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mercredi 19 août 2009

Je vous salue Marie (1)

Je vous salue Marie (1)

Prière la plus courante adressée à la Sainte Vierge. Elle commence par les mots de l'archange saint Gabriel à la Vierge Marie le jour de l'Annonciation, quand il est venu lui annoncer que Dieu l’avait choisie pour devenir la Mère de son Fils Jésus-Christ : « Je vous salue Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous » (voir Lc 1, 28). Le nom « Pleine de grâce », car c'est bien le nom que saint Gabriel donne à Marie, appelle quelques précisions : « Marie est appelée Pleine de grâce. Le terme grec de « grâce » (charis) vient de la même racine que les mots joie et se réjouir (chara, chairein). (...) La joie vient de la grâce. (lire la suite). Celui qui est en état de grâce peut se réjouir de cette joie constante, jusque dans le tréfonds de son être » (cardinal Ratzinger). Nous disons en français : « Je vous salue Marie ». Mais le mot grec correspondant, Kaire, « signifie en soi « réjouis-toi », « sois contente ». Et il y a là un premier élément qui surprend : le salut entre les juifs était "Shalom", "paix", alors que le salut dans le monde grec était "Kaire", "réjouis-toi". Il est surprenant que l'Ange, en entrant dans la maison de Marie, salue avec le salut des Grecs : "Kaire", "réjouis-toi, sois contente". Et les Grecs, lorsqu'ils lurent cet Évangile quarante ans plus tard, ont pu voir ici un message important : ils ont pu comprendre qu'avec le début du Nouveau Testament, auquel cette page de Luc faisait référence, avait également eu lieu l'ouverture au monde des peuples, à l'universalité du Peuple de Dieu, qui désormais n'embrassait plus seulement le peuple juif, mais également le monde dans sa totalité, tous les peuples. La nouvelle universalité du Royaume du vrai Fils de David apparaît dans ce salut grec de l'Ange » (Benoît XVI, Homélie, 18 déc 2005).

(à suivre...)

mardi 18 décembre 2007

Arrets sur christianisme (7)

Arrêts sur christianisme (7)

C'est dans le monde grec qu'a été ressentie cette nouveauté, qu'a profondément été ressentie cette joie, car pour eux il n'apparaissait pas clairement s'il existait un Dieu bon ou un Dieu méchant, ou tout simplement aucun Dieu. La religion de l'époque leur parlait de nombreuses divinités : ils se sentaient donc entourés par des divinités très différentes, en opposition l'une avec l'autre, au point de devoir craindre que si l'on faisait quelque chose en faveur d'une divinité, l'autre pouvait s'offenser ou se venger. Ils vivaient ainsi dans un monde de peur, entourés par des démons dangereux, sans jamais savoir comment se sauver de ces forces en opposition entre elles. C'était un monde de peur, un monde obscur. Et à présent, ils entendaient dire : Réjouis-toi, ces démons ne sont rien, il y a le Dieu véritable et ce vrai Dieu est bon, il nous aime, il nous connaît, il est avec nous, avec nous au point de s'être fait chair ! C'est la grande joie que le christianisme annonce. Connaître ce Dieu est vraiment la « bonne nouvelle », une parole de rédemption.

Benoît XVI, Homélie, 18 décembre 2005.