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dimanche 13 janvier 2008

13 janvier : le Bapteme de Jesus

13 janvier : le Baptême de Jésus

En célébrant le baptême du Seigneur, nous terminons le temps de Noël. Cet événement, que nous méditons dans le premier mystère lumineux du chapelet, fait le lien entre la vie cachée et la vie publique de notre Seigneur. Elle nous montre que c'est l'ensemble de la vie de Jésus qui est rédemptrice, même si le Salut s'accomplit pleinement sur la Croix.
Les bergers et les Rois Mages sont venus adorer l'Enfant nouveau-né. Les fils d'Israël et les païens ainsi réunis rendent gloire au Messie Sauveur. Et nous, au long des siècles, (lire la suite) nous sommes appelés à venir adorer la Seigneur : « Rendez au Seigneur, fils de Dieu, rendez au Seigneur, la gloire et la puissance, rendez au Seigneur, la gloire de son nom, adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté » (Psaume 29, 1-2).
Nous rendons gloire à Dieu et nous l'adorons fondamentalement en offrant toute notre vie à Dieu, en la transformant en prière, en tâchant de nous unir à Dieu tout au long de la journée. En cherchant à imiter le Seigneur, qui, « lui qui était riche, s'est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir de sa pauvreté » (2 Corinthiens 8, 9, par Amour, par pur Amour.
« C'est lui, Jésus, qui est le Seigneur de tous » (Actes 10, 36), rappelle saint Pierre. Il précise, parlant d'expérience, que ce « Jésus de Nazareth, Dieu la consacré par l'Esprit Saint et rempli de sa force. Là où il passait, il faisait le bien » (Actes 10, 38). Voilà une orientation concrète pour notre vie : faire le bien autour de nous. C'est une nécessité de notre condition de baptisé. Si Jésus-Christ est venu sur terre, c'est pour que nous puissions devenir enfants de Dieu par le baptême et vivre en conséquence. Il s'est manifesté comme Celui qui est foncièrement tourné vers les autres, Celui qui « donne sa vie en rançon pour beaucoup » (Mt 20, 28).
Comme le pape Benoît XVI l'écrit, dans son encyclique sur l'espérance (n° 28), le Christ « nous engage pour les autres ». Ce n'est que dans la mesure où nous sommes en communion avec lui, que nous pouvons exister vraiment pour les autres, nous intéresser à eux, leur rendre service, les aimer tels qu'ils sont.
Et, de même que Jésus a choisi Marie pour venir au monde, de même il nous l'a laissée pour Mère. « Voici ta Mère » (Jn 19, 27). Ces mots du Seigneur ont un goût de miel pour nous, et sont toujours nouveaux. Pour sentir pleinement notre filiation divine, pour aimer notre prochain comme Dieu nous aime, allons vers Marie. « C'est vers sa bonté maternelle comme vers sa pureté et sa beauté virginales que, nous dit Benoît XVI, se tournent les hommes de tous les temps et de tous les lieux du monde, dans leurs besoins et leurs espérances, dans leurs joies et leurs souffrances, dans leurs solitudes comme aussi dans le partage communautaire ».

Intentions de priere

Intentions de prière

X (51 ans) souffrant d'épilepsie, sans travail, sans famille, loin de l'Église institution. Y (30 ans) se suicidant à petit feu par la boulimie, nombreuses blessures affectives et familiales. Seigneur, sauve-les et guéris-les ! Merci.

Pour ma famille, des enfants à baptiser et des couples à marier. Merci.

Pour la paix dans le monde et la tolérance.

Pour le retour à la santé de mon frère prêtre 78 ans en mauvaises mains et de moi-même 85 ans afin de pouvoir reprendre lui son ministère moi mon apostolat : C.E., chorale, cathé.



samedi 12 janvier 2008

Voir Dieu

Voir Dieu

Dans notre condition humaine présente, il nous est impossible de voir Dieu. Nous sommes pécheurs et la vue de Dieu nous serait insoutenable. Dieu disait à Moïse, avec qui il s’entretenait pourtant comme avec un ami : « Tu ne pourras voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre » (Exode 33, 20).
Mais en même temps, l’homme a été créé pour contempler Dieu dans l’au-delà, une fois qu’il aura mené le bon combat par amour de Dieu jusqu’au bout. (lire la suite) Pour cela, il doit favoriser en lui de bonnes dispositions. « Dieu est perçu par ceux qu peuvent le voir, après que les yeux de leur âme se sont ouverts. Tous ont des yeux, mais certains ne les ont que voilés et ne voient pas la lumière du soleil. Si les aveugles ne voient pas, ce n'est pas parce que la lumière du soleil ne brille pas. C'est à eux-mêmes, et à leurs yeux, que les aveugles doivent s'en prendre. De même toi : les yeux de ton âme sont voilés par tes fautes et tes actions mauvaises. L'homme doit avoir une âme pure, comme un miroir brillant. S'il y a de la rouille sur le miroir, l'homme ne peut plus y voir son vidage. Ainsi, lorsqu'il y a une faute dans l'homme, cet homme ne peut plus voir Dieu » (saint Théophile d'Antioche, Lettre à Autolycus).
Il est nécessaire qu'il purifie son âme par le repentir de ses péchés et qu'il ait recours au sacrement de la réconciliation, indispensable pour vivre dans l'amour de Dieu et de l'Amour de Dieu. « Si tu comprends cela, poursuit saint Théophile d'Antioche, et si ta vie est pure, pieuse et juste, tu peux voir Dieu. Avant tout, que la foi et la crainte de Dieu entrent les premières dans ton cœur, et alors tu comprendras cela. Quand tu auras dépouillé la condition mortelle et revêtu l'immortalité, alors tu verras Dieu selon ton mérite. C'est ce Dieu qui ressuscitera ta chair immortelle, en même temps que ton âme. Et alors, devenu immortel, tu verras le Dieu immortel, à condition d'avoir cru en lui maintenant » (Ibid.). Nous voyons par là combien il est important, et décisif pour l'éternité qui nous attend après notre mort, de bien choisir notre camp : Dieu de préférence au diable !

Humour

Humour

À la porte du cimetière, au retour d'un enterrement, le cortège entre au café.

