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mardi 17 novembre 2009

Sainte Élisabeth de Hongrie

Sainte Élisabeth de Hongrie

"C'est avec une vive satisfaction que j'ai appris que sont en préparation des célébrations spéciales pour le VIII centenaire de sainte Élisabeth de Thuringe ou de Hongrie, qui a lieu cette année. En cette heureuse circonstance, je vous demande de vous faire l'interprète auprès des fidèles de la Hongrie et de toute l'Europe de ma participation spirituelle aux célébrations prévues : elles seront une occasion propice de proposer à tout le Peuple de Dieu, et en particulier à l'Europe, le splendide témoignage de cette sainte, dont la réputation a franchi les frontières de sa patrie, touchant de très nombreuses personnes également non chrétiennes sur tout le continent. (lire la suite)
Sainte « européenne », Élisabeth naquit dans un contexte social de récente évangélisation. André et Gertrude, les parents de cet authentique joyau de la nouvelle Hongrie chrétienne, se soucièrent de la former à la conscience de sa dignité de fille adoptive de Dieu. Élisabeth fit sien le programme de Jésus Christ, Fils de Dieu, qui, en se faisant homme, « s'anéantit lui-même, prenant condition d'esclave » (Philippiens 2, 7). Grâce à l'aide de maîtres excellents, elle se plaça sur les traces de saint François d'Assise, en se proposant comme finalité personnelle et ultime de conformer son existence à celle du Christ, unique Rédempteur de l'homme.
Appelée à être l'épouse du Landgrave de Thuringe, elle ne cessa de se consacrer au soin des pauvres, dans lesquels elle reconnaissait les traits du Maître divin. Elle sut unir les dons d'épouse et de mère exemplaire à l'exercice des vertus évangéliques, apprises à l'école du saint d'Assise. Elle se révéla une véritable fille de l'Église, en offrant un témoignage concret, visible et significatif de la charité du Christ. D'innombrables personnes, au cours des siècles, ont suivi son exemple, en la considérant comme un modèle du reflet des vertus chrétiennes, vécues de manière radicale dans le mariage, dans la famille et même dans le veuvage. C'est à elle que se sont inspirées également des personnalités politiques, en y puisant une incitation à œuvrer à la réconciliation entre les peuples.
L'année internationale d'Élisabeth, qui a commencé à Rome le 17 novembre dernier, suscite de nouveaux élans pour mieux comprendre la spiritualité de cette fille de la Pannonie, qui rappelle aujourd'hui encore à ses concitoyens et aux habitants du Continent européen l'importance des valeurs impérissables de l'Evangile."
Benoît XVI, Lettre pour le VIIIe centenaire de la naissance de sainte Élisabeth de Hongrie et de Thuringe, le 27 mai 2007

jeudi 4 octobre 2007

4 octobre : saint François d'Assise

4 octobre : saint François d'Assise

« À tous les chrétiens, religieux et laïques, hommes et femmes, à tous ceux qui habitent dans le monde entier, le frère François, leur serviteur et leur sujet : hommage et respect, vraie paix du ciel et sincère charité dans le Seigneur. » C'est en ces termes que saint François commence sa Lettre à tous les fidèles. Considérant que sa santé l'empêche d'aller « vous visiter tous et chacun », ce qui serait de toute évidence un projet irréalisable, il se propose d'adresser en effet à tous les humains cette lettre et ce message, « pour vous rapporter les paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ, qui est la Parole du Père, et les paroles du Saint-Esprit, qui sont Esprit et Vie ».
Ce message de saint François a le grand mérite (lire la suite) de considérer que tous sont aimés de Dieu et donc appelés à se sanctifier et à parvenir à la patrie célestes. Tous sont invités à entrer dans la dynamique de la vie existant au sein de la Trinité bienheureuse. L'exhorde de la lettre nous place en effet d'emblée face aux trois Personnes divines.
Les exhortations à aimer le Seigneur et faire ce qu'il dit dans l'Évangile, à imiter le Christ qui de riche qu'il était s'est fait pauvre et a accompli la volonté de son Père jusqu'au bout, à faire des œuvres de pénitence, à être simples, humbles et purs et non sages et prudents selon la chair et selon le monde, tracent un chemin de sainteté. « Tous ceux qui agiront ainsi et persévéreront jusqu'à la fin, l'Esprit du Seigneur reposera sur eux et fera en eux habitation et demeure, et ils seront fils du Père céleste dont ils font les œuvres : et ils seront époux, frères et mères de Notre Seigneur Jésus-Christ », ce qui est une réminiscence de l'affirmation du Maître : « Quiconque fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux, celui-là est pour
moi frère, sœur et mère » (Matthieu 12, 50).