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lundi 17 décembre 2007

Intentions de priere

Intentions de prière


Que le Seigneur m'aide à vivre chaque jour dans la Foi et l'Espérance.

Pour mon fils qui s'est éloigné du Seigneur et est devenu alcoolique.

Pour la paix dans le monde. Pour les vocations, que Notre Seigneur nous accorde encore beaucoup de prêtres, afin que nos églises restent ouvertes, que la foi revienne dans notre pays, dans nos paroisses, dans nos familles. Nous vous demandons une petite prière pour nos intentions. Merci.

La sainteté de l'Église, le sens de la prière dans les familles chrétiennes, l'éducation chrétienne des femmes, la paix en France.

dimanche 16 décembre 2007

Notre ame (2)

Notre âme (2)

Et la vérité, c'est que plus qu'un palais des mille et une nuits, notre âme est plus proche d'une porcherie, d'une étable. Mais n'est-ce pas précisément dans une étable que Jésus a choisi de naître parmi nous ? « Or, pendant qu'ils étaient là (à Bethléem), le temps où elle (Marie) devait enfanter s'accomplit, et elle mit au monde son fils premier-né, l'emmaillota et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'hôtellerie » (Luc 2, 6-7). Ce choix, peu compréhensible à première vue, (lire la suite) est un encouragement que Dieu nous adresse : même si notre âme n'est guère engageante ou reluisante, il continue à vouloir y descendre, non seulement à y faire halte, mais bien à y demeurer, si nous faisons nôtre son projet amoureux.
Le Seigneur a décidé lui-même de venir à nous. Et s'il nous choisit, ce serait une fausse humilité que de prétexter notre manque de conditions pour ne pas accéder à sa requête.
Regardons-nous en face, et montrons-nous à Jésus tels que nous sommes, tout en lui disant que nous sommes à sa disposition, qu'il nous prenne à son service puisqu'il pense que nous pouvons lui être utile à quelque chose : « Je t'ai bien compris quand tu concluais : décidément, je n'arrive même pas au niveau du petit âne qui fut le trône de Jésus pour son entrée à Jérusalem : je fais toujours partie de ce tas de vieux chiffons, petits et misérables, que le plus pauvre des chiffonniers méprisera » (saint Josémaria, Forge, n° 607).
Alors notre âme prend un éclat nouveau. La présence de Dieu en elle l'illumine, puisque Jésus-Christ est «la Lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme » (Jean 1, 9). Et Dieu orne notre âme des vertus et des dons du Saint-Esprit. Si nous sommes humbles, Dieu se charge d'aménager sa demeure en nous, en procédant aux travaux d'adaptation nécessaire, qui font immanquablement souffrir. Il faut nettoyer, polir, abattre et reconstruire... À la fin, notre âme ne peut toujours pas soutenir la comparaison avec le ciel, mais elle en est devenue comme une annexe sur terre. C'est un petit coin de paradis où il fait bon vivre.

(fin)

Humour

Humour


Au restaurant, un client constate avec une certaine révulsion que le garçon qui le sert a la figure couverte de boutons.
- Vous avez de l'eczéma ? lui demande-t-il.
- Non, Monsieur, lui dit le garçon ; il ne nous en reste plus...

samedi 15 décembre 2007

Notre ame (1)

Notre âme (1)

Quelle idée nous faisons-nous de notre âme ? Je ne parle pas de son origine, qui sans conteste est divine, ni des qualités, qui sont d'être immortelle et l'image et la ressemblance de Dieu en nous (cf. Genèse 1, 26). Mais de la représentation que nous nous en faisons en rapport avec la venue de Dieu en elle.
Car elle est la demeure de Dieu. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu ? » (lire la suite) demande saint Paul (1 Corinthiens 6, 19).
Est-elle le palais qu'elle devrait être : une demeure somptueuse, construite avec les matériaux les plus riches que nous ayons pu trouver, décorée et ornée du meilleur goût, et en parfait état de conservation ? C'est là l'idéal que nous ne pouvons pas atteindre, par suite des traces du péché originel. Celui-ci a introduit en nous le fomes peccati, le « foyer du péché » : « Dans le baptisé, certaines conséquences temporelles du péché demeurent cependant, tels les souffrances, la maladie, la mort, ou les fragilités inhérentes à la vie comme les faiblesses de caractère, etc., ainsi qu’une inclination au péché que la Tradition appelle la concupiscence, ou, métaphoriquement, « le foyer du péché » (fomes peccati) : « Laissée pour nos combats, la concupiscence n’est pas capable de nuire à ceux qui, n’y consentant pas, résistent avec courage par la grâce du Christ. Bien plus, « celui qui aura combattu selon les règles sera couronné » (2 Tm 2, 5) » (Concile de Trente) » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1264).
Fort heureusement, nous devons à la miséricorde divine de pouvoir purifier notre âme dans le sacrement de la réconciliation. Mais nous restons pécheurs. Et toute faute, même la plus petite faute vénielle due à la faiblesse et non à notre malice, est une rébellion insupportable contre Dieu, qui ne nous a fait que du bien, qui est le Bien absolu en lui-même.
« Dis à Jésus : je ne vois pas une seule fleur épanouie dans mon jardin ; toutes ont des taches... et il semble que toutes ont perdu leur couleur et leur arôme. Pauvre de moi ! La bouche dans le fumier, à terre : c'est là ma position. — Quand tu t'humilies, c'est ainsi qu'il vaincra en toi, et que tu remporteras la victoire » (saint Josémaria, Forge, n° 606). Victoire qui permet de nettoyer l'âme. Celle-ci peu ainsi progresser toujours plus sur le chemin de l'amour de Dieu. Mais elle porte de plus en plus de cicatrices... Nous éprouvons du mal à le reconnaître en toute simplicité, mais l'humilité est la vérité...

(à suivre...)

Intentions de priere

Intentions de prière

Le recrutement de notre monastère.

Pour que les chrétiens réapprennent les vertus de paix, charité, solidarité avec les peuples musulmans, arabes.

