Saint Josémaria (2)
Saint Josémaria (2)

Saint Josémaria ne voulait surtout pas qu'on le prenne pour un saint, tant il était persuadé de ne pas l'être. (lire la suite) C'est peut-être ce qui explique, outre son immense amour de la liberté, qu'il n'ait pas imposé à ses enfants sa piété personnelle (comme l'offrande à l'Amour miséricordieux qu'il renouvelait chaque jour pendant la messe ou la petite voie d'enfance spirituelle), pas plus que les mortifications intenses qu'il s'est imposées et qui, précisait-il, étaient nécessaires à l'époque de la fondation mais plus par la suite. Sans rien imposer, il stimulait en revanche à une vie de piété intense, joyeuse, sportive, qui soit comme la respiration de l'âme.
La vie d'une personnalité qui, comme lui, vivait constamment dans la compagnie de la Très Sainte Trinité, de la Vierge Marie et de saint Joseph, de son ange gardien et des anges, ne peut s'écrire que sur un registre surnaturel, édifiant. Mais, et c'est précisément une caractéristique de la vie de saint Josémaria, en proposant un modèle à imiter : concrètement, Jésus-Christ dans la vie ordinaire, dans la vie de travail et en famille, dans la normalité de l'existence. Afin de « transformer en alexandrins la prose de chaque jour » et de vivre les choses les plus humaines et matérielles sur un mode divin. C'est pourquoi, à la suite de l'affirmation lumineuse de Jean-Paul II, « saint Josémaria est le saint de l'ordinaire ».
(fin)
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