Eucharistie et espérance (2)
Eucharistie et espérance (2)

Je ne peux pas limiter tes souffrances à ta seule Passion. Car ce n'est pas ainsi que se comporte quelqu'un qui aime. Or, question amour, personne ne s'y entend mieux que toi. Celui qui aime se complique constamment l'existence pour les autres, est aux petits soins avec eux, se met en quatre pour les servir, cherche ce qui leur plaît, ce qui les détend, sacrifie ses goûts et ses intérêts... Et l'amour, en plus, est inventif. Chez toi, Seigneur, cela t'a amené à inventer la Croix, ta mort sur la Croix. Il fallait le faire ! Et tu l'as fait !
Comment oublier que tu as été un immigré en Égypte jusqu'à un âge que nous ignorons ? Comment ne pas penser que, du fait de ta sainteté absolue tu étais particulièrement sensible à la grossièreté, à la brusquerie, aux manières de tes condisciples de jeux à Nazareth, puis plus tard des clients qui avaient recours à votre travail, à Joseph et à toi ?
Comment aussi ne pas nous rappeler ce que tu as affirmé : « C'est un baptême de sang que je dois recevoir et » (Luc 12, 50) ; et encore « Je suis venu mettre le feu sur la terre » (Luc 12, 49) ; et aussi « J'ai ardemment désiré manger cette Pâque avec vous » (Luc 22, 5) ? La Croix n'est pas un accident de parcours. Elle est inscrite dans ta vie : c'est pour elle que tu t'es fait homme. Elle est ton horizon. Tu ne cesses d'y penser, car tu ne cesse de penser à notre salut et que ce salut implique de passer par elle.
(à suivre...)
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