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mercredi 13 octobre 2010

Un nouveau livre de Stephen Hawking

Un nouveau livre de Stephen Hawking

Le physicien, prix Nobel, vient de publier un nouvel ouvrage afin de prouver que l’univers n’est pas une création divine. Le raisonnement qui appuie une telle assertion aberrante ne serait même pas formulé par un gamin de six ans. C’est affligeant de la part d’ un « grand esprit ».
L’auteur écrit, en effet, que, « parce qu’il existe des lois telle que la gravité, l’univers peut naître du néant (…). La création spontanée est la raison pour laquelle il y a quelque chose plutôt que rien, pour laquelle l’univers existe, pour laquelle nous existons ». Qui ne voit pas où ce raisonnement, (lire la suite) si on peut l’appeler ainsi, pèche, et pèche gravement ?
Quelles peuvent être les caractéristiques d’une loi de gravité, non pas tellement du vide que du néant ? Sur quoi porte-t-elle ? Quelle réponse proprement scientifique apporter à cette question ?
Comment des lois, « telle que la gravité » peuvent-elle exister si rien n’existe encore. Le prestidigitateur Hawking les tire de sa manche pour justifier l’injustifiable, et ne démontre de ce fait rien du tout. Si ce n’est qu’il est bien obligé de reconnaître l’existence de quelque chose qui lui échappe totalement. Il lui faut bien trouver un commencement à l’univers, et, par un tour de passe-passe, il lance un postulat qu’il se garde bien de démontrer, car il est indémontrable.
Il faut que la création du monde par Dieu dérange vraiment les rationalistes pour qu’ils s’y attaquent régulièrement avec des arguments aussi faibles ! C’est presque une preuve de la création !

lundi 18 mai 2009

Arret sur christianisme (34)

Arrêt sur christianisme (34)

Comme il ressort du Nouveau Testament et en particulier des Lettres aux Apôtres, une nouvelle espérance distingua les chrétiens de ceux qui vivaient la religiosité païenne. En écrivant aux Éphésiens, saint Paul leur rappelle qu'avant d'embrasser la foi dans le Christ, ils étaient « sans espérance, et, dans le monde, étaient sans Dieu » (cf. Éphésiens 2, 12). Cette expression apparaît plus que jamais actuelle pour le paganisme de nos jours : on peut en particulier l'appliquer au nihilisme contemporain, qui ronge l'espérance dans le cœur de l'homme, le poussant à penser qu'en lui et autour de lui ne règne que le néant : le néant avant la naissance, le néant après la mort. En réalité, sans Dieu, il n'y a pas d'espérance. Toute chose perd son « épaisseur ». C'est comme si venait à manquer la dimension de la profondeur et que chaque chose s'aplatissait, privée de son relief symbolique, de son « ressaut » par rapport au pur matérialisme. Le rapport entre l'existence, ici et maintenant, et ce que nous appelons « l'au-delà » est en jeu : il ne s'agit plus d'un lieu où nous finirons après la mort, mais c'est en revanche la réalité de Dieu, la plénitude de la vie vers laquelle, pour ainsi dire, tend chaque être humain. À cette attente de l'homme, Dieu a répondu dans le Christ avec le don de l'espérance.

Benoît XVI, Homélie, 1er décembre 2007.