Action de grâces (6)
Action de grâces (6)

« Tu m’as séduit, Seigneur, et j’ai été séduit » (Jérémie 20, 7). Je ne pouvais pas rêver mieux. Tu t’es intéressé à moi. Tu as jeté ton dévolu sur moi. Ô merveille inouïe. Comment ai-je pu te plaire ? Qu’as-tu donc pu trouver en moi de si remarquable que tu veuilles m’attacher à toi ? Mais à quoi bon ces questions puisque j’en connais la réponse ? Tu as retrouvé ton image et ta ressemblance (cf. Genèse 1, 27) et tu ne pouvais faire autrement que de t’aimer, tu ne pouvais échapper à la logique de l’Amour. Ah ! mon Dieu, que c’est donc merveilleux et quelle grande chance que tu m’aies regardé avec des yeux chargés d’amour ! « Garde-moi, ô mon Dieu, car j’ai cherché refuge en toi. […] Je n’aurai pas de plus grand bonheur que toi » (Psaume 16, 1.11).
Et pourtant, « ma mère m’a conçu dans le péché » et « ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait » (Psaume 51, 7.6). Cela ne t’arrête pas. Pour que tu ne reviennes pas sur ta décision, je dis : « Si tu retiens les fautes — mes fautes —, Seigneur, qui subsistera ? » En même temps je me présente à toi pour me mettre entièrement à ta disposition : puisque tu m’as séduit, je ne m’appartiens plus. « Je suis ton serviteur, je suis ton serviteur, le fils de ta servante » (Psaume 116, 16). Et cette servante n’est autre que Marie ! En effet, à l’archange saint Gabriel qui vient de délivrer son message divin, elle donne son acquiescement en disant : « Voici la servante du Seigneur, fiat mihi, qu’il me soit fait selon ta parole » (Luc 1, 38). « Que tes œuvres sont belles », mon Dieu, et dignes d’être magnifiées à la face de l’univers, toujours et partout.
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