L'héritier, qui offre une tournée, a commandé du vin.

- Est-il bon, au moins ? demande-t-il au tenancier.

- Oh, Monsieur, il ferait revenir un mort !

L'héritier, après un regard inquiet vers la nécropole :

- Hé, pas de bêtises... emportez-moi ça !

vendredi 11 janvier 2008

Les apotres

Les apôtres

J’ai eu l’occasion de mettre fin 2006 et courant 2007 une courte biographie de chacun des apôtres. Voici un texte de saint Cyrille d’Alexandrie qui en définit les fonctions en termes généraux :
« Notre Seigneur Jésus-Christ a institué des guides et des enseignants pour le monde entier, et des « intendants de ses mystères divins ». Il leur a prescrit de briller et d’éclairer comme des flambeaux non seulement dans le pays des Juifs, (lire la suite) […] mais partout sous le soleil, pour les hommes habitant sur toute surface de la terre. Elle est donc vraie, cette parole de saint Paul : « On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu. » Notre Seigneur Jésus-Christ, en effet, a appelé à ce très glorieux apostolat ses disciples avant tous les autres. […]
Les saints disciples ont donc été comme « les colonnes et le soutien de la vérité ». Le Seigneur dit qu’il les envoyés comme le Père l’avait envoyé lui-même. Il montre ainsi quelle est la dignité de l’apostolat et la gloire incomparable du pouvoir qu’il leur a donné. En même temps, semble-t-il, il fait entrevoir la route de la fonction apostolique.
Car, s’il estimait devoir envoyer ainsi ses propres disciples comme le Père l’avait envoyé lui-même, comment n’était-il pas nécessaire que ceux-ci, destinés à être ses imitateurs, découvrent pour quelle tâche le Père avait envoyé son Fils ? Celui-ci nous a donc expliqué de diverses manières le caractère de sa mission. Il a dit un jour : « Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs pour qu’ils se convertissent. » Et encore : « Je suis descendu du ciel non pas pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. » Et une autre fois : « Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. »
Il résumait en quelques paroles la fonction des apôtres en disant qu’il les a envoyés comme le Père l’avait envoyé lui-même : ils sauraient par là qu’il leur incombe d’appeler les pécheurs à se convertir, de soigner les malades, corporellement et spirituellement ; dans leurs fonctions d’intendants, de ne chercher aucunement à faire leur propre volonté, mais la volonté de celui qui les envoyés ; enfin de sauver le monde dans la mesure où il recevra les enseignements du Seigneur.
Nous pourrons facilement voir comment les saints disciples ont excellé dans toutes ces tâches » (Commentaire à l’Évangile de saint Jean).

Des oratoires en peril (fin)

Des oratoires en péril (fin)

Après avoir évoqué la précarité des oratoires qui parsèment notre pays, puis retracé leur origine, voici un aperçu de leur diversité, inspiré d'une notice aimablement fournie par M. Jacques Courdesses, ardent défenseur et restaurateur de ces oratoires, dont je rappelle l'adresse, au cas où quelqu'un voudrait rejoindre son effort digne d'être appuyé : 18 rue des Puits Clos, 31000 Toulouse.
Ces oratoires peuvent être :
une niche simple, (lire la suite) creusée dans un rocher en place ou dans un bloc isolé, dans un mur de maison, de clôture (indépendamment des niches situées au-dessus des portes des églises), dans un arbre, dans le montant d'une croix dite croix oratoire ;
une stèle simple ou un bloc simple, parfois abondamment sculpté ;
une stèle composée de plusieurs pierres soigneusement sculptées et assemblées, l'édifice étant couronné de façon ouvragée, avec une croix en pierre ou en fer, mais sans jamais de toit ;
une guérite ou un petit pavillon en maçonnerie ou partiellement en pierre de taille, couvert d'un toit à deux, trois ou quatre versants, en tuiles, ardoises ou lamelles de bois appelées « tavaillons » en Savoie, ou en dalles de schiste dénommées « lauzes » ; la niche peut comporter un portillon plus ou moins décoré ;
une colonne ou une lanterne, par empilement de pierres soigneusement équarries et taillées, la niche comportant deux, trois ou quatre ouvertures, d'où l'appellation de lanterne ;
un oratoire chapelle, édifice en maçonnerie ayant l'aspect extérieur d'une petite chapelle, mais n'en étant pas une, car ne comportant pas d'autel ; deux ou trois personnes peuvent y entrer simultanément ;
un oratoire fontaine ;
un abri-voûte, constitué d'une simple arche faite de pierres brutes et apparentes, légèrement dressées au droit des joints, type présent en Maurienne et en Tarentaise.

jeudi 10 janvier 2008

L'amour de Dieu (2)

L'amour de Dieu (2)

« Dieu, poursuit saint François de Sales, n'a pas mis la perfection dans la multiplicité des actes que nous devons faire pour lui plaire, mais dans la manière de les faire, qui n'est pas autre chose que de faire le peu que devons faire suivant notre vocation, c'est-à-dire dans l'amour, par l'amour et pour l'amour » (Sermon du premier dimanche de Carême).
Et saint Josémaria de nous donner le conseil suivant : « Inculquez aux âmes l'héroïsme . (lire la suite) d'accomplir à la perfection les petites choses de chaque jour : comme si le salut du monde dépendait de chacun de ces actes » (Forge, n° 85). Le salut du monde ! Qu'a fait la Sainte Vierge en dehors de donner son fiat, son « oui » décisif au dessein divin de salut, si ce n'est sanctifier les petites choses de sa vie ordinaire dans l'humble foyer de Bethléem, d'Égypte puis de Nazareth ? Tout par amour, en présence de l'Amour. Tout dans un amour qui ne cessait de s'accroître. Car le bien appelle le bien. Et, au fur et à mesure que nous aimons, nous apprenons à aimer mieux et davantage, à vivre vraiment de cet amour qui rend Dieu plus proche de nous, à nous ancrer dans l'amour comme dans notre port d'attache, le port de notre salut, ce qu'il est vraiment.
« La sainteté ne consiste pas à faire de grandes choses. Elle est avant tout une lutte pour que, dans le domaine surnaturel, la vie ne s'éteigne pas : elle consiste pour toi à te laisser brûler jusqu'à la dernière fibre, en servant Dieu à la dernière place..., ou à la première : là où le Seigneur t'appellera » (saint Josémaria, Ibid., n° 61). La première place, celle de Marie, est aussi la dernière : « Voici la servante, l'esclave du Seigneur » (Luc 1, 38). L'amour véritable nous fait prendre conscience de ce que nous ne sommes rien comparés à Dieu, si ce n'est ses serviteurs pour faire avancer sur terre son royaume de paix et d'amour, ses serviteurs et en même temps ses enfants : « Tu es mon fils. Aujourd'hui, je t'ai engendré » (Psaume 2, 7). « Comme elle est belle notre vocation de chrétiens — d'enfants de Dieu ! C'est elle qui nous procure sur la terre la joie et la paix que le monde ne peut donner ! » (saint Josémaria, Ibid., n° 269).

