L'esperance chretienne (1)
L'espérance chrétienne (1)
J'ai rédigé les textes qui suivent avant la parution de l'encyclique de Benoît XVI sur l'espérance, à laquelle je renvoie donc par un lien spécifique.« L’espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre

Cette espérance des biens à venir donne un sens à toute sa vie et à tout ce qu'il fait, car tout s'inscrit ainsi dans le plan rédempteur de Dieu, dans son dessein de nous sauver et de nous prendre avec lui dans la gloire et la joie du paradis : « C'est bien, serviteur bon et fidèle : entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25, 21).
Notre espérance s'appuie donc sur un fondement solide, qui n'est autre que ce dessein salvifique de la Très Sainte Trinité. Commentant la deuxième chute de Jésus sur le chemin du Golgotha, saint Josémaria écrit que, « à notre récidive dans le mal, Jésus répond par son obstination à nous racheter, par l’abondance de son pardon » (Chemin de Croix, septième station). Telle est la logique de Dieu, Tel est l'Amour que Dieu nous porte. Loin de s'offusquer et d'enfourcher le cheval de la vengeance, il insiste dans son désir de nous sauver. Il est vrai que Dieu, étant éternel, ne revient pas sur les décisions qu'il a prises une fois pour toutes. Mais pour nous, cela se matérialise par le fait que nous revenons les secours de la grâce constamment, et autant que nécessaire. Quant à Jésus, « afin que personne ne désespère, il étreint la Croix et se relève péniblement » (saint Josémaria, Ibid.). Il nous arrive à nous aussi de chuter en cours de route, mais par notre faute. L'exemple du Seigneur qui se relève est un encouragement à en faire autant : « Tu t’es bien comporté…, malgré cette chute si profonde. — Mais oui, tu t’es bien comporté, parce que tu t’es humilié, parce que tu as rectifié, parce que tu t’es rempli d’espérance, et l’espérance t’a ramené à l’amour. — Ne prends pas cet air ébahi : tu t’es bien comporté ! — Tu t’es relevé : surge, et la voix puissante a de nouveau retenti, et ambula ! Maintenant, au travail ! » (saint Josémaria, Chemin, n° 264).
(à suivre...)
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