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jeudi 21 octobre 2010

La violence spirituelle (2)

La violence spirituelle (2)

Pour ne pas « plier », nous disposons de la grâce de Dieu, qui est d’autant plus abondante que le Seigneur nous voit entreprendre cette lutte pour la sainteté avec plus de détermination. Homme de Dieu contre vieil homme ! Il n’y a pas d’autre issue pour qui veut à la fois aller en paradis et laisser sur terre une trace de bien et de bonté. Il faut se renier soi-même, renoncer à nos goûts et à notre confort pour assurer le confort spirituel de la compagnie de Dieu et pour goûter aux choses d’en-haut, « là où est le Christ, assis à la droite de Dieu » (Colossiens 3, 2-3).
Nous ne pouvons pas lambiner ni prendre cette affaire en dilettante. « Or, y a-t-il affaire plus importante que celle de la vie éternelle ? » (saint Josémaria, Chemin, n° 235). (lire la suite) Prenons-la au sérieux. Cela en vaut la peine. Par la même occasion, prenons Dieu au sérieux. Cela en vaut encore plus la peine. D’autant qu’on ne se moque pas de Dieu impunément. Et que Dieu a droit à davantage qu’à de misérables efforts bien mesquins et mesurés. Aimer Dieu suppose de lutter pour lui ressembler, pour être fidèle, pour donner un bon exemple autour de nous, pour entraîner les autres sur le chemin de la sainteté, un chemin montant certes, mais sur lequel Dieu est continuellement présent.
« Je traite durement mon corps et je le tiens en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé » (1 Corinthiens 9, 27). Arrachons ainsi notre ciel à force d’élans généreux, de maîtrise de nos (mauvais) instincts, de progrès dans la vertu. Cela en vaut la peine et mérite bien quelques petits désagréments passagers. Dieu récompense largement, par le centuple ici-bas et la vie éternelle dans l’autre monde (cf. Matthieu 19, 29).

(fin)

mercredi 20 octobre 2010

La violence spirituelle (1)

La violence spirituelle (1)

« Depuis le temps de Jean-Baptiste jusqu’à maintenant, le royaume des cieux est objet de violence, et ce sont les violents qui s’en emparent » (Matthieu 11, 12). Ces paroles du Seigneur peuvent sembler énigmatiques. Surtout à celui qui mène une vie embourgeoisée, en ne se souciant que de son bien-être matériel. Cette affaire de violence ne le convainc pas. Certes, il ne s’agit pas de la violence exercée à l’encontre d’autrui, qui ne résout jamais les problèmes. Mais l’on comprend que le Seigneur vise une autre forme de violence, celle qu’il faut faire porter contre soi-même pour le suivre. N’a-t-il pas affirmé : « Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu’il se renonce lui-même, qu’il prenne sa croix chaque jour, et qu’il me suive » ? (Luc 9, 23). (lire la suite))
Or, « Tout au long de leur vie quelques-uns se comportent comme si le Seigneur n’avait parlé de don de soi et de conduite droite qu’aux gens à qui il n’en coûte pas (or ils n’existent pas !) ou aux gens qui n’auraient pas besoin de lutter. Ils oublient une chose : c’est pour tous que Jésus a dit que l’on conquiert le Royaume des Cieux par la violence, par une sainte bataille de chaque instant » (saint Josémaria, Sillon, n° 130). Donc une bataille à livrer contre les forces du mal que nous découvrons en nous-mêmes. Nous sommes en réalité notre premier ennemi. Notre premier ami, mais aussi notre premier ennemi. Et il est difficile de bien nous méfier de nous-mêmes.
La violence dont le Seigneur parle ici est une violence positive, dont les conséquences sont heureuses pour les hommes, à la différence de la violence aveugle entre eux. Car elle contribue à améliorer le caractère de celui qui lutte contre ses défauts, à le rendre meilleur, plus humain et partant plus surnaturel aussi, à l’extraire de lui-même et de ses problématiques bornées, de ses considérations égoïstes, pour le rendre sensible et attentif aux besoins de ses frères les hommes.
C’est vraiment un combat de tous les instants, qui correspond à un désir de progrès spirituel, et donc d’amélioration humaine, et de fidélité. « Être fidèle à Dieu suppose qu’on lutte, d’une lutte corps à corps, d’homme à homme — le vieil homme contre l’homme de Dieu — au coup par coup, sans plier » (saint Josémaria, Sillon, n° 126).

