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jeudi 23 juillet 2009

L'Annonciation (2)

L'Annonciation (2)

L'annonce la surprend, car de devenir mère,
Nul n’avait évoqué ce sujet jusque-là.
Marie voulait vivre en restant dans le sillage
De son Dieu, disparaître, effacée, et se taire.

L’Esprit Saint a vu sa très haute pureté
Et a préparé des épousailles mystiques.
Il savait que son Fils aurait pour sûreté
Un tabernacle alors déjà eucharistique.

Or, la voici d'entrée qualifiée de Mère
De ce Messie dont la venue serait prochaine.
C’est l’Amour de Dieu pour ses fils qui se déchaîne
Apportant un terme à un état éphémère.

L’humanité était privée d’éternité.
La jeune fille va en son sein abriter
Notre Sauveur grâce à l’ombre du Paraclet
Corroborée dans les vertus qu’elle exhalait.

Les pommettes de ses deux joues rosissent à peine,
Surprise de savoir qu’on la proclame reine.
Tout lui apparaît sous un jour si naturel
Qu’elle entend le message, et voit ce qu’il recèle.

Immaculée dans sa conception, ornée
D’une sainteté hors pair, elle est qualifiée
Pour aimer le vouloir divin, se prosterner
Et accepter de mettre au monde un crucifié.

(à suivre...)

(D. Le Tourneau, inédit).

dimanche 14 juin 2009

Visite au saint-sacrement (1)

Visite au saint-sacrement (1)

SMS, texto, méls, vidéo-conférences, mais aussi le téléphone plus que jamais présent dans la vie des hommes, permettant de parler à ses amis, de s'entretenir avec eux aussi souvent que nous le voulons, d'où que nous nous trouvions. Nous leur rendons ainsi des visites qui peuvent être agrémentées de photographies transmises sitôt qu'elles sont prises.
Cet engouement pour la communication, favorisée par le progrès technologique incroyable auquel nous assistons, devrait exister également dans nos relations personnelles avec Dieu. Là, le progrès technique est inutile. (lire la suite) Nous n'avons pas besoin d'appareil, même miniaturisé ou à haut débit. Chacun de nous a une « ligne directe » avec Dieu.
Nous pouvons donc lui rendre visite et nous entretenir avec lui autant que nous le désirons. Il est vrai qu'il prend l'initiative, qu'il fait sentir parfois sa présence, qu'il se rappelle à notre bon souvenir par l'action de son Esprit Saint dans notre âme. Mais il nous laisse libre de saisir ou non cette perche qu'il nous tend.
« La fréquence des visites que nous rendons à notre Seigneur dépend de deux facteurs : de notre foi et de notre cœur ; de voir et d'aimer la vérité » (saint Josémaria, Sillon, n° 818). De notre foi d'abord. Cette vertu théologale est fondamentale, car « le juste vit de la foi ». La foi en Dieu Tout-Puissant, qui se trouve au ciel et sur la terre, qui est omniprésent d'une présence d'immensité. Tout ce qui concerne Dieu nous échappe pour l'essentiel. Nous n'en connaissons que ce qu'il a bien voulu nous révéler par les prophètes et, « dans ces temps qui sont les derniers », par son Fils, Jésus-Christ (Hébreux 1, 2). Celui-ci nous assure qu'il nous a fait connaître tout ce qu'il a entendu du Père (cf. Jean 15, 15). Cette connaissance nous suffit pour savoir, de science on ne peut plus sûre, que Dieu est Père, que Dieu est Fils, que Dieu est Saint-Esprit. Il est dit qu'« il était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde » (Jean 1, 9) ; c'est le Père. « Il était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde » ; c'est le Fils. « Il était la vraie lumière qui éclaire tout homme venant dans le monde » ; c'est le second Consolateur (Paraclet) (Jean 14, 16). Il était, et il était, et il était : mais il était un. Il était Lumière, et Lumière, et Lumière ; mais une seule Lumière, un seul Dieu (Saint Grégoire de Nazianze, 5ème Discours théologique, 4).

(à suivre...)

jeudi 4 juin 2009

Le Saint-Esprit et nous (2)

Le Saint-Esprit et nous (2)

« Je vous ai appelés mes amis » (Jean 15, 15), dit le Seigneur Jésus. Cette qualité nous est conférée par l'Esprit Saint. Mais l'amitié divine dont nous nous honorons maintenant présente pour caractéristique particulière de ne pas être celle d'un ami dont nous devons attendre la visite et qui s'installe à côté de nous pour que nous passions un bon moment à deviser ensemble. C'est un Ami qui se trouve déjà en nous et dont la présence réjouit profondément notre cœur. Il est présent pour « informer » nos pensées, et donc nos actes, c'est-à-dire pour nous orienter dans la bonne direction, celle de l'accomplissement de la Volonté du Père, vers qui il nous conduit sans cesse, non seulement en nous faisant dire et répéter (lire la suite) « Abba ! Père » (Galates 4, 6), mais aussi en intercédant directement par des soupirs ineffables : « L'Esprit vient en aide à notre faiblesse, car nous ne savons pas ce que dans nos prières il nous faut demander ; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous par des gémissements ineffables » (Romains 8, 26). L'Esprit en Personne prie pour nous. Quelle meilleure garantie pouvons-nous désirer d'être entendus dans nos prières, puisqu'il rectifie ce qui est dévié, reformule ce qui est inapproprié ? Il intervient pour que le Père nous octroie libéralement toutes les grâces dont nous avons besoin. Forts de cet appui divin, de cette amitié si désintéressée, nous pouvons nous attacher à suivre le Christ.
Et ce d'autant que l'Esprit Saint a pour mission particulière de nous aider également à suivre les pas du Christ. Il nous remet en tête tout ce que Jésus a fait et nous explique en quoi cela s'applique à notre vie, comment nous devons le mettre en pratique pour vivre le commandement du Seigneur : « Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive » (Luc 9, 23).
« Sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5). Mais celui qui aime le Seigneur et met ses commandements en pratique, celui-là reçoit l'Esprit, conformément à l'enseignement du Christ, qui ajoute : « Et moi, je demanderai au Père de vous donner un autre Intercesseur, qui soit à demeure avec vous pour toujours, l'Esprit de vérité » (Jean 14, 15-17). Pour suivre le Seigneur, nous avons besoin du Saint-Esprit. Pour accomplir la Volonté de Dieu et imiter ainsi le Christ, nous avons besoin du Saint-Esprit. « Viens, Esprit-Saint ! » L'Ami ne se fait pas prier. Il vient, lui qui est l'ami fidèle entre tous. Et sa présence se caractérise par la stabilité. Il vient pour rester. « Demeurez en cet amour que j'ai pour vous » (Jean 15, 9). Autant dire « demeurez dans mon Esprit ».

