ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007

samedi 16 février 2008

Charte europenne et ethique

Charte européenne et éthique

Problèmes éthiques soulevés par la Charte européenne des droits fondamentaux

Au moment où les parlementaires français vont se prononcer sur le processus d’unification européenne, monseigneur Dominique Rey les invite à ne pas oublier les fondements éthiques qui garantissent le respect de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, afin que notre société respecte le droit des plus faibles.
« Le vote du Parlement français rassemblé solennellement à Versailles le 4 février, puis celui des deux chambres séparément le 7 février, va autoriser la ratification du traité modificatif européen, dit de Lisbonne. Il est destiné (lire la suite) à remplacer le projet de Constitution, que Français et Hollandais ont rejeté par voix référendaire en 2005.
L’incorporation dans le nouveau texte soumis aux élus de la nation de la Charte européenne des droits fondamentaux accordera de fait à ce « mini-traité » une valeur juridique contraignante pour les Etats signataires.
Cette Charte représente sur plusieurs points une rupture intellectuelle et morale avec les autres grandes formulations juridiques internationales, en présentant une vision relativiste et évolutive des droits de l’homme qui met en cause les principes du droit naturel.Tout d’abord, la Charte stipule avec raison que “le droit de se marier et de fonder une famille est garanti”. Mais elle se garde de spécifier le sexe des conjoints. Elle dissocie explicitement la notion de mariage, de celle de famille. Ceci constitue une rupture avec la Déclaration universelle des droits de l’homme, adoptée à l’ONU en 1948, laquelle définissait la famille comme l’union d’un homme et d’une femme, et faisait d’elle le socle anthropologique de la société.
De même, le texte proposé, qui consacre le principe de non-discrimination pour orientation sexuelle, ouvre ainsi la porte à la jurisprudence européenne pour reconnaître l’équivalence de tous les types de mariage, tant en ce qui concerne l’adoption d’enfants que la procréation médicalement assistée (cf. la récente condamnation de la France par la Chambre haute européenne des droits de l’homme, parce qu’elle avait refusé l’adoption d’un enfant par une femme célibataire homosexuelle). Progressivement, le droit à l’enfant prévaut sur le droit de l’enfant, en particulier celui de naître ou celui d’avoir un père et une mère.
Par ailleurs, la Charte restreint considérablement le domaine de la protection de la vie humaine. S’il est rappelé que seule la personne humaine a droit à la vie, la protection de l’enfant à naître est mise en cause, puisque, selon l’un des derniers avis rendus par le Tribunal européen, « l’enfant à naître n’est pas considéré comme une personne ». L’embryon humain, notamment in vitro, ne bénéficie plus d’une protection pénale. C’est ainsi que la Charte interdit seulement le clonage à but reproductif sans jamais mentionner le clonage embryonnaire à des fins thérapeutiques. Il s’agit, là encore, d’un net recul par rapport aux précédents instruments juridiques européens, en particulier par rapport à la Convention de biomédecine du Conseil de l’Europe adopté en 1997, qui précisait « qu’est interdite toute intervention ayant pour but de créer un être humain génétiquement identique à un autre être humain, vivant ou mort... » La recherche sur les embryons surnuméraires, le diagnostic préimplantatoire, la fabrication d’embryons hybrides..., risque de ne plus être encadrée sur le plan juridique.
Enfin, la disparition de « l’interdiction d’infliger à quiconque la mort intentionnellement », comme le reconnaissait la Convention européenne des droits de l’homme de 1950, ouvre-t-elle le champ à une dépénalisation de l’euthanasie et du suicide médicalement assisté ?
Dans sa première encyclique Dieu est amour, Benoît XVI souligne que L’Église veut servir la formation des consciences dans le domaine politique et contribuer à faire grandir les perceptions des véritables exigences de la justice. Au moment où nos parlementaires vont se prononcer sur le processus d’unification européenne, puissent-ils ne pas oublier les fondements éthiques qui garantissent le respect de la personne humaine, depuis sa conception jusqu’à sa mort naturelle, et qui sont constitutifs d’une humanité respectueuse du droit des plus faibles. »

+ Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon
http://www.diocese-frejus-toulon.com

vendredi 15 février 2008

Le careme (7)

Le carême (7)

Poursuivons nos réflexions sur ce que le carême nous demande comme effort de conversion. Il faut ajouter encore quelques considérations sur les bienfaits de la confession sacramentelle, toujours en suivant les orientations du Serviteur de Dieu Jean-Paul II dans son exhortation apostolique post-synodale Reconciliatio et Paenitentia (n° 31).
Il écrit que « tout confessionnal est un lieu privilégié et béni (lire la suite) d'où, une fois les divisions effacées, naît un homme réconcilié, nouveau et sans tache, un monde réconcilié ! » Je souligne, en passant, que les normes en vigueur dans l'Église catholique stipulent que « les confessions ne seront pas entendues en dehors du confessionnal, à moins d'une juste cause » (Code de droit canonique, canon 964 § 3) et que « le ministre du sacrement peut légitimement décider, pour une juste cause et sans que l'on se trouve dans un cas de nécessité, et cela même dans le cas où le pénitent demande que l'on procède autrement, que la confession sacramentelle sera reçue dans un confessionnal muni d'une grille fixe » (Conseil pontifical pour les Textes législatifs, Réponse, 1er septembre 1998).
« Le fruit le plus précieux du pardon obtenu dans le sacrement de pénitence, écrit Jean-Paul II, consiste dans la réconciliation avec Dieu : celle-ci se produit dans le secret du cœur du fils prodigue et retrouvé qu'est chaque pénitent. Il faut évidemment ajouter que cette réconciliation a pour ainsi dire comme conséquences d'autres réconciliations, qui portent remède à d'autres ruptures causées par le péché : le pénitent pardonné se réconcilie avec lui-même dans les profondeurs de son être, où il retrouve sa vérité intérieure ; il se réconcilie avec ses frères, agressés et lésés par lui en quelque sorte ; il se réconcilie avec l'Église ; il se réconcilie avec toute la création. La prise de conscience de toute cela fait naître chez le pénitent, au terme de la célébration, un sentiment de gratitude envers Dieu pour le don de la miséricorde qu'il a reçu. C'est à cette action de grâce que l'Église l'invite. »

(à suivre...)

L'arbitre anglais de rugby

L'arbitre anglais de rugby

Sans être un grand technicien du rugby ni connaître à fond la psychologie du sportif et encore moins le for intérieur d'un arbitre anglais, voilà comment je me représente l'âme d'un arbitre anglais : d'une part il a été élevé dans la conviction de base que le Français, frappé d'ignorance congénitale et incurable des règles du rugby, ne peut que chercher à faire valoir son génie bien connu de truqueur total ; d'autre part, (lire la suite) conviction non moins établie que n'importe quel joueur britannique se trouve placé de naissance et à jamais sous la garantie du fair-play qui est un postulat de fabrication anglaise entretenu par une publicité mondiale. Certes, la complicité des snobs continentaux n'est plus ce qu'elle était naguère et les zélateurs dudit ferplet ont un peu perdu de leur candeur, mais le préjugé est encore si tenace que, dans le jargon universel, gentleman a prévalu sur gentilhomme, chose dure à avaler pour le gentilhomme. J'admets que les Anglais jouant entre eux, puissent faire du fair-play et même qu'ils nous fassent envie par leur façon d'observer la loi du gang insulaire. Pour le reste, on sait assez de par le monde qu'il vaut mieux ne pas trop s'endormir sur la balançoire du fair-play.
Pour en revenir à l'arbitre, je conçois aisément qu'au plus fort des mêlées, l'amour de la patrie vienne troubler son jugement. C'est humain, et je m'octroie en retour, au nom du même amour, la faiblesse de conspuer l'arbitre, et de lui demander à grands cris raison de son fair-play.

