La générosité de Dieu (7)
La générosité de Dieu (7)
Dieu ne permet pas que son saint connaisse la corruption (Actes 2, 27). « Ainsi donc, nous ne sommes pas tenus vis-à-vis de la chair de vivre selon la chair. Si, en effet, vous vivez selon la chair, vous devez mourir ; mais si, par l'esprit, vous faites mourir les œuvres du corps, vous vivrez » (Romains 8, 12-13). Celui qui est fidèle ne craint pas la mort. En revanche, « nul ne se perd dans le savoir, et nul ne reste dans l'erreur sans le vouloir » (sainte Thérèse d'Avila, Les fondations, chap. 8).
Cela aussi est une preuve de ta bonté, Seigneur. Il n'y a aucune surprise à craindre. C'est en le voulant que l'on va au ciel, et c'est en le voulant que l'on va en enfer. Cela donne le frisson de penser qu'il y a des gens pour préférer la damnation éternelle à la béatitude éternelle, pour aimer le mal au point de se condamner à souffrir irrémédiablement (une mort qui comprend le « diable »). C'est toute la souffrance du Christ en Croix, une souffrance qui, en fait, l'a accompagné toute sa vie durant. C'est tout le martyre de Marie, associée à ces douleurs sans nombre. « Ô sainte Mère, vraiment une épée a transpercé ton âme ! (...) La violence de la douleur a transpercé à tel point ton âme que nous pouvons t'appeler à juste titre plus que martyr, car en toi, la participation à la passion du Fils dépassa de loin dans l'intensité les souffrances physiques du martyre » (saint Bernard, Sermon pour le dimanche entre l'octave de l'Assomption 14).
(à suivre...)
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