offertes pour tant d'intentions pour lesquelles nous n'avons d'autres moyens d'action que la prière et la mortification.
Cloués avec le Christ sur la Croix, nous pouvons contempler avec lui l'humanité qui a besoin de rachat. « Le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde », dit saint Paul (Galates 6, 14). « Je suis plein de joie dans mes souffrances pour vous, et ce qui manque aux souffrances du Christ en ma propre chair, je l'achève pour son corps, qui est l'Église » (Colossiens 1, 24). Comme l'enseigne saint Augustin, Jésus « a souffert une seule fois en tant que Tête, et il souffre maintenant dans ses membres, c'est-à-dire en nous-mêmes » (Enarrationes in Psalmos 61, 4). Saint Paul, nous le voyons, avait bien compris le sens de la souffrance chrétienne, source de joie féconde. C'est un exemple qu'il nous convient de suivre.
(fin)
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Catégories : christ, Croix, douleurs, eglise catholique, famille, humanité, jesus christ, joie, maladie, mortification, prière, saint Augustin, saint josemaria, souffrance
mercredi 20 février 2008
Arrets sur christianisme (17)
Arrêts sur christianisme (17)
Une des grandes tristesses de ce temps est de voir des hommes justes comme vous, qui sont faits pour être le patrimoine de l'humanité, rendus inutiles parce qu'ils ne
croient pas, parce qu'ils sont comme des banquiers avares qui ne veulent pas faire crédit. Un homme qui est hors de l'Église devient aussitôt un isolé. Il n'a plus de repères et ne sait plus où il est. Il est frappé de cette terrible malédiction de ne plus pouvoir faire de bien à personne. Il ne sait même plus ce que c'est que le bien et le mal. Il ne peut pas répondre, puisqu'il ne peut plus parler, ne sachant plus ce que c'est que le oui et le non. Il n'a plus de frères, les hommes ne sont plus pour lui que des simulacres agités de mouvements vains, privés de sens et de but. Tous les liens sont dissous, exceptés ceux dont il est lui-même garrotté.Paul Claudel, « Lettre à Arthur Fontaine », 30 mai 1910, dans Toi, qui es-tu ? (Tu, quis es ?), Paris, 58ème éd., 1941, p. 104.
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vendredi 8 février 2008
Morale et éthique
Morale et éthique
Pour éviter tout malentendu, il n'est pas inutile de préciser le sens retenu pour certains mots. Ainsi nous réservons le mot « morale » à toute loi ou directive divine concernant le comportement humain ; et le mot « éthique », à toute loi ou (lire la suite) directive que se donnent une communauté, une société ou un pays pour le comportement de ses sujets. On réalise (= comprend) immédiatement que ce qui est permis par la loi n'est pas forcément un bien moral. L'éthique varie avec le temps, les civilisations, les coutumes et les mœurs. En revanche, la morale, relevant de Dieu, est immuable, valable pour toute l'humanité et pour tous les temps. Ce qui est bien reste toujours bon et ce qui est mal sera toujours mauvais.Dr Noël Mégabarné, Pour réussir l'évangélisation nouvelle, s.d. (2007), p. 116.
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Catégories : bien et mal, coutumes, éthique, humanité, morale
lundi 7 janvier 2008
La loi morale naturelle
La loi morale naturelle
Voici un nouvel extrait significatif du message que le pape Benoît XVI a publié à l'occasion de la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier dernier : "La
connaissance de la norme morale naturelle n'est pas réservée à l'homme qui rentre en lui-même et qui, face à sa destinée, s'interroge sur la logique interne des aspirations les plus profondes qu'il discerne en lui. Non sans perplexité ni incertitudes, il peut arriver à découvrir, au moins dans ses lignes essentielles, cette loi morale commune qui, au-delà des différences culturelles, permet aux êtres humains de se comprendre entre eux en ce qui concerne les aspects les plus importants du bien et du mal, du juste et de l'injuste. Il est indispensable de revenir à cette loi fondamentale et de consacrer à cette recherche le meilleur de nos énergies intellectuelles, sans se laisser décourager par les équivoques ou les sous-entendus. De fait, des valeurs enracinées dans la loi naturelle, même si c'est de manière fragmentaire et pas toujours cohérente, sont présentes dans les accords internationaux, dans les formes d'autorité universellement reconnues, dans les principes du droit humanitaire reçus dans les législations des États ou dans les statuts des Organismes internationaux. L'humanité n'est pas « sans loi" (n° 13).