Jacques Perret, Cheveux sur la soupe.

jeudi 14 février 2008

14 février : deuxième apparition à Lourdes

14 février : deuxième apparition à Lourdes

C'est aujourd'hui le 150e anniversaire de la deuxième apparition de la très Sainte Vierge à la petite Bernadette Soubirous.
Elle a invité la voyante à réciter le chapelet, cette prière si belle, source de tant de faveurs divines. Le pape Benoît XVI disait un 1er octobre : "En célébrant la fête de la Bienheureuse Vierge du Rosaire, c'est comme si, chaque année, la Vierge nous invitait à redécouvrir la beauté de cette prière, si simple et si profonde" (Angélus, 1er octobre 2006).

La Saint-Valentin et l'Opus Dei

La Saint-Valentin et l'Opus Dei

Le 14 février est traditionnellement la « fête des amoureux ». Pourquoi est-elle placée sous le patronage de saint Valentin ? Cela reste obscur et nous ne savons d'ailleurs pas grand chose de certain de ce saint. Il s'agirait d'un prêtre romain, arrêté sur ordre de l'empereur Claude le Gothique, et qui ayant miraculeusement guéri la fille de son gardien, fut décapité sur la voie Flaminienne, le 14 février 270. Il fut inhumé là où le pape Jules Ier (lire la suite) aurait édifié une basilique, reconstruite sous le pape Théodore. Le corps de saint Valentin fut transféré au XIIIe siècle dans l'église Sainte-Praxède de Rome.
Que saint Valentin soit devenu le patron des fiancés vient peut-être de ce qu'il a guéri cette jeune fille, à moins que ce ne soit par suite d'un calembour : Valete, vale, « porte-toi bien ! » pour Salve, « salut ! »
En tout cas, c'est le jour que Dieu a choisi pour montrer à saint Josémaria que l'Opus Dei s'adressait aussi aux femmes, qu'elles étaient, elles aussi, appelées à rechercher la sainteté et à faire de l'apostolat, à évangéliser, à partir de leur place dans le monde et en réalisant les activités qui sont les leurs. « J'ai toujours cru, écrivait-il dans ses notes intimes, et je crois encore que le Seigneur, comme en tant d'autres occasions, m'a mené à son gré, afin qu'il reste une preuve extérieure objective que l'Œuvre étaient sienne. Moi : je ne veux pas de femmes dans l'Opus Dei ! Dieu : eh bien, moi je les veux ! » (Cité dans A. Vázquez de Prada, Le fondateur de l'Opus Dei, Paris-Montréal, 2001, vol. I, p. 324).
Il comprend aussitôt leur place et leur importance. À elles aussi il parle de leur obligation de se sanctifier dans leur travail quotidien, des vertus chrétiennes et surtout de la nécessité d'être constamment unies à Dieu par la prière et la fréquentation assidue des sacrements afin de réaliser un apostolat efficace dans leur milieu. Saint Josémaria constate que « la femme est plus endurante que l’homme, et plus fidèle, à l’heure de la douleur. — Marie-Madeleine, Marie Cléophas et Salomé !
Avec un groupe de femmes vaillantes comme celles-là, bien unies à la Vierge des Douleurs, quel travail apostolique ne ferait-on pas dans le monde ! » (Chemin, n° 982).

Arrets sur christianisme (16)

Arrêts sur christianisme (16)

Le Dieu des chrétiens ne consiste pas en un Dieu simplement auteur des vérités géométriques et de l'ordre des éléments... Il ne consiste pas seulement en un Dieu qui exerce sa providence sur la vie et sur les biens des hommes, pour donner une heureuse suite d'années à ceux qui l'adorent... Mais le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob, le Dieu des chrétiens, est un Dieu d'amour et de consolation ; c'est un Dieu qui remplit l'âme et le cœur de ceux qui le possèdent ; c'est un Dieu qui leur fait sentir intérieurement leur misère, et sa miséricorde infinie ; qui s'unit au fond de leur âme ; qui la remplit d'humilité, de joie, de confiance, d'amour ; qui les rend incapables d'autre fin que de lui-même.

Pascal, Pensées, éd. de Brunschvicq, 556.

mercredi 13 février 2008

Le careme (6)

Le carême (6)
Je parlais la dernière fois de confession. L'Église catholique a toujours recommandé la pratique de la confession fréquente, dite de dévotion qui « aide à former notre conscience, à lutter contre nos mauvais penchants, à nous laisser guérir par le Christ, à progresser dans la vie de l'Esprit ».
Au n° 30 de son exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia, le Serviteur de Dieu Jean-Paul II rappelait quelques convictions fondamentales au sujet de la confession. (lire la suite) D'abord que « le sacrement de pénitence est la voie ordinaire pour obtenir le pardon et la rémission des péchés graves commis après le baptême ». Le recours à l'absolution collective ne peut avoir lieu que dans des cas extrêmement limités, qui, selon les évêques de France, ne se produisent pas dans notre pays, l'obligation demeurant de toute façon de confesser ses péchés mortels au plus vite dans la confession personnelle, auriculaire et secrète.
En second lieu, « selon la conception la plus ancienne de la Tradition, ce sacrement est une sorte d'action judiciaire ; mais celle-ci se déroule auprès d'un tribunal de miséricorde ». En réalité, nous nous jugeons nous-mêmes. À sa mort, « chaque homme reçoit dans son âme immortelle sa rétribution éternelle dès sa mort en un jugement particulier qui réfère sa vie au Christ, soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1022).
La troisième conviction fondamentale porte sur les réalités qui composent le signe sacramentel du pardon. Certaines sont des actes du pénitent : examen de conscience ; contrition, à savoir un rejet net et ferme du péché commis, en même temps que la résolution de ne plus le commettre à cause de l'amour que l'on a pour Dieu et qui renaît avec le repentir ; l'accusation des fautes ou aveu qui « doit être ordinairement individuelle et non collective, de même que le péché est un fait profondément personnel » : l'absolution, acte du confesseur « juge et médecin, image du Dieu-Père qui accueille et pardonne celui qui revient ; enfin la satisfaction, « signe de l'engagement personnel que le pécheur a pris devant Dieu, dans le sacrement, de commencer une existence nouvelle (...) ; (ce qui inclut) l'idée que le pécheur pardonné est capable d'unir sa propre mortification corporelle et spirituelle, voulue ou au moins acceptée, à la Passion de Jésus qui lui a obtenu le pardon ».