Pour ma fille afin qu'elle agisse avec discernement. Pour que mes quatre filles ne s'éloignent JAMAIS du Seigneur. Pour mon fils. Pour qu'une de nos jeunes voisines mère de six enfants, israélite, marche à nouveau sans béquilles.

vendredi 14 décembre 2007

Bruno Leroy, éducateur de rue, témoigne

Bruno Leroy, éducateur de rue, témoigne

Éducateur de rue, écrivain. Bruno Leroy, qui n’est pas membre de l’Opus Dei, nous explique comment saint Josémaria l’aide dans son travail quotidien au service des plus démunis.

Pouvez-vous nous parler de vous et de votre parcours ?

J'ai 48 ans et, depuis l'âge de dix neuf ans, j'exerce la profession d'éducateur. La prise de conscience d'effectuer un travail social est venue d'une révolte viscérale contre les injustices, notamment celles qui touchaient les blessés de la vie. (...) J'ai rencontré Saint Josémaria lors d'une braderie ! La Providence me fit découvrir un vieux livre inconnu intitulé : Dieu vomit les tièdes qui, je trouve, synthétise la pensée de Josémaria. Je l'avais laissé de côté car, à l'époque j'étais davantage passionné par la Théologie de la libération. Puis, durant une période extrêmement difficile, je me suis mis à le lire. Non seulement ce livre m'a rapidement remis debout mais il m'a procuré une force intérieure indéfectible. (...)
Saint Josémaria était d'une liberté d'esprit étonnante. Il nous apprend à transcender notre quotidien parfois trop pesant pour en faire une plume légère transportée par l'Esprit-Saint. Sa spiritualité est toujours à redécouvrir, car elle mène vers un bonheur certain. Ce Bonheur qu'il me fait découvrir, je me dois de le partager.
C'est ce que je tente de faire sur mon blog. (lire la suite)

Qui etait Pilate ? (2)

Qui était Pilate ? (2)

Un dernier fait rapporté par Josèphe est la violente répression des Samaritains au mont Garizim, vers 35. Après quoi, les Samaritains envoyèrent une légation auprès du gouverneur de la Syrie, Lucius Vitellius, qui suspendit Pilate de ses fonctions. Ce dernier fut rappelé à Rome pour s’expliquer, mais il arriva après la mort de Tibère (Antiquités juives 18, 85-89). Selon une tradition reprise par Eusèbe, il tomba en disgrâce sous le règne de Caligula et finit par se suicider.
Par la suite différentes légendes (lire la suite) ont vu le jour à son sujet. Certaines lui attribuent une horrible fin dans le Tibre ou à Vienne (France), tandis que d’autres (surtout les Actes de Pilate qui, au moyen âge, faisaient partie de l’Évangile de Nicodème) le présentent comme un converti au christianisme avec sa femme Procula, qui est vénérée comme sainte par l’Église orthodoxe en raison de sa défense de Jésus (Matthieu 27, 19). Pilate lui-même est rangé parmi les saints de l’Église éthiopienne et et de l'Église copte. Cependant, par-delà ces traditions qui, à l’origine, reflètent la volonté d’atténuer la culpabilité du gouverneur romain au temps où le christianisme éprouvait des difficultés à se frayer la voie dans l’empire, la figure de Pilate que nous connaissons par les Évangiles est celle d’un personnage indolent, qui n’ose pas faire face à la vérité et préfère contenter la foule.
Sa mention dans le Credo, malgré tout, est d’une grande importance parce qu’elle nous rappelle que la foi chrétienne est une religion historique et non un programme éthique ou une philosophie. La rédemption s’est réalisée en un lieu concret du monde, la Palestine, à un temps précis de l’histoire, c’est-à-dire lorsque Pilate était préfet de Judée.

original en espagnol par Juan Chapa,
professeur de la faculté de Théologie de l'Université de Navarre

St Jean de la Croix et Noel

St Jean de la Croix et Noël

Nous fêtons aujourd'hui saint Jean de la Croix (1542-1591), qui collabora avec sainte Thérèse d'Avila à la réforme des Carmes. C'est un des plus grands mystiques. Voici un de ses cantiques sur Noël :

Comme était arrivé le temps
au cours duquel il devait naître,
à la manière d’un époux
il sortait de son lit nuptial ;
avec son épouse enlacé :
il l’étreignait de ses deux bras ;
alors que la gracieuse mère (lire la suite)
en une crèche le posait
parmi les quelques animaux
qui se trouvaient là par hasard ;
les hommes chantaient des cantiques,
les anges avaient leurs mélodies,
pour célébrer les épousailles
entre lesquels deux se faisaient ;
mais Dieu, déposé dans la crèche,
y pleurait et y gémissait ;
c’étaient les joyaux que l’épouse
apportait à ces épousailles ;
et la mère était dans l’extase
en contemplant un tel échange :
les larmes de l’homme dans Dieu,
et dedans l’homme l’allégresse ;
ce qui pour l’un comme pour l’autre
était d’ordinaire étranger !

jeudi 13 décembre 2007

Qui etait Ponce Pilate ? (1)


Qui était Ponce Pilate ? (1)

