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vendredi 19 octobre 2012

Écouter la Parole de Dieu (2)

Écouter la Parole de Dieu (2)

Dieu ne s’était pas contenté de nous avertir une fois pour toutes. Non. Il ne nous a pas abandonnés. « Depuis le jour où vos pères sont sortis d’Égypte jusqu’à ce jour, je vous ai envoyé tous mes serviteurs les prophètes, les envoyant chaque jour dès le matin » (Jérémie 7, 25). Notre Dieu a agi de la sorte, « car il avait compassion de son peuple et de sa demeure » (2 Chroniques 36, 15). Mais comment avons-nous réagi ? Comment nous comportons-nous en présence de l’annonce de la Parole de Dieu ? « Ils se moquèrent des envoyés de Dieu, ils méprisèrent ses paroles et se raillèrent de ses prophètes » (2 Chroniques 36, 16). « Leur pays est rempli d’idoles ; ils se prosternent devant l’ouvrage de leurs mains, (lire la suite) devant ce que leurs doigts ont fabriqué (Isaïe 2, 8), tentation qui n’est donc pas nouvelle, et que le pape Benoît XVI a évoquée lors de sa visite pastorale à Paris : « Cet appel à fuir les idoles reste pertinent aujourd'hui. Le monde contemporain ne s'est-il pas créé ses propres idoles ? N'a-t-il pas imité, peut-être à son insu, les païens de l'Antiquité, en détournant l'homme de sa fin véritable, du bonheur de vivre éternellement avec Dieu ? C'est là une question que tout homme, honnête avec lui-même, ne peut que se poser. Qu'est-ce qui est important dans ma vie ? Qu'est-ce que je mets à la première place ? […]n'est-ce pas une tentation propre à notre époque, la seule sur laquelle nous puissions agir efficacement ? Tentation d'idolâtrer un passé qui n'existe plus, en oubliant ses carences, tentation d'idolâtrer un avenir qui n'existe pas encore, en croyant que, par ses seules forces, l'homme réalisera le bonheur éternel sur la terre ! » (Homélie aux Invalides, 13 septembre 2008).
« L’Écriture Sainte nous montre comment le péché de l’homme est essentiellement désobéissance et ‘non-écoute’ » (Benoît XVI, exhortation apostolique Verbum Domini, 30 septembre 2010, n° 28). Quand l’homme ne veut pas entendre Dieu qui lui parle, il se ferme à la transcendance, obscurcit sa conscience et finit par ne plus avoir de repère sûr, au point de confondre coupablement le bien et le mal. C’est pourquoi Jésus a révélé à sainte Thérèse d’Avila que « tout le mal du monde provient de l’absence de connaissance claire des vérités de l’Écriture Sainte » (Vie 40, 1). C’est bien à regret que le Seigneur dit cela. Sans acrimonie, mais avec amertume. Le Cœur de notre Seigneur, qui aime plus qu’aucun autre, est meurtri de cette indifférence. Car, il nous aime jusqu’au bout (cf. Jean 13, 1). C’est un reproche doux et affectueux, le regret de ne pas être entendu, malgré tous les soins paternels et maternels qu’il n’a cessé et qu’il ne cesse de nous prodiguer. Malheureusement cette Parole, qui est « esprit et vie » (Jean 6, 63), qu’il nous adresse sans discontinuer est souvent la « voix de celui qui crie dans le désert » (Matthieu 3, 3). Dieu nous a ouvert son Cœur (cf. Jean 19, 34) et nous restons insensibles, nous faisons ceux qui ne se sentent pas concernés. (à suivre…)

jeudi 25 août 2011

Saint Louis bâtisseur (2)


Saint Louis bâtisseur (2)

- Des couvents : pour les ordres mendiants ,nouvellement fondés. Il fallait achever l’église des Jacobins (dominicains), rue Saint-Jacques, et agrandir leur couvent après 1221. Il construit l’église des Cordeliers (franciscains), rue de l’Ecole-de-Médecine, en 1240. Aux Carmes, près de Saint-Paul ; aux augustins, près de la Porte Montmartre ; aux Frères de la Pénitence, près de Saint-André-des-Arts ; aux serfs de la Vierge ; près de la porte du Temple (église des Blancs-Manteaux) ; aux Frères de la Sainte-Croix, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie ; aux Trinitaires, chargés du rachat des prisonniers des musulmans, installés rue du Sommerard ; près de Cluny ; aux Chartreux (dans la maison de Vauvert – emplacement de l’Observatoire), il fait construire églises et couvents, souvent après avoir donné les terrains. A cette liste, il faudrait ajouter les couvents de femmes : les Filles de Dieu, rue Saint-Denis, les Béguines, rue Charlemagne. Œuvre au service de la culture, de la prière et de la charité, c’est-à-dire du social. (lire la suite)

- Des « Saintes Chapelles » pour garder les reliques. Celle de l’Île de la Cité, mais aussi celles de Vincennes et de Saint-Germain. Œuvre spirituelle et pastorale.

- Des « Maisons-Dieu » : déjà au XIIe siècle, elles s’étaient multipliées, mais saint Louis les fait agrandir pou reconstruire, et il en crée d’autres. On connaît son attention aux pauvres. Par lettre patente de 1227, il prend l’Hôtel-Dieu sous sa protection et l’agrandit. En 1225, il fonde les Quinze-Vingts pour trois cents aveugles, près de Saint-Honoré. Œuvre sociale considérable, née de sa charité.

- Des bibliothèques et des « collèges », dont la Sorbonne : la première bibliothèque publique de Paris est ouverte par lui au troisième étage de la sacristie de la Sainte Chapelle. En 1257, c’est lui qui donne une maison pour un collège à son chapelain, Robert de Sorbon. Le développement intellectuel de Paris lui doit beaucoup. Curés et bourgeois bénéficient de cette vie universitaire, le rayonnement de Paris aussi.

B. Violle, Paris, son Eglise, 1. Histoire, Paris, Cerf, 2004, p. 71-72.

(fin)

mercredi 24 août 2011

Saint Louis bâtisseur (1)

Saint Louis bâtisseur (1)

Avec les architectes Pierre et Eudes de Montreuil, Jean de Chelles, Jean d’Orbais, Hugues Libergier, Robert de Luzarches, Villard de Honnecourt, saint Louis est à l’origine d’un des fondements de notre patrimoine spirituel, artistique et culturel. Il ne construisait pas pour son prestige ou son plaisir, mais pour le service de ses sujets. On lui doit plus de « Maisons-Dieu », d’hôpitaux ou de « centres sociaux » pour les soins des pauvres et des malades ; de monastères, centres de prière (mais aussi de développement des techniques agricoles et industrielles) ; de « collèges » ; d’églises ; de villes que de palais. Les chroniqueurs nous montrent le roi se déplaçant pour inspecter les chantiers et pour ordonner comment disposer les salles, et même participant de ses mains à la construction. « Il transportait des sacs de terre sur son dos. » (lire la suite)
Dans ce siècle qui pensait que l’on ne s’accomplit que par le don généreux de ses biens et de sa personne, il réussit à obtenir cette abondance de constructions sociales et spirituelles sans mettre en péril les finances du royaume et sans multiplier des impôts écrasants pour le peuple ; car il savait faire donner par les riches et utiliser les « amendes » auxquelles il condamnait les grands en faute.
Ainsi, l’amende qu’un jugement impose au sire de Coucy est utilisée pour construire des « écoles » et des réfectoires au couvent des dominicains, rue Saint-Jacques. Son œuvre se comprend comme celle d’un mystique qui sut être un politique et un remarquable homme d’action et de goût au service de son peuple, des pauvres en particulier.
Même si l’on se borne à Paris, la liste de ses constructions est trop longue à dresser (…). Mais il vaut la peine d’évoquer les différents domaines où s’exerça son action. On lui doit :
- Des monastères : celui de Sainte-Catherine-du-Val-des-Ecoliers, rue d’Ormesson (1228) pour honorer un vœu des sergents d’arme à Bouvines et permettre à des moines intellectuels de s’établir à Paris ; celui de Longchamps (1256). Œuvre au service de la prière et de l’économie.

(à suivre…)

vendredi 5 août 2011

Paris

Paris

Paris, toi que certains disent la Babylone
Nouvelle et lieu de la perdition,
Je te vois le terrain de la tradition,
Le rempart de la foi que rien ne déboulonne.

Le maître Saint-Denis, un vrai céphalophore,
Apportant à Paris la grâce en des amphores
Et ses saints compagnons, Rustique et Eleuthère
Qui font émerger le christianisme de terre. (lire la suite)

L’ermite Séverin reçut le jeune Cloud
L’un et l’autre appelés à monter aux autels
Après s’être mis à servir un Dieu jaloux
Et sacrifié pour lui toutes les bagatelles.