(à suivre...)

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour ma vue qui est de plus en plus basse et ne permet plus de lire et pour ma relation avec Dieu qui pourrait être plus fervente et fidèle.

Que toute ma famille découvre la présence de Dieu au cœur de sa vie : présence de l'amour du prochain ; patience dans le stress, joie au milieu des difficultés, paix et espérance.

Pour que les jeunes, qui sont à la recherche du sens de la vie, soient compris, respectés et accompagnés avec patience et amour.

Que Marie, notre très Sainte Mère, donne la paix dans les foyers et fasse découvrir aux membres de ma famille la réalité du DIEU VIVANT au cœur plein d'Amour et de Miséricorde.

mardi 12 février 2008

Le careme (5)

Le carême (5)

Nous avons vu précédemment qu'un effort de carême peut être de jeûner intérieurement, en améliorant notre caractère et notre comportement envers Dieu et les autres. Ceci nous amène à une autre considération. La pénitence est une pratique traditionnelle du temps de carême.
Elle implique que nous prenions davantage conscience de notre condition de pécheur. Comme Mgr Echevarria, prélat de l'Opus Dei, l'écrit dans sa lettre mensuelle, (lire la suite) « nous devons reconnaître que souvent, par faiblesse, nous n'accomplissons pas la volonté de Dieu ou, tout au moins, nous ne répondons pas à son Amour avec la promptitude et la générosité qu'il est en droit d'attendre de nous ».
Il convient d'accepter avec humilité notre condition de pécheur, d'essayer de bien en mesurer la réalité grâce à un examen de conscience quotidien, expression de la délicatesse d'âme de celui qui veut découvrir, avec la lumière et l'aide du Saint-Esprit, ce qui s'est bien passé dans la journée, ce qui a été mal et ce que nous aurions pu mieux faire. « Face à ce qui a été bon, réagissons avec une gratitude sincère ; en présence de nos fautes, implorons filialement le pardon de Dieu ; et terminons toujours par un acte de contrition, la douleur d'amour, et une résolution bien concrète de lutte, petite, peut-être, mais animés d'un désir sérieux de croissance intérieure ».
Cet examen de conscience, accompli « consciencieusement », nous permet de recourir avec un grand profit spirituel au sacrement de la confession. La révélation de la valeur de ce ministère de la réconciliation et du pouvoir de remettre les péchés conféré par le Christ aux apôtres et à leurs successeurs « a fait se développer dans l'Église la conscience du signe du pardon donné par le sacrement de la pénitence. Il s'agit de la certitude que le Seigneur Jésus lui-même a institué et confié à l'Église (...) un sacrement spécial pour la rémission des péchés commis après le baptême » (Jean-Paul II, exhortation apostolique Reconciliatio et Paenitentia, n° 30).

(à suivre...)

Sexualite humaine et animale


Sexualité humaine et animale


L'une des caractéristiques de la sexualité humaine, par rapport à celle du règne animal, est d'être beaucoup plus indépendante des mécanismes endocriniens. L'activité sexuelle humaine n'est pas liée (lire la suite) au phénomène du rut : elle est libre. Le dynamisme sexuel chez l'homme n'est pas contrôlé, car il sera maîtrisé par amour. La sexualité pleinement humaine n'est pas un besoin instinctif comme voire, manger, dormir : c'est un libre engagement d'amour. Voilà ce que veut la nature : que les conjoints ne puissent régler leur fécondité qu'en apprenant à mieux s'aimer. Ainsi la fécondité sauve l'amour en y appelant.

Dr Noël Mégabarné, Pour réussir l'évangélisation nouvelle, s.d. (2007), p. 105-106.

lundi 11 février 2008

11 fevrier : 150e anniversaire des apparitions de Lourdes

11 février : 150e anniversaire des apparitions de Lourdes

C'est le 11 février 1858 que la Vierge Marie est apparue pour la première fois à la petite Bernadettte Soubirous. Ce qui surprend tout d'abord, c'est le choix de cette fillette, fragile de santé, née dans une famille miséreuse, illettrée et sans instruction religieuse. Dieu ne s'arrête pas aux apparences, mais regarde les cœurs. C'est à Bernadette que la Sainte Vierge apparaît donc en lui demandant en toute simplicité « de lui faire la grâce de venir pendant quinze jours » la voir au même endroit. Comme le souligne monseigneur Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, dans un entretien à Paris Notre-Dame, ce choix « projette une lumière sur notre onde où les exclus sont si nombreux ». (lire la suite)
Du 24 au 28 février 1858, Marie, d’habitude si souriante, invite Bernadette à la pénitence, à marcher à genoux et lui demande de prier pour les pécheurs. Elle lui indique un endroit sous la roche où elle trouve un peu d’eau qui devient merveilleusement limpide. « Beau symbole de la conversion : aux larmes de la pénitence succède la joie de la réconciliation. » La traversée de la Grotte, le Chemin de Croix, le Chemin de l’eau, les Piscines sont autant de signes qui expriment notre désir de conversion. Le sacrement de la réconciliation est largement proposé aux pèlerins. Ce sacrement, joint à la prière, l’Eucharistie et le partage, nous obtient l’indulgence particulière du jubilé accordée par le pape Benoît XVI (cf. site officiel de Lourdes).
Enfin Marie se présente comme l'Immaculée Conception, privilège insigne dont elle est ornée et que l'Église venait de proclamer solennellement sous forme de dogme quatre ans plus tôt.

Toute visite à un sanctuaire marial est une histoire d'amour entre Marie, notre Mère du ciel, et nous, une rencontre dont nous sortons toujours enrichis, plus forts, joyeux et pleins d'assurance.

Morale et ethique laique

Morale et éthique laïque

Il est étonnant de constater combien d'intellectuels agnostiques ignorent les fondements et les exigences de la morale chrétienne et la confondent avec l'éthique laïque. Certes, cela est dû, en partie, à un manque de culture religieuse, et, peut-être, pour certains, à une fausse compréhension des paroles du Christ à Pierre, puis à tous les Apôtres : (lire la suite) « En vérité, je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu pour lié au ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié » (Matthieu 18, 18). Ces paroles concernent directement les pouvoirs attribués aux ministres du sacrement de réconciliation (confession), mais cette phrase semble donner à Pierre, aux Apôtres et à leurs successeurs (papes et évêques) tout pouvoir sur la morale, c'est-à-dire désigner ce qui est bien ou mauvais selon les latitudes et le temps. Grave erreur. Dieu est Amour et rien qu'Amour : ce qu'Il considère comme bien ou mal ne peut l'être que pour l'éternité. Dieu lui-même ne peut rien changer à la morale sans se renier ou s'anéantir. Le bien qu'il désigne est forcément vivifiant pour le bien de l'homme, et le mal est toujours mauvais et même mortel pour l'homme. Le Dieu-Amour ne peut rien contre l'Amour. La phrase du Christ accorde à Pierre, aux Apôtres et à leurs successeurs, uniquement le pouvoir de légiférer (commandements de l'Église). Ils n'ont aucun pouvoir sur les commandements de Dieu, aucun pouvoir d'aller contre l'Amour.

