ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007

jeudi 17 avril 2008

Le signe de Jesus (2)

Le signe de Jésus (2)

Les chefs des Juifs inventent cette fable de l'enlèvement qui ne tient pas debout et que personne ne peut prendre au sérieux. Comment les soldats savent-ils que les disciples ont dérobé le corps de Jésus s'ils étaient endormis et ne se sont aperçus de rien ? Comment les voleurs supposés ont-il pu briser les sceaux apposés sur le tombeau et, plus encore, faire rouler la grosse pierre qui en obstruait l'entrée et retirer le corps sans attirer l'attention des soldats placés devant cet accès ? N'aurait-il pas été plus plausible, (lire la suite) plus crédible de dire qu'une bande de brigands les avaient attaqués en nombre et qu'ils n'avaient pas pu les empêcher de commettre leur forfait ?
Ce que les anciens craignaient, c'était le tombeau vide, plus que le vol du corps. Car en montrant un cadavre corrompu par la mort, les disciples n'auraient pas pu faire croire à la Résurrection du Christ. Mais s'ils craignaient le sépulcre vide, pourquoi alors ne l'avoir pas tout simplement de nouveau fermé et scellé, en interdisant l'accès à quiconque ? En réalité, la Résurrection de Jésus s'impose à eux comme un fait historique, réel, qu'ils ne veulent pas accepter. Un signe aussi éclatant ne leur suffit pas pour croire. Parce qu'il faut de bonnes dispositions intérieures, de l'intelligence et de la volonté.
« Aujourd'hui, comme alors, l'évangéliste nous rappelle que le seul « signe » est Jésus élevé sur la croix : Jésus mort et ressuscité est le signe absolument suffisant. En Lui, nous pouvons comprendre la vérité de la vie et obtenir le salut. Telle est l'annonce centrale de l'Église, qui demeure immuable au cours des siècles. La foi chrétienne n'est donc pas une idéologie, mais une rencontre personnelle avec le Christ crucifié et ressuscité. De cette expérience, qui est individuelle et communautaire, naît ensuite une nouvelle façon de penser et d'agir : c'est ainsi que trouve son origine, comme en témoignent les saints, une existence marquée par l'amour » (Benoît XVI, Homélie, 26 mars 2006).
Une rencontre personnelle. Voilà ce qu'est la foi, ce qu'est la vie chrétienne. Une rencontre personnelle qui se produit constamment, car Dieu prend possession de l'âme du baptisé et reste en lui tant que l'homme ne le rejette pas par le péché mortel. Une rencontre personnelle qui se nourrit de la prière et de la vie sacramentelle. Une rencontre personnelle qui se produit aussi, si nous le voulons, partout où nous sommes, car rien ne doit faire écran à notre intimité avec Dieu et parce que, pour un enfant de Dieu, le travail est prière, notre semblable est un autre Christ que nous aimons comme tel...

(fin)

Aucun commentaire: