Etre apotre (2)
Être apôtre (2)

Même si nous ne trouverons jamais dans ce genre de situation, de ce comportement « nous pouvons en tirer une leçon plus que jamais importante pour chaque chrétien. L'action de l'Église est crédible et efficace uniquement dans la mesure où ceux qui en font partie sont disposés à payer de leur personne leur fidélité au Christ, dans chaque situation. Là où cette disponibilité fait défaut, manque l'argument décisif de la vérité dont dépend l'Église elle-même » (Benoît XVI, Homélie dans la basilique Saint-Paul-hors-les-murs, 28 juin 2007). Être apostolique implique donc de commencer par prendre soin de notre vie intérieure : « C'est pour eux que je me sanctifie » (Jean 17, 19), écrit saint Jean. Pour eux, en pensant à eux, en vue de leur sainteté, pour les aider à grandir en intimité avec Dieu. Tout ce que nous faisons est ainsi tourné vers les autres, à leur profit spirituel, qui passe également par leur bonheur temporel, dans la mesure où il peut dépendre de nous. Notre vie tout entière, avec son « naturel surnaturel » comme aurait dit saint Josémaria, contribue ainsi au bien de nos semblables, édifie dans la durée. « Les hommes attendent de nous, les enfants de Dieu dans son Œuvre, ce bonus odor Christi (« la bonne odeur du Christ »), qui — reposant sur notre tempérance — les enflamme et les entraîne » (saint Josémaria, Instruction, mai 1935-14 septembre 1950, n° 65). « Quelle grande responsabilité que celle des chrétiens, écrit monseigneur Echevarria dans sa Lettre pastorale du 1er septembre 2007. Méditons une fois de plus les mots que saint Josémaria a écrits dans Chemin : « Beaucoup de grandes choses dépendent de ce que, toi et moi, nous nous comportions selon la volonté de Dieu. Ne l'oublie pas » (n° 755). »
(fin)
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