L’action de grâces après la messe
L’action de grâces après la messe

De plus, l’« espèce sacramentelle » du pain consacré et devenu vrai corps de notre Seigneur ne se dissout en nous qu’au bout d’une dizaine de minutes. Pendant ce temps-là, notre âme est un véritable tabernacle qui abrite réellement le Dieu fait Homme. Il est donc logique que nous tâchions de consacrer ces dix minutes à remercier le Seigneur d’être descendu dans notre âme, qui, quelle que soit notre préparation, ressemblera toujours davantage à l’étable de Bethléem qu’au palais d’un grand roi.
Les textes que je mettrais dans les semaines à venir se lisent en bien moins de dix minutes. Ils ne prétendent pas se substituer à la prière personnelle, mais ont pour finalité d’aider à vivre ce moment d’action de grâces après la communion, en proposant des idées propres à amorcer notre réflexion personnelle. Ils sont à prendre comme de simples suggestions, à lire posément, à répéter pour que, sous l’action de l’Esprit Saint, chacun parte dans la direction que celui-ci lui fera voir.
Ils n’ont donc pas prétention de remplacer notre propre action de grâces, mais de la nourrir, si besoin est, en ayant recours fréquemment à des textes de la Sainte Écriture, c’est-à-dire à une forme de présence divine autre que l’Eucharistie qu’est le Verbe de Dieu, sa Parole.
Le contenu de ces réflexions doit sans doute beaucoup à saint Josémaria Escriva, fondateur de l’Opus Dei, à qui je suis redevable de m’avoir appris à faire précisément une prière pétrie de cette Parole divine : « Notre amour pour le Christ qui s’offre à nous, nous pousse à savoir trouver, à la fin de la Messe, quelques minutes pour une action de grâces personnelle, intime, qui prolonge dans le silence du cœur cette autre action de grâces qu’est l’Eucharistie » (Quand le Christ passe, n° 92).
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