(à suivre…)

dimanche 13 septembre 2009

Bacon et la Révolution française

Bacon et la Révolution française

Pour arriver aux lendemains qui chantent tels que Bacon et ses disciples successeurs l'envisageront, ceux-ci seront fatalement obligés de supprimer physiquement leurs adversaires tenant de la foi biblique, puis de se supprimer entre eux au nom d'inventions jugés fautives par les plus forts du moment. Et l'on sera d'autant plus violent qu'on sera sûr de sa vérité au-dessus de laquelle il n'y aura même plus Dieu pour limiter quoi que ce soit. Bacon avait vu les atrocités des guerres de religion, et cela compta beaucoup dans les distances qu'il prit avec les religieux de son temps. Mais qu'aurait-il écrit après avoir été témoin des crimes de l'athéisme et du déisme révolutionnaire (lire la suite) de la fin du XVIIIe siècle en France, et de ses produits dérivés que furent le communisme et le nazisme ? C'est en fait toujours la croyance aux utopies humaines qui conduisent à ces horreurs. L'utopie prétend construire le bonheur et la vertu en oubliant le péché originel. Et je ne mets pas en doute sa bonne foi, bien au contraire, car c'est elle qui la persuade de la réussite de son système et qui l'engage à employer tous les moyens pour y arriver. Souvenons-nous de cette parole de Robespierre : « Il n'y a pas de vertu sans terreur, ni de terreur sans ver-tu. » L'avocat d'Arras fut très certainement tout autant disciple de Bacon que de Jean-Jacques Rousseau - l'utilisation de la violence en plus. Cela souligne en tout cas la justesse du jugement papal sur la pensée de Bacon porteuse « d'un potentiel révolutionnaire explosif » (Benoît XVI, encyclique Spe Salvi, n° 18).

Viot, Le Vrai et le faux. Comprendre la pensée de BXVI, Paris 09, 117.

vendredi 4 septembre 2009

Bacon et la violence de la Révolution

Bacon et la violence de la Révolution

Pour arriver aux lendemains qui chantent tels que Bacon et ses disciples successeurs l'envisageront, ceux-ci seront fatalement obligés de supprimer physiquement leurs adversaires tenant de la foi biblique, puis de se supprimer entre eux au nom d'inventions jugés fautives par les plus forts du moment. Et l'on sera d'autant plus violent qu'on sera sûr de sa vérité au-dessus de laquelle il n'y aura même plus Dieu pour limiter quoi que ce soit. Bacon avait vu les atrocités des guerres de religion, et cela compta beaucoup dans les distances qu'il prit avec les religieux de son temps.
Mais qu'aurait-il écrit après avoir été témoin des crimes de l'athéisme et du déisme révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle en France, et de ses produits dérivés que furent le communisme et le nazisme ? C'est en fait toujours la croyance aux utopies humaines qui conduisent à ces horreurs. L'utopie prétend construire le bonheur et la vertu en oubliant le péché originel. Et je ne mets pas en doute sa bonne foi, bien au contraire, car c'est elle qui la persuade de la réussite de son système et qui l'engage à employer tous les moyens pour y arriver. Souvenons-nous de cette parole de Robespierre : « Il n'y a pas de vertu sans terreur, ni de terreur sans vertu. » L'avocat d'Arras fut très certainement tout autant disciple de Bacon que de Jean-Jacques Rousseau - l'utilisation de la violence en plus. Cela souligne en tout cas la justesse du jugement papal sur la pensée de Bacon porteuse « d'un potentiel révolutionnaire explosif » (encyclique Spe salvi, n° 18).

