ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est Ave Maria. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ave Maria. Afficher tous les articles

samedi 6 mars 2010

Au nom de Marie (2)

Au nom de Marie (2)

Chaque fois que nous disons « Marie », que nous commençons à réciter le « Je vous salue, Marie », avec toutes les générations de catholiques, passées, présentes et à venir, notre palais s'emplit de lait et de miel, d'une saveur qui n'a pas son égal, et qui nous comble d'aise. Ce n'est pas que nous restions indifférents en prononçant le Nom, ô combien plus auguste, de Jésus. Mais c'est autre chose. Le nom de Marie a pour lui la nuance de la féminité, un quelque chose de spécial qui a la tendresse d'une mère, et quelle Mère ! Cette saveur n'a rien d'exotique. Elle fait partie de notre patrimoine familial. Elle en est une caractéristique distinctive. Elle en est la marque. C'est comme un mot de passe, un sésame, qui nous confirme que nous sommes bien chez nous, entre nous. (lire la suite)
Qui dit « Marie » dit « Pleine de grâce », cet autre nom de la Sainte Vierge, celui que Dieu a voulu lui donner, de préférence à celui que saint Joachim et sainte Anne ont donné à leur fille. Marie était son nom humain, en rapport avec la vie naturelle. « Pleine de grâce » est un nom divin, le nom d'un don unique de Dieu à sa créature, en rapport avec la mission, elle aussi unique, de la Maternité divine. Nous associons ces deux prénoms dans l'Avé Maria. Le premier nous ravit d'aise, mais le second nous ravit le cœur et nous introduit dans l'intimité divine, dans les plans salvifiques de Dieu, dans la logique de Dieu, dans l'Amour de Dieu. Dieu n'a pas trouvé pour Marie de nom de grâce plus beau, plus expressif, plus réaliste que celui de « Pleine de grâce ». Alors nous nous émerveillons, et nous rendons grâce à Dieu de nous l'avoir découvert.
Répétons donc : « Je vous salue, Marie, Pleine de grâce. » Réjouissons-nous avec Dieu de son chef-d'œuvre. Mettons comme Dieu toute notre confiance en elle. Remettons-nous, comme Dieu, à sa disponibilité, à sa spontanéité, à la vibration surnaturelle de son âme qui la fait désirer ce que Dieu veut et adhérer à sa très aimable volonté sitôt connue. Marie, Pleine de grâce ; Marie, Pleine de grâce, aidez-nous à vivre, comme vous, dans la liberté et la gloire des enfants de Dieu (Romains 8, 21), dans un don total et sans exclusive de nous-même pour que les plans du Sauveur s'accomplissent hic et nunc.

(fin)

jeudi 4 mars 2010

Le diable mis en déroute (2)

Le diable mis en déroute (2)

Nous avons vu hier qu'un premier moyen de mettre le démon en déroute consiste à faire posément le signe de la croix; Le deuxième moyen confirmé et assuré pour mettre le diable en déroute est tout aussi facile à accomplir, et même davantage encore. Il est particulièrement doux à notre cœur. Il consiste à prononcer le doux nom de notre Mère du ciel.
Saint Alphonse de Liguori rapporte l'histoire suivante : « Bernardin de Bustis rapporte (Mariale 12) qu'un oiseau, dressé à dire Ave Maria, allait un jour être saisi par un épervier : l'oiseau poussa son cri Ave Maria et l'épervier tomba foudroyé. (lire la suite) Par là, le Seigneur voulut nous faire entendre que si le nom de Marie a sauvé de la mort un oiseau privé d'intelligence, à combien plus forte raison évitera-t-il de tomber entre les mains des démons le chrétien qui, dans toutes ses tentations, aura soin d'invoquer Marie. » (Saint Alphonse de Liguori, Les gloires de Marie, 2, 2).
Évidemment, les esprits rationalistes relèveront qu'un oiseau ne parle pas. Qu'importe. Plus que le mot à mot, c'est l'esprit qui compte. Et ce que nous apprenons, c'est la force du nom de Marie.
C'est aussi simple que cela. Faire le signe de la croix et répéter « Marie ». Avec foi. Le diable sera mis en déroute très rapidement. Il ne supporte pas l'évocation de la Croix qui lui rappelle son échec cuisant. Il ne peut entendre davantage le nom de Celle qui l'a écrasé de son talon (Genèse 3, 15). C'est par le rappel de son double échec que nous le mettons en fuite. Une recette aisée pour une situation malaisée.
Rappelez-vous cela, en tout temps, et spécialement quand la tentation survient : le signe de Croix et Marie.

(fin)

vendredi 28 août 2009

La prière à Marie

La prière à Marie

Une femme, naguère dévote, s'était si malheureusement laissée envenimer par la rancune contre son propre frère, qu'elle avait juré de ne lui pardonner ni en ce monde ni dans l'autre. Elle avait laissé pour cela les sacrements et même la prière. Or, une maladie mortelle survint qui la minait sans pitié.
Le curé de la paroisse essaya de lui arracher un mot de pardon. Il y épuisa vainement tout son zèle.
Quand la mission eut été commencée, il me pria (lire la suite) (le P. Bouchage) d'essayer à mon tour. Cette pauvre femme me dit des choses terribles. « Voyez, ajouta-t-elle, je veux que sur ma tombe on grave ces paroles : Ci-gît une femme qui s'est vengée ! - Et l'enfer ? lui répliquai-je avec compassion. - L'enfer ? la pensée de m'être vengée me consolera de tous mes tourments. » C'est dire à quel point la malheureuse s'était fait une idée fixe de sa vengance. Ne sachant plus que faire à mon tour, je conseillai à cette malheureuse de prier pour obtenir la force de pardonner. - « Je sais, répondit-elle, que j'obtiendrais cette grâce, mais je ne veux pas l'obtenir. » - Et pour moi, repris-je, consenteriez-vous à prier ? - Oh ! pour vous, tant que vous voudrez ! » Je me mis à genoux, et, tirant de mon bréviaire une image de Notre-Dame du Perpétuel-Secours, je la lui mis entre les mains en récitant l'Ave Maria... Au second Ave, cette pauvre pécheresse m'arrêta. « Père, dit-elle, n'allez pas plus loin. Je pardonne ! Confessez-moi ! » On ne saurait peindre le rayonnement qui éclaira ensuite son visage, mais j'aime à attester, à la gloire de la très Sainte Vierge, que ce jour-là, je vis de mes yeux que la prière, surtout présentée par la Sainte Vierge, est une flèche qui transperce les cœurs.

Cité dans La Vierge Marie enseignée à la jeunesse, Lyon, 1937, p. 56-57.