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dimanche 2 novembre 2014

Le souvenir des défunts nous faire porter notre regard vers ceux qui se purifient encore, pour être dignes de rencontrer Dieu face à face. Ainsi, la solennité de la Toussaint et le souvenir des fidèles défunts forment comme un unique appel à la prière : une prière de gloire et de louange, un Te Deum céleste, une prière d’imploration pour ceux qui attendent que nous nous souvenions d’eux devant Dieu. […] // Demandons pour eux la lumière éternelle et le repos en Dieu : « Bon Jésus et notre Seigneur, donne-leur le repos éternel. Que resplendisse pour eux la lumière éternelle, là où se trouvent tous les saints. » […] // « Rappelle-toi, ô Seigneur, de libérer ton Église de tout mal et de la rendre parfaite dans ton amour. Recueille aux quatre vents l’Église que tu as sanctifiée, pour la rassembler dans le royaume que tu lui as préparé » (Didaché). […] // Les chants du « jour des morts » me reviennent à l’esprit, ils me reviendront sur les lèvres, aujourd’hui et demain, et pendant tout le mois de novembre : « Jésus, toi qui agonises au jardin de Gethsémani, dont la sueur s’est transformée en sang, les âmes du purgatoire se languissent, elles aspirent à ta fraîcheur, ô Jésus ! » Et aussi : « Salut, Reine du ciel, Mère de miséricorde. Salut, notre espérance dans le découragement et la douleur […]. Ô Jésus, fais en sorte que nous puissions te voir après la mort. Ô Marie, obtenez pour nous ce que nous désirons ». Jean-Paul II, Méditation, 1er novembre 1995

jeudi 19 juillet 2012

Agonie de Jésus à Gethsémani

Jésus lutte avec le Père. Il lutte avec lui-même. Et il lutte pour nous. Il fait l’expérience de l’angoisse devant le pouvoir de la mort. Avant tout, c’est simplement le bouleversement de l’homme, ou même, de toute créature vivante, en présence de la mort. En Jésus, au contraire, il y a quelque chose de plus. Il étend son regard sur les nuits du mal. Il voit l’insalubre marée de tout le mensonge et de toute l’infamie, qui vient à sa rencontre dans cette coupe qu’il doit boire. C’est le bouleversement de Celui qui est totalement Pur et Saint face au flot du mal de ce monde, qui se déverse sur Lui. Il me voit aussi et il prie aussi pour moi. Ainsi, ce moment d’angoisse mortelle de Jésus est un élément essentiel dans le processus de la Rédemption. C’est pourquoi, la Lettre aux Hébreux a qualifié d’événement sacerdotal, la lutte de Jésus au Mont des Oliviers. Dans cette prière de Jésus, empreinte d’angoisse mortelle, le Seigneur remplit la fonction du prêtre : Il prend sur lui le péché de l’humanité, nous tous, et nous porte auprès du Père. Benoît XVI, Homélie de la messe In Cœna Domini
, 5 avril 2012.

mercredi 18 juillet 2012

Prière de Jésus à Gethsémani

Nous devons aussi prêter attention au contenu de la prière de Jésus au Mont des Oliviers. Jésus dit : « Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux ! » (Mc 14, 36). La volonté naturelle de l’Homme-Jésus effrayée face à une chose si énorme recule. Toutefois, en tant que Fils, il dépose cette volonté humaine dans la volonté du Père : non pas moi, mais toi. Par cela, Il a transformé le comportement d’Adam, le péché primordial de l’homme, guérissant ainsi l’homme. L’attitude d’Adam avait été : Non pas ce que tu veux toi, Dieu ; moi-même je veux être dieu. Cet orgueil est la vraie essence du péché. Nous pensons être libres et vraiment nous-mêmes, seulement quand nous suivons exclusivement notre volonté. Dieu apparaît comme le contraire de notre liberté. Nous devons nous libérer de Lui, – c’est notre pensée – alors seulement nous serons libres. C’est cette rébellion fondamentale qui traverse l’histoire et le mensonge profond qui dénature notre vie. Quand l’homme s’érige contre Dieu, il s’érige contre sa propre vérité et par conséquent, il ne devient pas libre, mais aliéné par lui-même. Nous sommes libres seulement quand nous sommes dans notre vérité, quand nous sommes unis à Dieu. Alors, nous devenons vraiment « comme Dieu » - non pas en nous opposant à Dieu, non pas en nous débarrassant de Lui ou en Le reniant. Dans la lutte durant sa prière au Mont des Oliviers, Jésus a dénoué la fausse contradiction entre l’obéissance et la liberté, et il a ouvert le chemin vers la liberté. Demandons au Seigneur de nous introduire dans ce « oui » à la volonté de Dieu et de nous rendre ainsi vraiment libres. Amen Benoît XVI, Homélie de la messe In Cœna Domini
, 5 avril 2012.

samedi 2 juillet 2011

L’apparition à Marie-Madeleine (1)

L’apparition à Marie-Madeleine (1)

Il est toujours dur de vivre les heures difficiles de la Passion de notre Seigneur. Des heures tristes et douloureuses, qu’il avait annoncées et les prophètes aussi, en termes non voilés. Des heures au cours desquelles les apôtres ont senti la terre se dérober sous leurs pieds. Ils ont eu un terrible sentiment d’échec. Comme si le monde s’écroulait, une grande désillusion après trois ans de rêve.
Ils savaient bien que Jésus courait de grands risques : « Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui » (Jean 11,16), parce que « Les Juifs ramassèrent de nouveau des pierres pour le lapider. (…) Là-dessus, ils cherchèrent de nouveau à se saisir de lui, mais il s'échappa de leurs mains » (Jean 10, 31.39). (lire la suite)
Ils connaissaient le danger, mais ils pensaient sans doute que Jésus s’en tirerait, comme il avait échappé à d’autres menaces contre sa vie : « En entendant cela, ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, et s'étant levés, ils le poussèrent hors de la ville, et le menèrent jusqu'au sommet de la montagne, sur laquelle leur ville était bâtie, pour le précipiter. Mais lui, passant au milieu d'eux, s'en alla » (Luc 4, 28-30). Or, les événements avaient mal tourné, horriblement mal. Et ils se sentaient quelque peu responsables de ce qui était advenu de Jésus, parce que si Simon avait manié le glaive un court instant, de façon bien maladroite puisqu’il n’avait heureusement « que coupé une oreille à Malchus » (Jean 18, 10),il avait, comme prédit, renié son Maître par trois fois avant que le coq chantât ( cf. Luc 22, 54-62). Quant aux autres, « tous l’abandonnèrent et prirent la fuite » (Matthieu 26, 56) au moment de son arrestation à Gethsémani. Où était le courage de Thomas prêt à mourir ? où le courage de Simon se disant « prêt à aller avec toi et en prison et à la mort » (Luc 22,33) ?
Beaucoup de bons sentiments sans doute. Mais il faut aimer Dieu « en œuvres et en vérité » (2 Pierre 3, 18). Les bons désirs ne suffisent pas. On dit que l’enfer en est pavé. « Remplis-toi de bons désirs. C'est une chose sainte, et que Dieu encourage. Mais n'en reste pas là! Homme ou femme, tu dois être une âme sensible aux réalités. Pour que tes bons désirs aboutissent à quelque chose, il faut que tu formules des résolutions claires, précises. — Et ensuite, mon enfant, à toi de lutter à toi de les mettre en pratique, avec l'aide de Dieu ! (saint Josémaria, Forge, n° 116).

(à suivre…)