Dr Noël Mégabarné, Pour réussir l'évangélisation nouvelle, s.d. (2007), p. 118.

dimanche 10 février 2008

« Beam » ton cœur !

« Beam » ton cœur !

Par le prophète Osée, Dieu dit de sa créature : « Je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai de cœur à cœur » (Os 2, 16). C'est ce qu'il veut faire avec nous pendant ce carême, nous prendre avec lui, nous perler en tête à tête, mieux encore de « cœur à cœur ».
Pour cela, laissons-le « beamer » notre cœur ! De nos jours, grâce aux prouesses technologiques, on peut mettre deux palm en vis-à-vis et transmettre des données de l'un vers l'autre.
Demandons à Dieu de « beamer » ainsi vers nous son Amour, pour que nous aimions comme il aime, de nous transmettre les vertus, la connaissance de la Vérité, de notre foi, pour que vivions vraiment en « cœur à cœur ».

La Journee mondiale des malades

La Journée mondiale des malades

Le 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, est dans l'Église catholique la Journée mondiale des malades. Créée en 1992 par le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, cette journée nous invite à prêter plus spécialement attention aux personnes malades, notamment ceux qui posent le plus de problèmes à notre société : malades en phase terminale, malades pyschiques (ces derniers représentant un cinquième de l'humanité...) La Journée de cette année est la seizième du genre.
Constatant l'an dernier, que « malgré les progrès de la science, on ne peut pas trouver de traitement pour chaque maladie (lire la suite) et ainsi, dans les hôpitaux, dans les hospices et dans les maisons du monde entier, nous rencontrons la souffrance d'un grand nombre de nos frères et sœurs incurables et souvent en phase terminale. En outre, des millions de personnes dans le monde vivent encore dans des conditions insalubres et n'ont pas accès aux ressources médicales nécessaires, souvent même à celles de base, avec pour résultat que le nombre d'êtres humains considérés comme « incurables » a beaucoup augmenté », le pape Benoît XVI ajoutait : « L'Église, suivant l'exemple du Bon Samaritain, a toujours fait preuve d'une sollicitude particulière pour les malades. À travers chacun de ses membres et ses institutions, elle continue d'être aux côtés de ceux qui souffrent et qui vont mourir, cherchant à préserver leur dignité en ces moments significatifs de l'existence humaine. »
S'adressant plus directement aux malades, il leur disait : « Je vous encourage à contempler les souffrances du Christ crucifié et, en union avec Lui, à vous adresser au Père avec une confiance totale dans le fait que toute la vie, et la vôtre en particulier, est entre ses mains. Sachez que vos souffrances, unies à celles du Christ, se révéleront fécondes pour les besoins de l'Église et du monde. »
Telle a toujours été la vision positive de la souffrance, à laquelle le Christ a donné tout son sens, et la conviction des saints : « Quand tu seras malade, offre tes souffrances avec amour, et elles seront converties en un encens qui s'élèvera en l'honneur de Dieu et qui te sanctifiera » (saint Josémaria, Forge, n° 791).
Le pape conclut par cette prière : « Je demande au Seigneur de renforcer votre foi dans Son amour, en particulier au cours de ces épreuves que vous affrontez. Je forme le vœu que, partout où vous êtes, vous trouverez toujours l'encouragement et la force spirituelle nécessaires pour nourrir votre foi et vous conduire plus près du Père de la Vie. »

samedi 9 février 2008

Le careme (4)

Le carême (4)

« Revenons à Dieu de tout notre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Revenons au Seigneur notre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour » (Joël 2, 13). Cette affirmation de l'Écriture, reprise dans la liturgie de l'imposition des cendres, nous montre d'autres sentiments de Dieu à notre endroit. Il s'agit encore d'une invitation au repentir.
Celui-ci prend, entre autres, la forme du jeûne. (lire la suite) Le jeûne quant à la nourriture nous est demandé par l'Église le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Mais nous pouvons ne pas nous contenter de ces deux jours annuels, si nous voulons participer de plus près à la Croix rédemptrice. « Le jeûne rigoureux est une pénitence très agréable à Dieu. — Mais, les uns comme les autres, nous nous sommes tous relâchés. Il n’y a pas d’inconvénient, au contraire, si ton directeur l’approuve, à ce que tu jeûnes fréquemment » (saint Josémaria, Chemin, n° 231).
Ceci étant, comme le dit un sermon ancien pour le carême, « le jeûne qui nous est demandé n'est pas celui que vous croyez. Il existe un autre jeûne, plus parfait, dans le secret du cœur, et ce jeûne-là est d'autant plus agréable à Dieu qu'il est plus caché : il consiste à nous abstenir de tous les désirs que la chair soulève contre l'esprit. C'est bien peu de retrancher les aliments si l'on ne retranche pas aussi les mauvais penchants. C'est bien peu de réprimer notre avidité si nous ne réprimons pas notre cupidité en donnant largement aux pauvres (nous retrouvons ici la suggestion de Benoît XVI rappelée hier). C'est bien peu de ne pas céder à notre ventre si, emportés par les disputes, nous cédons à la colère. Remportons la victoire sur notre langue, nous qui l'avons remportée sur notre ventre. Privons-nous de querelles, de contestations, de méchancetés. (...)
Voilà le jeûne qui plaît au Seigneur ».
Nous avons là un vaste programme de lutte contre nous-même, pour améliorer notre caractère, pour nous comporter davantage en chrétien cohérent, pour mieux regarder les autres avec le regard du Christ, « tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour ».

(à suivre...)

vendredi 8 février 2008

Le careme (3)

Le carême (3)