(fin)

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour notre petit Cl., 11 ans, qui vient de faire sa première communion.

Pour les prêtres malades. Merci.

L'entente entre nos quatre enfants qui ont de la haine les uns envers les autres ; mon petit-fils de 14 ans qui n'a pas que de bonnes fréquentations. Merci.

Pour les personnes à l'hôpital que je visite et qui sont découragées par la vie.

mercredi 9 janvier 2008

L'amour de Dieu (1)

L'amour de Dieu (1)

La vie chrétienne, qui s'inscrit tout entière sous le signe de la croix, n'a rien de masochiste ni de puéril. Certes, du fait de la Croix glorieuse, elle reste et restera toujours « scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Corinthiens 1, 23). Or, elle est essentiellement fondée sur l'Amour. L'Amour dont Dieu nous a aimés le premier (« Nous donc, aimons Dieu, puisque Dieu nous a aimés le premier », 1 Jean 4, 19), et l'amour que nous nous efforçons de donner en retour.
Moyennant quoi, ce qui compte dans notre existence, ce n'est pas tant de faire de très grandes choses que (lire la suite) d'accomplir les tâches de la vie ordinaire avec le plus d'amour de Dieu et du prochain dont nous sommes capables. Le Seigneur le donnait à entendre à sainte Catherine de Sienne quand il lui disait : « Je récompense tout bien que l'on fait suivant la mesure de l'amour de celui qui reçoit la récompense » (Dialogue, chap. 68).
L'étalon qui sert à mesurer l'importance aux yeux de Dieu, et donc pour notre vie éternelle, de tout ce que nous faisons est l'amour que nous y mettons. La perfection, la sainteté ne consiste pas à débiter un millier de « Je vous salue » à toute vitesse, pour battre un record ou pour gagner des bons points comme on pouvait en distribuer jadis dans les écoles catholiques, mais peut-être à ne réciter qu'un seul « Je vous salue » avec une intense piété, le cœur et la tête pris par ce que nous disons et en pensant à qui nous le disons, faisant attention au sens des mots, contemplant la scène évangélique et mettant tout notre affection, notre tendresse et à redire à Marie les mots que la Sainte Trinité a chargé l'archange saint Gabriel de lui annoncer.
« Doucement. — Considère ce que tu dis, qui le dit et à qui c’est dit. — Car ce parler hâtif, qui ne laisse place à aucune réflexion, n’est que concert de casseroles. Et je te dirai, avec sainte Thérèse d’Avila, que je n’appelle pas cela prier, même si tu remues abondamment les lèvres » (saint Josémaria, Chemin, n° 84). Saint François de Sales développe la même idée quand il disait en chaire : « Ils sont des avares spirituels ceux qui se nourrissent de beaucoup d'actes de piété pour obtenir plus rapidement la perfection, comme ils disent ; comme si la perfection consistait dans la réalisation de beaucoup de choses et non dans la perfection avec laquelle nous les faisons » (Sermon du premier dimanche de Carême). Des « avares spirituels », car ils pensent thésauriser. Mais ils remplissent des bourses percées : « Vous avez semé beaucoup et recueilli peu ; vous mangez, mais non jusqu'à être rassasiés ; vous buvez, mais non jusqu'à votre soûl ; vous êtes vêtus, mais non jusqu'à être réchauffés ; et le salarié gagne son salaire pour une bourse trouée (Aggée 1, 6).

(à suivre...)

9 janvier : anniversaire de saint Josemaria

9 janvier : anniversaire de saint Josémaria

Le fondateur de l'Opus Dei est né le 9 janvier 1902.
Voici un texte de lui, tiré de ses Cahiers intimes, en date du 2 octobre 1931, dans lequel il manifeste son désir de sainteté et d'accomplir en tout la Volonté de Dieu. Il commence par faire allusion à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, fêtée la veille :
« Je lui ai souhaité sa fête, en lui demandant de m’apprendre à aimer Jésus, (lire la suite) ne serait-ce, ne serait-ce que comme il l’aime, lui. Sans aucun doute, la petite Thérèse [...] a voulu me donner quelque chose, en avance pour sa fête, et elle a obtenu que mon Ange Gardien m’apprenne aujourd’hui à faire une prière d’enfance. J’ai dit à mon Seigneur bien des choses si puériles ! Avec la confiante confiance d’un enfant qui s’adresse au Grand Ami dont il est sûr qu’il l’aime : Que je ne vive que pour ton Œuvre, lui ai-je demandé, que je ne vive que pour ta Gloire, que je ne vive que pour ton Amour […]. Je me suis rappelé, et j’ai reconnu loyalement que je fais tout mal : mon Jésus, cela ne doit pas t’étonner. Il est impossible que je fasse bien quelque chose. Aide-moi. Fais-le à ma place, et tu verras comme cela réussit. Et donc, hardiment, et sans m’écarter de la vérité, je te dis : imprègne-moi, enivre-moi de ton Esprit, et ainsi je ferai ta Volonté. Je veux la faire. Et si je n’y arrive pas… c’est que tu ne m’aides pas.
Il y a eu des élans d’amour pour ma Mère et ma Souveraine, et en ce moment même, je me sens profondément fils de Dieu mon Père » (cité dans A. Vazquez de Prada, Le fondateur de l'Opus Dei. Vie de Josémaria Escriva, Paris-Montréal, Le Laurier-Wilson & Lafleur, vol. I, p. 401-402).

