Le signe de Jesus (2)
Le signe de Jésus (2)

Ce que les anciens craignaient, c'était le tombeau vide, plus que le vol du corps. Car en montrant un cadavre corrompu par la mort, les disciples n'auraient pas pu faire croire à la Résurrection du Christ. Mais s'ils craignaient le sépulcre vide, pourquoi alors ne l'avoir pas tout simplement de nouveau fermé et scellé, en interdisant l'accès à quiconque ? En réalité, la Résurrection de Jésus s'impose à eux comme un fait historique, réel, qu'ils ne veulent pas accepter. Un signe aussi éclatant ne leur suffit pas pour croire. Parce qu'il faut de bonnes dispositions intérieures, de l'intelligence et de la volonté.
« Aujourd'hui, comme alors, l'évangéliste nous rappelle que le seul « signe » est Jésus élevé sur la croix : Jésus mort et ressuscité est le signe absolument suffisant. En Lui, nous pouvons comprendre la vérité de la vie et obtenir le salut. Telle est l'annonce centrale de l'Église, qui demeure immuable au cours des siècles. La foi chrétienne n'est donc pas une idéologie, mais une rencontre personnelle avec le Christ crucifié et ressuscité. De cette expérience, qui est individuelle et communautaire, naît ensuite une nouvelle façon de penser et d'agir : c'est ainsi que trouve son origine, comme en témoignent les saints, une existence marquée par l'amour » (Benoît XVI, Homélie, 26 mars 2006).
Une rencontre personnelle. Voilà ce qu'est la foi, ce qu'est la vie chrétienne. Une rencontre personnelle qui se produit constamment, car Dieu prend possession de l'âme du baptisé et reste en lui tant que l'homme ne le rejette pas par le péché mortel. Une rencontre personnelle qui se nourrit de la prière et de la vie sacramentelle. Une rencontre personnelle qui se produit aussi, si nous le voulons, partout où nous sommes, car rien ne doit faire écran à notre intimité avec Dieu et parce que, pour un enfant de Dieu, le travail est prière, notre semblable est un autre Christ que nous aimons comme tel...
(fin)
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