La connaissance de soi (1)
La connaissance de soi (1)
Celui qui veut parvenir à la sainteté comprend le besoin de se connaître, de savoir comment il agit réellement, quel est exactement son comportement, pour remédier rapidement à toute erreur. Ce n’est pas facile. D’une part, parce que nous nous faisons une haute idée de nous-mêmes et, d’autre part, parce qu’il nous en coûte d’accepter nos imperfections et nos limites. « Avant tout, connais-toi toi-même. Certes, rien n’est plus dur, rien n’est plus laborieux et coûteux, mais lorsque tu te seras connu toi-même, tu pourras connaître Dieu et aborder courageusement les créatures » (saint Nil, Epistola 3, 314).
L’examen de conscience demandée se mettre d’abord en présence de Dieu et d’implorer ses lumières pour voir la réalité en face. « Mon juge c’est le Seigneur », dit saint Paul. Et il ajoute : « C’est pourquoi ne jugez pas avant le moment, avant que vienne le Seigneur :c’est lui qui mettra en lumière ce que cachent les ténèbres et qui révélera les desseins des cœurs ; et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient » (1 Corinthiens 4, 5).
Au fond, l’examen de conscience est une affaire de bon sens pour un catholique cohérent avec sa foi. S’il permet « d’aborder courageusement » les autres, c’est parce qu’il nous donne une juste vision de la réalité de notre âme et nous permet de grandir en amour de Dieu. Nous ressentons la crainte de l’Apôtre : « De peur qu’après avoir prêché aux autres, je ne vienne à être éliminé moi-même » (1 Corinthiens 9, 27).
(à suivre…)
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