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dimanche 21 août 2011

Las Vegas


Las Vegas

Devant quel dieu faudra-t-il s’immoler un jour ?
Celui de Las Vegas qui habille de fièvre
Ces hommes qui, en automates, nuit et jour
Vivent en attendant un idéal aussi mièvre ?

L’attente d’un gain, dans l’espérance fiévreuse
Prolongée au-delà du simple supportable.
Attente qui de jour en jour un peu plus creuse
Des visages qui sont loin d’être charitables. (lire la suite)

Il faut avoir vu ces regards pleins de détresse,
De cadavres vivants déjà dans leur linceul,
Pour saisir qu’en dépit de l’inconstante presse
Devant sa table de jeu chacun est bien seul.

Il faut avoir croisé tel ou tel de ces gars
Aiguillonné tantôt par un modique gain
Devant sa machine à sou, avide et hagard,
Haletant, à l’affût d’un éventuel regain.

Il faut avoir senti toute l’inanité
D’un comportement que seulement la passion
Commande et qu’accompagne un brin de vanité
Forçant, corps et biens, à la dilapidation.

Ils sont tristes à voir tous ces pauvres minets,
Qui rôdent incertains, et dont la pauvre allure
S’est flétrie au contact de vils estaminets
Et a perdu du même coup toute sa parure.

Tout à l’heure, il faudra bien imposer un terme
À l’envie tenace et pourtant insatisfaite
Qui oblige de jour en jour à parier ferme,
Enjeu funeste qui annonce la défaite.

Las Vegas, où le vice du gain facile est roi,
Las Vegas éclairée par des millions d’ampoules,
Tu ne livres pas la paix mais le désarroi,
Tu te découvres ogresse, et non pas mère poule.

Malheur, ô engendreuse de rude perdition
Qui colle sur l’âme une effroyable noirceur.
L’homme a vite oublié qu’il devra reddition
D’une vie de ripailles, lui le pauvre noceur.

Malheur, ô enjôleuse de rude perdition
Qui plonge l’âme dans une étrange laideur.
L’homme a vite oublié de faire sécession,
Sa vie de rimailleur, d’avoir été plaideur.

Malheur, ô envoûteuse de rude perdition
Qui endort l’âme d’une impayable torpeur.
L’homme a vite oublié de poser condition :
Sa vie de ricaneur, il n’en a point la peur.

Tu trimballes partout ta une richesse insolente.
On te sent satisfaite de cet indécent luxe.
L’homme que tu séduis garde l’âme dolente.
Ton emprise l’empêche d'amorcer un reflux.

Tu t’enorgueillis de ta richesse insolente.
On te sent minaudant de lumière et d’ors.
L’homme que tu séduis garde l’âme violente
Ton emprise l’empêche d’éprouver du remords.

Tu fais la fière de ta richesse insolente.
On te sent prétentieuse dans tes petits décors.
L’homme que tu séduis garde l’âme latente.
Ton emprise l’empêche de vivre dans son corps.

Que se déchaînent sur toi les foudres du ciel.
Qu’elles triturent tes biens à jamais en cendres.
Alors naîtra un grand signe, un arc-en-ciel.
De semblable spectacle, on ne peut que s’éprendre

Que s’abattent sur toi les foudres de mon ciel.
Qu’elles malaxent tes biens à jamais en cendres.
Alors naîtra un grand signe, un gratte-ciel.
Sur semblable spectacle, on ne peut que s’étendre

Que se déversent sur toi les foudres du ciel.
Qu’elles réduisent tes biens à jamais en cendres.
Alors naîtra un grand signe, si essentiel.
Et semblable spectacle, seul peut le comprendre

L’âme qui par le vice ne se laisse corrompre.
Lassée du tintamarre de toutes les nations,
De paix, de pureté, elle bat à tout rompre,
Et elle entreprend une céleste élévation

Fuyant à tout jamais les fastes inutiles
Qui contre elle ont ourdi tant de conspirations.
Dégagée de tous les lest et fardeaux futiles,
Elle suit du mérite final l’aspiration.

