ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est Catéchisme de l'Église catholique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Catéchisme de l'Église catholique. Afficher tous les articles

vendredi 22 février 2019

L’amour de l’Église et du pape (3)

L’amour de l’Église et du pape (3)

Ajoutons que le pouvoir de Dieu n’est pas lié par des dispositions externes, quand bien proviendraient-elles de lui, comme c’est le cas pour la constitution de l’Église une, sainte, catholique et apostolique. Mais il garde entière sa puissance de salut, par des voies que lui seul décide. Il n’en reste pas moins que Jésus-Christ ne nous a pas fait connaître, officiellement disons, d’autre voie salut que l’Église qu’il a fondée. Et qu’il est donc essentiel de faire aimer l’Église catholique pour conduire le maximum d’âmes sur cette voie de Salut, ouverte par notre Seigneur et inaugurée avec l’envoi du Saint-Esprit.
Ce qui a pour corollaire précisément le devoir d’évangéliser. Il s’agit d’une devoir, tout comme d’un droit, de tout baptisé, et même un devoir fondamental dont nul ne peut se considérer exempté.(lire la suite)
Le concile Vatican II a proclamé l’appel universel à la sainteté et à l’apostolat : il n’existe pas de spécialistes de la sainteté et, à part, des spécialistes de l’apostolat ; mais tous dans l’Église nous sommes à la fois invités à nous sanctifier et à évangéliser autour de nous ou de façon plus large si nous avons accès, par exemple, à des moyens de communication.
Nous sommes dans l’Église et sommes d’Église. Et nous voulons que l’Église se répande de par le monde. Pour cela, une condition première est de conserver la communion avec les autres membres de l’Église, et d’abord avec le saint-père, de suivre les enseignements du magistère, qui guide notre marche vers le ciel, qui nous aide à rester fidèles au Maître. Il importe de nos efforcer toujours et en tout de sentire cum Ecclesia, de sentir avec l’Église du Christ, notre Mère. Ce qui veut dire de suivre comme unique doctrine celle qu’enseigne le magistère du saint-siège. En ce sens, un bon enfant de l’Église accepte tout ce que ce magistère propose, et repousse tout ce qu’il rejette. Il adhère fermement à toutes les doctrines que le magistère énonce comme étant des vérités de foi.
Cela va de soi. Du moins, cela ne devrait pas poser de problème. À moins d’être encore marqué de gallicane. Il faut bien constater que le gallicanisme existe encore de nos jours, qu’il subsiste dans certaines mentalités, et notamment dans des mentalités cléricales. L’adhésion au magistère ne paraît pas toujours évidente pour tous. Et certains se trouvent parfois quelque peu éloignés de la réalité ecclésiale. Il suffit de parler du Catéchisme de l’Église Catholique à nos amis pour constater que bien souvent ils ignorent son existence. Il a beau avoir connu un grand succès de librairie à sa parution, avec plus de 600 000 exemplaires vendus pour sa première édition. C’est déjà loin dans le temps et cela fait malgré tout peu de monde rapport par rapport à l’ensemble des catholiques, pour ne parler que d’eux, qui en sont les premiers destinataires. Les nouvelles générations ne l’ont généralement pas acquis. Et il dort souvent sur une étagère. À nous de l’exhumer, car c’est une mine formidable. Une explication fouillée de tout ce à quoi nous croyons.
C’est vraiment une grâce inouïe d’avoir à notre disposition un magistère dans l’Église. Il est plus qu’une boussole. C’est un guide permanent, qui monte constamment créneau p rappeler grands principes, pour rectifier les erreurs, donner des orientations, aider à vivre la foi dans le contexte du moment, encourager à l’évangélisation, répondre aux défis du monde contemporain, etc. C’est un énorme avantage sur nos frères orthodoxes et plus encore des diverses confessions protestantes, ne parlons pas des sectes protestantes qui continuent proliférer.
Disposer d’un magistère qui, sous l’inspiration du Saint-Esprit, définit les vérités de foi est une grâce inestimable. Disposer d’un magistère qui est le gardien jaloux du dépôt de la foi confié à l’Église nous donne une assurance inébranlable. Que pourrions-nous faire et dire, si le contenu de ce dépôt évoluait en fonction des circonstances historiques ? S’il était conditionné au consensus d’une majorité fluctuante qui a de toute façon peur de la Croix, et qui n’est pas encline par nature à fournir des efforts.