Et sainte Geneviève en ce lieu dit Nanterre
Humble pastourelle et cependant forte femme
Auprès d’Attila elle est vrai parlementaire
Et le détourne l’invasion infâme.

Saint Marcel, le vainqueur du dragon de la Bièvre,
Ayant expulsé le monstre, image du mal,
Fort du pouvoir qu’a en elle l’eau baptismale,
En fait de sainteté est devenu orfèvre.

Au cœur de la Cité, la cathédrale-mère
Par son immensité démonte l’éphémère,
Cœur de la France d’où tous les chemins partent
Repère essentiel qui s’impose à toute carte.

Et saint Vincent-de-Paul, l’apôtre des gens pauvres
Dont la dépouille gît chez auprès des Lazaristes,
En personne engagé chez les esclavagistes,
Depuis lors nous assiste aussi bien qu’il nous sauve.

Là-bas, c’est Notre-Dame au titre des Victoires,
Qui ne célèbre plus les succès des armées,
Mais d’autres faits d’armes au don surérogatoire,
Refuge des pécheurs par la grâce charmés.

La Sainte-Madeleine, édifice bâti
Pour ceux qui, ne pouvant se rendre en pèlerins
Jusqu’à Jérusalem, vont à la convertie,
Celle qui a touché le Seigneur de ses mains.

Et voici deux hauts lieux de spiritualité
D’amour profond de Dieu et de fidélité,
La rue du Bac et sa médaille aux miracles
La basilique de Montmartre et ses oracles.

Elle est miraculeuse en cette rue du Bac
Où Catherine, la petite Labouré,
A reçu, bienheureuse, et comme tout à trac,
Cette apparition qui l’a énamourée.

La basilique du vœu de la nation
Reconnaissante de voir Paris épargnée
Une nouvelle fois, est l’affirmation
Qu’en louant notre Dieu, l’on peut encore gagner.

Peuple qui tournoie au gré des événements
Peuple qui louvoie au fil des événements
Peuple qui conçoit au long des événements
Peuple qui charroie au tour des événements.

Ton infinie cohorte aux aspects bariolés
Qui ahane cahin caha portant sa croix,
La croix de tous les jours, en ville et ses faubourgs,
Au cœur, à ses portes, en l’île et au Châtelet.

Les obscurs besogneux qui ne réclament rien,
Travaillent vergogneux, sont jugés bons à rien
Ils gardent au cœur l’amour de la cité rebelle,
Amour incoporel et tout intemporel.

Saints anonymes qui n’ont ni places ni rues
Saints éponymes, au souvenir disparu,
Saints toutefois qui ont leur place en paradis
Et dont la sainteté en silence irradie.

Et Jésus et Marie qui veillent sur la ville
L’amour qui se marie au cœur de l’un et l’autre
En qui rien ne varie, car c’est un amour tranquille
Qui communique aux saints la force de l’apôtre.

Notre Mère et son Fils qui ont tant à donner
A ceux qui à leur Dieu de cœur sont adonnés
L’amour de tous deux sur la grande Babylone
A la fois nous rassure et s’en va qui rayonne.

samedi 9 avril 2011

Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Saint-Nicolas-du-Chardonnet

M. Bourdoise fonde à Saint-Nicolas-du-Chardonnet une communauté de clercs qui propose trois buts : « Le première est la sanctification de ses membres, le deuxième le service des paroisses, le dernier, c’est la formation des ecclésiastiques sous la dépendance de Mgr l’Archevêque de Paris. »
L’intention de cet homme qui n’est pas encore prêtre (il ne le fut qu’en 1613), qui a été berger, laquais, clerc de procureur, portier de collège, avant d’être diacre à Saint-Nicolas, qui est profondément marqué par la pensée bérullienne, est de former l’humble clergé paroissial urbain et rural. Ce pédagogue des humbles (lire la suite) a l’intuition du concret symbolique. Personne n’entre dans sa communauté s’il est détenteur d’un bénéfice (il obligera le curé de Saint-Nicolas à renoncer au sien). Par contre, de nombreux curés, vicaires… pauvres y viendront se recycler grâce à des bourses. Il exige le port du costume ecclésiastique, symbole du clergé rénové, conscient de sa vocation, de sa mission et de la fidélité qu’il leur doit. Il forme en plongeant dans les tâches pastorales, la célébration liturgique, la prière en commun, le catéchisme, la réflexion morale, par les cas de conscience, non pas comme dans une routine, mais comme dans une continuelle recherche soucieuse du détail.
Les catéchismes de Saint-Nicolas, bien insérés dans l’ensemble de l’action paroissiale, seront un modèle pour toute la France. La place qu’y tient la préparation à la Première Communion marque encore l’organisation de la catéchèse aujourd’hui. De 1631 à 1644, avant même d’être érigé en séminaire par l’archevêque de Paris, la communauté forme plus de cinq cents prêtres. La formule influencera saint Vincent de Paul et Jean-Jacques Olier, fondateur de la Compagnie de Saint-Sulpice.