À quel Dieu s’immoler, cela elle le sait.
Ce n’est pas au veau que tout Las Vegas adore.
Son Amour, on peut dire qu’elle en a fait l’essai
Et il ne trompe pas, il vaut plus que tout l’or.

mardi 30 mars 2010

Le pape et la pédophilie


Le pape et la pédophilie

« Priez pour que je ne prenne pas la fuite par peur des loups ! » Tel a été l’appel pathétique que Benoît XVI a lancé aux fidèles le jour-même de son installation sur le siège de saint Pierre. Il s’attendait à entendre les loups hurler et s’en prendre vivement à lui. Il ne pouvait sans doute pas prévoir le déferlement médiatique auquel nous assistons. Il n’y en a que pour – ou plutôt contre – le pape et l’Eglise catholique, accablés de tous les maux, et du plus infamant d’entre eux, la pédophilie. Qui ne voit que tant d’acharnement est suspect et cache une haine profonde et le désir de salir à tout prix ? « Mentez, mentez, il en restera quelque chose », disait Voltaire, qui savait de quoi il parlait. (lire la suite)
Ces attaques unilatérales discréditent malgré tout leurs auteurs, mais elles laissent des traces, elles causent des blessures qu’il sera difficile de refermer. Tel est bien le but recherché. La presse se fait le complice complaisant des calomnies. Elle se croit comme toujours autorisée à critiquer l’Eglise, alors qu’elle n’oserait pas dire un seul mot contre un juif ou un musulman. Mais qui peut nous faire accroire que chez eux il n’existe aucun cas de pédophilie ? Pour qui nous prend-on ?
Il est vrai qu’un prêtre pédophile, c’est un de trop. Que des gens qui s’occupent de jeunes – prêtres ou instituteurs – aient des agissements répréhensibles, est des plus malheureux. Les autorités compétentes doivent prendre les mesures qui s’imposent et sanctionner les cas avérés. L’Eglise possède son propre droit, et elle l’applique. Cela n’interdit pas, loin de là, le rôle de la justice pénale de l’Etat. Mieux encore, l’Eglise demande que les cas portés à sa connaissance soient communiqués à la justice civile.
Un des arguments avancés à l’encontre de l’Eglise est qu’elle a honteusement couvert des faits criminels, qu’elle les a cachés, maintenus secrets. Mais qu’a fait l’Etat, que fait l’Etat, si ce n’est éviter au maximum que ce genre d’affaires vienne sur la place publique ? Il y a chaque année, dans notre pays, un millier de dénonciations d’actes de pédophilie à l’encontre d’instituteurs. Cela en fait près de trois par jour, et bien davantage si l’on rapporte ce chiffre au nombre de jours scolaires. Qui en entend parler ? Il est vrai qu’un certain nombre de ces dénonciations sont calomnieuses. Mais enfin nous devrions apprendre de nouveaux cas chaque jour. Il n’en est rien. C’est pour le moins étrange. N’y a–t-il pas deux poids et deux mesures ?
Et des situations délictuelles du milieu sportif, celle du milieu diplomatique, qui en est informé ? Quels sont les journaux, télévisés ou non, qui les rapportent ? Il n’y en a que pour – que contre – l’Eglise catholique, comme si elle catalysait tous les délits en la matière. N’est-ce pas suspect pour une personne de bon sens ?
Or, il faudrait tout de même dire que, dans notre pays, 96%des actes de pédophilie se produisent dans le cadre de la famille. Vous avez bien lu, 96%.Cela ne laisse que 4% pour le milieu éducatif, qui vient en tête, le milieu sportif, le milieu diplomatique et, en queue de peloton le milieu ecclésial. Encore une fois, les journaux ne parlent presque exclusivement que de ce dernier. Est-ce bien raisonnable ? Est-ce cela être objectif ? Est-ce remplir la mission d’information d’un moyen de communication sociale ?
Quant aux autres pays, les cas de pédophilie imputables à des prêtres ou à des religieux ressortissent à 90% aux Etats-Unis d’Amérique du Nord. Les donneurs de leçons de morale – qui ne font pas nécessairement preuve d’autant de rigueur dans d’autres domaines moraux y cherchent à prouver par tous les moyens, y compris les plus abjects, que le futur Benoît XVI, alors cardinal Ratzinger, a accueilli un prêtre pédophile (un) allemand, n’a pas condamné un prêtre pédophile (un) américain ? Le P. Murphy, puisqu’il s’agit de lui, quand son cas a été déféré à la congrégation pour la Doctrine de la foi, était âgé et gravement malade. Il avait été condamné par la justice de son pays. Il s’était repenti et faisait pénitence. Aucune plainte contre lui n’avait été enregistrée depuis vingt ans…
De grâce, messieurs les loups, laissez Benoît XVI tranquille. Je sais que je n’ai guère de chance d’être entendu. Ce serait comme demander au diable d’arrêter de faire le diable. Ils vont donc continuer de hurler à mort. Alors prions pour Benoît XVI, qu’il ne se laisse pas impressionner par les tombereaux d’immondices que l’on déverse sur lui.
Quant à la proposition d’un « esprit dort », ou qui se croit tel, un autre « donneur de leçons » qu’est Hans Küng, d’abolir le célibat ecclésiastique pour remédier la pédophilie et donc d’autoriser que les prêtres se marient, qui ne voit, après ce que nous avons dit, à savoir que 96% des cas de pédophilie se produisent dans la famille, que cela ne ferait qu’aggraver la situation en augmentant dangereusement et très sensiblement les possibilités de cas de pédophilie… !
Il faudrait raison garder et voir la réalité avec un regard objectif, non de haine envers l’Eglise. Mais sans doute est-ce trop demander.