Michel Viot, Le Vrai et le faux. Comprendre la pensée de Benoît XVI, Paris, L'œuvre spirituelle, 2009, p. 117.

lundi 6 avril 2009

Jésus-Christ veut librement la mort

Jésus-Christ veut librement la mort

Quelques analogies permettront à nos contemporains de comprendre pourquoi Ieschoua va librement au supplice de la croix. Lorsqu’un « résistant », dans un pays occupé quelconque, travaille pour libérer sa patrie, il sait ce qu’il risque : tomber entre les mains de la police d’occupation, être torturé, être exécuté. S’il poursuit néanmoins sa tâche, Ce n’est pas qu’il aime la torture ou la mort. C’est qu’il ne peut pas accomplir sa tâche sans encourir ce risque, dans les conditions historiques où il se trouve placé.
Autre exemple : Lorsqu’un médecin, un chercheur, (lire la suite) choisit de travailler sur des problèmes médicaux qui impliquent qu’on se serve, dans les expériences, de substances radioactives, il sait, il savait surtout il y a quelques années encore, ce qu’il risque. Si cependant il poursuit ses recherches dans cette voie, avec les risques que cela comporte, ce n’est pas qu’il aime la leucémie provoquée par les substances radioactives. C’est qu’il veut aboutir à un certain résultat, et pour obtenir ce résultat, il faut faire ce qu’il fait, et cela comporte des risques.
Il en était de même pour Ieschoua. L’humanité étant ce qu’elle est, à partir du moment où l’on veut lui communiquer un enseignement, un ensemble de vérités, projeter une lumière, qui dérangent certains intérêts puissants, on soulève une haine, on provoque une réaction, qui est violente et souvent meurtrière. Ieschoua n’est pas, loin de là, la seule victime de cette loi générale. Tout homme, encore une fois, qui essaie de faire passer la vérité, dans l’ordre scientifique, dans l’ordre politique, dans l’ordre historique, dans l’ordre économique, ou ailleurs — en médecine, en pédagogie, dans tous les domaines de l’existence humaine — tout homme qui travaille pour la justice, rencontre des intérêts, politiques, économiques, intellectuels, ou autres, qui font obstacle et qui résistent. La résistance est d’autant plus violente que les intérêts en jeu sont plus puissants et que la lumière introduite est plus bouleversante, plus révolutionnaire.
Ieschoua a assumé librement cette loi. Encore une fois, il pouvait se dispenser de l’assumer, et il pouvait finir ses jours tranquillement. Il pouvait aussi, pourquoi pas ? se marier et « faire des affaires », avoir une « bonne situation », devenir un personnage honorable dans son milieu. Il a choisi d’être vagabond, sans feu ni lieu, sans propriété, et il a choisi la fin des criminels, la potence. Il pouvait se dispenser de faire ces choix, mais alors il fallait aussi renoncer à enseigner ce qu’il enseignait. Il fallait renoncer à communiquer à l’humanité ce qu’il lui avait communiqué. L’humanité étant ce qu’elle est, si on veut lui communiquer cet enseignement, il faut savoir qu’on rencontre une résistance. Ieschoua le savait, et il a choisi.

Claude Tresmontant, L’Enseignement de Ieschoua de Nazareth, Paris, Seuil, 1970, p. 246-247.

mercredi 14 janvier 2009

Intentions de priere

Intentions de prière

Devant toutes les violences dont notre société est sujette : violence des banlieues, violences de jeunes ou de personnes désœuvrées qui cèdent à la violence et deviennent des délinquants, violence dans le quotidien des médias (informations, films, jeux vidéos)... Aidez-nous à faire face activement à cette violence, aidez-nous à rester dans la lumière, dans l'esprit et à être des bâtisseurs de paix et de lumière. Merci.

Pour les âmes du purgatoire les plus délaissées. Pour la conversion de nos familles et notre propre conversion. Que notre Seigneur nous donne de nombreuses vocations sacerdotales, la paix dans le monde, la paix dans les familles, la paix dans nos cœurs.