B. Violle, Paris, son Eglise, 1. Histoire, Paris, Cerf, 2004, p. 146.

samedi 12 mars 2011

Le statut de la femme à Paris (5)


Le statut de la femme à Paris (5)

Ainsi, de siècle en siècle, parce qu’elle la reconnaît « fille de Dieu », la foi chrétienne conquiert peu à peu à la femme un statut et une place dans la société qui sans être parfaits sont très différents de ce que nous imaginons et de ce qu’ils sont devenus par la suite.
Reine, elle est couronnée, comme le roi. Elle le remplace le cas échéant et elle peut prendre en tout temps des décisions en tant que reine. Noble, rien n’empêche qu’elle soit suzeraine ayant des vassaux hommes et qu’elle exerce en son nom propre ses devoirs et ses droits. Abbesse, elle peut avoir pouvoir sur des monastères d’hommes (le cas le plus célèbre est celui de Fontevrault). Roturière, elle peut gérer ses biens à côté de ceux de son mari et exercer sous son nom, puisqu’elle n’est pas obligée de prendre celui de son mari, le métier de son choix. (lire la suite) Ne lui sont interdites que les professions qui mettent en danger sa santé lorsqu’elle est enceinte (la tapisserie de haute lisse, par exemple). On connaît à Paris des « barbières », des « banquières », des « médecines » (une dame Herbert, médecine, accompagne saint Louis en croisade pour soigner sa famille), des « chirurgiennes », des « enluminuristes », etc. à côté des « boulangères » et « paysannes » dirigeant leur exploitation. En bien des occasions elles ont droit de vote. Comme les hommes, parfois plus que les hommes, elles reçoivent instruction et éducation. Au IVe et VIe siècles, des abbayes de femmes tiennent des écoles de filles, et même des écoles mixtes, de haut niveau. A la fin du XIIIe siècle, on connaît à Paris vingt-deux maîtresses d’écoles laïques. Au XIVe siècle, l’écolâtre, celui qui, au nom de l’évêque, veille à l’administration des écoles, mentionne « les dames qui tiennent et enseignent aux écoles l’art et la grammaire ». Biens des collèges de l’Université seront fondés par des femmes, celui des Bons-Enfants, par exemple. La littérature montre la place qui est faite à la « Dame » (qui vient de domina, féminin de dominus, Seigneur) en particulier en amour.
Ce que perçoivent Gerson et Christine de Pisan, c’est un renversement des dynamises sociaux qui ne sont plus ceux de la foi, mais ceux du paganisme du droit romain, rétablissant la puissance du pater familias, et les pouvoirs de la lignée. C’est une exacerbation des droits de la famille sur les personnes. Culture antique et droit romain contribuent à faire retourner la femme à sa condition inférieure à l’homme. Du XIVe siècle au Code Napoléon et jusqu’à nos jours on verra cette tendance se préciser. En 1320, l’Université intente un procès à Jacoba Felicia qui exerce la médecine sans diplôme, puisque seule l’Université, réservée aux clercs, dispense un tel diplôme. Rapidement, non seulement on verra s’accroître le nombre de métiers interdits aux femmes, mais on en viendra à considérer que leur intelligence et leur caractère leur interdisent une réelle culture. Au XIVe siècle, Philippe le Bel sous prétexte de « loi Salique » interdit la succession des femmes sur les fiefs nobles. La guerre de Cent Ans leur fermera la royauté. Le 28 juin 1593, l’arrêt Lemaître, du Parlement de Paris, leur interdira toute fonction dans l’Etat.