(à suivre)

samedi 30 juin 2012

Confiance en Dieu (2)

Confiance en Dieu (2)

« Béni soit l’homme qui se confie dans le Seigneur. Le Seigneur répondra à sa confiance ! » (Jérémie 17, 7), quand il l’estimera opportun et de la façon qu’il jugera la plus appropriée. Ce qui est certain, c’est qu’il interviendra positivement. Et voici à quoi ressemble cet homme qui se confie en Dieu : « Il est comme un arbre planté au bord des eaux, qui étend ses racines vers le courant ; il ne sent pas quand vient la canicule, mais son feuillage reste vert ; il ne s’inquiète point en une année de sécheresse, n’arrêtant pas de porter du fruit » (Jérémie 17, 8), et donc de se sanctifier de plus en plus et de réaliser un apostolat fécond, faisant bénéficier les autres de l’abondance qu’il reçoit de l’eau vive de la grâce sanctifiante, laquelle jaillit pour la vie éternelle (cf. Jean 4, 14). Voilà pour l’homme qui met sa confiance en Dieu. Mais les autres ne doivent pas se décourager ni désespérer. (lire la suite) Car « le Christ qui est mort pour tous les hommes, veut que, dans son Église, les portes du pardon soient toujours ouvertes à quiconque revient du péché » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 982). Et, de fait, « il n’est personne, si coupable qu’il soit, qui ne doive espérer avec assurance son pardon, pourvu que son repentir soit sincère » (Catéchisme du concile de Trente 1, 11, 5). Quelle assurance nous devons tirer de semblables affirmations ! Elles ne sont pas peu de chose. En plus elles touchent à l’essentiel des intérêts de l’homme, à ce qui concerne sa vie future, c’est-à-dire son sort éternel. Il se peut, malgré tout, que des doutes surgissent au vu des obstacles auxquels nous nous heurtons et de la permanence de nos défauts en dépit du fait que nous les combattons depuis longtemps. « La confiance filiale est mise à l’épreuve quand nous avons le sentiment de n’être pas toujours exaucés. L’Évangile nous invite à nous interroger sur la conformité de notre prière au désir de l’Esprit » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 2756). C’est ce doute qui assaille le Seigneur sur la Croix et qu’il manifeste en entamant la récitation du psaume 22. Mais il se rappelle tout de suite l’histoire de la bonté de son Père envers son peuple, toutes les magnalia Dei (Exode 14, 13). « En toi se sont confiés nos pères ; ils se sont confiés et tu les as délivrés. Ils ont crié vers toi et ils ont été sauvés ; ils se sont confiés en toi, et ils n’ont pas été déçus » (Psaume 22, 5-6). Leur prière n’a donc pas été vaine, bien loin de là. Jésus ajoute, et la prière du juste souffrant correspond mot à mot à ce qu’il expérimente dans sa chair, « pour moi, je ne suis qu’un ver, et non un homme, l’opprobre des hommes et le rebut du peuple. Tous ceux qui me voient se moquent de moi ; ils agitent les lèvres, ils branlent la tête : « Il s’en remet au Seigneur : qu’il le sauve, qu’il le délivre, puisqu’il l’aime ! » (Psaume 22, 7-8). Bien triste blasphème… (à suivre…)

mardi 15 novembre 2011

Marie et les frères de Jésus (4)


Marie et les frères de Jésus (4)