Intentions de priere

Intentions de prière


Priez pour X, 22 ans, afin que son choix se précise rapidement. Elle est agricultrice et est partagée entre le choix de reprendre la ferme de son père et l'aide au développement dans un pays sous-développé.

Pour X son retour à la pratique de la foi et sa régularisation matrimoniale. Pour Y ses problèmes comme étudiant son choix de vocation.

Pour la paix dans les familles, que leur porte soit toujours ouvertes à leurs enfants.

Pour qu'un de mes petits-enfants consacre sa vie à instruire et diriger les jeunes vers une vie religieuse ou monastique. Depuis plusieurs générations nous avons dans la famille des personnes consacrées prêtres – sœurs.

mardi 8 janvier 2008

Saint-Basile (6)

Saint-Basile (6)

Enfin, Basile s'intéressa naturellement également à la portion élue du peuple de Dieu, que sont les jeunes, l'avenir de la société. Il leur adressa un Discours sur la façon de tirer profit de la culture païenne de l'époque. Avec beaucoup d'équilibre et d'ouverture, il reconnaît que dans la littérature classique, grecque et latine, se trouvent des exemples de vertu. Ces exemples de vie droite peuvent être utiles pour le jeune chrétien à la recherche de la vérité et d'une façon de vivre droite (cf. Ad Adolescentes 3). (lire la suite) C'est pourquoi, il faut emprunter aux textes des auteurs classiques ce qui est adapté et conforme à la vérité : ainsi, à travers une attitude critique et ouverte - il s'agit précisément d'un véritable « discernement » - les jeunes grandissent dans la liberté. À travers la célèbre image des abeilles, qui ne prennent des fleurs que ce dont elles ont besoin pour le miel, Basile recommande : « Comme les abeilles savent extraire le miel des fleurs, à la différence des autres animaux qui se limitent à jouir du parfum et de la couleur des fleurs, de même, de ces écrits également... on peut recueillir un bénéfice pour l'esprit. Nous devons utiliser ces livres en suivant en tout l'exemple des abeilles. Celles-ci ne vont pas indistinctement sur toutes les fleurs, et ne cherchent pas non plus à tout emporter de celles sur lesquelles elles se posent, mais elles en extraient uniquement ce qui sert à la fabrication du miel et laissent le reste. Et nous, si nous sommes sages, nous prendrons de ces écrits uniquement ce qui est adapté à nous, et conforme à la vérité, et nous laisserons de côté le reste » (Ad Adolescentes 4). Basile, surtout, recommande aux jeunes de croître dans les vertus, dans la façon droite de vivre : « Tandis que les autres biens... passent d'une main à l'autre, comme dans un jeu de dés, seule la vertu est un bien inaliénable, et demeure toute la vie et après la mort » (Ad Adolescentes 5).
Chers frères et sœurs, il me semble que l'on peut dire que ce Père d'une époque lointaine nous parle encore et nous dit des choses importantes. Avant tout, cette participation attentive, critique et créatrice à la culture d'aujourd'hui. Puis, la responsabilité sociale : c'est une époque à laquelle, dans un univers mondialisé, même les peuples géographiquement éloignés sont réellement notre prochain. Nous avons ensuite l'amitié avec le Christ, le Dieu au visage humain. Et, enfin, la connaissance et la reconnaissance envers le Dieu créateur, notre Père à tous : ce n'est qu'ouverts à ce Dieu, le Père commun, que nous pouvons construire un monde juste et un monde fraternel.

Benoît XVI, Audience générale, 1er août 2007.

Arrets sur christianisme (11)

Arrêts sur christianisme (11)

Sans imposer notre foi, dans le respect des autres, vivez « la différence chrétienne » et que la marque catholique apparaisse non seulement dans les comportements individuels, mais aussi et collective : en famille, en affaires, dans les les loisirs, en politique. Il y a une manière d'être et d'agir qui doit influer sur les structures de la société. Ne vous réfugiez pas dans une dans la trame de la vie communautairefausse humilité qui consiste à taire le contenu de la foi ou à en faire disparaître l'expression publique. Vivez en conformité avec les exigences chrétiennes et vous deviendrez témoins de l'Amour. Cherchez avec tous les actes, les voies d'un développement humain pour tous, afin que chaque personne soit reconnue dans sa dignité.

Jean-Paul II, Homélie à Saint-Denis de la Réunion, 2 mai 1989.

lundi 7 janvier 2008

Saint-Basile (5)

Saint-Basile (5)

En période de famine et de catastrophe, à travers des paroles passionnées, le saint évêque Basile exhortait les fidèles à « ne pas se révéler plus cruels que les animaux sauvages..., s'appropriant le bien commun, et possédant seul ce qui appartient à tous » (Hom. tempore famis). La pensée profonde de Basile apparaît bien dans cette phrase suggestive : « Tous les indigents regardent nos mains, comme nous-mêmes regardons celles de Dieu, lorsque nous sommes (lire la suite) dans le besoin ». Il mérite donc pleinement l'éloge qu'a fait de lui Grégoire de Nazianze, qui a dit après la mort de Basile : « Basile nous persuade que nous, étant hommes, ne devons pas mépriser les hommes, ni offenser le Christ, chef commun de tous, par notre inhumanité envers les hommes ; au contraire, face aux malheurs des autres, nous devons nous-mêmes faire le bien, et prêter à Dieu notre miséricorde car nous avons besoin de miséricorde » (Grégoire de Nazianze, Oratio 43, 63). Des paroles très actuelles. Nous voyons que saint Basile est réellement l'un des Pères de la Doctrine sociale de l'Église.
En outre, Basile nous rappelle qu'afin de garder vivant en nous l'amour envers Dieu, et envers les hommes, nous avons besoin de l'Eucharistie, nourriture adaptée pour les baptisés, capable d'alimenter les énergies nouvelles dérivant du Baptême (cf. De Baptismo 1, 3). C'est un motif de grande joie de pouvoir participer à l'Eucharistie (Moralia 21, 3), instituée « pour conserver sans cesse le souvenir de celui qui est mort et ressuscité pour nous » (Moralia 80, 22). L'Eucharistie, immense don de Dieu, préserve en chacun de nous le souvenir du sceau baptismal, et permet de vivre en plénitude et dans la fidélité la grâce du Baptême. Pour cela, le saint évêque recommande la communion fréquente, et même quotidienne : « Communier même chaque jour, en recevant le saint corps et sang du Christ, est chose bonne et utile ; car lui-même dit clairement : « Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » (Jean 6, 54). Qui doutera donc que communier continuellement à la vie ne soit pas vivre en plénitude ? » (Ep. 93). L'Eucharistie, en un mot, nous est nécessaire pour accueillir en nous la vraie vie, la vie éternelle (cf. Moralia 21, 1,).

