Les noms de Dieu
Les noms de Dieu

Parlant de Jésus (lire la suite) saint Paul écrit que « Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Philippiens 2, 9), afin, ajoute-t-il, « qu'au nom de Jésus tout genou fléchisse dans les cieux, sur la terre et dans les enfers, et que toute langue confesse, à la gloire de Dieu le Père, que Jésus-Christ est Seigneur » (2, 10-11). Nous ne connaissons pas d'autre nom par lequel nous puissions être sauvés du péché et accéder à la condition d'enfant de Dieu pour, ensuite, entrer au paradis.
Le nom de Dieu qui le désigne le mieux est celui qu'il a lui-même fait connaître à Moïse, le nom au-dessus de tout nom que tout Juif pieux n'ose même pas prononcer tant il est sacré : « Moïse dit à Dieu : « Voici, j'irai vers les enfants d'Israël, et je leur dirai : Le Dieu de vos pères m'envoie vers vous. S'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je ? » Et Dieu dit à Moïse : « Je suis celui qui suis. » Et il ajouta : « C'est ainsi, que tu répondras aux enfants d'Israël : Celui qui est m'envoie vers vous » (Genèse 3, 14-15).
De Dieu, nous pouvons cependant donner une pluralité de noms (les musulmans lui en reconnaissent quatre-vingt dix-neuf). C'est ainsi que nous disons que Dieu est immense, éternel, omniscient, omniprésent, tout-puissant, qu'il est la Bonté, la Beauté, Mais, ces noms divins « ne sont pas interchangeables. Chacun a pour fin de signaler un rayon distinct de l'ineffable splendeur divine. « Les noms donnés à Dieu, écrit saint Thomas, signifient sans doute une Réalité unique, mais sous des aspects multiples et divers, et c'est pourquoi ils ne sont pas synonymes » (Somme théologique I, q. 13, a. 4) » (Ch. Journet, Connaissance et inconnaissance de Dieu, Lyon, 1943, p. 60).
(à suivre...)
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