Suivons les recommandations du pape Benoît XVI sur l'aumône pour ce temps de carême. Le pape cite saint Joseph-Benoît Cottolengo, qui avait l’habitude de recommander : « Ne comptez jamais les pièces que vous donnez, parce que, je le dis toujours : si en faisant l’aumône la main gauche ne doit pas savoir ce que fait la droite, de même la droite ne doit pas savoir ce qu’elle fait elle-même » (Detti e pensieri, Edilibri, n° 201). Puis, rappelant l'exemple de la pauvre veuve qui vers deux piécettes dans le trésor du Temple, « tout ce qu’elle avait pour vivre » (Marc 12, 44), il relève que cet « épisode émouvant s’insère dans la description des jours qui précèdent immédiatement la Passion (lire la suite) et la mort de Jésus, lui qui, comme le note saint Paul, s’est fait pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté (cf. 2 Corinthiens 8, 9) ; il s’est donné tout entier pour nous. Le carême nous pousse à suivre son exemple, y compris à travers la pratique de l’aumône. À son école, nous pouvons apprendre à faire de notre vie un don total ; en l’imitant, nous réussissons à devenir disposés, non pas tant à donner quelque chose de ce que nous possédons, qu’à nous donner nous-mêmes ».
Nous donner nous-mêmes à Dieu, en ne vivant pas pour nous mais pour lui, pour lui faire plaisir, à l'imitation du Christ affirmant, de son Père, « je fais toujours ce qui lui plaît » (Jean 8, 29). Nous donner nous-mêmes aux autres, en exerçant la charité, en ne vivant pas égoïstement repliés sur nous mais en nous ouvrant aux besoins des autres, par la prière, le jeûne et l'aumône quadragésimaux (du carême), là encore à l'imitation du Seigneur, qui, « après avoir aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout » (Jean 13, 1), en leur donnant la plus grande preuve d'amour qui soit, c'est-à-dire en mourant pour eux, pour les sauver du péché (cf. Jean 15, 13).
L'aumône est aussi source de joie spirituelle : « Quand nous agissons avec amour, nous exprimons la vérité de notre être : nous avons en effet été créés non pour nous-mêmes, mais pour Dieu et pour nos frères (cf. 2 Corinthiens 5, 15). Chaque fois que, par amour pour Dieu, nous partageons nos biens avec notre prochain qui est dans le besoin, nous expérimentons que la plénitude de la vie vient de l’amour et que tout se transforme pour nous en bénédiction sous forme de paix, de satisfaction intérieure et de joie. En récompense de nos aumônes, le Père céleste nous donne sa joie. Mais il y a plus encore : saint Pierre cite parmi les fruits spirituels de l’aumône, le pardon des péchés. « La charité, écrit-il, couvre une multitude de péchés » (1 Pierre 4, 8) » (Benoît XVI,
Message pour le carême de 2008, 30 octobre 2007).

(à suivre...)

Morale et éthique


Morale et éthique

Pour éviter tout malentendu, il n'est pas inutile de préciser le sens retenu pour certains mots. Ainsi nous réservons le mot « morale » à toute loi ou directive divine concernant le comportement humain ; et le mot « éthique », à toute loi ou (lire la suite) directive que se donnent une communauté, une société ou un pays pour le comportement de ses sujets. On réalise (= comprend) immédiatement que ce qui est permis par la loi n'est pas forcément un bien moral. L'éthique varie avec le temps, les civilisations, les coutumes et les mœurs. En revanche, la morale, relevant de Dieu, est immuable, valable pour toute l'humanité et pour tous les temps. Ce qui est bien reste toujours bon et ce qui est mal sera toujours mauvais.

Dr Noël Mégabarné, Pour réussir l'évangélisation nouvelle, s.d. (2007), p. 116.

jeudi 7 février 2008

Le careme (2)

Le carême (2)

Nous avons parlé des sentiments qui animent le Christ avec intensité au cours des semaines antérieures à sa Passion, semaines qui correspondent à notre carême. Il s'agit donc pour nous de faire nôtres ces sentiments, qui ont la Croix pour horizon. Cela implique de nous convertir. Tel est d'ailleurs le premier mot de la prédication du Seigneur : « Repentez-vous, car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 4, 17).
Toutefois, « cet itinéraire de conversion ne peut pas se limiter (lire la suite) à une période particulière de l'année : c'est un chemin quotidien, qui doit embrasser tout le cours de l'existence, chaque jour de notre vie » (Benoît XVI, Audience générale, 21 janvier 2007). C'est l'affaire de toute notre vie, même si chaque année l'Église nous propose le carême comme un temps privilégié de conversion.
Parlant de la personne humaine, le prophète Osée annonçait, de la part de Dieu : « Je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert, et je lui parlerai de cœur à cœur » (Os 2, 16). Au désert, comme le Christ. « Le carême est un chemin de conversion dans l'Esprit Saint, pour rencontrer Dieu dans notre vie. En effet, le désert est un lieu de sécheresse et de mort ; il est synonyme de solitude, mais aussi de dépendance de Dieu, de recueillement et de retour à l'essentiel. Pour le chrétien, l'expérience du désert veut dire éprouver personnellement sa petitesse devant Dieu et devenir ainsi plus sensible à la présence de ses frères pauvres » (Jean-Paul II, Message pour le carême 1998).
C'est vers celui-ci que le pape actuel nous invite à nous tourner, en proposant de centrer notre effort de carême sur l'aumône : « Elle est une manière concrète de venir en aide à ceux qui sont dans le besoin, et, en même temps, un exercice ascétique pour se libérer de l’attachement aux biens terrestres. Combien forte est l’attirance des richesses matérielles, et combien doit être ferme notre décision. (...) L’Évangile met en lumière un aspect caractéristique de l’aumône chrétienne : elle doit demeurer cachée. « Que ta main gauche ne sache pas ce que fait ta droite », dit Jésus, « afin que ton aumône se fasse en secret » (Matthieu 6, 3-4) » (Benoît XVI, Message pour le carême de 2008, 20 octobre 2007).
Saint Paul qualifie l'aumône de « bénédiction » (2 Corinthiens 9, 5), qualificatif qu'explique saint Thomas d'Aquin en ces termes : « L'aumône est appelée bénédiction parce qu'elle est cause de la bénédiction éternelle. Car par l'action de donner, l'homme est béni par Dieu et par les hommes » (Commentaire sur la Deuxième épître aux Corinthiens).

(à suivre...)

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour une jeune femme atteinte d'un cancer du foie et sa fille, 15 ans, greffée du foie à l'âge de 2 ans, en mauvaise santé actuellement et son papa (tendance à l'alcoolisme).

Pour nos prêtres et toutes les personnes actives dans notre Église locale. Qu'ils soient soutenus par une réelle intelligence de la foi et la fidélité au Saint-Siège.

Pour attirer la tendresse de Dieu sur mon petit-fils, 9 ans, gravement handicapé par une myopathie.

Pour ma sanctification, celle de mes enfants et de mes petites-filles.

mercredi 6 février 2008

Le careme (1)

Le carême (1)

Jésus a été baptisé par Jean, dans le Jourdain. « Puis l'Esprit le poussa aussitôt au désert. Et il vécut au désert pendant quarante jours, en butte aux tentations de satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient » (Marc 1, 12-13). Saint Matthieu (4, 2) précise qu'« il jeûna pendant quarante jours et quarante nuits ; après quoi, il sentit la faim ». Cet épisode de la vie de notre Seigneur donne tout son sens au carême (lire la suite) qui commence aujourd'hui. Le mot vient du latin quadragesima dies, qui signifie « quarante jours ».
C'est un temps de prière intense, de recueillement et de privations volontaires pendant lequel le Seigneur se dispose à la mission d'annonce de la Bonne Nouvelle qu'il va entreprendre dès que Jean-Baptiste aura été emprisonné par Hérode (cf. Matthieu 4, 12-17). Il se prépare ainsi à son apostolat, ainsi qu'au choix de ceux qu'il appellera à être ses disciples et, parmi eux, ses apôtres. Il pense sans aucun doute au peuple à convertir, et aux hommes de tous les temps pour lesquels il donnera sa vie près de trois ans plus tard.
Saint Paul nous invite à « avoir les uns pour les autres les mêmes sentiments, d'après le Christ Jésus » (Romains 15, 5). Nous pouvons élargir cette suggestion au fait de chercher à avoir de façon générale les mêmes sentiments que Jésus, et en particulier pendant ces semaines qui précèdent sa Passion, sa mort et sa Résurrection.
Il nous a fait savoir qu'il est venu mettre le feu sur la terre, ajoutant : « Et combien je désire qu'il soit déjà allumé. Il est un baptême que je dois recevoir - le baptême de son Sang versé sur la Croix - et comme je suis dans l'angoisse jusqu'à ce que ce soit chose faite » (Luc 12, 49-50). Le même saint Luc rapporte que « comme se faisait proche le temps où il allait être enlevé - où il allait mourir - il prit résolument la direction de Jérusalem » (9, 51), et « il marchait devant » ses apôtres, qui « étaient dans la stupéfaction » et « avaient peur » (Matthieu 9, 32), car tous savaient que les chefs des Juifs avaient donné l'ordre de le dénoncer pour le faire périr.
Enfin, au cours du repas du Jeudi Saint, Jésus dit à ses disciples : « J'ai ardemment désiré manger cette pâque avec vous avant de souffrir » (Luc 22, 15).