Ponce Pilate a occupé la charge de préfet de la province romaine de Judée, de 26 après Jésus–Christ à 36 ou au début de 37 apr. J.–C. Sa juridiction s’étendait aussi à la Samarie et à l’Idumée. Nous ne savons rien de sûr concernant sa vie avant ces dates. Le titre de sa fonction était celui de praefectus, comme pour ceux qui ont rempli la même charge avant l’empereur Claudius, ce que confirme une inscription retrouvée à Césarée. Le titre de procureur, que des auteurs anciens utilisent pour désigner sa fonction est un anachronisme. Les Évangiles se réfèrent à lui (lire la suite) avec le titre générique de « gouverneur ». En tant que préfet, il lui revenait de maintenir l’ordre dans la province et de l’administrer au plan judiciaire et économique. Par conséquent, il devait être à la tête de l’appareil judiciaire (il agit bien ainsi dans le procès de Jésus) et percevoir tributs et impôts pour subvenir aux nécessités de la province et de Rome. Nous n’avons pas de preuve directe de cette dernière fonction, même si l’incident de l’aqueduc, que relate Flavius Josèphe (voir plus loin) en est sûrement une conséquence. En outre, on a retrouvé des pièces de monnaie, battues à Jérusalem, dans les années 29, 30 et 31, qui ont sans doute été frappées sur ordre de Pilate. Mais ce préfet est passé à l’histoire surtout parce que c'est lui qui a ordonné l’exécution de Jésus de Nazareth. Par l’ironie du sort, son nom figure dans le symbole de la foi chrétienne : « Il a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli… »
Ses relations avec les Juifs, selon Philon et Flavius Josèphe, n’étaient pas bonnes du tout (l'information sur Pilate figure cher Philon, Légation à Caïus, 299-306 et Flavius Josèphe, Antiquités juives 18, 55-62 ; La guerre des Juifs 2, 169-177). D’après Josèphe, les années de Pilate furent fort turbulentes en Palestine tandis que Philon affirme que le gouverneur se caractérisait par « sa vénalité, sa violence, ses vols, ses assauts, sa conduite abusive, ses fréquentes exécutions des prisonniers qui n’avaient pas été jugés, et sa férocité sans bornes » (Légation à Caïus 302). Même si l’intentionnalité et la compréhension propres à ces deux auteurs affecte probablement ces appréciations, la cruauté de Pilate, comme le suggère Luc 13, 1, où est mentionné l’incident de Galiléens, dont le gouverneur mêla le sang à celui de leurs sacrifices, ne semble pas faire de doute. Josèphe et Philon rapportent aussi que Pilate introduisit à Jérusalem des emblèmes en l’honneur de Tibère, ce qui provoqua une grande agitation au point qu’il dut les transférer à Césarée. Joseph raconte ailleurs que Pilate utilisa les fonds sacrés pour construire un aqueduc. Cette décision provoqua une révolte qui fut réprimée dans le sang. Certains pensent que c’est là l’épisode qui se trouve rapporté dans Luc 13, 1.

(à suivre...)

Adoration pour les vocations sacerdotales

Adoration pour les vocations sacerdotales

Le pape Benoît XVI, par le truchement de la Congrégation du Clergé, vient d'adresser une lettre aux évêques du monde entier pour leur demander d'organiser des veillées d'adoration devant le Saint-Sacrement afin de prier le Seigneur de nous envoyer des vocations de prêtres et pour "accompagner spirituellement – au niveau du Corps Mystique –, dans une sorte de maternité spirituelle, ceux qui ont déjà été appelés au sacerdoce ministériel".
La lettre est accompagnée d'une note explicative.

mercredi 12 décembre 2007

L'esperance chretienne (4)

L'espérance chrétienne (4)

J'apporte quelques considérations finales sur l'espérance chrétienne. Oui, quitter cette demeure terrestre est le début de la vie définitive en Dieu. La considération de cette réalité renforce notre espérance alors que nous sommes encore viatores, des voyageurs en route vers la patrie céleste : « Songe comme Notre-Seigneur aime l'encens qu'on brûle en son honneur. Songe aussi au peu de valeur des choses de la terre, qui à peine commencées finissent... En revanche, un grand Amour t'attend au ciel : là ni déceptions, (lire la suite) ni tromperies ; mais tout l'amour, toute la beauté, toute la grandeur, toute la science du monde... ! Et sans le moindre écœurement : il te rassasiera sans te rassasier » (saint Josémaria, Forge, n° 995). Nous entrerons dans la Lumière.
Cette Lumière qu'est Dieu, qu'est le Christ en particulier, comme saint Jean l'expose dans le prologue de son Évangile : « La lumière, la vraie, celle qui éclaire tout homme, venait dans le monde. (...) À tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, qui non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu sont nés » (Jean 1, 9.12-13). Cette Lumière, le chrétien l'a vue et l'a reçue. Elle l'éclaire sa vie durant. « Espérer n’implique pas commencer à voir la lumière, mais être sûr, les yeux fermés, que le Seigneur, lui, la possède pleinement et qu’il vit dans cette clarté. La Lumière c’est Lui » (saint Josémaria, Sillon, n° 91).
Nous restons dans cette lumière en ne l'éteignant pas par le péché mortel. La paix de Dieu inonde notre âme, quoi qu'il arrive. Il est le port dans lequel nous pouvons jeter l'ancre en toute tranquillité. « Parle-lui ainsi, mon ami, comme un enfant : Jésus, je sais que je t'aime et que tu m'aimes ; tout le reste est pour moi sans importance : tout va bien » (saint Josémaria, Forge, n° 335). Il n'y a pas de souci à se faire, car où peut-on se trouver mieux que dans les bras de Dieu ? « Tu t’es réfugié en Lui, et, de Lui, il ne peut te venir que du bien » (saint Josémaria,
Sillon, n° 90). Tirons la conclusion suivante : « Fais tout avec désintéressement, par pur amour, comme s’il n’y avait ni récompense ni châtiment. — Mais entretiens dans ton cœur la glorieuse espérance du ciel » (saint Josémaria, Chemin, n° 668).

(fin)

Le chateau de Versailles

Le château de Versailles

mardi 11 décembre 2007

L'esperance chretienne (3)

L'espérance chrétienne (3)

Toujours à propos de l'espérance chrétienne, nous savons, par la foi et l'expérience spirituelle, que, quoi qu'il arrive, Dieu ne veut pas notre perte mais notre salut : « Je ne prends point plaisir à la mort de celui qui meurt, — oracle du Seigneur Yahweh ; convertissez-vous donc et vivez » (Ézéchiel 19, 32). « Je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance » (Jean 10, 10). D'où, encore une fois, notre confiance illimitée en Dieu : (lire la suite) « In te Domine, speravi : en toi, Seigneur, j’ai espéré. — Et, en plus des recours humains, j’ai usé de ma prière et de ma croix. — Et mon espérance n’a pas été vaine ! Elle ne le sera jamais : Non confundar in æternum ! » (saint Josémaria, Chemin, n° 95).
Nul obstacle ne peut nous arrêter. Nous ne serons jamais confondus face à Dieu, si nous maintenons notre espérance en lui, si nous conservons bien présente à l'esprit la réalité de notre filiation divine. Voyons ce qui se passe avec la mort du Christ, qui apparaît, à première vue, comme la catastrophe majeure de l'histoire humaine : « Le jour de la victoire du Seigneur, lors de sa Résurrection est définitif. Où sont-ils, les soldats que les autorités avaient placés là ? Où sont-ils, les scellés qu'elles avaient apposés sur la pierre du sépulcre ? Où sont-ils, ceux qui avaient condamné le Maître ? Et ceux qui ont crucifié Jésus ?... Son triomphe entraîne la débandade de ces pauvres misérables. Alors, remplis-toi d'espérance : Jésus-Christ est toujours vainqueur » (saint Josémaria, Forge, n° 660).
Partant de cette réalité — de la mort et de la Résurrection du Christ —, nous nous exclamons : « Que notre foi catholique est belle ! — Elle apporte une solution à toutes nos anxiétés, elle apaise l’esprit et emplit le cœur d’espérance » (saint Josémaria, Chemin, n° 582). Ce qui fait que, pour nous, la mort ne se présente pas sous un jour défavorable et terrible, car elle est l'aboutissement de notre espérance des biens à venir, la rencontre définitive avec Dieu, Un et Trine : « Les « autres », la mort les arrête et les saisit de crainte. — Nous, la mort — la Vie — nous stimule et nous encourage. Pour eux, c’est la fin ; pour nous, le commencement » (Ibid., n° 738).