Bien travailler chaque jour de ma vie.

Je demande au Seigneur qu'il nous envoie de nouveaux bénévoles au Secours Catholique de nos équipes de l'Est du Val d'Oise.

dimanche 16 novembre 2008

Christian Vanneste innocenté

Christian Vanneste innocenté

Le CPDH – Comité Protestant évangélique pour la Dignité Humaine - se réjouit de la décision de la Cour de cassation qui non seulement confirme l’article 10 de la Convention européenne des Droits de l’homme, mais restaure également une liberté d'expression qui tend à être bridée par un discours qui ne reconnaît plus vraiment la liberté d'appréciation.
Cette liberté doit pouvoir interpeler les consciences, évaluer les comportements et leur valeur pour notre société.

Ainsi, le CPDH affirme le droit à la liberté pour tous d’émettre une opinion différente au nom de convictions politiques, religieuses ou philosophiques, y compris pour ceux et celles qui pensent que la pratique homosexuelle n'est pas un facteur d'épanouissement et d’équilibre des personnes. Ce droit relève des fondements même de notre République.

Cette appréciation doit aller de pair avec le respect de la dignité des personnes elles-mêmes, qu'il ne s'agit en aucun cas de juger ou de dévaloriser.

Par contre, la confusion dialectique volontairement entretenue entre contestation du comportement homosexuel et homophobie relève de la malhonnêteté intellectuelle et de la manipulation. En innocentant Christian Vanneste, la plus haute juridiction française repositionne le débat.

Le CPDH réaffirme sa dénonciation de toutes formes de violences physiques ou d’injures à l’égard des personnes homosexuelles et appelle à l’amour du prochain et au respect de tout être humain, indépendamment de ses choix de vie personnels.

jeudi 14 août 2008

La sexualite, un divertissement ?

La sexualité, un divertissement ?

Dans nos vies personnelles et dans nos communautés, nous pouvons rencontrer des hostilités, parfois même dangereuses ; comme un poison qui menace de corroder ce qui est bon, de remanier ce que nous sommes et de nous détourner du but pour lequel nous avons été créés. Les exemples ne manquent pas, vous le savez bien. Parmi les plus évidents, se trouvent l’abus d’alcool et de drogue, l’exaltation de la violence et la dégradation de la sexualité, qui sont souvent présentés par la télévision et par internet comme un divertissement. (lire la suite) Je me demande comment peut-on expliquer aux personnes qui sont réellement victimes de violences et d’abus sexuels que ces tragédies, reproduites sous forme virtuelle, doivent être considérées comme un simple « divertissement » ! (Benoît XVI, Fête de l'accueil des jeunes, Journées mondiales de la Jeunesse, Sydney, 17 juillet 2008).

jeudi 3 juillet 2008

L’acquittement de Lydie Debaine, une violence inouie !

L’acquittement de Lydie Debaine, une violence inouïe !

