Jesus et l'apostolat (3)
Jésus et l'apostolat (3)

Si « rien n'est plus inutile qu'un chrétien qui ne se consacre pas au salut de ses frère », comme saint Jean Chrysostome nous le disait il y a un instant, a contrario, celui qui travaille à leur salut fait œuvre utile, la plus utile qui soit. Car il transmet à autrui un trésor véritable et inestimable, que les vers et la rouille ne dévorent pas et que les voleurs ne dérobent pas (cf. Matthieu 6, 20).
Demandons à Dieu notre Seigneur d'avoir « la langue bien pendue », pour parler de lui « à temps et à contre-temps » (2 Timothée 4, 2) et proclamer partout les « merveilles de Dieu » (Actes des apôtres 2, 11). Nous devons pour cela aller souvent à contre-courant. Qu'importe. Il va de soi que nous ne pouvons pas nous adapter à l'air à la mode, nous laisser prendre par le milieu ambiant, par le « socialement correct ». « Le milieu ambiant a tellement d’influence ! » m’as-tu dit. — Il m’a fallu te répondre : sans doute. C’est pourquoi votre formation doit être telle que vous portiez en vous avec naturel votre propre « ambiance », afin de donner ensuite « votre ton » à la vie en société. — Alors, si tu as bien saisi cet esprit, je suis certain que tu me diras, stupéfait comme les premiers disciples devant les prémices des miracles qu’ils opéraient au nom du Christ : « Nous avons tellement d’influence sur le milieu ambiant ! » (saint Josémaria, Chemin, n° 376). On ne doit pas pouvoir dire de nous : « Eux, ils sont du monde ; aussi est-ce le monde qui inspire leurs discours, et le monde les écoute » (1 Jean 4, 5). En revanche, les autres doivent reconnaître que s'accomplissent en nous ces paroles de Jésus à son Père : « Comme tu m'as envoyé dans le monde, à mon tour, je les ai envoyés dans le monde » (Jean 17, 18).
(fin) )
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