(à suivre...)

Premiere messe de saint Josemaria a Lourdes en 1937

Première messe de saint Josémaria à Lourdes en 1937

Alors que les célébrations du 150ème anniversaire des apparitions de Lourdes viennent de commencer, ce 11 décembre est le 70ème anniversaire de la première messe célébrée en France par saint Josémaria, fondateur de l'Opus Dei. C'était donc en 1937, en pleine guerre civile d'Espagne. Après huit mois de réclusion dans la légation du Honduras, (lire la suite) à Madrid, période au cours de laquelle il avait perdu quarante kilos, le fondateur entrepris de traverser les Pyrénées avec quelques-uns de ses fils spirituels en se joignant à un groupe. C'était une entreprise très risquée outre que particulièrement éprouvante en plein hiver pour quelqu'un de non entraîné et d'épuisé.
Malgré tout, la Providence les accompagnait. Le 2 décembre, ils arrivèrent en Andorre, où une forte chute de neige les retint quelques jours. Le 10, ils pouvaient enfin franchir la frontière. Après avoir dormi à l'Hôtel Central, à Saint-Gaudens, ils arrivèrent à Lourdes le 11 au matin. Saint Josémaria eut du mal à faire accepter qu'il était prêtre et à obtenir qu'on le laisse célébrer la messe : il ne sortait évidemment pas d'une si longue épreuve revêtu d'une soutane ! Il célébra la sainte messe « sur le second autel latéral, à droite de la nef, près de la porte d'entrée de la crypte », qui seule était alors ouverte.
Dans sa biographie de saint Josémaria, Vazquez de Prada précise qu'ils récitèrent aussi une partie du chapelet dans la grotte. Un des membres de l'expédition
rapporte qu'il « priait pour tous ceux qui étaient restés dans la zone rouge, un par un, et pensait, un par un, à tous ceux que nous devions localiser dès que nous arriverions dans l'autre zone » (tome I, p. 238-239).
Par la suite, saint Josémaria est repassé par Lourdes de nombreuses fois, afin de confier ses intentions à la très Sainte Vierge.

lundi 10 décembre 2007

L'esperance chretienne (2)

L'espérance chrétienne (2)

Continuant à parler d'espérance, ce qui compte, ce n'est pas tellement d'être parfait — ce qui n'est pas possible ici-bas : tous les saints ont été des pécheurs — que d'avoir confiance en Dieu et de lui faire confiance : « Attends tout de Jésus : tu n’as rien, tu ne vaux rien, tu ne peux rien. — Il agira si tu t’abandonnes à lui » (saint Josémaria, Chemin, n° 731), bien certains que « si tu ne l’abandonnes pas, lui ne t’abandonneras pas » (Ibid., n° 730.
Bien entendu, les difficultés ne manquent pas dans la vie intérieure (lire la suite) tout comme dans nos activités humaines. Il faut être prévenu quant à la tactique du diable : « L’ennemi procède presque toujours ainsi avec les âmes qui lui résistent : hypocritement, doucement, sous des dehors… spirituels ! Surtout ne pas éveiller l’attention… — Puis, dès qu’il semble ne plus y avoir de solution (il y en a toujours), à visage découvert…, pour essayer de provoquer un désespoir « à la Judas », sans repentir » (Ibid., n° 725). Le diable cherche à nous décourager. Il sait que s'il y parvient, la cause est gagnée pour lui. Or, la vertu d'espérance doit précisément nous rattacher à Dieu quand l'effort devient plus coûteux à fournir. « Tu souffres beaucoup, parce que tu vois que tu n’es pas à la hauteur. Tu voudrais faire plus et avec plus d’efficacité ; mais souvent tu n’agis que comme un étourdi, ou tu n’oses pas. « Contra spem, in spem ! » — Que ton espérance soit sûre et vivante, contre toute espérance ! Appuie-toi sur ce rocher ferme qui te sauvera et te poussera. C’est une vertu théologale, magnifique, qui t’encouragera dans ta marche : ne crains pas d’aller trop loin ; et en plus elle t’empêchera de t’arrêter. — Ne me regarde pas comme cela ! Mais oui ! Cultiver l’espérance c’est rendre sa volonté toujours plus forte » (saint Josémaria, Sillon, n° 780). Se rappeler que c'est une vertu théologale, comme je l'ai dit au début, est vraiment essentiel et vital.
Vital, car être chrétien, ce n'est pas mener une vie simplement humaine, animale, mais partager déjà la vie de Dieu. Outre la vie corporelle — qui se trouve entre ses mains —, nous avons la vie surnaturelle, la vie de la grâce, qui a commencé au moment de notre baptême, lequel a fait de nous des enfants de Dieu.
Or, comme le point de Chemin de Croix cité plus haut le montre bien, Dieu ne nous abandonne pas un seul instant. C'est pourquoi notre confiance en lui doit être totale. Nous pouvons lui dire, dans notre prière : « Pour toute chose, je m'en remets à toi, mon Dieu. Qu'en serait-il de moi sans toi, qui es mon Père ? » (saint Josémaria, Forge, n° 229). Et à Jésus : « Parle-lui ainsi, mon ami, comme un enfant : Jésus, je sais que je t'aime et que tu m'aimes ; tout le reste est pour moi sans importance : tout va bien » (Ibid., n° 335).

