L'aller-retour du Christ
L'aller-retour du Christ

Il n'a pas compris ce que je lui ai dit : « Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu » (Luc 4, 12). Il est trop aveuglé par son orgueil et son autosuffisance pour avoir percé le sens de mes mots. Il ne les a probablement même pas entendus. Il est trop occupé à ne penser qu'au mal qu'il pourrait faire et à s'écouter lui-même...
Je remonte auprès de monPère. Mais je reviendrai de la même manière que vous me verrez monter au ciel (Actes 1, 11). En attendant, c'est notre Esprit commun , au Père et à moi, qui viendra à vous, lui « l'Esprit de Vérité », et il « rendra témoignage de moi » (Jean 15, 26).
Voyez, « je ne vous laisse pas orphelins » ,Jean 14, 18). Mon Père et moi nous sommes toujours actifs (Jean 5, 17). « Il y a un mouvement circulaire : Dieu ne s'arrête jamais dans le monde ; Dieu vient dans le monde pour racheter ses créatures captives du monde, pour les ramener de ce monde à l'intérieur de lui-même » (D.-J. Lallement, Dociles à l'Esprit qui scrute les profondeurs de Dieu, Paris, 1996, p. 193).
« Je m'en vais vous préparer la place » (Jean 14, 2) qui vous revient auprès de mon Père. « Et quand je m'en serai allé et que je vous aurai préparé la place, je vous prendrai auprès de moi, afin que là où je serai, vous soyez vous aussi » (Jean 14, 3). Telle est ma Volonté. C'est ce que me dicte mon Amour. C'est la Parole de consolation que je vous livre pour que votre tristesse se change en joie (cf. Jean 16, 20).
C'est un mouvement circulaire assurément. Tout ce qui vient du Père doit retourner à Lui. Moi le premier. Si je suis venu dans le monde, c'est pour vous prendre avec moi, vous charger sur mes épaules, et vous faire franchir l'abîme de la mort qui, autrement, est un abîme sans fond entre vous et le Père. Je vous amène avec moi, en moi. Car, ce que j'ai demandé à mon Père s'accomplira : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi et moi en toi, afin qu'eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que c'est toi qui m'as envoyé » (Jean 17, 21).
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