(à suivre...)

mardi 5 février 2008

Les epoux Priscille et Aquilas (3)

Les époux Priscille et Aquilas (3)

De retour à Rome, Aquilas et Priscille continuèrent à accomplir cette très précieuse fonction également dans la capitale de l'Empire. En effet, Paul, écrivant aux Romains, envoie précisément ce salut : « Saluez Prisca et Aquilas, mes coopérateurs dans le Christ Jésus ; pour me sauver la vie ils ont risqué leur tête, et je ne suis pas seul à leur devoir de la gratitude : c'est le cas de toutes les Églises de la gentilité ; saluez aussi l'Église qui se réunit chez eux » (Romains 16, 3-5). Quel extraordinaire éloge des deux conjoints (lire la suite) dans ces paroles ! Et c'est l'apôtre Paul lui-même qui le fait. Il reconnaît explicitement en eux deux véritables et importants collaborateurs de son apostolat. La référence au fait d'avoir risqué la vie pour lui est probablement liée à des interventions en sa faveur au cours d'un de ses emprisonnements, peut-être à Éphèse même (cf. Actes 19, 23 ; 1 Corinthiens 15, 32 ; 2 Corinthiens 1, 8-9). Et le fait qu'à sa gratitude, Paul associe même celle de toutes les Églises des gentils, tout en considérant peut-être l'expression quelque peu excessive, laisse entrevoir combien leur rayon d'action a été vaste, ainsi, en tous cas que leur influence en faveur de l'Évangile.
La tradition hagiographique postérieure a conféré une importance particulière à Priscille, même s'il reste le problème de son identification avec une autre Priscille martyre. Dans tous les cas, ici, à Rome, nous avons aussi bien une église consacrée à Sainte Prisca sur l'Aventin que les catacombes de Priscille sur la Via Salaria. De cette façon se perpétue la mémoire d'une femme, qui a été certainement une personne active et d'une grande valeur dans l'histoire du christianisme romain. Une chose est certaine : à la gratitude de ces premières Églises, dont parle saint Paul, doit s'unir la nôtre, car c'est grâce à la foi et à l'engagement apostolique de fidèles laïcs, de familles, d'époux comme Priscille et Aquilas, que le christianisme est parvenu à notre génération. Il ne pouvait pas croître uniquement grâce aux Apôtres qui l'annonçaient. Pour s'enraciner dans la terre du peuple, pour se développer de façon vivante, était nécessaire l'engagement de ces familles, de ces époux, de ces communautés chrétiennes, et de fidèles laïcs qui ont offert l'« humus » à la croissance de la foi. Et c'est toujours et seulement ainsi que croît l'Église. En particulier, ce couple démontre combien l'action des époux chrétiens est importante. Lorsqu'ils sont soutenus par la foi et par une forte spiritualité, leur engagement courageux pour l'Église et dans l'Église devient naturel. Leur vie commune quotidienne se prolonge et en quelque sorte s'élève en assumant une responsabilité commune en faveur du Corps mystique du Christ, ne fût-ce qu'une petite partie de celui-ci. Il en était ainsi dans la première génération et il en sera souvent ainsi.
Nous pouvons tirer une autre leçon importante de leur exemple : chaque maison peut se transformer en une petite Église. Non seulement dans le sens où dans celle-ci doit régner le typique amour chrétien fait d'altruisme et d'attention réciproque, mais plus encore dans le sens où toute la vie familiale sur la base de la foi, est appelée à tourner autour de l'unique domination de Jésus Christ. Ce n'est pas par hasard que dans la Lettre aux Éphésiens, Paul compare la relation matrimoniale à la communion sponsale qui existe entre le Christ et l'Église (cf. Éphésiens 5, 25-33). Nous pourrions même considérer que l'Apôtre façonne indirectement la vie de l'Église tout entière sur celle de la famille. Et en réalité, l'Église est la famille de Dieu. Nous honorons donc Aquilas et Priscille comme modèles d'une vie conjugale engagée de façon responsable au service de toute la communauté chrétienne. Et nous trouvons en eux le modèle de l'Église, famille de Dieu pour tous les temps.

Benoît XVI, Audience générale, 7 février 2007.

Arrets sur christianisme (15)

Arrêts sur christianisme (15)

Le christianisme est une religion insérée dans l'histoire ! C'est en effet sur le terrain de l'histoire que Dieu a voulu établir une alliance avec Israël et préparer ainsi la naissance de son Fils du sein de Marie « dans la plénitude du temps » (Galates 4, 4). Considéré dans son mystère divin et humain, le Christ est le fondement et le centre de l'histoire, il en est le sens et le but ultime. C'est en effet par lui, Verbe et image du Père, que « tout a été fait » (Jean 1, 3 ; cf. Colossiens 1, 15-16). Son incarnation, qui a son sommet dans le mystère pascal et dans le don de l'Esprit, constitue le cœur vibrant du temps, l'heure mystérieuse où le Règne de Dieu s'est fait proche (cf. Marc 1, 15) et même s'est enraciné dans notre histoire comme une semence destinée à devenir un grand arbre (cf. Marc 4, 30-32).