(à suivre...)

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour la santé des personnes âgées.

Mon mari afin qu'il supporte sans plainte la maladie d'Alzeimer, et que je puisse le soutenir avec amour. Merci.

Pour Michel, 9 ans, qui ne va pas au cathé..., mais qui croit, qui croit, et la petite X, 7 ans, qui n'est pas baptisée, mais qui prie le petit Jésus.

Que Marie prenne sous sa protection tous les démunis que Dieu veut sauver. Père que toute ta Volonté s'accomplisse.

dimanche 9 décembre 2007

L'esperance chretienne (1)

L'espérance chrétienne (1)

J'ai rédigé les textes qui suivent avant la parution de l'encyclique de Benoît XVI sur l'espérance, à laquelle je renvoie donc par un lien spécifique.
« L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la Vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit. « Gardons indéfectible la confession de l’espérance, car celui qui a promis est fidèle » (Hébreux 10, 23). « Cet Esprit, il l’a répandu sur nous à profusion, par Jésus Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par la grâce du Christ, nous obtenions en espérance l’héritage de la vie éternelle » (Tite 3, 6-7) ». Cette définition de l'espérance que donne (lire la suite) le Catéchisme de l'Église catholique (n° 1817) montre bien que le chrétien n'est pas un homme à la vue courte ni aux ambitions étroites et limitées. Il aspire ni plus ni moins qu'à la vie éternelle et il est assuré que, s'il reste fidèle aux engagements du baptême, il gagnera la place que Jésus est allé lui préparer au ciel (cf. Jean 14, 3).
Cette espérance des biens à venir donne un sens à toute sa vie et à tout ce qu'il fait, car tout s'inscrit ainsi dans le plan rédempteur de Dieu, dans son dessein de nous sauver et de nous prendre avec lui dans la gloire et la joie du paradis : « C'est bien, serviteur bon et fidèle : entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25, 21).
Notre espérance s'appuie donc sur un fondement solide, qui n'est autre que ce dessein salvifique de la Très Sainte Trinité. Com
mentant la deuxième chute de Jésus sur le chemin du Golgotha, saint Josémaria écrit que, « à notre récidive dans le mal, Jésus répond par son obstination à nous racheter, par l’abondance de son pardon » (Chemin de Croix, septième station). Telle est la logique de Dieu, Tel est l'Amour que Dieu nous porte. Loin de s'offusquer et d'enfourcher le cheval de la vengeance, il insiste dans son désir de nous sauver. Il est vrai que Dieu, étant éternel, ne revient pas sur les décisions qu'il a prises une fois pour toutes. Mais pour nous, cela se matérialise par le fait que nous revenons les secours de la grâce constamment, et autant que nécessaire. Quant à Jésus, « afin que personne ne désespère, il étreint la Croix et se relève péniblement » (saint Josémaria, Ibid.). Il nous arrive à nous aussi de chuter en cours de route, mais par notre faute. L'exemple du Seigneur qui se relève est un encouragement à en faire autant : « Tu t’es bien comporté…, malgré cette chute si profonde. — Mais oui, tu t’es bien comporté, parce que tu t’es humilié, parce que tu as rectifié, parce que tu t’es rempli d’espérance, et l’espérance t’a ramené à l’amour. — Ne prends pas cet air ébahi : tu t’es bien comporté ! — Tu t’es relevé : surge, et la voix puissante a de nouveau retenti, et ambula ! Maintenant, au travail ! » (saint Josémaria, Chemin, n° 264).

(à suivre...)

La vie vaut la peine d'etre vecue

La vie vaut la peine d'être vécue

Alors que le débat sur l'euthanasie est relancé dans divers pays, Luis de Moya, tétraplégique, répond aux questions que l'on peut se poser sur les conditions de vie d'une personne qui a perdu toute mobilité et toute sensibilité.
Luis de Moya, prêtre de l’Opus Dei, a été victime d’un accident de la route en 1991. Il en est ressorti miraculeusement vivant, mais avec la deuxième vertèbre cervicale fracturée : il a perdu toute mobilité et toute sensibilité.
Se sentir aimé
Seize ans après son accident, il affirme avec douceur que « tout être humain a besoin d’une ambiance dans laquelle il puisse se sentir aimé, qu’il soit malade ou en bonne santé, qu’il soit jeune ou vieux, qu’il ait besoin d’une chaise roulante ou non. Se sentir compris et aidé par les autres est un besoin de l’homme. Nous avons des sentiments et du cœur, nous nous réjouissons des bonnes nouvelles des autres, et nous pleurons avec ceux qui pleurent. Les animaux ne pleurent pas, ils ne rient pas ; l’homme, oui ». (lire la suite)

samedi 8 décembre 2007

Une encyclique sur l'espérance

LETTRE ENCYCLIQUE SPE SALVI DU SOUVERAIN PONTIFE BENOÎT XVI AUX ÉVÊQUES AUX PRÊTRES ET AUX DIACRES AUX PERSONNES CONSACRÉES ET À TOUS LES FIDÈLES LAÏCS SUR L'ESPÉRANCE CHRÉTIENNE

Introduction

1. « SPE SALVI facti sumus » – dans l'espérance nous avons été sauvés, dit saint Paul aux Romains et à nous aussi (Rm 8, 24). Selon la foi chrétienne, la « rédemption », le salut n'est pas un simple donné de fait. La rédemption nous est offerte en ce sens que nous a été donnée l'espérance, une espérance fiable, en vertu de laquelle nous pouvons affronter notre présent.

Ainsi commence l'encyclique de Benoît XVI sur "notre petite sœur l'espérance" comme disait Péguy, texte que je vous invite à lire.