L’acquittement de Lydie Debaine, cette maman qui a tué sa fille Anne-Marie atteinte d’un grave handicap, est dramatique. Certes, chacun a pu être touché par la souffrance de cette maman, qui s’est peu à peu laissée enfermer dans une relation exclusive avec sa fille, ne trouvant aucun soutien ajusté, et craignant que sa fille ne soit mal traitée dans le seul établissement qu’elle ait pu trouver. (lire la suite)
Sans doute est-ce cette émotion qui a conduit le public à applaudir le verdict au moment de son énoncé ? Les commentaires de nombreux médias ont manifesté une forte approbation, épousant la justification de la maman lorsqu’elle exprime le sentiment d’avoir posé un acte juste. « Acte de compassion », « une mort donnée par amour » ...
Quelle que soit la compréhension dont on peut entourer cette maman, son acquittement, les applaudissements, les nombreux commentaires qui ont accompagné cette annonce, sont infiniment choquants. Cette décision renforce une idée qui chemine de plus en plus dans les esprits : « le permis de tuer par amour » la personne malade ou handicapée. Après le non lieu dont a bénéficié Marie Humbert, un pas dramatique vient d’être franchi par cette décision qui fera jurisprudence : le meurtre par amour devient un acte juste.
Après Nicolas Perruche, Vincent Humbert, Chantal Sebire, le message continue d’être martelé : la vie d’une personne gravement malade ou handicapée est un non sens. Il vaudrait mieux qu’elle ne soit pas née. Il vaudrait mieux qu’elle ne vive pas. L’aimer vraiment, c’est mettre fin à sa vie. Par compassion ! Quelle violence !
Violence de laisser entendre aussi explicitement à toutes les Anne-Marie que leur vie est sans valeur, et que leurs proches pourraient leur donner la mort par amour. Violence de laisser entendre aux parents qui, jour après jour, accompagnent leur enfant handicapé que leur combat est sans issue, que le véritable amour, la vraie compassion, seraient de mettre fin aux jours de leur enfant. Violence de laisser entendre à tous les aidants, médecins, éducateurs, qui agissent auprès de personnes gravement malades ou handicapées que leur élimination est aussi une alternative juste. Violence faite à tout un chacun, car au fond, ne sommes-nous pas, vous et moi, un jour ou l’autre, en risque de devenir radicalement dépendants ? Devrons-nous nous méfier de l’amour de nos proches ? Et réciproquement, le cas échéant, nos proches devront-ils se méfier de notre amour ?
Oui, par cette décision de justice, la société a fait plus que justifier un acte coupable, indépendamment de la compréhension que l’on peut avoir de son auteur. Elle risque d’ouvrir la porte à toutes les dérives à venir, puisqu’elle a justifié que la personne gravement malade ou handicapée soit éliminée, alors que le seul devoir est de l’accompagner. C’est ce que souligne le procureur général de la Cour d’appel de Versailles en décidant d’interjeter appel de cette décision : « ce verdict d’acquittement pourrait en effet être compris comme un encouragement à l’atteinte volontaire à la vie des handicapés, qui méritent notre protection et notre soutien » a-t-il déclaré.
Il y a presque 50 ans, il y eut en Belgique ce qu’on a appelé « le procès de Liège ». Là aussi, l’acquittement de parents qui avaient tué leur fille gravement handicapée. Des scènes de liesse dans la rue avaient accompagné ce verdict. La violence de cet événement provoqua un grand sursaut des sociétés belge et française, manifestant un mouvement de solidarité à l’égard des personnes gravement atteintes et de leurs parents. Très concrètement alors, Marie-Hélène Mathieu fonda l’Office chrétien des personnes handicapées pour soutenir les familles, susciter des réponses à leurs besoins, apporter un éclairage sur la valeur sacrée de la personne handicapée et sa place dans la société.
Aujourd’hui comme il y a 50 ans, d’un mal peut sortir un bien : le « oui » à la vie de toute personne, quelles que soient ses limites, l’appel à l’engagement de chacun et de toute la société pour son accompagnement, en particulier par la création de lieux de vie.

Philippe de Lachapelle
Directeur de l’Office Chrétien des Handicapés

dimanche 25 mai 2008

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour M., révoltée contre Dieu suite au départ de son mari du foyer conjugal. Qu'elle retrouve le chemin de la foi et de l'espérance.

Pour la foi de mon petit bonhomme de 7 ans et pour qu'il garde sa pureté.

Devant toutes les violences dont notre société est sujette : violence des banlieues, violences de jeunes ou de personnes désœuvrées qui cèdent à la violence et deviennent des délinquants, violence dans le quotidien des médias (informations, films, jeux vidéos)... Aidez-nous à faire face activement à cette violence, aidez-nous à rester dans la lumière, dans l'esprit et à être des bâtisseurs de paix et de lumière. Merci.