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Catégories : benoit xvi, culture, humanité, loi naturelle, morale, paix, recherche
vendredi 4 janvier 2008
L'equilibre écologique
L'équilibre écologique
Dans son message pour la Journée mondiale de la paix, déjà évoqué le 1er janvier, le pape Benoît XVI lance un appel pour assurer un équilibre écologique
dans notre société. Il écrit notamment : « De nos jours, l'humanité s'inquiète pour l'avenir de l'équilibre écologique. À cet égard, il convient que les évaluations se fassent avec prudence, dans un dialogue entre experts et sages, sans précipitations idéologiques vers des conclusions hâtives et surtout en recherchant ensemble un modèle de développement durable qui garantisse le bien-être de tous dans le respect des équilibres écologiques. Si la protection de l'environnement a des coûts, il faut qu'ils soient répartis de manière juste, en tenant compte des différences de développement des divers pays et de la solidarité avec les générations futures. Agir avec prudence ne signifie pas ne pas prendre en main ses responsabilités et renvoyer à plus tard les décisions ; cela veut plutôt dire s'engager à prendre ensemble ces décisions, non sans avoir au préalable examiné, de manière responsable, la voie à emprunter, dans le but de renforcer l'alliance entre l'être humain et l'environnement, qui doit être le miroir de l'amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons » (n° 7).
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Catégories : benoit xvi, écologie, environnement, humanité, paix
dimanche 9 décembre 2007
La vie vaut la peine d'etre vecue
La vie vaut la peine d'être vécue
Alors que le débat sur l'euthanasie est relancé dans divers pays, Luis de Moya, tétraplégique, répond aux questions que l'on peut se poser sur les conditions de vie d'une personne qui a perdu toute mobilité et toute sensibilité.Luis de Moya, prêtre de l’Opus Dei, a été victime d’un accident de la route en 1991. Il en est ressorti miraculeusement vivant, mais avec la deuxième vertèbre cervicale fracturée : il a perdu toute mobilité et toute sensibilité.
Se sentir aimé
Seize ans après son accident, il affirme avec douceur que « tout être humain a besoin d’une ambiance dans laquelle il puisse se sentir aimé, qu’il soit malade ou en bonne santé, qu’il soit jeune ou vieux, qu’il ait besoin d’une chaise roulante ou non. Se sentir compris et aidé par les autres est un besoin de l’homme. Nous avons des sentiments et du cœur, nous nous réjouissons des bonnes nouvelles des autres, et nous pleurons avec ceux qui pleurent. Les animaux ne pleurent pas, ils ne rient pas ; l’homme, oui ». (lire la suite)
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Catégories : anges, euthanasie, humanité, opus dei, rire, tétraplégique, vie
mardi 30 octobre 2007
Arrets sur christianisme (2)

Arrêts sur christianisme (2)
Un aspect distingue profondément le christianisme des autres religions. Presque toujours le sentiment religieux s'exprime par toute une série de pratiques et d'exigences de comportements, par des rites propitiatoires, par des sacrifices que l'on offre, destinés à obtenir la protection de la divinité ou à se réconcilier avec elle. Mais le christianisme présente une vision complètement différente. Ce n'est pas l'homme qui se tourne vers Dieu et qui s'efforce de retrouver sa faveur, mais c'est Dieu lui-même qui, pour relever l'humanité de sa détresse, en épouse la condition dans une humiliation inouïe ; il se charge de ses faiblesses, il le réconcilie avec Lui, il le fait participer de sa propre sainteté. De ce fait le salut a une toute autre dimension : il ne consiste pas seulement à rétablir le lien de l'homme avec Dieu, mais à opérer une véritable transformation de la créature, une sorte de divinisation, comme disent les Pères de l'Église. Le Verbe « s'est fait homme, dit saint Athanase, pour que l'homme parvienne à être Dieu » (De Incarnatione Verbi, 54).
J. Grifone, Des Évangiles à Jésus-Christ. Voies de la raison et du cœur, Tempora, Perpignan, 2007, p. 140.
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Catégories : christianisme, Dieu, eglise catholique, humanité, religion, saint Athanase