Lourdes, 150 ans des apparitions

Lourdes, 150 ans des apparitions

"Je suis l'Immaculée Conception"
Ô Marie conçue sans péché,
priez pou nous, qui avons recours à vous.
L'année 2008 va marquer le cent-cinquantième anniversaire des apparitions de la à Bernadette Soubirous, à Lourdes. Toute personne qui se rendra physiquement au sanctuaire, ou même qui voudra s'unir par la pensée aux pèlerins, peut, comme le propose le site du sanctuaire,
(lire la suite)
Prier 9 jours avec Notre-Dame de Lourdes pour se préparer au pèlerinage
Lors de la troisième apparition, Marie dit à Bernadette : " Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours. ” Marie attend Bernadette. Marie nous attend. Nous ne resterons pas quinze jours à Lourdes. Il est donc d’autant plus important de nous préparer, de demander à la Vierge de nous préparer.
Chaque jour, nous méditerons un des mystères du Rosaire dans lequel Marie est présente. Nous partirons d’un texte de l’Écriture.
Nous réciterons ensuite une dizaine de chapelet. Selon la recommandation du pape Jean-Paul II dans sa Lettre apostolique sur le Rosaire, nous inclurons dans le “ Je vous salue Marie ” la mention du mystère contemplé.
Nous offrirons cette dizaine de chapelet à une intention qui corresponde à une des principales missions de Lourdes : la méditation nous aura orientés dans cette direction. Évidemment, bien d’autres lectures du texte de l’Écriture seraient légitimes.
Nous conclurons par la prière préparatoire au jubilé, adaptée à la situation de ceux qui, quelques jours plus tard, seront à Lourdes.
1er jour - L'Annonciation
2ème jour - La Visitation
3ème jour - La Nativité
4ème jour - La Présentation de Jésus au Temple
5ème jour - Jésus, perdu et retrouvé au Temple
6ème jour - Les noces de Cana
7ème jour - Marie à la Croix
8ème jour - La Pentecôte
9ème jour - L'Assomption et le couronnement de la Vierge

Humour


Humour


Dessin de Rousso, Photo : Courrier de l'environnement de l'INRA.

vendredi 7 décembre 2007

Un site a visiter : Positiver

Positiver


Étant donné que l'animateur du blog "Positiver" s'inspire souvent de mes textes, je me fais un plaisir de le recommander à mes lecteurs : http://positiver.unblog.fr/

Que signifie la virginite de Marie ?

Que signifie la virginité de Marie ?


Il faut comprendre la conception virginale de Jésus comme une œuvre de la puissance de Dieu – « pour lui, rien n’est impossible (Luc 1, 37) – qui échappe à toute compréhension et à toute possibilité humaines. Cela n’a aucun lien avec les représentations mythologiques païennes dans lesquelles un dieu s’unit à une femme en lui donnant ainsi un fils. Dans la conception virginale de Jésus, il s’agit d’une œuvre divine dans le sein de Marie semblable à celle de la création. Il est impossible pour les non-croyants d'accepter cela, tout comme pour les Juifs et les païens (lire la suite) dont certains inventèrent des histoires grossières à propos de la conception de Jésus, comme celle qui l’attribue à un soldat romain du nom de Pantheras. En réalité, ce personnage est une fiction littéraire sur laquelle on inventa une légende pour se moquer des chrétiens. Du point de vue de la science historique et philologique, le nom de Pantheras (ou Pandera) est une parodie déformée du mot parthénos (vierge en grec). Ces gens, qui utilisaient le grec comme langue vernaculaire dans une grande partie de l’Empire Romain d’Orient, entendaient les chrétiens parler de Jésus comme du Fils de la Vierge, et quand ils voulaient se moquer d'eux, ils l'appelaient « le fils de Pantheras ». De telles histoires en définitive témoignent seulement du fait que l’Église affirmait la virginité de Marie, quoiqu’elle pût sembler impossible.
La conception virginale de Jésus est un signe comme quoi Jésus est vraiment Fils de Dieu par nature – il s’ensuit qu’il n’a pas de père humain – en même temps qu’il est vrai homme né d’une femme (Ga 4, 4). Les passages évangéliques mettent l'accent sur l’initiative absolue de Dieu dans l’histoire humaine pour l’avènement du salut, et soulignent que celui-ci s’insère dans l’histoire même, comme le montrent les généalogies de Jésus.
Jésus, conçu par l’Esprit Saint sans le concours d’un homme, peut être mieux compris comme le nouvel Adam, qui inaugure une nouvelle création à laquelle appartient l’homme nouveau qu’il a racheté (1 Co 15, 47 ; Jn 3, 34).
La virginité de Marie est en outre le signe de sa foi sans l'ombre d'un doute et du don plénier de la mère de Jésus à la volonté de Dieu. On a pu dire que, par cette foi, Marie conçoit le Christ dans son esprit avant que de le recevoir dans ses entrailles, et qu’« elle est davantage bienheureuse à recevoir le Christ par la foi qu’à concevoir dans son sein la chair du Christ » (Saint Augustin). En étant vierge et mère, Marie est aussi figure de l’Église et sa plus parfaite réalisation.

original en espagnol par Gonzalo Aranda,
professeur à la faculté de Théologie de l'Université de Navarre

Intentions de priere

Intentions de prière

Merci de nous aider. Veuillez prier pour la conversion des « hommes » de notre famille : mon mari qui n'est pas encore baptisé ; mon fils aîné qui n'est pas pratiquant quoique baptisé ; ainsi que mes deux autres fils qui s'éloignent de Dieu.

Le foyer que fondent F. et V. La maison de retraite des Feuillants. L'institut séculier Deus Caritas. Les intentions de ma famille.

