La qualite du travail
La qualité du travail


Bien travailler, c'est aussi avoir le souci d'atteindre la plus grande compétence possible. Ce qui demande un temps d'étude, une mise à jour des connaissances, des stages de formation, etc. C'est là non seulement une exigence pour rester compétitif dans un marché de plus en plus agressif, mais surtout et avant tout dans l'optique de sanctification qui est celle qui nous intéresse ici. Le travail doit être bien fait, aussi parfaitement que possible, car sainteté et perfection sont pratiquement synonymes. Dieu est Saint, Dieu est Parfait, la Perfection même, absolue et infinie.
Pour quelqu'un qui s'efforce d'agir ainsi, il est difficilement compréhensible que l'on puisse s'ennuyer en travaillant, que le travail soit monotone. "Nos activités empruntent des voies ordinaires ; tout se déroule selon un rythme prévisible. Nos journées semblent toutes pareilles, presque monotones... C’est vrai, mais cette vie, qui paraît si commune, a une valeur divine ; elle intéresse Dieu, car le Christ veut s’incarner dans nos occupations, et animer jusqu’aux plus humbles de nos actions.
C’est là une réalité surnaturelle, nette et sans équivoque ; ce n’est pas une simple considération destinée à consoler, à réconforter ceux qui n’arriveront pas à inscrire leurs noms dans le livre d’or de l’histoire. Le Christ s’intéresse à ce travail que nous devons réaliser — mille et mille fois — au bureau, à l’usine, à l’atelier, à l’école, aux champs, lorsque nous exerçons un métier manuel ou intellectuel. Le Christ s’intéresse aussi à ce sacrifice caché qui consiste à ne pas déverser sur les autres le fiel de notre mauvaise humeur" (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 174). Bien des gens "sont mus par des motivations très diverses : les uns, par l’argent ; d’autres, par une famille à entretenir ; d’autres, par le désir d’obtenir une situation sociale déterminée, de développer leurs capacités, de satisfaire leurs passions déréglées, de contribuer au progrès social. Bref, en général, ils envisagent leurs occupations comme une nécessité dont ils ne peuvent s’évader.
Face à cette vision des choses étriquée, égoïste, terre à terre, nous devons, toi et moi, nous rappeler et rappeler aux autres que nous sommes des enfants de Dieu auxquels notre Père a adressé une invitation identique à celle que reçurent les personnages de la parabole évangélique : Mon enfant, va-t’en aujourd’hui travailler à ma vigne (Matthieu 21, 28). Je vous assure que si nous nous efforçons, jour après jour, d’envisager nos obligations personnelles comme une requête divine, nous apprendrons à terminer notre travail avec la plus grande perfection humaine et surnaturelle dont nous serons capables. Il se pourrait que nous nous rebellions, un jour, comme l’aîné qui répondit : Je ne veux pas (Matthieu 21, 29). Mais nous saurons réagir, repentis, et nous nous consacrerons alors avec une ardeur renouvelée à l’accomplissement de notre devoir" (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 57).
(à suivre...)
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