La filiation divine (3)
La filiation divine (3)

Mais eux ne veulent surtout pas de la lumière de la vérité, de peur que « les œuvres des ténèbres » (Romains 13, 12) ne l’emportent. « C’est assez pour l’élève d’être comme celui qui l’instruit et pour le serviteur d’être comme son maître. Si on a appelé le maître de maison Béelzéboul, que sera-ce pour les gens de sa maison ! Ne les craignez donc pas, car il n’est rien de voilé qui ne doive être dévoilé, rien de secret qui ne doive être connu » (Matthieu 10, 25-26), tôt ou tard. Le monde a beau vouloir secouer le joug du Seigneur, c’est en pure perte. Il s’en fait une montagne, parce qu’il imagine que Dieu est aussi tordu que lui. Il ignore aussi que le joug du Seigneur est agréable et son fardeau léger (Matthieu 11, 30), et que « ses commandements ne sont pas écrasants » (1 Jean 5, 3), mais que ce qui prévaut chez lui, c’est la loi de l’Amour. Alors ce monde conspire et continue de comploter contre Dieu et ses saints. C’est une énorme pression dans le domaine moral, où dès que l’on veut vivre un tant soit peu conformément à la loi naturelle, on est taxé de ringard, de vieux-jeu. Depuis quand est-il vieux-jeu de ne pas voler et de ne pas violer, de ne pas mentir ni forniquer, de ne pas tricher ni convoiter la femme d’autrui ? Qui décide de ce qui est vieux-jeu et de ce qui est acceptable de nos jours ? Qui ose s’ériger en maître de morale face au Maître de l’univers ? L’attitude que vantent nos docteurs modernes est décrite dans le point de Chemin (n° 353), de saint Josémaria : « Laïcisme. Neutralité. — Vieux mythes que l’on essaie toujours de rajeunir. As-tu pris la peine de penser à quel point il est absurde de dépouiller sa qualité de catholique, en entrant à l’université ou dans un groupement professionnel, à l’académie ou au parlement, comme on laisse un pardessus au vestiaire ? » Des catholiques-caméléons. Ils croient que nul ne sait qu’ils sont catholiques. Ce en quoi ils se trompent. Tout le monde est au courant. Et l’on se moque d’eux qui se laissent rouler dans la farine et y perdent le peu de prestige qu’ils pouvaient avoir.
(à suivre…)
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