Pour les âmes du purgatoire les plus délaissées. Pour la conversion de nos familles et notre propre conversion. Que notre Seigneur nous donne de nombreuses vocations sacerdotales, la paix dans le monde, la paix dans les familles, la paix dans nos cœurs.

lundi 19 novembre 2007

L'essence du communisme (3)


L'essence du communisme (3)

Ce prolétariat au pouvoir n’a en réalité aucun pouvoir. Il faut bien qu’il y ait des hommes de pouvoir qui gèrent le pouvoir : ils sont nécessairement peu nombreux et ne font pas ce qu’ils veulent. C’est une erreur de croire qu’ils gouvernent selon leur bon plaisir. La puissance exige d’eux d’être soumis à un collectif anonyme. La relation entre les dirigeants n’est pas une camaraderie mais une méfiance froide où chacun observe les autres. On craint en permanence la perte de pouvoir. La peur règne au sein de la nomenklatura. La puissance n’appartient ni au peuple, ni aux individus, ni (lire la suite) à l’élite politique. La puissance s’exerce dans la machination. Le communisme est l’exercice illimité de la puissance sur l’étant, la puissance s’exerçant par la machination comme l’institution de la puissance sur l’étant réduit à son utilité pour la machination elle-même. Tout l’étant est mis à la disposition de la machination du pouvoir.
Ce serait sous-estimer le communisme que de le concevoir comme un désir humain de vengeance, de bonheur ou de violence pure. La réalité est bien plus inquiétante car le communisme n’a en fait rien d’humain. L’homme n’est plus que l’exécutant de la prise du pouvoir sur l’étant. La machination comme essence de l’être s’est emparée de l’étant mais le communisme a besoin d’une façade trompeuse qui efface sa constitution métaphysique véritable (son être).
Toute résistance est éliminée. Tous les liens antérieurs doivent être détruits. Toute fuite doit être impossible. Cette destruction est nécessitée par la prise du pouvoir par la puissance comme essence de la machination. La violence du communisme trouve ici son fondement métaphysique.
L’essence de l’histoire doit changer par destruction de l’ancienne époque au profit de la nouvelle. Le savoir lui-même est mis au service de la machination, il est fermé sur lui-même, qu’il soit théorique ou pratique. Il est l’instrument d’une pensée constructiviste. Car celle-ci est la forme la plus pure du communisme, c’est-à-dire de la prise du pouvoir de la machination qui met à son service le calcul utilitaire.

(fin)

mardi 11 septembre 2007

Les jeux video (7)

Les jeux vidéo (7)
d) Le rôle des éducateurs
En plus de perdre leur temps, il semble donc évident que par les jeux indiqués nombre de jeunes déforment leur affectivité et leur capacité à découvrir la beauté de l'amour, l'amitié et le service. Les contenus agressivement sexuels ou exaltant le mépris ou la violence comme moyens de résoudre les problèmes obligent les éducateurs à considérer certains de ces produits comme présentant des inconvénients graves. Il est instructif de jeter un coup d'œil sur les revues spécialisées : en plus de la publicité (lire la suite) pour toute sorte de jeux, avec les images suggestives de ceux destinés aux adultes, elles proposent des images immorales ou des liens vers de sites pornographiques. Il vaut mieux donc d'éviter les démos ou jeux gratuits qu'elles offrent souvent.

1. Connaître les jeux vidéo
Les parents font attention aux fréquentations de leurs enfants, à ce qu'ils mangent ou boivent, s'ils fument ou non, quels films ils regardent, etc. À cela il faut de nos jours ajouter le contenus des jeux vidéo. Les jeunes seront beaucoup plus enclins à suivre les conseils de leurs parents si ceux-ci s'intéressent vraiment à leurs jeux. L'idéal serait qu'ils jouent de temps en temps avec leurs enfants, en assumant le risque plus que probable de se faire battre de façon humiliante.
En tout état de cause, il convient au moins en parler avec les enfants, ou avec d'autres parents ou éducateurs. De l'information peut être glanée dans des revues ou sites internet spécialisés. Les fabricants eux-mêmes proposent une qualification des produits mais la proportion des parents qui vérifient la cote des jeux vidéo auxquels leurs enfants jouent est faible. De plus, il est utile d'écouter des observateurs indépendants, attentifs aux critiques des parents et des joueurs. Le plus complet et fiable est www.commonsensemedia.org (en anglais), mais l'on peut aussi regarder www.pegi.info ou www.guiavideojuegos.es (en espagnol), www.mercatornet.com ou www.esrb.com (en anglais), Le site canadien http://www.media-awareness.ca/francais/parents/jeux_video/index.cfm propose d’autres conseils avisés pour les parents.