Qu'A. finisse par donner un sens à sa vie, qu'elle retrouve toute sa joie de vivre et qu'elle ne soit pas tentée de mettre fin à ses jours.

jeudi 6 décembre 2007

6 decembre : saint Nicolas de Bari

6 décembre : saint Nicolas de Bari

Saint Nicolas dit de Bari, en raison du lieu où ses reliques sont vénérées, est né vers 250, à Patare, en Asie Mineure. Ayant décidé de se détacher de ses biens, il apprit qu'un des nobles de la ville voulait prostituer ses trois filles faute de moyens pour les nourrir. Il résolut de l'en empêcher, en lui donnant en secret de quoi les marier. C'est de là que naquit la légende des trois jeunes filles.
Se rendant en Terre sainte, (lire la suite) il prédit au pilote une horrible tempête. Les passagers se crurent perdus, mais Nicolas calma la mer, exploit qu'il renouvela plusieurs fois dans sa vie. C'est pourquoi les nautoniers l'ont pour patron et protecteur. Dans le bateau, il ressuscita un jeune garçon mort en tombant d'un mât, tandis qu'à Alexandrie il guérit un grand nombre de malades.
Il fut élu pour succéder comme évêque de Myre à son oncle, un autre saint Nicolas. Après la messe pontificale, une femme lui présenta son enfant mort brûlé dans un feu. Faisant sur lui le signe de la croix, Nicolas le ressuscita en présence de toute l'assemblée : d'où la coutume de l'invoquer dans les accidents de feu.
Jeté en prison par l'empereur Licinius qui voulait rétablir l'idolâtrie, saint Nicolas ne plia pas et fut relâché par crainte d'un soulèvement populaire. Nicolas soutint les décisions du concile de Nicée (325) avec force, accomplissant des miracles devenus légendaires. On dit qu'il ressuscita trois jeunes écoliers sur le chemin de Nicée, qu'un méchant homme avait égorgés et serrés dans un saloir et dont il vendait la chair hachée comme de la viande commune.
On rapporte aussi la légende des matelots qui étaient à deux doigts de périr par la violence d'une tempête et qui, ayant imploré le saint, le trouvèrent à l'heure même dans leur navire leur disant : « Me voici, je viens à votre aide. » Il prend le gouvernail, commande à la mer, en apaise les flots, et les mène jusqu'au port de Myre, où il disparut. À peine débarqués, ils allèrent à l'église pour le remercier d'une si grande faveur, et l'aperçurent au milieu de ses clercs. Ils se jetèrent à ses pieds, lui racontèrent ce qui s'était passé et lui en témoignèrent leur reconnaissance. Le saint leur dit que ce péril leur était arrivé pour certains péchés secrets dont ils devaient se corriger et faire pénitence.
Ayant eu la révélation de sa mort prochaine, il dit adieu à son peuple, et se retira dans le monastère de la Sainte-Sion dont il avait été fait abbé. Il s'y éteignit le 6 décembre 343. Il fut enseveli et de sa tête se mit à couler une source d'huile apportant la santé à bien des malades, et de ses pieds une source d'eau.
Sa légende compilée par Siméon le Métaphraste et transcrite en latin par les hagiographes du Moyen Âge (Miroir historial, Légende dorée, etc.), contient tout le détail de ses prodiges.

mercredi 5 décembre 2007

Marie dans l'Avent


Marie dans l'Avent

Durant le temps de l’Avent, la liturgie célèbre fréquemment et d’une manière particulière la bienheureuse Vierge Marie : elle évoque certaines femmes de l’Ancien Testament, qui furent les figures annonciatrices de sa mission ; elle exalte l’attitude de foi et d’humilité dont Marie de Nazareth fit preuve en adhérant totalement et avec empressement au plan de salut de Dieu ; enfin, elle met en évidence sa présence dans les événements de grâce qui précédèrent la naissance du Sauveur. Durant le temps de l’Avent, la piété populaire (lire la suite) prête aussi une attention particulière à la Sainte Vierge Marie, comme l’atteste incontestablement la variété considérable des pieux exercices, parmi lesquels il convient de citer avant tout la neuvaine de préparation à la solennité de l’Immaculée Conception et celle qui précède la Nativité du Seigneur.
Il reste que la valorisation de l’Avent, qui est « un moment particulièrement adapté au culte de la Mère du Seigneur » ne signifie pas pour autant que ce temps liturgique doive être présenté comme un « mois de Marie ».
Dans les calendriers liturgiques de l’Orient chrétien, la période de préparation au mystère de la manifestation (Avent) du salut divin (Téophanie) dans les mystères de la Nativité-Épiphanie du Fils unique de Dieu le Père apparaît comme un temps éminemment marial. L’attention se concentre sur la préparation à la venue du Seigneur dans le mystère de la maternité divine. Pour l’Orient, tous les mystères qui se rapportent à la Vierge Marie sont des mystères christologiques, c’est-à-dire qu’ils se réfèrent au mystère de notre salut dans le Christ. Ainsi, dans le rite copte, on chante, durant cette période, les louanges de Marie dans les Theotokia ; dans l’Orient syrien, ce temps est appelé Subbara, c’est-à-dire Annonciation pour souligner son caractère marial. Dans le rite byzantin, la préparation de Noël est marquée par une série croissante de fêtes mariales et de refrains chantés en l’honneur de la Vierge Marie.

Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, Directoire sur la piété populaire et la liturgie, 17 décembre 2001, n°101.

Anne-Lorraine Schmitt

Anne-Lorraine Schmitt

Le 25 novembre dernier, une étudiante de 23 ans était poignardée dans le train par un individu qui voulait la violer. La défense courageuse de sa virginité, dans un monde où cette vertu est largement dévaluée, nous fait penser à sainte Maria Goretti.
Tous ceux qui l'ont connue soulignent les nombreuses qualités d'Anne-Lorraine Schmitt. Elle aurait pu devenir une journaliste brillante et contribuer intensément au bien commun. Dieu a décidé que sa contribution serait d'une autre nature, à partir d'une autre tribune, celle du ciel.
Cet événement, (lire la suite) tragique pour les siens, heureux en fin de compte pour elle (« La mort ne doit pas être pleurée, puisqu'elle est cause de salut », disait saint Ambroise, cité par Benoît XVI dans Spe salvi), nous met en présence de la précarité de la vie : il faut être prêt à comparaître à tout instant devant Dieu. Dieu a envers nous des plans qui ne sont pas les nôtres : ils sont divins et parfaits. Nous nous préparons à fêter la naissance de Jésus-Christ, Fils de Dieu, venu nous racheter du péché. Sa vie parmi nous, puis sa mort sur la Croix donnent un sens à la souffrance et à la mort, comme moyens de purification personnelle et de rédemption des pécheurs que nous sommes.
Anne-Lorraine a compris désormais qu'il en est bien ainsi, en associant son sacrifice à celui du Fils. Les jeunes filles qui veulent mener une vie droite et qui sont parfois agressées par des individus peu recommandables, peuvent s'adresser en toute confiance à Anne-Lorraine pour qu'elle leur obtienne le courage de défendre leur vertu et leur foi, sachant que c'est « dans l'espérance nous avons tous été sauvés », comme le pape Benoît XVI le rappelle dans sa deuxième encyclique.
Pourquoi Anne-Lorraine ne nous serait-elle pas proposée un jour comme modèle de sainteté ?