Jean-Paul II, exhortation apostolique Novo millennio ineunte pour le début du troisième millénaire, n° 5.

lundi 4 février 2008

Les epoux Priscille et Aquilas (2)


Les époux Priscille et Aquilas (2)

Dans un deuxième temps, Priscille et Aquilas se rendirent en Asie mineure, à Éphèse. Ils jouèrent là un rôle déterminant pour compléter la formation chrétienne du juif alexandrin Apollos, dont nous avons parlé mercredi dernier. Comme il ne connaissait que de façon sommaire la foi chrétienne, « Priscille et Aquilas l'entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus d'exactitude la Voie de Dieu » (Actes 18, 26). Quand, à Éphèse, (lire la suite) l'Apôtre Paul écrit sa Première Lettre aux Corinthiens, il envoie aussi explicitement avec ses propres salutations celles d'"Aquilas et Prisca [qui] vous saluent bien dans le Seigneur, avec l'Église qui se rassemble chez eux" (16, 19). Nous apprenons ainsi le rôle très important que ce couple joua dans le milieu de l'Église primitive : accueillir dans leur maison le groupe des chrétiens locaux, lorsque ceux-ci se rassemblaient pour écouter la Parole de Dieu et pour célébrer l'Eucharistie. C'est précisément ce type de rassemblement qui est appelé en grec "ekklesìa" - le mot latin est « ecclesia », le mot français « église » - qui signifie convocation, assemblée, regroupement. Dans la maison d'Aquilas et de Priscille, se réunit donc l'Église, la convocation du Christ, qui célèbre là les saints Mystères. Et ainsi, nous pouvons précisément voir la naissance de la réalité de l'Église dans les maisons des croyants. Les chrétiens, en effet, jusque vers le IIIème siècle, ne possédaient pas leurs propres lieux de culte : dans un premier temps, ce furent les synagogues juives, jusqu'à ce que la symbiose originelle entre l'Ancien et le Nouveau Testament ne se défasse et que l'Église des Gentils ne soit obligée de trouver sa propre identité, toujours profondément enracinée dans l'Ancien Testament. Ensuite, après cette « rupture », les chrétiens se réunissent dans les maisons, qui deviennent ainsi « Église ». Et enfin, au IIIème siècle, naissent de véritables édifices de culte chrétien. Mais ici, dans la première moitié du Ier et du IIème siècle, les maisons des chrétiens deviennent véritablement et à proprement parler des « églises ». Comme je l'ai dit, on y lit ensemble les Saintes Écritures et l'on célèbre l'Eucharistie. C'est ce qui se passait, par exemple, à Corinthe, où Paul mentionne un certain « Gaïus vous salue, lui qui m'a ouvert sa maison, à moi et à toute l'Église » (Romains 16, 23), ou à Laodicée, où la communauté se rassemblait dans la maison d'une certaine Nympha (cf. Colossiens 4, 15), ou à Colosse, où le rassemblement avait lieu dans la maison d'un certain Archippe (cf. Philémon 1, 2).

(à suivre...)

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour que mes cinq enfants et dix-sept petits-enfants affermissent leur foi dans l'Eucharistie.

Pour que nos cœurs s'ouvrent à la FOI, au quotidien, dans l'ordinaire, avec l'intercession maternelle de Marie qui a cru que Jésus pouvait changer l'eau en vin.

Priez, afin que je sache pardonner à tous ceux qui m'ont vexée, humiliée, trompée, oubliée, calomniée, jugée. Priez aussi pour que je trouve le pardon de ceux que j'ai jugés, calomniés, oubliés, trompés, humiliés ou vexés. Pour tous la paix du Christ.

Que mes enfants retrouvent l'Église et participent aux sacrements qui nous inondent de l'Amour et de la Miséricorde de notre Dieu Père. Et que le Seigneur me pardonne mon manque d'amour pour Lui.

dimanche 3 février 2008

Les epoux Priscille et Aquilas (1)

Les époux Priscille et Aquilas (1)

Avec Benoît XVI, nous considérons aujourd'hui « un couple d'époux. Il s'agit des conjoints Priscille et Aquilas, qui se trouvent dans le groupe des nombreux collaborateurs qui ont entouré l'apôtre Paul, que j'avais déjà brièvement mentionnés mercredi dernier. Sur la base des informations en notre possession, ce couple d'époux joua un rôle très actif au temps des origines post-pascales de l'Église.
Les noms d'Aquilas et de Priscille sont latins, mais l'homme et la femme qui les portent étaient d'origine juive. Cependant, (lire la suite) au moins Aquilas provenait géographiquement de la diaspora de l'Anatolie septentrionale, qui s'ouvre sur la Mer Noire - dans la Turquie actuelle -, alors que Priscille, dont le nom se trouve parfois abrégé en Prisca, était probablement une juive provenant de Rome (cf. Actes 18, 2). C'est en tout cas de Rome qu'ils étaient parvenus à Corinthe, où Paul les rencontra au début des années 50 ; c'est là qu'il s'associa à eux car, comme nous le raconte Luc, ils exerçaient le même métier de fabricants de toiles ou de tentes pour un usage domestique, et il fut même accueilli dans leur maison (cf. Actes 18, 3). Le motif de leur venue à Corinthe avait été la décision de l'empereur Claude de chasser de Rome les Juifs résidant dans l'Urbs. L'historien romain Suétone nous dit, à propos de cet événement, qu'il avait expulsé les Juifs car « ils provoquaient des tumultes en raison d'un certain Crestus » (cf. Les vies des douze Césars, Claude, 25). On voit qu'il ne connaissait pas bien le nom - au lieu du Christ, il écrit Crestus - et qu'il n'avait qu'une idée très confuse de ce qui s'était passé. Quoi qu'il en soit, des discordes régnaient à l'intérieur de la communauté juive autour de la question de savoir si Jésus était ou non le Christ. Et ces problèmes constituaient pour l'empereur un motif pour expulser simplement tous les juifs de Rome. On en déduit que les deux époux avait déjà embrassé la foi chrétienne à Rome dans les années 40, et qu'ils avaient à présent trouvé en Paul quelqu'un non seulement qui partageait cette foi avec eux - que Jésus est le Christ - mais qui était également un apôtre, appelé personnellement par le Seigneur Ressuscité. La première rencontre a donc lieu à Corinthe, où ils l'accueillent dans leur maison et travaillent ensemble à la fabrication de tentes.

(à suivre...)

Le sida


Le sida

Dès le départ, et surtout après la découverte du retro-virus responsable, on savait que le sida est une maladie transmissible et non contagieuse. Transmissible par le sang et les rapports sexuels (en sachant que les muqueuses rectales et vaginales étaient propices à cette transmission). À partir de là, trois catégories de personnes étaient particulièrement exposées : les homosexuels, les transfusés et les toxicomanes par piqûre. L'effort des scientifiques (lire la suite) a rendu le risque transfusionnel inexistant. Les services sociaux (création de centres de distribution d'héroïne ou simplement la distribution de seringues) contribuèrent fortement à la régression du sida chez les toxicomanes. Restait la lutte contre la transmission sexuelle (homo ou hétérosexuelle). De toute évidence, seuls l'amour monogamique et fidèle, et la mise en garde contre la multiplication des partenaires pouvaient combattre efficacement l'épidémie. Malheureusement, aucun responsable politique ou professionnel (médecin ou journaliste), sauf erreur de ma part, n'a osé le dire ou l'écrire. Les mœurs sont-elles devenues si dégradées que la vérité soit devenue tabou ou inavouable ? Ou l'estime que l'on doit à tout être humain s'est-elle tellement délabrée que l'on ne le croit plus capable, même au péril de sa vie, de maîtriser son instinct sexuel dépravé et insatiable ? Le fait est que tout le monde n'avait en bouche que le mot préservatif, comme l'unique arme contre le sida, en attendant un traitement miracle ou le vaccin. Déclaré dangereux, car inefficace contre la limitation des naissances au temps d'Humanae vitae, le voilà devenue panacée contre le sida : passoire pour le spermatozoïde, et infranchissable pour le virus. Comprenne qui pourra. Ce moyen de prévention ou de lutte contre le sida me suggère une image : deux hommes armés se canardaient à mort. Les témoins (police ou autres) au lieu d'essayer de les désarmer, leur proposent des gilets pare-balles et leur disent : feu a volonté !