(à suivre...)

La loi morale naturelle

La loi morale naturelle

Voici un nouvel extrait significatif du message que le pape Benoît XVI a publié à l'occasion de la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier dernier : "La connaissance de la norme morale naturelle n'est pas réservée à l'homme qui rentre en lui-même et qui, face à sa destinée, s'interroge sur la logique interne des aspirations les plus profondes qu'il discerne en lui. Non sans perplexité ni incertitudes, il peut arriver à découvrir, au moins dans ses lignes essentielles, cette loi morale commune qui, au-delà des différences culturelles, permet aux êtres humains de se comprendre entre eux en ce qui concerne les aspects les plus importants du bien et du mal, du juste et de l'injuste. Il est indispensable de revenir à cette loi fondamentale et de consacrer à cette recherche le meilleur de nos énergies intellectuelles, sans se laisser décourager par les équivoques ou les sous-entendus. De fait, des valeurs enracinées dans la loi naturelle, même si c'est de manière fragmentaire et pas toujours cohérente, sont présentes dans les accords internationaux, dans les formes d'autorité universellement reconnues, dans les principes du droit humanitaire reçus dans les législations des États ou dans les statuts des Organismes internationaux. L'humanité n'est pas « sans loi" (n° 13).

dimanche 6 janvier 2008

La gestion des ressources energetiques

La gestion des ressources énergétiques

Voici un autre sujet évoqué par le pape Benoît XVI dans son message du 1er janvier pour la Journée mondiale de la paix : "Il est un domaine où il serait en particulier nécessaire d'intensifier le dialogue entre les nations, c'est celui de la gestion des ressources énergétiques de la planète. À cet égard, les pays technologiquement avancés sont confrontés à une double urgence : il faut, d'une part, qu'ils revoient leurs habitudes exagérées en matière de consommation, liées au modèle actuel de développement et que, d'autre part, ils pourvoient aux investissements adaptés en vue de la diversification des sources d'énergie et de l'amélioration de son utilisation. Les pays émergents ont de grands besoins énergétiques, mais il arrive que ces besoins soient satisfaits au détriment des pays pauvres qui, à cause de l'insuffisance de leurs infrastructures même sur le plan technologique, sont obligés de vendre à bas prix les ressources énergétiques dont ils disposent. Parfois, leur liberté politique elle-même est mise en cause par des formes de protectorat ou tout au moins de conditionnement qui apparaissent clairement humiliantes" (n° 8).

Saint-Basile (4)

Saint-Basile (4)

Nous poursuivons avec Benoît XVI la catéchèse sur saint Basile. « La vie de ce grand saint et ses œuvres sont riches d'éléments de réflexion et d'enseignements précieux pour nous aussi aujourd'hui.
Avant tout, le rappel au mystère de Dieu, qui demeure la référence la plus significative et vitale pour l'homme. Le Père est « le principe de tout et la cause de l'existence de ce qui existe, la racine des vivants » (Hom 15, 2 de fide) et surtout il est « le Père de notre Seigneur Jésus-Christ » (Anaphora sancti Basilii). En remontant à Dieu à travers les créatures, (lire la suite) nous « prenons conscience de sa bonté et de sa sagesse » (Basile, Contra Eunomium 1, 14). Le Fils est l'« image de la bonté du Père et le sceau de forme égale à lui » (cf. Anaphora sancti Basilii). A travers son obéissance et sa passion, le Verbe incarné a réalisé la mission de Rédempteur de l'homme (cf. Basile, In Psalmum 48, 8 ; cf. également De Baptismo 1, 2,).
Enfin, il parle largement de l'Esprit Saint, auquel il a consacré tout un livre. Il nous révèle que l'Esprit anime l'Église, la remplit de ses dons, la rend sainte. La lumière splendide du mystère divin se reflète sur l'homme, image de Dieu, et en rehausse la dignité. En contemplant le Christ, on comprend pleinement la dignité de l'homme. Basile s'exclame : « [Homme], rends-toi compte de ta grandeur en considérant le prix versé pour toi : vois le prix de ton rachat, et comprends ta dignité ! » (In Psalmum 48, 8). En particulier le chrétien, vivant conformément à l'Évangile, reconnaît que les hommes sont tous frères entre eux, que la vie est une administration des biens reçus de Dieu, en vertu de laquelle chacun est responsable devant les autres et celui qui est riche doit être comme un « exécuteur des ordres de Dieu bienfaiteur » (Hom. 6 de avaritia). Nous devons tous nous aider, et coopérer comme les membres d'un seul corps (Ep. 203, 3).
Et, dans ses homélies, il a également utilisé des paroles courageuses, fortes sur ce point. Celui qui, en effet, selon le commandement de Dieu, veut aimer son prochain comme lui-même, « ne doit posséder rien de plus que ce que possède son prochain » (Hom. in divites).