(fin)

lundi 1 juin 2009

L'Esprit de Sagesse

L'Esprit de Sagesse

Tu aimes que la vérité soit présente dans notre cœur. Fais donc en sorte que ta sagesse se manifeste au tréfonds de mon être (cf. Psaume 51 (50), 8), cette sagesse qui est elle-même vérité, cette sagesse que tu es, toi, le seul vrai Dieu. Car « c'est le Seigneur qui donne la sagesse » (Sagesse 2, 6), qui se donne lui-même à nous. Le Père « vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il demeure éternellement avec vous » (Jean 14, 16). Lui, « l'Esprit de Vérité, quand il sera venu, il vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16, 13), c'est-à-dire qu'il nous donnera accès au Père. Par lui, avec lui et en lui, nous pouvons nous exclamer Abba ! Père (Galates 4, 6), en nous émerveillant (lire la suite) toujours plus d'une réalité aussi profonde, aussi universelle, en ce sens qu'elle embrasse tout notre être et toute notre vie.
Avec toi, mon Dieu, nous sommes éclairés d'une brillante lumière et nous pouvons nous livrer sans entrave à nos occupations (cf. Sagesse 17, 19), tandis que ceux qui repoussent tes présents sacrés et toute ouverture spirituelle, tout les paralyse dans l'épouvante : « Le murmure du vent, le chant mélodieux des oiseaux dans les rameaux épais, le bruit rythmé des eaux précipitant leur cours, le fracas retentissant des rochers s'écroulant, la course invisible des animaux bondissant, les hurlements des fauves féroces, l'écho se répercutant dans les cavités des montagnes » (Sagesse 17, 18-19). Avec toi, nulle crainte à avoir. Tu es l'Esprit de joie et de paix. Tu es éternellement fidèle à ta parole et tu fais droit aux opprimés, tu donnes du pain aux affamés, tu délivres les captifs, tu ouvres les yeux des aveugles, tu redresses ceux qui sont courbés, tu aimes les justes, tu soutiens la veuve et l'orphelin (cf. Psaume 146 (145), 7-9).
Il n'y a pas de mérite de notre part quand nous voyons à quel point tu règles toutes choses pour notre bonheur et pour ta gloire. La crainte filiale, « qui est le début de la sagesse, est créée avec les hommes dès le sein de leur mère » (Sirac le Sage 1, 16). C'est pur don de ta part. Don divin qui nous vaut toutes tes faveurs. En effet, « vous qui craignez le Seigneur, attendez sa miséricorde » (Sirac le Sage 2, 7). « Les âmes des justes sont dans la main de Dieu » et, même si elles semblent délaissées par lui, mortes aux yeux du monde, elles « sont dans la paix » (Sagesse 3, 1.3).

vendredi 29 mai 2009

Plus de Saint-Esprit (1)

Plus de Saint-Esprit (1)

En ces jours de préparation à la venue de l'Esprit Saint à la Pentecôte, nous considérons à quel point nous avons besoin de cet Esprit Paraclet, du Consolateur, de Celui que Jésus a qualifié de « force d'en-haut » (Actes 1, 8). C'est le sens du message que Dieu a délivré à une humble religieuse des alentours de Lorette, que se fond dans l'anonymat et veut céder la place, toute la place, au Dieu d'Amour qui, lui, veut nous faire connaître sa douce Volonté envers nous, ses projets pour un accroissement du bonheur des hommes. Voici la teneur du message reçu le 10 novembre 1965 : (lire la suite)
« Je désire que l'Église, Mère et Maîtresse de tous les croyants, mette plus en relief l'action du Saint-Esprit, Esprit de vie, de vérité, de justice et d'amour. Il est la force, la charité, le feu qui gouverne tout dans sa miséricordieuse puissance et en union substantielle avec les autres Personnes divines, dans un même unique et ineffable amour. De toute éternité, je t'ai choisie pour cette mission. Et toi, comme un instrument inutile, tu ne feras que transmettre à mon ministre (son confesseur) tout ce que je te dirai. Cependant, pour l'instant, garde tout dans le secret de ton cœur. Quand tu rencontreras mon ministre, tu lui diras, de ma part, que c'est le désir de mon Père et de mon Cœur à moi, que le Saint-Esprit soit désormais mieux connu et aimé dans l'Église, mon Épouse ; et je t'assure qu'alors s'ouvrira une ère de plus grande sainteté dans les âmes et de fraternité entre les peuples. Mais, pour l'instant, cela doit encore rester dans le secret » (extrait d'André Triclot, Du nouveau sur l'Esprit Saint, Paris, Téqui, 1997, p. 44).

(à suivre...)