Bacon et la violence de la Révolution
Bacon et la violence de la Révolution

Mais qu'aurait-il écrit après avoir été témoin des crimes de l'athéisme et du déisme révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle en France, et de ses produits dérivés que furent le communisme et le nazisme ? C'est en fait toujours la croyance aux utopies humaines qui conduisent à ces horreurs. L'utopie prétend construire le bonheur et la vertu en oubliant le péché originel. Et je ne mets pas en doute sa bonne foi, bien au contraire, car c'est elle qui la persuade de la réussite de son système et qui l'engage à employer tous les moyens pour y arriver. Souvenons-nous de cette parole de Robespierre : « Il n'y a pas de vertu sans terreur, ni de terreur sans vertu. » L'avocat d'Arras fut très certainement tout autant disciple de Bacon que de Jean-Jacques Rousseau - l'utilisation de la violence en plus. Cela souligne en tout cas la justesse du jugement papal sur la pensée de Bacon porteuse « d'un potentiel révolutionnaire explosif » (encyclique Spe salvi, n° 18).
Michel Viot, Le Vrai et le faux. Comprendre la pensée de Benoît XVI, Paris, L'œuvre spirituelle, 2009, p. 117.
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