(à suivre...)

samedi 5 janvier 2008

Saint Basile (3)

Saint Basile (3)


Basile sut s'opposer avec zèle et courage aux hérétiques, qui niaient que Jésus Christ soit Dieu comme le Père (cf. Basile, Ep. 9, 3 ; Ep. 52, 1-3 ; Adv. Eunomium 1, 20). De même, contre ceux qui n'acceptaient pas la divinité de l'Esprit Saint, il soutint que l'Esprit est Dieu lui aussi, et « doit être compté et glorifié avec le Père et le Fils » (cf. De Spiritu Sancto). C'est pourquoi Basile est l'un des grands Pères qui ont formulé la doctrine sur la Trinité : (lire la suite) l'unique Dieu, précisément parce qu'il est amour, est un Dieu en trois Personnes, qui forment l'unité la plus profonde qui existe : l'unité divine.
Dans son amour pour le Christ et pour son Évangile, le grand Cappadocien s'engagea également à recomposer les divisions au sein de l'Église (cf. Ep. 70 et 243), se prodiguant afin que tous se convertissent au Christ et à sa Parole (cf. De iudicio 4), force unificatrice, à laquelle tous les croyants doivent obéir (cf. ibid. 1-3).
En conclusion, Basile se dévoua totalement au service fidèle de l'Église et à l'exercice du ministère épiscopal aux multiples aspects. Selon le programme qu'il traça lui-même, il devint « apôtre et ministre du Christ, dispensateur des mystères de Dieu, héraut du royaume, modèle et règle de piété, œil du corps de l'Église, pasteur des brebis du Christ, pieux médecin, père et nourricier, coopérateur de Dieu, vigneron de Dieu, bâtisseur du temple de Dieu » (cf. Moralia 80, 11-20,).
C'est ce programme que le saint évêque remet aux annonciateurs de la Parole - hier comme aujourd'hui -, un programme qu'il s'engagea lui-même généreusement à mettre en pratique. En 379, Basile, qui n'avait pas encore cinquante ans, consumé par les peines et par l'ascèse, retourna à Dieu, « dans l'espérance de la vie éternelle, à travers Jésus Christ notre Seigneur » (De Baptismo 1, 2, 9). C'était un homme qui a véritablement vécu avec le regard fixé sur le Christ. C'était un homme d'amour envers son prochain. Empli de l'espérance et de la joie de la foi, Basile nous montre comment être réellement chrétiens.

Benoît XVI, Audience générale, 4 juillet 2007.

Oratoires en peril (suite)


Oratoires en péril (suite)

J'ai attiré l'attention sur la fragilité des oratoires de nos villes, de nos campagnes et de nos forêts.
Mais qu'est-ce qu'un oratoire ? Du latin orare, « prier », c'est un édicule servant de lieu de prière, construit le long de sentiers de pèlerinage dont il assurait le balisage.
Il s'agit d'une simple niche (lire la suite) en cul-de-four dans l'anfractuosité d'un mur ou d'un rocher, d'une construction en bois accrochée à un arbre ou à un poteau, d'une colonne, d'un abri voûté, d'une stèle, d'un édicule de pierre, d'une fontaine, etc.
Un vœu, un remerciement pour un événement heureux, comme une guérison ou le retour sain et sauf d'un sauf d'un soldat au pays, par exemple, en sont à l'origine.
D'après une notice fournie par M. Jacques Courdesses, « depuis le Moyen Âge, des oratoires ont été érigés pour chasser les maléfices et les mauvais esprits, remercier d'une grâce miraculeusement accordée, pour une protection des populations, des cultures, des troupeaux et des bergers, surtout dans les périodes de guerre et d'épidémie. Il était fréquent que l'on vienne chercher secours auprès de ces oratoires en marge du diocèse, sur d'anciens emplacements païens demeurés vivants dans la mémoire collective.
À l'intérieur, on y trouve des statuettes de la Vierge Marie, tantôt seule avec l'Enfant Jésus et même parfois avec Joseph et tout un panthéon de saints et de saintes salvateurs (saint Sébastien et saint Roch contre la peste, saint Michel l'Archange contre les solitudes des montagnes). La niche est décorée de fleurs, d'offrandes, de bougies, de textes et quelques fois de jolies peintures murales naïves. Dans les villes qui ont un riche passé historique, chaque protection au-dessus d'une porte, à l'angle d'un carrefour, participe avec l'homme d'une rue, d'un hôtel particulier, d'un ancien couvent. »

vendredi 4 janvier 2008

Saint-Basile (2)

Saint-Basile (2)


En tant qu'évêque et pasteur de son vaste diocèse, Basile se soucia constamment des conditions matérielles difficiles dans lesquelles vivaient les fidèles ; il dénonça avec fermeté les maux ; il s'engagea en faveur des plus pauvres et des laissés-pour-compte ; il intervint également auprès des gouvernants pour soulager les souffrances de la population, en particulier dans les périodes de catastrophes ; il se préoccupa de la liberté de l'Église, (lire la suite) s'opposant également aux puissants pour défendre le droit de professer la vraie foi. À Dieu, qui est amour et charité, Basile rendit un précieux témoignage, en construisant plusieurs hospices pour les plus démunis (cf. Basile, Ep. 94), une sorte de ville de la miséricorde, qui prit de lui son nom de Basiliade (cf. Sozomène, Historia Eccl. 6, 34). Celle-ci se trouve à l'origine des institutions hospitalières modernes d'accueil et de soin des malades.
Conscient que « la liturgie est le sommet vers lequel tend l'action de l'Église, et en même temps la source dont émane toute sa vertu » (Sacrosanctum Concilium, n. 10), Basile, bien que toujours soucieux de réaliser la charité qui est la caractéristique de la foi, fut également un sage « réformateur liturgique » (cf. Grégoire de Nazianze, Oratio 43, 34 in laudem Basilii). En effet, il nous a laissé une grande prière eucharistique [ou anaphore] qui tire son nom de lui, et il a donné une organisation fondamentale à la prière et à la psalmodie : sur son impulsion, le peuple aima et connut les Psaumes, et il se rendait en prière également la nuit (cf. Basile, In Psalmum 1, 1-2). Et ainsi, nous voyons que liturgie, adoration, prière avec l'Église et charité vont de pair et se conditionnent réciproquement.

(à suivre...)

