Une vie d'amour (2)
Une vie d'amour (2)

Nous ne recherchons pas une connaissance sensible, d'expérience sensitive, moins encore ce que nous appelons des « consolations ». Ce qui a du prix et ce qui devrait nous apparaître sous le jour le meilleur, c'est d'abord la stabilité dans la vertu, la purification intérieure, la pacification de l'âme au contact du Bien suprême, du « Nom qui est au-dessus de tout nom » (Philippiens 2, 9), sachant qu'« il n'est sous le ciel, d'entre les noms qui se donnent chez les hommes, aucun autre qui doive nous sauver » (Actes 4, 12). Puis le progrès en vertu, dans chacune d'elles, sous la motion et la direction du Saint-Esprit.
Les dons du Saint-Esprit sont autre chose que des aptitudes, comme avoir le don de la musique ou le don des mathématiques. Ils constituent une disposition stable de l'âme à être élevée au-dessus de son rang, soulevée au-delà de son horizon, portée en-deçà de son univers, et capable d'opérations qui la dépassent et lui seraient autrement impossibles. Il n'y a en définitive aucun mérite à aimer et à vivre de la Vie de Dieu. Mais encore faut-il ne pas y mettre d'obstacles. Et pour cela aussi, nous disposons de l'aide de l'Esprit Saint. Pour cela aussi le Fils de Dieu se donne à nous dans l'Eucharistie. Pour cela aussi le Père reste fondamentalement le Père qu'il est.
(fin)
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