Arrets sur christianisme (6)

Arrêts sur christianisme (6)

Je voudrais encore une fois remercier pour la contribution exprimée ici à propos du christocentrisme, de la nécessité que notre foi soit toujours nourrie par la rencontre personnelle avec le Christ, par une amitié personnelle avec Jésus. Romano Guardini, il y a soixante-ans, a dit à juste titre que l'essence du christianisme n'est pas une idée, mais une Personne. De grands théologiens avaient tenté de décrire les idées essentielles constitutives du christianisme. Mais le christianisme qu'ils avaient décrit apparaissait à la fin comme quelque chose de non convaincant. Car le christianisme est tout (lire la suite) d'abord un Événement, une Personne. Et dans la Personne, nous trouvons ensuite la richesse des contenus. Cela est important.
Il me semble que nous trouvons ici également une réponse à une difficulté que l'on entend souvent aujourd'hui à propos du caractère missionnaire de l'Église. De nombreuses personnes nous manifestent la tentation de penser ainsi à l'égard des autres : « Mais pourquoi ne les laissons-nous pas en paix ? Ils ont leur authenticité, leur vérité. Nous avons la nôtre. Coexistons donc pacifiquement, laissant chacun comme il est, afin qu'il recherche de la meilleure façon possible son authenticité. » Mais comment la propre authenticité peut-elle être trouvée si, dans la profondeur de notre cœur, il y a l'attente de Jésus et que la véritable authenticité de chacun se trouve précisément dans la communion avec le Christ, et pas sans le Christ ? Autrement dit : si nous avons trouvé le Seigneur et si, pour nous, Il est la lumière et la joie de la vie, sommes-nous sûrs qu'à une autre personne qui n'a pas trouvé le Christ ne manque pas une chose essentielle et que cela ne soit pas notre devoir de lui offrir cette réalité essentielle ? Laissons ensuite à la direction de l'Esprit Saint et à la liberté de chacun ce qui arrivera. Mais si nous sommes convaincus et avons fait l'expérience du fait que, sans le Christ, la vie est incomplète, qu'une réalité manque, la réalité fondamentale, nous devons également être convaincus que nous ne faisons tort à personne si nous lui montrons le Christ et si nous lui offrons la possibilité de trouver ainsi sa véritable authenticité, la joie d'avoir trouvé la vie.

Benoît XVI, Au clergé de Rome, 13 mai 2005.

mardi 4 décembre 2007

Dieu est impatient de nous sauver

Dieu est impatient de nous sauver

« C'est moi, Yahweh, ton Dieu, qui t'ai fait monter du pays d'Égypte. Ouvre la bouche, et je la remplirai. - Mais mon peuple n'a pas écouté ma voix, Israël ne m'a pas obéi. - Alors je l'ai abandonné à l'endurcissement de son cœur, et ils ont suivi leurs propres conseils. « Ah ! si mon peuple m'écoutait, si Israël marchait dans mes voies ! - Bientôt je confondrais leurs ennemis ; je tournerais ma main contre leurs oppresseurs » (Psaume 81, 11-15). Nous sentons à quel point Dieu est désireux de nous venir en aide. (lire la suite) Il voudrait nous sauver tous. C'est pour cela qu'il a envoyé son Fils sur terre.
Mais nous, les hommes, nous n'avons pas encore compris la leçon de la Croix ! L'idolâtrie n'appartient pas au passé, mais est actuelle. « Ayant connu Dieu, ils ne l'ont pas glorifié comme Dieu et ne lui ont pas rendu grâces ; mais ils sont devenus vains dans leurs pensées, et leur cœur sans intelligence s'est enveloppé de ténèbres. Se vantant d'être sages, ils sont devenus fous » (Romains 1, 21-22). Saint Paul ajoute : « C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions d'ignominie : leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre nature ; de même aussi les hommes, au lieu d'user de la femme selon l'ordre de la nature, ont, dans leurs désirs, brûlés les uns pour les autres, ayant hommes avec hommes un commerce infâme, et recevant dans une mutuelle dégradation, le juste salaire de leur égarement. Et comme ils ne se sont pas souciés de bien connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens pervers pour faire ce qui ne convient pas » (Romains 1, 24-27).
Dieu voudrait bien sauver l'homme, mais si celui-ci se complaît dans l'idolâtrie (du pouvoir, de la science, du sexe, de l'argent et, de nos jours, de nouveau du monde animal), Dieu lui retire sa grâce. Il ne vas le forcer à l'aimer tout de même. « Paul fait voir par là que l'impiété est le principe de la violation des lois. Ici « livrés » veut dire laisser aller. Car de même qu'un général d'armée en se retirant au fort de la mêlée, livre ses soldats, non pas précisément en les poussant vers l'ennemi, mais en les privant de son secours ; ainsi Dieu, après avoir fait tout ce qu'il devait faire, a abandonné ceux qui refusaient ses dons et s'éloignaient de lui les premiers. (...) Que fallait-il donc faire ? User de force et de violence ? Mais ce n'est plus faire des hommes vertueux. Il n'y avait plus qu'à laisser faire » (saint Jean Chrysostome, Homélies sur l'épître aux Romains 3, 3).
Ce n'est pas que Dieu se désintéresse de l'homme. Encore une fois, le Christ « est mort pour tous » (2 Corinthiens 5, 15). Il n'abandonne pas l'homme si celui-ci ne l'abandonne par le premier.

Intentions de priere

Intentions de prière


Que nos prêtres soient plus convaincants auprès de leurs fidèles afin qu'ils mènent une vie chrétienne et catholique qui soit exemplaire autour d'eux dans leur entourage.

Seigneur, je te demande la grâce par l'intercession de la Vierge Marie d'avoir le DON DE L'ESPRIT. Merci mon Dieu.

Que parmi mes quatre fils ou mes cinq neveux, Dieu éveille une vocation au sacerdoce.