Le bonheur des justes (5)
Le bonheur des justes (5)

« Non, il n’en est pas ainsi des méchants : mais ils sont comme la balle que chasse le vent » (Psaume 1, 4). Ils sont l’antithèse des bons, des hommes et des femmes de bien. Ceux-ci répandent la paix et la prospérité, ceux-là la discorde et la ruine. Les uns communiquent la paix, les autres insufflent la haine et l’inquiétude mauvaise qui souhaite l’échec du prochain. Préserve-moi des péchés d’autrui, Seigneur. Car il n’est pas de péché qui ne se répercute négativement sur le corps social qu’est l’Eglise et sur cet autre corps qu’est l’humanité tout entière. Nous sommes solidaires dans le bien comme dans le mal. « Ce ne fut pas sans tristesse que nous nous éloignâmes (d’Ars). Comment nous étions-nous attachés si vite ?... C’est que, sur cette terre sans lustre, nous avions rencontré un certain bonheur de l’âme qui donne une patrie partout où il est permis de le goûter. Arrivés au milieu du bruit et de l’agitation de la ville, nous ne pouvons nous défendre de malaise et de mélancolie. Les hommes nous semblaient grossiers et ennemis ; les propos, les cris et jusqu’à l’aspect du travail sentaient le désaccord ou accusaient la douleur. L’atmosphère de paix et d’harmonie chrétiennes que nous venions de perdre nous avaient rendus plus impressionnables aux infirmités humaines » (Brac de la Perrière, Souvenirs de deux pèlerinages à Ars, cité dans Fr. Trochu, Le Curé d’Ars Saint Jean-Maris-Baptiste Vianney (1786-1859), Lyon-Paris, Emmanuel Vitte, 1929, p. 280).
(à suivre…)
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