Jésus ajoute encore : ce que je veux, « c’est votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4, 3). Et, je vous le déclare solennellement, j’y engage ma parole, c’est-à-dire que je m’engage moi-même, « heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent » (Luc 11, 28). Ceux-là, je peux vous dire qu’ils sont prédestinés à aller au ciel. Je m’en porte garant. « Celui donc qui me confessera devant les hommes, mai aussi je le confesserai devant mon Père qui est dans les cieux ; mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 10, 32-33). (lire la suite)
En revanche, je peux vous certifier aussi que « ce ne sont pas tous ceux qui me diront : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fera la Volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7, 21). Tout comme « ce ne sont pas ceux qui entendent la loi qui sont justes devant Dieu, mais ce sont ceux qui pratiquent la Loi qui seront déclarés justes » (Romains 2, 13).
À quoi sert-il de thésauriser la Loi, les commandements et les préceptes divins, si ce n’est pas pour en faire les principes de la vie ? Cela revient à enfouir ses talents et à se faire réprimander vigoureusement par le Seigneur, qui est en droit d’être écouté (cf. Matthieu 25, 18) et pris en considération. D’ailleurs, « que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? Est-ce que la foi peut le sauver ? » (Jacques 2, 14) à elle seule, par elle–même, comme s’il s’agissait d’un automatisme, d’un dû ?
Il faut vivre de la foi, être dans la vraie foi, celle que nous professons dans le Credo, celle que l’Église nous propose de façon résumée dans le Catéchisme de l’Église catholique. Mais cela implique par principe d’être un homme ou une femme de foi. Or, le contenu de la foi est la Révélation, un ensemble de vérités que Dieu nous a fait connaître et qui façonnent un style de vie chrétienne. Le Christ lui-même dira : « Je ne suis pas venu faire ma volonté, mais la Volonté de Celui qui m’a envoyé » (Jean 6, 38). Il agit de la sorte parce qu’il est vraiment le Fils de Dieu le Père.

(à suivre…)

jeudi 28 octobre 2010

La porte étroite (2)

La porte étroite (2)

« Je peux tout dans celui qui me rend fort » (Philippiens 4, 13). C’est la profonde conviction du chrétien qui s’efforce, avec la grâce de Dieu, de mener une vie de prière, une vie sacramentelle, et qui se nourrit aussi de la lecture méditée de l’Evangile, des faits et gestes de notre Seigneur, au point d’être familiarisé avec la Sainte Ecriture et que les scènes de la vie de Jésus défilent sous ses yeux comme un film. Nous possédons toutes les richesses de la parole et de la science. Toute la clarté de la révélation divine résumée dans le Catéchisme de l’Eglise catholique.
Le chrétien dispose ainsi toujours des moyens surnaturels nécessaires pour avancer, pour progresser sur la voie de la sainteté. S’il n’y arrive pas, c’est qu’il ne lutte pas sérieusement, qu’il ne considère pas sa vie de foi comme l’aspect principal de son existence, qu’il est complexé d’être chrétien, au lieu d’en éprouver une saine fierté. (lire la suite)
La porte est étroite, mais on peut risquer d’avancer que celui qui inscrit habituellement la prière dans son emploi du temps, qui participe à la messe tous les dimanches et jours de précepte, voire aussi en semaine, qui se confesse régulièrement, celui-ci découvre immanquablement cette porte, et le ciel qui s’ouvre à lui. Être un « bon chrétien » n’est pas si difficile que cela. Il suffit de le vouloir, de prendre quelques bonnes résolutions et de nous appuyer sur la grâce de Dieu.
Et de recommencer autant de fois que nécessaire, ce qui, il faut bien le reconnaître, veut dire souvent. « “ Nunc cœpi ! ” En cet instant, je commence ! tel est le cri de l’âme éprise qui, à chaque instant, qu’elle se soit montrée fidèle ou qu’elle ait manqué de générosité, renouvelle son désir de servir, son désir d’aimer notre Dieu dans une entière loyauté » (saint Josémaria, Sillon, n° 161).

(fin)

jeudi 5 novembre 2009

Le purgatoire (1)

Le purgatoire (1)

Le purgatoire est une réalité magnifique, une merveille manifeste de l'Amour et de la Miséricorde de Dieu envers ceux de ses enfants dont l'âme n'est pas totalement purifiée quand il les appelle à comparaître devant lui. Évidemment, ceux qui présument d'être saints et qui font de Dieu un « Dieu poire » en majorant sa miséricorde au détriment de la justice nient l'existence du purgatoire. Ils ont contre eux rien moins que le Catéchisme de l'Église catholique (nos 1030-1032) qui en fonde l'existence sur l'Écriture Sainte, donc sur la Parole de Dieu. Il est redoutable de s'y opposer et de la contredire... (lire la suite)
Le purgatoire permet donc à l'âme d'achever sa purification. Ce n'est certes pas une partie de plaisir. Les théologiens disent que la plus petite des souffrances y est supérieure à toutes les souffrances que nous pouvons endurer ici-bas. Ces souffrances sont tempérées par la certitude d'être admis au terme de cette purification à vivre éternellement dans la compagnie et la contemplation de Dieu.
L'Église, qui est une mère attentionnée, nous a recommandé des pratiques de piété permettant d'éviter d'aller au purgatoire ou de ne faire qu'y passer rapidement : celébration de trente messes, dites « trentain grégorien », port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, indulgence plénière, bénédiction in articulo mortis (à l'heure de la mort) avec indulgence plénière. Je comprends bien le souhait de saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, de sauter par-dessus le purgatoire, « à la torera », à la façon du torero qui saute par-dessus la barrière entourant l'arène.
C'est pourquoi je suis resté rêveur quand j'ai lu la réflexion de la « Madre Teresa », sainte Thérèse d'Avila, à ce sujet : « Que m'importe à moi de rester jusqu'à la fin du monde en purgatoire si par ma prière je sauve une seule âme » (sainte Thérèse d'Avila, Chemin de la Perfection, chapitre 3). C'est effectivement très généreux de sa part. Elle s'stimait bien payée de sa peine avec une seule conversion. Je me souviens de saint Josémaria disant lors de grandes réunions de catéchèse qu'il animait un peu partout, qu'il s'estimerait bien payé là aussi si une seule âme avait été poussée à aller se confesser.