Dr Noël Mégabarné, Pour réussir l'évangélisation nouvelle, s.d. (2007), p. 119-120.

samedi 2 février 2008

L'amour des parents (2)

L'amour des parents (2)

Par le nombre des sacrifices que nos parents ont fait pour nous, et surtout en raison de l'amour qu'ils supposent, ils représentent une dette dont nous devons nous acquitter tout au long de notre vie. Que nos parents aient des défauts, ce n'est pas une découverte. Nous en avons tellement, chacun d'entre nous, qu'ils doivent bien en avoir quelques-uns. Mais si nous sommes intransigeants et ne savons pas passer outre, nous manquons à la charité et, en outre, au quatrième commandement de Dieu qui nous enjoint d'honorer notre père et notre mère. « C'est avec la mesure que vous employez (lire la suite) qu'en retour on mesurera pour vous » Luc 6, 38). Nous respectons autrui, nos parents en tout premier lieu, non pas tant pour éviter que l'on nous applique une mesure pauvre, chiche, mais par amour. Le quatrième commandement est un « très doux précepte ». « Le commandement qui oblige à aimer ses parents relève du droit naturel et du droit divin positif. Et je l'ai toujours appelé « un très doux précepte ». — Ne néglige pas cette obligation d'aimer les tiens toujours davantage ; de te mortifier pour eux ; de prier pour eux, et de les remercier pour tout le bien que tu leur dois » (saint Josémaria, Forge, n° 21). Quoi de plus doux et agréable que d'aimer ceux dont on se sait tellement aimé, d'un amour qui n'a pas de prix ?
Justement parce qu'il n'a pas de prix, il demande de ne pas nous arrêter à des différences de caractère, des divergences de points de vue, de ne pas en faire une affaire d'état, d'accepter avec reconnaissance leurs conseils, donnés d'ordinaire dans une bonne intention, quitte à agir différemment si on l'estime nécessaire. Évidemment, il faut préserver l'intimité familiale de parents trop envahissants, et c'est aux époux à décider ce qui convient pour leur foyer et l'éducation de leurs enfants. Mais il y a manière et manière d'accueillir les suggestions des parents ; il y a mille manières chrétiennes de vivre la charité et la piété filiale ; il y a aussi des manières humaines qui laissent libre cours aux réactions épidermiques, à l'énervement. Et là, le diable s'en mêle, s'en frotte les mains de satisfaction.
Si, en tout état de cause, malgré nos bonnes résolutions et nos efforts, nous avons laissé échapper un mot de trop, il convient de demander pardon. C'est là, toujours, une exigence de la charité authentique. N'oublions jamais à quoi nous engage la récitation du « Notre Père » : « Pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensé. »

(fin)

2 fevrier : la Chandeleur

2 février : la Chandeleur

« Du latin candelarum, « chandelle ». Nom courant de la fête qui commémore la présentation de Jésus au Temple de Jérusalem, quarante jours après sa naissance, ainsi que la purification de la Sainte Vierge, suivant les prescriptions de la Loi ancienne déclarant une femme impure pendant quarante jours après l'accouchement. Le missel prévoit ce jour-là une procession avec des cierges bénis. Les orthodoxes nomment cette fête la Sainte Rencontre » (D. Le Tourneau, « Chandeleur », Les mots du christianisme. Catholicisme – Orthodoxie – Protestantisme, Paris, 2005, p. 125). La coutume de partager des crêpes est née à l'occasion de cette procession liturgique. (lire la suite)
Cette fête est aussi appelée en Orient « fête de la Rencontre » ou « hypapantè », de hypo, « sous » et apantan, « rencontrer ». Premier mot d'une hymne, donnant, dans la liturgie de rite byzantin, son nom à la fête de la rencontre de Jésus avec le vieillard Siméon, lors de sa présentation au Temple (Luc 2, 22-35). Cette fête était célébrée à Jérusalem le 14 février, dès le IVe siècle. Elle l'est aujourd'hui le 2 février » (Ibid., « Hypapanté », p. 316).

vendredi 1 février 2008

L'amour des parents (1)

L'amour des parents (1)

Il arrive que l'on soit en froid avec son père ou avec sa mère, quand ce n'est pas avec les deux ! C'est une conséquence de notre nature pécheresse et de notre tendance à penser à nous et à envisager les situations en fonction de nous, de nos droits, de nos intérêts, de notre indépendance et de tant d'autres prétentions. Quand nous raisonnons de cette façon, il n'est pas étonnant que des frictions aient lieu.
Que les relations soient éventuellement tendues dans le cadre (lire la suite) du travail, du voisinage, ou avec la belle-mère (c'est fou ce que l'on a dire de mal de sa belle-mère ! Les femmes oublient qu'elles deviennent belle-mère un jour à leur tour !), cela peut se comprendre, même si c'est un manquement à la charité. Mais envers nos parents, à qui nous devons tant, cela a encore moins de raison d'être. Nous devons soigner la charité envers eux à l'extrême, une charité empreinte d'une profonde reconnaissance.
Je me souviens très clairement, comme si j'y étais, du jour où, me promenant bras-dessus bras-dessous avec le fondateur de l'Opus Dei, le futur saint Josémaria, il nous invitait à rendre grâce à Dieu pour tous ses bienfaits, etiam ignotis, disait-il, même ceux que nous ignorons. Et, pour faire comprendre l'importance de ces grâces cachées, il prenait précisément l'exemple d'un père et d'une mère qui ont consenti à beaucoup de sacrifices et de renoncements, bien souvent avant même qu'ils ne naissent. Les enfants ignorent la plupart de ces efforts accomplis avec joie pour leur bien. Ils n'en sont pas moins réels. « Sois reconnaissant à tes parents de ce qu'ils t'ont donné la vie, afin de pouvoir devenir enfant de Dieu. — Et plus reconnaissant encore si ce premier germe de la foi, de la piété, de ton chemin de chrétien ou de ta vocation, ce sont eux qui l'ont mis dans ton âme » (saint Josémaria, Forge, n° 19).

(à suivre...)

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour que mon cœur s'ouvre sans crainte à l'Amour Miséricordieux de Notre Seigneur.

Seigneur protégez les petits-enfants qui font leur profession de foi et leur première Communion. Faites-en de bons chrétiens et peut-être de jeunes prêtres. Appelez-les.

Le retour à la santé de mon mari et de ma sœur. Que le Seigneur reste toujours l'Ami de mes enfants et de mes petits-enfants (19 en tout). Pour les vocations. Merci.

Que le Seigneur me donne par sa grâce la sagesse, la force et la foi pour la nouvelle charge professionnelle qui m'a été confiée.