(à suivre…)

jeudi 10 mars 2011

Le statut de la femme à Paris (3)

Le statut de la femme à Paris (3)

Le mariage est un des lieux où se manifeste cette personnalité de la femme. Il est une union stable dans laquelle chacun, remplissant ses fonctions propres, est l’égal et le soutien de l’autre librement choisi, car depuis les origines, depuis la création, le mariage porte l’être humain à être « à l’image et à la ressemblance de Dieu » (Genèse 1) et maintenant , sauvé en Jésus-Christ, il est le fruit d’un acte de la bonté, de la grâce de Dieu, que l’on appellera un Sacrement (« que l’homme ne sépare pas ce que Dieu a uni » : Matthieu 5, 31-32 ; 19, 1-9 ; Luc 16, 18 ; Marc 10, 1-2) porteur d’un amour à l’image de celui que Dieu manifeste à l’homme dans l’Alliance et Jésus-Christ à l’Eglise dans la grâce de Pâques (Ephésiens 5, 21-23). Alliance dans l’amour, le mariage est l’un des facteurs fondamentaux de l’évolution sociale vers la charité. (lire la suite)
Ce n’est qu’au prix d’un combat spirituel sans cesse à reprendre, que la foi chrétienne pourra faire adopter peu à peu par les Francs une telle conception de la femme et du mariage avec leurs conséquences sociales. Dès 556 un concile parisien, dans la mouvance des conciles de l’époque, s’en préoccupe. Beaucoup suivront. Le concile de Paris en 829, un de ceux qui réorganisent l’Eglise franque, permet de se faire une idée de la manière dont fut mené ce combat spirituel par les évêques.
1. Les laïcs doivent saisir que le mariage a été institué par Dieu. 2. Il ne doit pas y avoir de mariage pour cause de luxure, mais bien pour cause de désir de progéniture. 3. La virginité doit être gardée jusqu’aux noces. 4. Ceux qui ont une épouse ne doivent pas avoir de concubine. 5. Les laïcs doivent savoir comment chérir leur femme dans la chasteté et qu’ils doivent honneur comme à des frères faibles. 6. L’acte sexuel avec l’épouse ne devant être accompli dans l’intention de jouir, mais de procréer, les hommes doivent s’abstenir de connaître leur femme quand elle est enceinte. 7. Comme le dit le Seigneur, sauf pour cause de fornication, la femme ne doit pas être renvoyée, mais plutôt supportée ; et ceux qui, leur épouse répudiée pour fornication, en prennent une autre, sont tenus, selon la sentence du Seigneur, pour adultères. 8. Les chrétiens doivent éviter l’inceste.

(à suivre…)

jeudi 18 septembre 2008

jeudi 11 septembre 2008

La generation Benoit XVI invitee a Paris et a Lourdes

La génération Benoît XVI invitée à Paris et à Lourdes

« L'Église a tout particulièrement besoin des dons des jeunes, de tous les jeunes. Elle a besoin de grandir dans la force de l'Esprit qui, aujourd'hui encore, donne de la joie à votre jeunesse et vous inspire à servir le Seigneur avec joie. Ouvrez vos cœurs à cette force ! » a demandé Benoît XVI aux jeunes, à la messe de clôture des XXIIIèmes Journées Mondiales de la Jeunesse de Sydney.
Le pape s'adressera aux jeunes rassemblés sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Paris, (lire la suite) vendredi 12 septembre, en fin de journée. Ils participeront ensuite à une veillée puis au Chemin de Lumière jusqu'aux Invalides. A Lourdes, c'est à l'intention des jeunes que le pape célèbrera la messe du dimanche 15 septembre.
Pour que les jeunes soient au rendez-vous, les diocèses font des propositions ciblées.
24 heures à Paris ou 48 heures à Lourdes. « Aller à la rencontre du pape Benoît XVI, ce n'est pas aller à la rencontre d'une star, bien sûr, précise le Cardinal Philippe Barbarin, Archevêque de Lyon, dans une interview vidéo en ligne sur le site de la Pastorale des Jeunes. C'est une démarche spirituelle, comme un pèlerinage ». Il invite les jeunes lyonnais à « 24 heures à Paris ou 48 heures à Lourdes » et compte sur leur « engagement total » par la prière et le chant, dans le bus, comme sur place, pour que les fruits spirituels de cette rencontre profitent à tous.
Une « visite-pèlerinage » en prime. Le diocèse de Rennes réserve un car pour ses jeunes. Ils arriveront à Paris pour écouter le message du pape vendredi. Pas de nuit à la belle étoile après la veillée et le Chemin de Lumière, les pèlerins seront hébergés dans un lycée parisien. Après la messe du samedi aux Invalides, une « visite-pèlerinage » leur sera proposée.
JMJ 2008 : On continue ! Le mouvement des Focolari organise la venue à Paris des jeunes de Strasbourg qui camperont au Domaine d'Arny, à Bruyère le Châtel (91). Vendredi après-midi, ils rejoindront les jeunes autour de Notre-Dame. Sur la lancée des Journées Mondiales de la Jeunesse, ils approfondiront le thème « Tu m'as appelé : me voici » (Sam 3,10). Temps d'enseignement, témoignages, chants et célébration se succèderont jusqu'au dimanche.
Un Festival Jeunes. A Lourdes, « Adoramus Te » (12-14/09) est un Festival Jeunes animé par les jeunes de l'Emmanuel, en lien avec la Communauté Saint Jean. Au programme : Veillée concert le vendredi soir, veillée d'adoration avec exhortation-enseignement par le Cardinal Barbarin, Archevêque de Lyon, le samedi soir, veillée concert le dimanche.
Ces quelques initiatives sont un échantillon des possibilités offertes aux jeunes pèlerins pour répondre à l'invitation du pape Benoit XVI. Les inscriptions sont ouvertes !

