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dimanche 16 janvier 2011

Béatification de Jean-Paul II (1)

Béatification de Jean-Paul II (1)

Jean Paul II « athlète de Dieu », « sportif de Dieu » (cardinal Marty), « champion de Dieu » (Alain Decaux), pour la presse américaine, Pope Star, pour les jeunes des États-Unis The King of Youngs ; « globe-trotter de Dieu », « pape-pèlerin ». Les épithètes pleuvent !
Ce pontificat est « inclassable », « hors norme ». C’est bien ce qui découle du résumé, nécessairement sommaire, que nous en avons fait. Jean Paul II est le premier pape à voyager dans des pays à majorité orthodoxe depuis la séparation de 1054, à entrer dans une synagogue (Rome, 1986), une mosquée (Damas, 2001), à rendre visite à un détenu dans sa cellule (Ali Agca, Rome, 1983), à descendre à l’hôtel (Azerbaïdjan, 2002), à tenir des conférences de presse (dans la Salle de presse du Vatican, 1994, ou en avion)…
« Jean Paul II le Grand » ? Certains n’hésitent pas à employer ce qualificatif, utilisé jusqu’ici pour les seuls saint Léon Ier le Grand (440-461), saint Grégoire Ier le Grand (590-604) et sait Nicolas Ier le Grand (858-67). L’Histoire jugera. La perte des États pontificaux et l’achèvement de l’unité italienne, en 1870, ont donné au pape indépendance et liberté d’esprit par rapport au pouvoir et aux engagements politiques, lui conférant une grande aura. Cet état de fait s’est amplifié avec Jean Paul II. Rarement un pape et, par lui, l’Église catholique, aura acquis un tel poids moral dans le monde. Ayant rencontré plus de chefs d’État que n’importe quel autre dirigeant du monde, visité beaucoup plus de pays, signé des accords avec beaucoup plus de communautés politiques, etc., il a acquis une connaissance du monde incomparable.

D. Le Tourneau, Jean-Paul II, coll. "Que sais-je ?", n° 3701 (extrait de la conclusion)

samedi 28 juillet 2007

La mortification (1)


La mortification (1)

Bien des personnes s’imposent des privations pour des motifs humains : être en bonne forme, conserver la ligne, remporter des objectifs sportifs. Cela suppose un régime alimentaire et un style de vie exigeants, et entraîne parfois des opérations chirurgicales… « Tout athlète se prive de tout ; mais eux, c’est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable. Moi […], je meurtris mon corps au contraire et le traîne en esclavage, de peur qu’après avoir servi de héraut pour les autres, je ne me sois moi-même disqualifié » (1 Corinthiens 9, 25-27).
Plus couramment, nous sommes tous amenés à nous priver spontanément par amour de notre prochain : (lire la suite) du conjoint, des enfants, des amis, des personnes dans le besoin… Cela semble naturel et c’est naturel, en effet.
Comment se fait-il alors que la privation pour des motifs surnaturels, la mortification, ait si mauvaise presse ? Se priver de quelque chose de bon par amour de Dieu, pour le progrès spirituel et pour venir en aide au prochain paraît moyenâgeux, comme si, en outre, ce qualificatif était forcément négatif. C’est oublier, par exemple, que régulièrement, en carême et pendant l’avent, entre autres, l’Église invite ses fidèles à pratiquer le jeûne et l’aumône.
On oublie facilement que Jésus a racheté le monde du péché par les souffrances de sa Passion et de sa Croix, non sans avoir mené d’abord une vie empreinte de simplicité et de pauvreté : « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des abris, mais le Fils de l’homme n’a pas où appuyer sa tête » (Luc 9, 58). Saint Pierre dit clairement que Jésus « a souffert pour nous, nous laissant un modèle afin que nous suivions ses traces » (1 Pierre 2, 21).
Il faut distinguer la mortification du masochisme. Il ne s’agit pas de rechercher la douleur pour la douleur. Les excès qui ont pu avoir lieu à certaines époques, comme avec les Flagellants, ont été condamnés par l’Église.

(à suivre...)

lundi 9 juillet 2007

Il y a un an, le "coup de boule" de Zidane

Il y a un an, le "coup de boule" de Zidane

C’est aujourd’hui l’anniversaire du « coup de boule », du coup de tête que Zinedine Zidane a donné à un joueur italien qui l’avait gravement insulté au cours de la finale de la coupe du monde de football, jouée à Berlin.
Le vrai « coup de boule », ici en image, a valu à son auteur d’être expulsé et peut-être aussi de priver l’équipe de France de la victoire finale.
Quoi qu’il en soit, ce geste peu sportif (lire la suite) a prouvé que Zidane est vulnérable. Comme tout le monde. Ce qui est réconfortant en définitive.
On raconte d’un grand chef militaire qui avait gagné de nombreuses batailles sans recevoir ne serait-ce qu’une égratignure, l’anecdote suivante : il fut un jour blessé d’une balle au combat. Ayant réuni ses officiers le soir,il leur déclara : « Messieurs, j’ai remporté aujourd’hui la meilleure bataille de ma vie, car tout le monde sait désormais que je suis vulnérable. »
Quant à Bufone, le gardien de but de la squadra azurra, qui n’avait encaissé qu’un seul but au cours des six premières rencontres du mondial, il en encaissa trois lors de la finale avec la France, et même si l’équipe des bleus a été battu, il a montré
qu’il est vulnérable lui aussi, le Bufone.
Ci-joint, un faux coup de boule de Zidane… !