L'equilibre écologique

L'équilibre écologique

Dans son message pour la Journée mondiale de la paix, déjà évoqué le 1er janvier, le pape Benoît XVI lance un appel pour assurer un équilibre écologique dans notre société. Il écrit notamment : « De nos jours, l'humanité s'inquiète pour l'avenir de l'équilibre écologique. À cet égard, il convient que les évaluations se fassent avec prudence, dans un dialogue entre experts et sages, sans précipitations idéologiques vers des conclusions hâtives et surtout en recherchant ensemble un modèle de développement durable qui garantisse le bien-être de tous dans le respect des équilibres écologiques. Si la protection de l'environnement a des coûts, il faut qu'ils soient répartis de manière juste, en tenant compte des différences de développement des divers pays et de la solidarité avec les générations futures. Agir avec prudence ne signifie pas ne pas prendre en main ses responsabilités et renvoyer à plus tard les décisions ; cela veut plutôt dire s'engager à prendre ensemble ces décisions, non sans avoir au préalable examiné, de manière responsable, la voie à emprunter, dans le but de renforcer l'alliance entre l'être humain et l'environnement, qui doit être le miroir de l'amour créateur de Dieu, de qui nous venons et vers qui nous allons » (n° 7).

jeudi 3 janvier 2008

Saint-Basile (1)

Saint-Basile (1)

Aujourd'hui, nous voulons rappeler avec Benoît XVI « l'un des grands Pères de l'Église, saint Basile, défini par les textes liturgiques byzantins comme une « lumière de l'Église ». Il fut un grand évêque du IVème siècle, que l'Église d'Orient tout comme celle d'Occident considère avec admiration, en raison de sa sainteté de vie, de l'excellence de sa doctrine et de la synthèse harmonieuse entre ses qualités spéculatives et pratiques. (lire la suite) Il naquit autour de 330 dans une famille de saints, « authentique Église domestique », qui vivait dans un climat de foi profonde. Il accomplit ses études auprès des meilleurs maîtres d'Athènes et de Constantinople. Insatisfait de ses succès dans le monde, (...) il confesse lui-même : « Un jour, comme me réveillant d'un sommeil profond, je me tournai vers l'admirable lumière de la vérité de l'Évangile..., et je pleurai sur ma vie misérable » (cf. Ep. 223). Attiré par le Christ, il commença à regarder vers Lui et à n'écouter que Lui (cf. Moralia 80, 1). Il se consacra avec détermination à la vie monastique dans la prière, dans la méditation des Saintes Écritures et des écrits des Pères de l'Église, et dans l'exercice de la charité (cf. Ep. 2 et 22), suivant également l'exemple de sa sœur, sainte Macrine, qui vivait déjà dans l'ascétisme monacal. Il fut ensuite ordonné prêtre et, enfin, en 370, évêque de Césarée de Cappadoce, dans l'actuelle Turquie.
À travers sa prédication et ses écrits, il accomplit une intense activité pastorale, théologique et littéraire. (...) Fort de son expérience personnelle, il encouragea la fondation de nombreuses « fraternités » ou communautés de chrétiens consacrés à Dieu, auxquelles il rendait fréquemment visite (cf. Grégoire de Nazianze, Oratio 43, 29 in laudem Basilii). A travers la parole et les écrits, dont un grand nombre sont parvenus jusqu'à nous (cf. Regulae brevius tractatae, Préambule), il les exhortait à vivre et à progresser dans la perfection. Divers législateurs du monachisme antique ont puisé à ses œuvres, dont saint Benoît, qui considérait Basile comme son maître (cf. Regula 73, 5). En réalité, il a créé un monachisme très particulier : non pas fermé à l'Église locale, mais ouvert à elle. Ses moines faisaient partie de l'Église particulière, ils en étaient le centre vivant qui, précédant les autres fidèles à la suite du Christ, et non seulement dans la foi, montrait la ferme adhésion au Christ - l'amour pour Lui - surtout dans les œuvres de charité. Ces moines, qui avaient des écoles et des hôpitaux, étaient au service des pauvres et ont ainsi montré l'intégrité de la vie chrétienne.

(à suivre...)

Intentions de priere

Intentions de prière

Je demande vos prières afin que l'Esprit Saint guide mes pas pour faire la volonté de notre Père dans ma vie, j'ai besoin de discernement. Merci Jésus de remplir mon cœur de ton Amour. J'en ai tant besoin.

Ma propre conversion, celle de ma famille, ma paroisse, les vocations de ma congrégation, la grâce d'une bonne mort pour moi et ceux qui me sont chers.

Pour toute notre famille vivants et défunts réunis dans la communion des saints. Pour notre conversion à tous, pour les malades et les mourants de chaque jour. Pour les âmes du purgatoire, les vocations, pour la nouvelle évangélisation, pour la gloire de Dieu et le salut des âmes.

Pour une fin de vie sereine. Merci !

mercredi 2 janvier 2008

Arrets sur christianisme (10)

Arrêts sur christianisme (10)

Dans l’histoire des religions, il n’existe pas de parallèle véritable avec la foi chrétienne ou la divinité de l’homme Jésus de Nazareth. La forme qui rapproche de Lui, la divinité hindoue Krishna, vénérée comme un avatar (descente sur terre d’un dieu) de Vishnou traverse l’histoire des religions en des variantes diverses. Mais c’est un concept qui est différent de la foi chrétienne (lire la suite) en la réunion définitive avec un être humain précis, historique, à travers lequel Dieu attire à Lui toute l’humanité. La foi chrétienne est imbriquée dans la foi juive, en un Dieu créateur qui fait Histoire avec l’homme et agit en elle irrévocablement pour tous. On n’a donc pas à choisir entre le Christ et Krishna ou quelque autre figure. Il n’y a de choix qu’entre un Dieu — qui se montre lui-même, comme l’unique Dieu de tous et se lie à l’homme jusque dans sa corporalité — et une autre manière de comprendre la religion, où la divinité apparaît sous différentes images et formes dont aucune n’est définitive : là l’homme se réfère à ce qui demeure toujours sans nom. Dans les deux cas, c’est une façon différente de comprendre la vérité, Dieu, le monde, l’homme.
J. Ratzinger, Le Sel de la terre, Paris, Flammarion-Cerf.