mercredi 10 septembre 2008

Visite historique de Benoît XVI


Visite historique de Benoît XVI

Un rappel : le Pape à Paris du 12 au 13 septembre 2008 et à Lourdes du 13 au 15 septembre.

Parmi les particularités, signalons :

Sa Sainteté le pape Benoît XVI prononcera un discours important aux Bernardins, pôle culturel voulu par le cardinal Lustiger et inauguré la semaine dernière. Il s'agira d'un discours emblématique, à l'image de celui prononcé par le Serviteur de Dieu Jean-Paul II à l'UNESCO en 1981.

Une procession aux flambeaux se rendra à partir de minuit de Notre-Dame de Paris à l'esplanade des Invalides.

Samedi matin de bonne heure une procession partira de toutes les paroisses de Paris pour se rendre à l'esplanade des Invalides et participer à la messe que le pape célébrera dans ce cadre prestigieux.

Premier pape de l'histoire à appartenir à l'Institut de France, Benoît XVI rencontrera ses collègues de l'Académie des Sciences morales et politiques.

Le pape se rendra ensuite à Lourdes dans le cadre du 150e anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Bernadette Subirous.

Pour plus de détails sur le programme, voir le site le pape à Paris.

jeudi 7 août 2008

Gianni (1) (poeme)

Gianni (1) (poème)

Si vous vous rendez rue Lagrange, arrêtez-vous
Contemplez alors un spectacle insolite :
Un gros homme et sa voiture, je l’avoue,
Semblant tombés d'on ne sait quel aérolite.

Le véhicule est une Express de chez Renault,
Fixement rangé près du square Viviani.
Tout autre détenteur s'en montrerait penaud.
Apparemment ce n'est pas le cas de Gianni.

Sa plaque provient rien moins que de Milan,
Le char, lui, semble bien devenu parisien,
Posé l’espace d’un printemps, ou pour mille ans,
Ici où le tourisme a un air onusien.

Or, Shakespeare and Company, la librairie,
Crée une ambiance de village à l'ombre des
Arbres en fleurs, par devant une prairie.
La littérature a réussi à souder

Ceux qui, assis sur des banquettes, devisent
Du grand William, de son œuvre, de son talent,
D’autres tiennent en main un livre soldé et lisent
Y prenant leur plaisir, le bras gauche ballant.

(à suivre...)

samedi 25 août 2007

Paris et la conversation

Paris et la conversation

Voici une réflexion de Madame de Staël sur Paris et la conversation, tirée de son ouvrage De l’Allemagne.

« Il me semble reconnu que Paris est la ville du monde où l’esprit et le goût de la conversation sont le plus généralement répandus ; et ce qu’on appelle le mal du pays, ce regret indéfinissable de la patrie […] s’applique particulièrement à ce plaisir de causer que les Français ne retrouvent nulle part au même degré que chez eux. […]
La parole n’y est pas seulement, comme ailleurs, un moyen de communiquer ses idées, ses sentiments et ses affaires, mais c’est un instrument dont on aime à jouer, et qui ranime les esprits, comme la musique chez quelques peuples, et les liqueurs fortes chez quelques autres. »