La Toussaint
La Toussaint

Mais comment pouvons-nous devenir saints, c'est-à-dire « amis de Dieu », pour reprendre l'expression de Jésus (Jean 15, 15) ? On peut répondre à cette question d'abord par une négation : pour être saint, il n'est pas besoin de réaliser des actions extraordinaires, ni de posséder des charismes exceptionnels. (lire la suite) On peut répondre auusi par une affirmation : il faut avant tout écouter Jésus et le suivre sans se décourager face aux difficultés. « Si quelqu'un me sert, nous avertit-il, qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera » (Jean 12, 26).
« Celui qui a confiance en Lui et l'aime d'un amour sincère, comme le grain de blé tombé en terre, accepte de mourir à lui-même. En effet, il sait que celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et que celui qui se donne, se perd, et trouve précisément ainsi la vie. (cf. Jean 12, 24-25). L'expérience de l'Église démontre que toute forme de sainteté, tout en suivant des parcours différents, passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même » (Benoît XVI, Homélie, 1er novembre 2006).
Elle demande donc un exercice constant, de tous les jours, avec l'aide de la grâce divine. L'aide de Dieu. En effet, ce que la sainteté exige est à la portée de tous, car, « plus que l'œuvre de l'homme, elle est avant tout un don de Dieu, trois fois Saint (cf. Isaïe 6, 3). (...). C'est donc Dieu qui nous a aimés en premier et qui, en Jésus, a fait de nous ses fils adoptifs. Dans notre vie, tout est don de son amour: comment demeurer indifférents face à un si grand mystère ? Comment ne pas répondre à l'amour du Père céleste par une vie de fils reconnaissants ? »
La solennité d'aujourd'hui, qui nous amène à rendre grâce à Dieu pour tant de saints et de saintes, canonisés officiellement ou, pour la plupart, non déclarés tels par l'Eglise, nous remet en mémoire la communion des saints, comme chemin pour notre union à Dieu. « C'est pourquoi, plus nous imitons Jésus et demeurons unis à Lui, plus nous entrons dans le mystère de la sainteté divine. Nous découvrons qu'Il nous aime de façon infinie, et cela nous pousse à notre tour à aimer nos frères. Aimer implique toujours un acte de renoncement à soi-même, de « se perdre soi-même » et, précisément ainsi, cela nous rend heureux » (Benoît XVI, Ibid.).
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