La communion spirituelle (2)
La communion spirituelle (2)
Mais si nous voulons vraiment le recevoir avec la pureté, l'humilité et la dévotion avec lesquelles ta très Sainte Mère le reçut, il convient de nous disposer intérieurement, c'est-à-dire de rejeter tout attachement au péché, comme nous le faisons pour la communion sacramentelle. Autrement dit, si la communion spirituelle est comme un cri de l'âme, elle la perfectionne, en réclame plus de finesse, plus de délicatesse envers le Seigneur.
« Vite la communion spirituelle ! (...) Le Bon Dieu n'a pas de mur qui l'arrête » (Mgr René Fourrey, Ce que prêchait le Curé d'Ars, Dijon, L'Échelle de Jacob, 2009, p. 144). C'est l'énorme avantage d'une vie spirituelle active, qui s'appuie sur des réalités : l'existence d'un Dieu en trois Personnes, le seul et unique Dieu (cf. Deutéronome 6, 4), et celle d'une âme spirituelle, qui est une participation à sa propre vie. Par la communion spirituelle, nous voulons en fait que cette participation s'accroisse. Ces réalités d'ordre surnaturel font que la communication entre Dieu et nous peut s'établir partout, en toutes circonstances, y compris au beau milieu de l'agitation de la ville, de l'effervescence des activités humaines, ou, mieux encore, puisqu'elle existe déjà par l'état de grâce, qu'elle puisse grandir et se développer sans cesse, gagner en largeur, en longueur, en hauteur et en profondeur (cf. Éphésiens 3, 18) et en épaisseur, en consistance. Alors notre entretien avec Dieu ne s'interrompra effectivement jamais.
(fin)
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