mercredi 2 juillet 2008

Qui peut douter de la Presence reelle ?

Qui peut douter de la Présence réelle ?

En octobre 1995, pendant une visite de Jean-Paul II au séminaire St. Mary’s de Baltimore (États-Unis), l’horaire prévoyait qu’il s’adresse aux séminaristes placés debout sur les marches extérieures. Mais le pape choisit plutôt de traverser leurs rangs et d’entrer dans l’édifice, car il voulait rendre visite au Saint-Sacrement. Informés des intentions du Saint-Père, les agents de sécurité s’empressèrent d’entrer en action pour explorer les lieux avant le passage du pape. Ils utilisèrent à cette fin des chiens spécialement entraînés pour déceler toute présence humaine
Les chiens firent (lire la suite) rapidement leur tournée, puis on les envoya explorer l’intérieur de la chapelle. Ils parcourent les allées dans tous les sens et finalement arrivèrent dans la chapelle latérale où était gardé le saint Sacrement. Parvenus au tabernacle, les chiens renifleurs se mirent à geindre et restèrent obstinément sur place : ils avaient découvert QUELQU’UN. Nous, catholiques, savons bien que ces animaux ne se trompaient pas : une PERSONNE VIVANTE se cache dans le tabernacle. Jésus est véritablement présent dans la sainte Eucharistie, et c’est pourquoi nous venons à l’église l’adorer.
Apprendre ainsi que des animaux peuvent percevoir qu’il y une Personne vivante dans le tabernacle, alors que tant d’humains ne croient même pas en la Présence réelle, voilà qui m’a profondément touché. Faisons un acte de foi et croyons vraiment que Jésus est présent dans la sainte Eucharistie tel qu’il est au ciel. Jésus est là, lui le Seigneur ressuscité qui est notre Sauveur, a souffert et est mort pour payer le prix de nos fautes. Soyons-lui reconnaissants de nous avoir laissé le don merveilleux de la sainte Eucharistie.

Père Melvin

Traduction : RF

Samedi 7 juin 2008