Saint Gregoire de Nazianze


Saint Grégoire de Nazianze

Le pape Benoît XVI nous dit que "saint Grégoire de Nazianze, illustre Père de l’Église, originaire de Cappadoce, fut un grand théologien, défenseur de la foi chrétienne au quatrième siècle. Né en 330, il fréquenta les écoles les plus célèbres de son temps. (lire la suite) À Césarée de Cappadoce, il se lia d’amitié avec Basile, puis il séjourna notamment à Alexandrie d’Égypte et surtout à Athènes. Revenu chez lui, Grégoire fut baptisé et s’orienta vers la vie monastique, recevant ensuite l’ordination presbytérale avec une certaine réticence. En 371, Basile voulu le consacrer évêque de Sasimes, mais il continuera à résider dans la ville de Nazianze. Vers 379, il fut appelé à Constantinople pour conduire la petite communauté chrétienne fidèle au Concile de Nicée. Dans l’Église de l’Anastasis, il prononça cinq Discours théologiques, demeurés célèbres par la sûreté de la doctrine, l’habilité du raisonnement et la splendeur de la forme. Alors qu’il participait au deuxième Concile œcuménique, il fut élu évêque de Constantinople et dut assurer la présidence du Concile. Mais une forte opposition se dressa contre lui, jusqu’à devenir insoutenable, le conduisant à démissionner. Il retourna à Nazianze pour se consacrer au soin pastoral de la communauté chrétienne. Puis il se retira définitivement dans la solitude, dans son pays natal. Il mourut en 390.
(...). Serviteur de la Parole, il mit son talent d’écrivain et d’orateur au service de l’Église. Homme humble, il chercha à faire œuvre de paix dans l’Église de son temps, lacérée par les discordes et les hérésies. Il se fit en particulier le grand défenseur de la foi proclamée au Concile de Nicée : un seul Dieu en trois personnes égales et distinctes, Père, Fils et Saint-Esprit. Grégoire a aussi mis en relief la pleine humanité du Christ : pour racheter l’homme dans la totalité de son corps, le Christ assume toutes les composantes de la nature humaine, autrement l’homme n’aurait pas été sauvé. En devenant homme, le Christ nous a donné la possibilité de devenir à notre tour comme Lui. Marie, qui a donné la nature humaine au Christ, est vraie Mère de Dieu. Grégoire nous rappelle aussi que nous devons, comme personnes humaines, être solidaires les uns des autres, notamment des plus pauvres, et imiter la bonté et l’amour de Dieu. Par dessus tout, Grégoire nous enseigne l’importance et la nécessité de la prière : Dieu a soif que nous ayons soif de Lui. Dans la prière, nous voyons tout à la lumière du Christ, nous laissons tomber nos masques et nous nous plongeons dans la vérité et dans l’écoute de Dieu, nourrissant le feu de l’amour."

Benoît XVI, Audience générale, 8 et 27 août 2007.

mardi 1 janvier 2008

Meilleurs voeux

Manifestation monstre pour la famille

Manifestation monstre pour la famille

La presse française a pratiquement passé sous silence une manifestation qui a réuni deux millions de personnes à Madrid, dimanche dernier, 30 décembre 2007, à l'initiative de l'archevêque de la ville, le cardinal Rouco-Varela. Celui-ci a déclaré que la législation en faveur du « mariage » homosexuel et du divorce « exprès » représentent une « marche en arrière en matière de droits de l'homme ».
Le cardinal Agustín García-Gasco, archevêque de Valence, a critiqué « la culture du laïcisme », qui « ne conduit qu'au désespoir » par des idéologies qui manipulent l'éducation des jeunes », moyennant quoi « nous nous orientons vers la dissolution de la démocratie ».
Une connexion a permis à la foule de suivre en direct la récitation de l'Angélus par le pape Benoît XVI, à Rome. Le pape a salué en espagnol « les participants à la célébration pour la famille » de la Place Colomb, soulevant les applaudissements des familles.

Reciter le chapelet

Réciter le chapelet

La Maternité divine de Marie que nous célébrons aujourd'hui est un bon jour pour réciter le chapelet, et redécouvrir avec Marie "la beauté de cete prière, si simple et si profonde" (Benoît XVI, Angélus, 1er octobre 2006).
Ah ! si nous pouvions prendre l'habitude de le réciter (lire la suite) fréquemment, chaque jour si possible. Et c'est possible si nous nous le proposons : en nous arrêtant quand nous le pouvons, autrement en écoutant Radio Vatican, Radio Notre-Dame ou autre, ou un enregistrement sur CD pendant que nous conduisons, en marchant dans la rue, etc. Nous sanctifions ainsi les lieux où nous vivons.

Des oratoires en peril

Des oratoires en péril

De nombreux oratoires se trouvent au bord des routes ou à des carrefours, le long des chemins creux ou des sentiers forestiers. Fragiles et vulnérables, parfois enfouis dans les herbes et les cailloux, certains disparaissent. Jacques Courdesses se bat depuis plus de quinze ans, sillonnant le sud de la France, pour les répertorier et les restaurer.
Il a établi une carte de France de ces oratoires, très divers, qui seraient au nombre de 17 000 (lire la suite) à 18 000 dans notre pays. Jacques Courdesses les voit à la fois comme participant à la quête de spiritualité des chrétiens et comme un élément de notre patrimoine d'art populaire.

« Passant, lorsque tu vois, sur un chemin de France,
Car il en est partout, fièrement élevé,
Ce petit monument, symbole d'espérance,
Admire son image ou récite un « ave ». »

L'adresse de Jacques Courdesses est :
18 rue du Puits Clos
31000 Toulouse

Journee mondiale de la paix

Journée mondiale de la paix

Comme chaque année, le pape Benoît XVI publie aujourd'hui un message pour marquer la Journée mondiale de la paix. Son thème central est « famille humaine, communauté de paix ». Il y écrit, entre autres, que « dans une saine vie familiale, on fait l'expérience de certaines composantes fondamentales de la paix : la justice et l'amour entre frères et sœurs, la fonction d'autorité manifestée par les parents, le service affectueux envers les membres les plus faibles parce que petits, malades ou âgés, l'aide mutuelle devant les nécessités de la vie, la disponibilité à accueillir l'autre et, si nécessaire, à lui pardonner » (n° 3).
Il ajoute que « celui qui, même inconsciemment, entrave l'institution familiale rend fragile la paix dans la communauté tout entière, nationale et internationale, parce qu'il affaiblit ce qui, de fait, est la principale « agence » de paix » (n° 5).