(à suivre...)

dimanche 9 septembre 2007

Les jeux vidéo (5)

Les jeux vidéo (5)

b) Le traitement de la violence

La violence a été la deuxième accusation portée contre les jeux vidéo par les pédagogues et psychologues de l'enfance. Au Canada, selon l'Institut national pour la famille et les médias : a) les adolescents qui jouent à des jeux vidéo violents réussissent moins bien à l'école que ceux qui ne le font pas ; b) les adolescents à risque passent 60 % plus de temps à jouer à des jeux vidéo et préfèrent davantage les jeux violents que les autres adolescents ; c) les jeunes qui préfèrent les jeux vidéo violents sont plus portés à (lire la suite) se disputer avec leurs enseignants et à d'être impliqués dans des altercations physiques, qu'ils soient garçons ou filles.
L’incrimination, peut-être exagérée, révèle la tendance de ces logiciels à présenter la violence comme seule réponse face au danger, ignorant les sentiments, brisant les règles sociales, proposant une vision chaotique du monde où tout est permis et les attitudes non solidaires récompensées. C'est inquiétant, surtout dans le cas de certains produits qui fomentent les actions brutales, associant le plaisir à la destruction de l'ennemi de la façon la plus sauvage possible, qui plus est avec des adversaires très réalistes, dont l'élimination n'a moralement rien à voir avec celle des petits martiens des débuts. Outlaw Tennis est un simulateur de tennis avec des marginaux pour joueurs. Les majeurs de 16 ans à qui il est permis, pourront frapper celui qui ramasse les balles, boire de la vodka et s’exercer à d’autres actions, certes peu exemplaires, mais mieux récompensées que l’adresse sportive elle-même... « Dans le tristement célèbre Mortal Kombat, par exemple, les héros sont des spécialistes du décapitage et de l'éviscération, et ils font couler sur l'écran des litres et des litres d'hémoglobine digitalisée. Ce jeu vidéo incroyablement brutal a scandalisé de nombreux parents et pourtant, on peut se le procurer un peu partout. D'autres exemples sanguinaires : l'horrible Night Trap, où des femmes en petite tenue se font assassiner avant d'être suspendues par leurs bourreaux à des crochets de boucher, et le funeste Skatin' Skitchin' Hictchin' où des adeptes du patin à roues alignées s'accrochent à des pare-chocs de voitures en marche et démolissent leurs adversaires à coups de bâton de baseball » (Nadeau 1997).
Bien qu'on ne puisse pas établir un rapport direct entre ces pratiques et l'apparition de conduites violentes dans la vie réelle, la méfiance est de mise. Tout dépendra du type de jeu. Certains d'entre eux peuvent s'avérer très positifs et structurants. D'autres, sans doute actuellement la plupart, ne contribuent pas à inculquer les normes élémentaires de la vie sociale, le respect de l'éthique et des droits de l'homme.
Or, c'est important, notamment avec les plus jeunes, qui ont du mal à discerner la réalité de la fiction, ce qui les rend plus vulnérables aux effets de la violence dans les médias. Ils peuvent devenir plus agressifs et craintifs s'ils sont exposés à des niveaux élevés de violence dans les jeux vidéo. Cela arrive facilement, par manque de vigilance des parents et parce que l'industrie du divertissement fait une vive promotion de produits violents auprès des plus jeunes, directement ou, par exemple, à travers des produits dérivés. Duke Nukem, un jeu vidéo ultraviolent pour des joueurs de 17 ans et plus, est la vedette de figurines dont la promotion vise les enfants de 8 ans et moins.

(à suivre...)