(à suivre...)

samedi 13 juin 2009

Saint Antoine de Padoue et la Providence

Saint Antoine de Padoue et la Providence

(Antoine-Marie de Lavaur) rencontre dans un train un juif qui, après l'avoir examiné attentivement, attiré par ce moine étrange, se met à lui poser des questions auxquelles se plie volontiers le Père, tout prêt à lui glisser quelque leçon de catéchisme. Mais le juif ne s'intéresse qu'aux Capucins dont le religieux porte la robe. Apprenant que les Pères n'ont point d'argent et qu'ils se confient à la Providence lorsqu'ils sont en voyage, stupéfait : Mais vous-même, vous voyagez ainsi ? Parfaitement, et j'ai toujours sous la main un ami que m'envoie saint Antoine, (lire la suite) et qui me paie ma place. Tenez, ce soir je rentre à Toulouse et voici mon billet, il n'est que pour la gare où nous arrivons. Eh ! bien je vais sûrement trouver là quelqu'un qui me procurera un nouveau billet. C'est trop fort, dit le juif intrigué. Je descends justement à cette station, je suis curieux de voir comment cela se passe. Hélas ! personne à cette gare ne s'occupe du Père qui, assis sur un banc sans un coin, récite son office. L'heure du train est là, le religieux va rester en panne. Le juif a pitié, il s'avance vers le guichet pour solder lui-même le billet. Saint Antoine n'envoyant personne, je suis venu à votre secours, mon Père. Mais saint Antoine est là. C'est vous qu'il a envoyé. Le train s'ébranle, le Père fait de la main un signe d'adieu au juif resté sur le quai, encore tout pantois d'avoir été l'émissaire de saint Antoine.

Jacqueline Baylé, Le saint de Toulouse s'en est allé... P. Marie-Antoine de Lavaur Capucin (1825-1907), Toulouse, Éditions du Carmel, 2006, p. 485.

lundi 3 novembre 2008

Un jeu pour la catéchese : Au large

Un jeu pour la catéchese : Au large

Voici un jeu de société pour apprendre le catéchisme en jouant. Il est destiné d'abord aux parents, premiers éducateurs de leurs enfants, aux catéchistes, aux formateurs et, bien sûr, aux enfants. Ceux-ci sont, de nos jours, marqués par une civilisation de l'image. C'est pourquoi le choix du graphisme et des couleurs de Au large a été spécialement étudié pour eux.
Le jeu comprend un plateau de jeu, six paquets de cartes (avec les questions et la biographie d'autant de saints), des pions et des dés. Selon l'auteur du jeu, Marie-Agnès Meyer, (lire la suite) les « 330 questions-réponses permettent, d'une part, de connaître et, d'autre part, les moyens de vivre sa foi ».
Au large reprend les quatre thèmes du Catéchisme de l'Église Catholique : profession de foi, vie dans le Christ, prière du chrétien, sacrements. Un guide catéchétique spécial pour les catéchistes accompagne le jeu, avec toutes les questions-réponses du jeu et un index des mots les plus importants et de nombreuses références au Nouveau Testament.
Mon expérience est que les enfants prennent goût à la foi catholique.

Au large, In altum, 144 ave Charles-de-Gaulle, 92200 Neuilly-sur-Seine 06 73 28 66 72
www.au-large.com